RHI Tamarin Sarda à la Possession.




Et voilà de nouveau Mme LAURET sur la sellette !


Qui est Mme LAURET ? Une dame courageuse et honnête qui vit depuis plus de 21 ans dans une petite case modeste et coquette à Tamarin Sarda construite sur une petite parcelle de 380 m2. Pour survivre et payer les études de ses enfants, Mme LAURET fait des ménages qui ne lui assurent même pas un SMIC. Elle n’est pas arrivée comme une « martienne » à Tamarin Sarda, c’est le maire lui-même et son premier adjoint de l’époque, « Ti » RIVIERE, qui l’avaient autorisée à s’y installer parce que sa situation sociale était très difficile. Enfin, elle a un bail d’occupation, signé en juin 1997 par le maire lui-même avant que ce dernier ne tente de l’expulser en 2004 pour des raisons…obscures.

Cette fois, ce n’est pas la commune qui veut expulser Madame LAURET mais la SEMADER, son concessionnaire, qui l’assigne en référé. Pas de doute, le centre de décision se trouve au QG du maire qui cherche à prendre sa revanche sur le procès qu’il a perdu ; il a même fait voter 12.000 euros par son conseil municipal pour financer les poursuites judiciaires.

Il faut le dire et le redire, alors qu’on s’acharne depuis des années sur elle (maire et SEMADER) d’autres profitent des avantages octroyés par le fait du prince. Ainsi de véritables ponts en or (grands à très grands terrains, travaux coûteux payés par la collectivité…) ont été octroyés à des employés communaux, aux familles appartenant à la communauté Salut et Guérison, aux enfants d’anciens élus, aux bons copains…
Je vais vous donner l’exemple le plus récent de la RHI Tamarin Sarda qui n’a pas été exploité par la CRCR et qui est pourtant très significatif du degré d’illégalité, d’injustice et de favoritisme pratiqués dans cette commune. Monsieur Z., un employé communal qui n’habitait pas à Tamarin Sarda, obtient un permis de construire le 22 mars 1999, juste avant la constitution de la RHI, sur la parcelle communale AC 908 ( qui représentait à l’époque les trois quarts du périmètre de la RHI !!!). Cette parcelle était pourtant classée en zone NAU, mais il a eu son permis ! Le conseil municipal n’a jamais été informé de cette étrange opération ! En quelques mois ; Monsieur Z a fait construire sa villa, puis sa piscine. Au final, il a bénéficié des conditions très avantageuses de la RHI. Par contre, on veut virer Mme LAURET !

Impossible de tout développer ici, mais pour les curieux qui veulent connaître la vérité, le rapport de la CRCR est très clair sur les manipulations de l’enquête sociale et donc du classement des maisons en catégories « à démolir », « à améliorer », « en bon état », ce qui devait justifier le devenir de ces cases. Il est tout aussi clair sur l’iniquité du traitement social. Il met donc en lumière le clientélisme et le favoritisme sous-jacent à cette opération RHI menée par le maire et son premier adjoint. Les constats de la CRCR à propos de l’enquête sociale sont édifiants. Qu’affirme le magistrat en conclusion?
« Ceci est d’autant plus navrant que ces enquêtes ont servi de base et de justificatifs à des décisions de démolitions de logements et de relogements forcés d’habitants de la zone ou, à l’inverse, des possibilités offertes à d’autres habitants d’achat de parcelles et de terrains communaux et de rénovations d’habitations construites illégalement, en bénéficiant de conditions financières particulièrement avantageuses ».

Mais les dés étaient déjà jetés dès le 5 octobre 2000 quand le maire de la Possession, Roland ROBERT, signe le contrat de concession d’aménagement de la RHI Tamarin Sarda avec la SEMADER. A l’article 1 – objet de l’opération – on apprend qu’il est prévu «… la réalisation d’environ 50 logements et la cession à une quarantaine de familles du terrain qu’elles occupent ». Bien évidemment, Mme LAURET ne fait pas partie du lot des gagnants.
L’opération « clientélisme et favoritisme » était donc totalement planifiée au mépris de la circulaire du 2 mai 2000 relative aux dispositifs de lutte contre l’insalubrité de l’habitat d’outre-mer. Je vous invite de nouveau à lire le rapport 2008 de la CRCR. Eloquent !

Si Mme LAURET a droit, d’une part, à l’humiliation publique d’un maire qui n’hésite pas à la montrer du doigt dans les journaux ou dans ses magazines, d’autre part, au harcèlement judiciaire qui l’épuise moralement et financièrement, d’autres, comme nos chers "jujubiens ", qui ont annexé du terrain communal dans le lotissement Jujube et construit illégalement au vu et au su de tout le monde (donc du maire) ont droit à l’absolution si ce n’est les compliments de sa majesté.
Vous me direz : « Mais ce sont de gros poissons ! ». Et oui, c’est bien tout le problème de la justice dans cette région.

Aucun doute, nous serons au côté de Mme LAURET.

Pour l’ADIP - Jean Paul FOIS

Vendredi 4 Décembre 2009 - 00:00
jp.fois@wanadoo.fr

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