Santé

Quelles précautions autour des voyageurs porteurs du chik ?

Deux cas de chikungunya importés des Antilles ont été localisés à la Réunion au cours du mois de juillet 2014. De quoi rappeler de mauvais souvenirs dans notre département. Alors que le chik sévit dans les Antilles, des mesures de prévention sont-elles prises localement pour éviter une nouvelle propagation du virus ? Eléments de réponse avec Hélène Thébault, responsable adjoint du service de lutte anti vectorielle à l'Agence régionale de Santé océan Indien.


Quelles précautions autour des voyageurs porteurs du chik ?
Zinfos : Comment les deux personnes atteintes du chikungunya ont-elles été identifiées ?
Hélène Thébault :
Les cas ont été signalés par le système de surveillance mis en place à la Réunion et qui repose sur le suivi de tous les résultats de laboratoire qui concernent les arboviroses. A ce jour, deux personnes ont été identifiées par notre système. Toutes les mesures de prévention et de gestion ont été mises en œuvre autour de ces cas.

Existe-t-il un contrôle à l'aéroport pour cibler particulièrement les voyageurs ayant transité des Antilles à Paris puis vers la Réunion ?
HT: Il n'y a pas de vol direct entre les Antilles et la Réunion. Toutefois, une information est délivrée par le moyen d'affiches invitant les passagers au retour des zones à risque de continuer à se protéger contre les moustiques et à consulter leur médecin en cas de survenue de fièvre dans les 10 jours suivant leur retour à la Réunion. Les médecins libéraux et hospitaliers de l'île sont fortement sensibilisés au risque "arbovirose".

La période de virémie(*) du chik' est de 7 jours. Est-ce que ces deux personnes atteintes au mois de juillet ont fait l'objet d'un suivi, voire d'un isolement particulier ?
HT: Le chikungunya est une maladie à déclaration obligatoire. Pour tout patient susceptible d'être atteint de la maladie, une intervention des services de lutte anti-vectorielle a effectivement lieu au domicile du patient ainsi que sur leurs lieux de fréquentation. Je pense à leur lieu de travail ou de loisirs, etc. L'objectif étant de rechercher des éventuels gîtes larvaires ainsi que la localisation active d'éventuels nouveaux cas. Le patient atteint se voit par ailleurs préconiser une protection optimale contre les moustiques, tout le temps de la phase virémique, pour éviter la création d'une chaîne de transmission.

(*) La virémie est la présence du virus dans le sang de la personne malade. Cette phase dure entre 5 à 7 jours. Il suffit qu'un moustique vienne piquer la personne atteinte pour qu'il soit à son tour porteur du virus qu'il transmettra de nouveau à une autre personne saine.
Vendredi 1 Août 2014 - 17:50
LG
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1.Posté par noe le 01/08/2014 22:21
Conseils :
Si on voit des moustiques qui volent autour de certains , il faudra leur interdire d'entrer dans notre île par précaution !
Ou bien faire des prises de sang pour mettre en quarantaine les porteurs de chiks .. au Lazaret à la Grande Chaloupe ... comme jadis !
La quarantaine est nécessaire pour la protection des autres !

2.Posté par Mammitu Namu le 02/08/2014 09:38
Que je sache, le chik ne se transmet pas d'humain à humain, mais d'insecte à humain. Pourquoi vouloir à n'importe quel prix, mettre en quarantaine ces personnes ? C'est quand même insensé. Et attraper les moustiques vecteurs du chik, ben si vous y arrivez dites le moi. Franchement, vos articles incitent les gens a avoir peur d'une épidémie qui existe tous les jours !

3.Posté par cilaos-mon-amour le 02/08/2014 14:30
Le seul truc qui marche réellement quand on doit se promener en zone infestée
s'asperger de DET. (Buerk, ça pue...)
Mais doit t'on se couvrir d'une substance chimique en permanence?
La question est aussi la santé de l'environnement!!!

- Se frotter de géranium Rosa détourne un peu les moustiques qui alors piquent un peu plus votre voisin si il se tient à coté que vous... si pas d'ami avec vous pas vraiment d'effet, les moustiques se contenteront de vous tout de même: si ils ont faim il ne seront pas si difficiles...

- bracelet anti moustiques: TOTALEMENT INEFFICACE: protège disons, juste la moitié du dos de la main.. domage... c'est "bio" (mais ça ne marche pas)

- ultrasons: totalement inefficace.

- Moustiquaire: comment s'en passer, la nuit..?

- Ne pas trop dégager trop d'acide lactique au niveau de la peau (être en bonne santé, avoir un peu plus d'endurance pour pas s'acidifier au moindre effort, l'acide lactique attire les moustiques un max)
Ce que vous mangez peu influer...

- les BIB!! les laisser au maximum déployer leur toiles autour de chez vous, et mieux.. c'est une sorte de "moustiquaire extérieure".. le problème majeur c'est que les bibs s'installent plutôt trop haut par rapport au sol alors que les moustigres volent bas.. du coup c'est tout de même pas très efficace sauf en obligeant ces areignées à se contenter de support très bas: tentez les au maximum pour obtenir cela, tendez des fils ou des cables de sortent qu'elle s'installent en colonie comme sur les fils de téléphone....


Ne pas faire de la nature un incubateur à moustique.


RESPECTER LA MICROFAUNE: grace à elle, il n'y a pas encore de moustiques au dessus de 900m d'altitude dans le cirque de Cilaos (excepté la ville, et le sentier des porteur infesté), le moustique tigre s'est bien implanté dans tout le tissus urbain et affectionne tous ces pots de fleurs des jardins.

À Cilaos pas de moustiques des que vous allez dans les sentiers (sauf le sentier des porteurs et celui de l'ilet à corde par Cilaos en partant comme pour "la chapelle" vers 600m d'altitude rive gauche avant de traverser..). vous avez une abondante microfaune dans les ravines à faible débit: "le bras des étang" , Ravine Ferrière, Ravine Gobert et Pitsa.. Ce sont des milieux stratégiques, qui ont la particularité de concentrer de la vie.: il faudrait préserver ces milieux de tout passage provoquant piétinement et turbidité de l'eau, surtout en saison sèche.. c'est "un axe sensible" qui supporte mal le dérangement quotidien de toute une faune très abondante (et pourtant à peine visible à part les tétards) qui ne laisse pas de chance à des larves de moustiques.

important N°2: tenir propre les alentours de tous les plastiques, ces déchets, papiers, bouteilles de COT, le Caprisun ou solpack jetés ci et là avec les restes de barquettes, aux bord des routes et dans les sentiers sont des nids à moustiques... même et surtout invisibles à moitié enterré.

LES INSECTICIDES... là où il y a des pruniers, et des pêchers et des traitements, c'est infesté de moustiques, semble t'il par ce que les insecticides ont éliminés avec les mouches les prédateurs qui ont un cycle vie long... les moustiques sont les moins sensibles et du coup sont favorisés: il faudrait passer alors de l'insecticide tous les jours ou presque!!
la seule solution semble de se passer d'insecticide en optant pour les pièges à mouche déjà bien testé et qui ont fait leur preuve... moins il y aura de "chimie" dans l'environnement, moins les moustiques seront favorisés.

- il existe des pièges à moustiques reposant sur ce principe: appat fait d'une source de chaleur à 32° attirant les moustiques dans un tamis où il sont piégés et séchés par l'air aspiré par un ventilateur: c'est tout de même un gros investissement (électricité, entretien).. un service vendu 600 euros par saison aux hôtels de métropole sur le bord de mer, bien pour l'aedes albopictus qui là bas aussi commence à "tuer le tourisme"..

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