Politique

Qui est responsable de la “casse sociale” au Conseil général ?

La décentralisation a confié la politique sociale et familiale au Conseil général. C’est la majorité composite de Nassimah Dindar qui en a la responsabilité depuis mars 2008. Les socialistes, les communistes, les centristes et la droite modérée s’expliqueront sans doute sur leur façon de faire lors de l’assemblée plénière de ce matin.


Qui est responsable de la “casse sociale” au Conseil général ?
Gilbert Annette aime critiquer “la politique de casse sociale du gouvernement”. C’est aussi le cas de certains communistes et centristes.

Pas un seul ne conseiller général de la majorité composite, à l’exception de Nassimah Dindar, ne s’est exprimé depuis vendredi sur la liquidation judiciaire de l’Association régionale d’aides sociales territorialisées (ARAST).

C’est vrai, déjà qu’ils ont été rares ceux qui ont accepté de rencontrer, de manière officielle, le Collectif des salariés de l’ARAST, et pour les rares à l'avoir fait, il ne fallait surtout pas que cela se sache.

Pas un seul conseiller général n’a apporté un mot de soutien ou de réconfort aux 1.196 salariés qui ont perdu leur emploi, ou aux bénéficiaires des prestations sociales du Conseil général. “Cela aurait été mal perçu”, explique un élu de la majorité.

Pourtant, mardi dernier, plusieurs membres de cette même majorité ont entériné la création d’un GIP (Groupement d’intérêt public), et sa validation est à l’ordre de l’assemblée plénière de ce matin.

Pas un seul membre de l’opposition n’a pris position sur ce dossier avant et après vendredi. “On nous aurait accusé de récupération politique”, avance un conseiller général d’Objectif Réunion.

Lors de l’assemblée plénière de ce matin, aucun conseiller général qu’il soit de la majorité composite ou de l’opposition n’aura d’excuse. Car, il s’agit désormais de trouver la responsabilité d’un tel gâchis, d’un tel drame et d’un tel massacre.

Cette responsabilité devra à tout prix être définie. Ce serait la moindre des choses pour les ex-salariés et les ex-bénéficaires de l’Arast. Eux donneront sans doute leur avis sur cette question en 2011. Vivement 2011…
Mercredi 2 Décembre 2009 - 07:17
Jismy Ramoudou
Lu 1498 fois




1.Posté par margot fernante le 02/12/2009 07:31
Premier constat: un tel événement ne trouve pas sa source uniquement ces temps.

Pour aller un peu plus loin, je pense qu'il faut regarder les points suivants:
1) toutes les structures "sociales" du Département ont été construits dans les années 70. Le modèle issu de ces années est aujourd'hui dépassé. Il faut le reconfiguer pour plusieurs motifs
2) notamment n'-at-il pas pléthore de personnels? Avoir 1.000 personnes pour suivre 8.000 autres, cela fait un rapport de 1 à 8! Dans une classe on est à 1 pour 25/30! Si cela était possible dans les années 70 où l'argent était facile (la sécu n'était pas encore en déficit) cela ne l'est plus aujourd'hui.
3) Il faut quand même regarder comment ces structures ont été gérées et se rappeler, par exemple, du scandale de Saint-Jean de Dieu (je n'ai pas le nom exact)

2.Posté par boyer le 02/12/2009 08:36
Le statut des assos 1901 n'est absolument prévu pour se substituer à celui d'un service public. Il a ete dévoyé précisément pour contourner les verrou qui faisaient obstacle au clientélisme et aux salaires de pacha des cadres.

3.Posté par bertel le 02/12/2009 09:10
"Lors de l’assemblée plénière de ce matin, aucun conseiller général qu’il soit de la majorité composite ou de l’opposition n’aura d’excuse. Car, il s’agit désormais de trouver la responsabilité d’un tel gâchis, d’un tel drame et d’un tel massacre."

Les associations dépendent de statuts bien précis. Elles sont contrôlées par des organismes agréés : comptables et responsables d'audits. Pour de tels budgets et au vu des services rendus, du nombre de personnes concernées ( salariés et bénéficiaires ), la vigilance aurait du également être exercée par les collectivités qui subventionnent.

