Politique

RSA: Pour Nassimah Dindar une mesure "moralement répréhensible"

Nassimah Dindar, la présidente du Conseil général, réagit à la décision du gouvernement d'expérimenter sept heures de travail obligatoire par semaine pour les bénéficiaires du RSA. Une mesure qu'elle qualifie de "techniquement irréalisable, financièrement insoutenable et moralement répréhensible".


RSA: Pour Nassimah Dindar une mesure "moralement répréhensible"
 
"Le Conseil général a toujours été le fer de lance de la politique d’insertion dans le département et y investit chaque année près de 560 millions d’€.

Chaque fois que des mesures de nature à améliorer le sort des bénéficiaires des minimas sociaux et à contribuer efficacement à leur insertion professionnelle et sociale ont été proposées, la Collectivité s’est portée volontaire pour l’expérimentation des dispositifs correspondants.

C’est ainsi que nous avons été département pilote pour les contrats d’avenir en 2005 tout comme pour les contrats uniques d’insertion en 2008.

Mais face à ces CUI de 7 heures hebdomadaires de travaux d’intérêt généraux annoncés hier par le Président de la République, force est de constater combien cette mesure est techniquement irréalisable, financièrement insoutenable et moralement répréhensible.

Mon devoir de Présidente de Conseil général est de jouer pleinement mon rôle de bouclier social, de dénoncer ce genre de dispositif et de refuser de prendre part à toute expérimentation.

Le gouvernement entend mettre en place pour les bénéficiaires du RSA une obligation d’activité, sous forme de CUI de 6 mois, renouvelables une fois, et rémunérés au SMIC, soit 214 par mois pour 7 heures.

Or, il faut savoir qu’à La Réunion, les CUI représentent déjà chaque année un volume de 7 millions d’heures de travail à réaliser pour près de 7000 contrats.

Si cette nouvelle mesure venait à être mise en oeuvre dans notre département, elle aurait pour effet de démultiplier ce volume d’heures de travail et de le porter à 17 millions d’heures – et ce en ne prenant en compte que les seuls bénéficiaires du RSA immédiatement disponibles pour un emploi (50%).

Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités. Ce n’est ni raisonnable ni responsable de vouloir faire croire aux Réunionnais qu’on va être capable de trouver autant d’heures de travail à leur faire faire.

Cela d’autant plus que sur les 7000 contrats disponibles cette année, il y a encore 2000 contrats qui peinent à se concrétiser faute d’entreprises, de communes ou d’associations supports.

Les bénéficiaires du RSA à La Réunion veulent travailler, non pas 7h mais au moins 22h ou 26h et voire 30h par semaine afin de toucher un salaire décent.

Ce n’est pas en stigmatisant une catégorie de la population que l’on contribuera à son insertion.

En ces temps de crise, le pays n’a pas besoin de davantage de division mais de davantage de cohésion."
Jeudi 17 Novembre 2011 - 10:35
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1.Posté par Cambronne le 17/11/2011 09:45

La politique socialiste française démontre ses capacités à entretenir une paupérisation constante

ce pays est vraiment malade

2.Posté par CQFD le 17/11/2011 10:13

Pour une fois elle ne dit pas que des conneries...

3.Posté par Cambronne le 17/11/2011 12:34

L'art et la manière de ruiner un pays en 10 étapes pour les nuls

Il apparaît clair que la plupart des pays occidentaux, actuellement, traversent plus qu’une passe difficile et pour certains, il s’agit même d’une véritable remise en question de leur modèle de société. Je vais tenter ici de synthétiser les dix principales étapes qui ont conduit à cet effondrement. Il est certain que je vais en oublier et je vous encourage donc, dans les commentaires, à me donner votre propre classement…

Si la crise dans laquelle nous nous enfonçons a du bon, ce n’est certes pas par les catastrophes (sociales, familiales, humaines) qu’elle va entraîner, mais bien parce qu’elle permet de mettre en exergue certains des problèmes que les authentiques libéraux n’ont cessé de dénoncer depuis des années (des décennies, pour certains).
1-Accumuler de la dette

Ainsi, s’il y a bien une méthode pour ruiner un pays, c’est celle qui consiste à, systématiquement, vider ses caisses. C’est l’essence même de la ruine, quelque part.

Or, lorsqu’on regarde tous les pays qui, actuellement, prennent la crise de plein fouet et n’ont plus de marges de manœuvre pour y faire face, ce sont tous ces pays dans lesquels les états ont accumulé une dette colossale. La dette, au départ, c’était le moyen indolore pour distribuer les sucettes et les systèmes sociaux sans en payer le prix, ni économique (puisqu’on reporte aux générations suivantes le coût de ce qu’on a mis en place), ni politique (puisque chaque politicien qui l’a entérinée savait fort bien qu’il ne serait plus là pour gérer le trou lorsqu’il deviendrait trop gros).

