Société

Quand les velléités politiques plombent le transport en commun à la Réunion

Hier, l'institut régional de veille et études (IRVE) a lancé une grande série de tables rondes en présence des décideurs politiques, acteurs économiques et usagers. Premier thème, "les transports collectifs à la Réunion : rêve ou réalité ?". Présents autour de la table, la Région, le Département, le TCO ou encore des représentants d'usagers. La leçon à tirer de cette table ronde ? Si les idées sont là en matière de transport, encore faut-il une volonté politique commune de vouloir les mettre en place.


Quand les velléités politiques plombent le transport en commun à la Réunion
Cette première table ronde organisée par l'IRVE a tenu ses promesses. Sur la thématique des transports à la Réunion, elle a permis aux participants de s'exprimer sur leurs attentes, les projets en cours et les réalisations effectuées. Entre les usagers et les décideurs politiques, le fossé semble encore important, tout comme la volonté politique commune de réaliser une infrastructure globale autour des transports, stoppée pour le moment par les querelles politiques.

Un exemple concret. Le 1er octobre 2013, naissait le Syndicat mixte des transports de la Réunion. Un syndicat regroupant l'ensemble des collectivités avec un but, créer un maillage autour des déplacements des usagers sur l'ensemble du territoire. En clair, un ticket unique, pour un trajet sur différentes lignes.

"On attend toujours la mise en oeuvre de l'enquête "étude ménage déplacement". Il appartient au Conseil général de la mettre en place", rappelle Fabienne Couapel-Sauret, vice-présidente du Conseil régional en charge du Trans Eco Express. En face, personne du Département pour répondre. Le vice-président en charge de cette question, Pierre Vergès, est parti avant l'arrivée de la conseillère régionale… Dans six mois, la présidence doit changer de main et pour le moment, la feuille de route arrêtée fin 2013 est loin d'être accomplie.

Autour de la table, tous ont une volonté commune, adopter une démarche partenariale pour bâtir un réseau de transport en commun sur l'ensemble du territoire. "On souhaite améliorer l'offre de transport et l'intermodalité, tout en prenant en compte l'échelon urbain et interurbain", poursuit Fabienne Couapel-Sauret.

"Il y a une vraie décision politique à prendre"

"On parle d'aujourd'hui, pas de demain", précise Françoise Lambert, vice-présidente du TCO. Si les collectivités commencent à mettre en place des réseaux de TCSP (Transport en commun sur site propre), encore faut-il pourvoir y dédier des voies réservées. "Très difficile dans certains secteurs en raison de la densification urbaine", explique-t-elle. "Sauf à exproprier, il y a une vraie décision politique à prendre", poursuit Françoise Lambert. Et les décisions politiques tardent à venir. Un exemple concret est avancé par le directeur du GET974 (Groupement d'emplois dans le transport), Richard Ruz Guindos. "Depuis 1989, a part changer des bus, on parle toujours des mêmes problèmes", lâche-t-il. Ce regret revient: celui de voir proposer plus de "technicité" (nouveau bus) alors que la Réunion repousse en permanence le problème des voiries.

Tous souhaitent que les usagers puissent faire le choix de prendre en priorité les transports en commun. "Ne serait-ce que pour la protection de l'île, de l'environnement et dans une démarche de développement durable", ajoute Fabienne Couapel-Sauret.

Le mot de la fin reviendra au directeur de l'IRVE, en charge de l'organisation de cette table ronde. "On reconnait un pays riche, lorsque les riches utilisent les transports en commun", conclut Xavier Lambert.

A la Réunion, le tout automobile a encore de l'avenir et notre île est encore loin de voir se mettre en place un réseau de transport efficient, si les querelles politiques ne sont pas mises de côté, au profit des usagers.
Vendredi 27 Juin 2014 - 11:10
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1.Posté par Et Pierre Vergès ? le 27/06/2014 14:44
Pierre Vergès est parti avant... et vous le journaliste, êtes-vous arrrivé après son départ. Si oui, pourquoi ? Si non, qu'a dit Pierre Vergès lors de cette table ronde ? Sil n'a rien dit, précisez-le. S'il a dit des choses, c'est dommage que vous ne l'ayez pas mentionné dans votre article. Mais bon, comme vous dîtes, quand les velléités politiques - et je rajouterai journalistiques - plombent les transports en commun...

2.Posté par Ti Pierre le 27/06/2014 17:23
Dis sek zot y ve!!! Moin mi continue utilise mon loto!!!

ma réunion nana le soleil, y fé chaud 10 mois/an et quand mi marche après mi pu ek mon transpiration!

Mi continue, mêm si nana transport en kom1, à utilise mo loto! Fé in sobatkoz si zot y ve, y changera pa rien po moin! Critque à moin, di sek zot y ve, mi di à zot qui changera pa rien, ma continuer à utilise mon loto!
moin lé pressé voir le nouvelle route litora là oté, bakali, dépêche à zot finir ça.

3.Posté par JORI le 27/06/2014 20:05
Et si chaque collectivité commençait à résoudre les problèmes de voirie pour lesquels elle est compétente???

4.Posté par Manouche le 27/06/2014 21:44
Peut ètre que ça freinerait l'économie du marché automobile de l'ile...c'est sur que quelques gros zozos seraient lésès!! Les pauvres heureusement ils ont de bons dallons..encore une histoire de gros sous.pff..

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