Il est faux de déclarer, comme le fait la représentante du CG que la collectivité n'avait aucun droit de regard... puisque "La décentralisation a confié la politique sociale et familiale au Conseil général" !!!

On ne donne pas aveuglément, plusieurs exercices durant, des subventions de cette envergure à une association en déficit sans exiger des responsables une modification des méthodes de gestion et de management.... pour ne pas dire autre chose...

On pouvait sauver l' ARAST, on ne l'a pas fait ! On va créer un nouveau "machin" ... qu'on dira ne pas avoir le droit de contrôler... et dans quelques années... le même cirque... le cercle infernal de l'irresponsabilité...

Bertel de Vacoa

4.Posté par nicolas de launay de la perriere le 02/12/2009 09:13
d'accord avec le constat de jismy..toutefois, il serait interessant d'avoir la liste des contacts pris par zinfos974 au titre des commentaires à apporter sur la situation de l'arast,liste des conseillers généraux notamment et leur réaction..la population jugera alors...enfin plutôt les lecteurs de zinfos..

5.Posté par plus de solidarité le 02/12/2009 10:22
Ici il n'y pas de solidarité entre REUnionnais.
C'est dommage de comparer avec les antilles, mais la-bas ils sont solidaires, ils l'ont prouvé en début d'année.
Toute la population réunionnaise doit descendre dans la rue pour la défense des emplois, mais on attend. Il faut dire aux élus leur 4 vérités, qu'ils arrêtent de s'engraisser sur le dos des réunionnais electeurs incredules.
On est mal barré ici.

6.Posté par Michel Gangaye le 02/12/2009 11:05
Faisons une liste noire des élus qu'on ne souhaite plus pour gérer les affaires de la Réunion. Les gaspilleurs et les pilleurs des fonds publics ne doivent plus avoir leurs places dans la vie politique.

7.Posté par papapio le 02/12/2009 13:07
C'est vrai margot fernante: .../..."toutes les structures "sociales" du Département ont été construits dans les années 70. Le modèle issu de ces années est aujourd'hui dépassé. Il faut le reconfiguer pour plusieurs motifs ".../...
tout en rappelant que le Scandale des Enfants de la Creuse (qui se poursuit aujourd'hui sous une autre forme de DERIVE INSTITUTIONALISEE GRAVE, apport d'€ Dvises 1er Budget de L'ile) a eu lieu jusqu'en 1982... chacun en tirera les conclusions qui s'imposent du silence maintenu...

8.Posté par marie le 02/12/2009 13:12
Je poserai une seule question a ce sujet

ou est le Président de L'ARAST. c'est bien lui le reponsable de sa gestion . Comment la Présidente du conseil Général peut embaucher 1200 salariés qui n'a rien a voir avec le conseil Général.

soyons sérieux qui a dilapidé les sous c'est bien le président son Conseil d'aministration qui sont seul reponsable de tout celà. Comment de salariés d'une association peuvent faire porter le chapeau à, la Présidente? le conseil général avait déja eponger certaine dettes de cette asso....
j'aimerai avoir une explication ou bie nje n'ai rien compris ............ Il faut aller trouver ce président et lui demander des explications?


9.Posté par nana!!! le 02/12/2009 18:26
oté nassimah out figuire lé ralé, néna bezmen dan la cour patel !! voilà ce qu'on récolte quand on trahi son parti vous et votre trés cher mari qui l'aura dans le baba aux prochaines élections!!!!!!!!!!!!!!

10.Posté par bertel le 02/12/2009 18:48
Le mandat politique est une lourde responsabilité !

Pour prendre des responsabilités, il faut être responsable et se consacrer exclusivement à la mission que l'on a choisie et pour laquelle on a choisi d'être élu. Comme il n'y a pas de sur-homme ni de sur-femme connus à ce jour... sur Terre... depuis le début de l'existence de l' homo sapiens...alors il faut en tirer les conclusions... en se regardant dans le miroir de sa conscience !

... responsable... pas coupable... disent-ils ...

Si ! Responsables ET Coupables !... coupables d'incompétence et de légèreté... trop occupés.. ailleurs à défendre ses propres intérêts... en délaissant ou en déléguant... l'essentiel de La Mission confiée par Les Electeurs !

Bertel de Vacoa


Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales