Economie

Quel avenir pour la filière lait?


Quel avenir pour la filière lait?
Un long communiqué de la Préfecture fait le bilan du comité stratégique d’orientation sur le développement et l’avenir de la filière lait qui s’est réuni pour la deuxième fois, hier, sous la présidence d'Alain GERARD, le sous-préfet de Saint-Pierre.

Cette séance a été consacrée au bilan d’étape des différents groupes de travail mis en place à l’issue de la première réunion du 30 mai dernier.

Dans la continuité des conclusions du rapport des inspecteurs généraux Coustel et Ménard d’avril 2008, les groupes de travail ont engagé les réflexions à moyen terme et les mesures individuelles immédiates nécessaires pour assurer l’avenir des éleveurs laitiers et de la filière laitière.

Les principaux résultats d’étape sont les suivants :

Groupe "Quels modèles laitiers pour demain ?"
Le travail engagé a permis de définir le cadre permettant de construire un modèle laitier répondant aux attentes des éleveurs et à leur environnement. Des enquêtes seront réalisées auprès de tous les éleveurs (110) à partir d’un questionnaire élaboré en commun. En parallèle, les partenaires de la filière seront auditionnés pour mieux cerner l’environnement technico-économique de la production laitière. Les premiers résultats sont attendus pour fin octobre.

Groupe "Comment assurer un guichet unique du conseil technico-économique?"
L’analyse des interventions des différents acteurs techniques sur le terrain a permis de souligner l’absolue nécessité d’assurer la cohérence des conseils formulés par diverses structures auprès de chacun des éleveurs. Pour ce faire il a été décidé de réactiver le "groupe lait" comme lieu d’échange et de coordination des conseils techniques et de désigner un technicien-référent par élevage.

Groupe "Quel prix du lait à payer aux éleveurs?"
Les premières pistes de travail du groupe sont de privilégier l’accompagnement de la phase d’installation et de croissance de la production laitière. Toutefois, le groupe définira plus précisément ses choix en fonction des résultats du groupe chargé de définir les modèles laitiers.

Groupe "Comment mieux intégrer l’élevage laitier dans son environnement?"
Un état des lieux de la situation des élevages au regard de leur environnement a été commandé à l’AD2R. La méthode retenue associant largement les éleveurs, permettra de mieux appréhender l’élevage et l’éleveur dans son environnement et vis-à-vis de la réglementation. Un travail sur la mise aux normes des bâtiments d’élevage a été engagé entre les partenaires. La réalisation d’un cadre d’auto-diagnostic de la situation de l’élevage avec l’évaluation du coût des travaux a été décidée.
Enfin, la Charte des bonnes pratiques dans les élevages reste un outil susceptible de fédérer à terme les producteurs.

Groupe "Comment améliorer la synergie entre les filières bovines, lait et viande?"
Le groupe s’est attaché à mettre en forme un cadre contractuel de fidélisation pour la fourniture des veaux de 8 jours et pour l’écoulement des vaches de réforme.
D’ores et déjà, des décisions ont été prises pour faciliter la commercialisation de ces deux catégories d’animaux.
Les difficultés rencontrées lors des collectes de veaux seront levées par une amélioration de l’édition des passeports et par une sensibilisation des éleveurs concernés.

Groupe "Comment accompagner les exploitants en difficulté?"
Le groupe a examiné au cas par cas la situation économique de 32 exploitants en difficulté. Sur les 27 exploitations en activité, deux auditeurs du CNASEA ont réalisé un audit technico-économique individualisé pris en charge par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Si les conclusions montrent une très forte hétérogénéité des résultats techniques, la volonté est forte pour les éleveurs de continuer la production laitière. Les réponses financières individuelles aux situations de difficulté rencontrées seront décidées début octobre et s’appuieront pour l’essentiel sur un accompagnement technico-économique renforcé, des rééchelonnements de dettes, et des soutiens publics adaptés au cas par cas.
Seuls 5 projets d’abandon de la production laitière ont été identifiés.

Groupe "Comment garantir la qualité sanitaire des élevages?"
La Direction des Services Vétérinaires fera réaliser par le Groupement de Défense Sanitaire une étude pour déterminer l’origine des mortalités importantes soulignées par le rapport de MM. Coustel et Ménard. Une statistique descriptive des taux de mortalité selon les années et les élevages sera complétée par une recherche des facteurs de risques (prévalences infectieuses et environnement de l’élevage). Les résultats sont attendus pour la fin de l’année.

Le comité stratégique d’orientation sur le développement et l’avenir de la filière lait se réunira de nouveau en fin d’année pour maintenir la bonne coordination du travail des groupes.
Vendredi 19 Septembre 2008 - 11:30
Pierrot Dupuy
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1.Posté par Boyer le 19/09/2008 14:13
La Réunion a plus a gagner a preserver sa filiere lait que celle des chevaux de course

2.Posté par bertel le 19/09/2008 18:26
Tout à fait !

Voilà pourquoi on ne peut virer les éleveurs du site du cassé de la Rivière de l'Est ( Plaine des Cafres ) sous prétexte de parc national !

Dans le même ordre d'idée, tout le plateau avant le village déserté de Roche Plate ( Rivière des Remparts ) doit être laissé aux bovins, comme cela se faisait au temps où le mot travail avait encore une valeur et où on ne sacrifiait pas l'économie sur l'autel de la bureaucratie.

3.Posté par marfee le 19/09/2008 19:08
Il faut bien évidemment accompagner les filières d'élevage.

Mais, "quid" de ce communiqué fumeux ?

La disparition de l'octroi de mer permettra-t-elle à la Cilam d'absorber la production locale aux prix garantis actuels?

Sans parler de la désormais concurrence féroce qui s'annonce avec Leclerc.

Faut-il dire aux réunionnais que le prix à payer pour sa filière lait est un yahourt au prix exhorbitant ?

Pourquoi une veille vache (une vache de réforme ) est-elle qualifiée de viande bovine au même titre qu'un boeuf sur nos étals ?

La tracibilité ne peut rester confidentielle et sanitaire, elle doit aussi se décliner en termes qualitatifs.

Ce sont des problèmes d'un niveau qui semble étranger à notre vaillant comité stratégique.

Pourquoi interdit-on à de jeunes éleveurs d'introduire des ovins alors que le marché existe ?
C'est hors sujet biensûr, mais un peu de réflexion ne serait pas de trop.

4.Posté par fanny le 15/06/2011 16:52

Pour plus d'informations sur les métiers du lait :


http://www.métier-lait.e-monsite.com/

bonne visite

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