Mais pour arriver à accumuler de la dette, il va falloir un élément essentiel.
2- Dévoyer le langage, les mots

En détournant le sens des mots, on rendra la dette acceptable, joyeuse, respectable et, par la suite, normale voire souhaitable. On a ainsi transformé, de façon répétée, un déficit un peu moindre en « cagnotte« .

On associera systématiquement la liberté avec l’absolue nécessité de l’encadrer, on étendra la notion d’égalité dans le seul but de favoriser ou désavantager des groupes spécifiques, des idées pourtant nécessaires mais qu’on taxera rapidement de nauséabondes, de poussiéreuses ou de rétrogrades.

On donnera carte blanche aux politiciens pour forger de nouveaux mots pour travestir et tordre la réalité. Ainsi, il n’arrive plus rien, seulement des impressions et des sentiments qu’il se passe quelque chose. Tout se vaut alors, tout peut s’échanger, tout peut se mêler dans un grand bain bouillonnant de joie naïve ; les petits heurts sur les angles du réels ne sont qu’un souvenir, une sensation vague.

Une fois les repères estompés, les mots tordus, mâchouillés, rendus mous et utilisables à toutes les sauces ou totalement bannis car porteur de trop de sens, on peut continuer à progresser vers une ruine totale en s’attaquant maintenant à ce qui fait l’essence même d’un pays, ses individus.
3- Rendre les gens ignorants

Je l’ai déjà évoqué il y a quelques jours, mais on comprend qu’il est indispensable, pour ruiner un pays en profondeur, d’inculquer à tous des notions bancales en économie.

C’est d’autant plus facile que les mots auront été préalablement passés en machine programme 90°, lavés plus blanc que blanc. Et en trois générations, les politiciens eux-mêmes finissent par croire dur comme fer aux énormes bêtises qu’ils profèrent, pour les avoir entendues de la bouche de ces « experts » qui proviennent de la même génération qu’eux ou de la précédente, et qui ont de toute façon déjà été confronté à la fuite des repères et du bon sens.

Moyennant quoi, mis à part une poignée de personnes qui passent au mieux pour des originaux, au pire pour de dangereux violeurs de chatons et autres dévoreurs d’enfants, tout le monde trouvera ensuite parfaitement normal de débattre sur des thèmes dont tout montre qu’ils sont anecdotiques, imposés par un agenda politicien ridicule et l’absence compacte de tout bon sens.

Le débat lancé sera d’autant plus excité et emporté qu’on aura appliqué l’étape suivante.

(...)

4.Posté par grangaga le 17/11/2011 14:30

Si po lo bann'" domounn' valid' mèm' y trouv' pi travay', koman zot' y sar' fé po trouv' sètt' èr' travay' po bann' RSA. A mwin lo kou finn' aranzé, inn' fwa ke lo valid' y arpass' an RSA n'ora in popylation pov' é la lo bann' bourcié va komans' donn' in travay' a tan plin, mé a ce moman là, personn' y poz'ra pi a zot' la kes'tion dé kondicion, salèr' é tou sa, "pourvu k'mwin nana in travay'".

A koté nou, na in péi la bèss' lo tô minimum' de la povr'té, konm' lo tô minimum' lé pacé de 2 a 1 euros, du kou satt' nana 2 euros zordi li lé riss'. Alala lo travay' po kossa ankor' kass' la tètt'.............

5.Posté par david le 17/11/2011 15:38

Et madame DINDAR ne trouve t'elle pas répréhensible de se servir de la SIDR pour les prochaines élections ?? placement des ptits copains à des postes, attribution de logements, opérations dans son fief du bas de la rivière ....

6.Posté par muppets le 17/11/2011 18:28

moi je suis d'accord avec elle, ça fait 7 heures de moins à la boutique, c'est insupportable et en plus faudrait se lever tôt . Au secours ils sont devenus fous. Vive Mme Dindar

7.Posté par AVATAR le 17/11/2011 18:48

toujours comme toujours...

8.Posté par CQFD le 17/11/2011 19:34

Nous les RSA on est prêt à porter main forte à la société. Bénévolat, échange de services, de bouffe pourquoi pas ! Mais nous l'imposer moi j'appelle ça de l'esclavagisme ! Faites moi faire les 7 heures forcées je vais tellement mal travailler que finalement ça va vous coûter plus de pognon lol. Je vais tout mal faire ça va vous énerver lollll

Liberté égalité, fraternité... euh c'est en France ça ?

Pourquoi on ne mettrait pas en place ces 7h de travail opérationnel le 20 décembre ? lolll

Pfffffff

9.Posté par Kaf le 18/11/2011 05:57

Si vous êtes employeur : vos salariés seront ils payes a ne rien faire? (sans rentabilité,) juste pour dire qu ils sont salaries ! Pas de capitalistes pas de libéralisées pas de Socialistes ici juste une petite solution pour essayer tous ensemble de sauver notre pays ! Si ont ne fait rien alors la crise se transformera en crise mondiale et toutes les conséquences qui suivent

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