Santé

Quand les nouvelles technologies s'emparent du domaine de la santé

Les chercheurs ont effectué ces dernières années de spectaculaires avancées technologiques, dignes des meilleurs films de science-fiction. Machines qui décryptent les pensées humaines, membres bioniques, ou appareils intelligents, appartiennent désormais au domaine du réalisable. Mais de plus en plus les technologies se mettent au service des particuliers…


Le tensiomètre iHealth
Le tensiomètre iHealth
 
La Réunion n'est pas dernière quand il s'agit de concilier technologies et santé. L'enclavement de l'île et plus encore celui de zones particulières comme Mafate a en effet rendu incontournable le recours à la télé-médecine, par le biais de dispositifs sophistiqués. Mais à l'ère des technologies, la possibilité est donnée à tout un chacun d'être acteur de sa propre santé.

Parmi les dernières tendances, les Smartphone, qui regorgent d'applications pour encadrer différents types de maladie. Contrôle des troubles du sommeil, de la tension, ou dernièrement de l'indice de glycémie pour les diabétiques, le marché se renouvelle sans cesse.

Prévention, suivi de l'état de santé

Depuis la semaine dernière, un lecteur de glycémie qui se clipse sur les iphone est commercialisé sur l'île. Après avoir relevé les données prélevées sur un échantillon de sang, le lecteur les transmet au téléphone. Couplé à une application nommée "iBG Star", le lecteur permet à l'utilisateur diabétique de corréler les mesures à d'autres séries de données (heure de repas, prise d'insuline…) et de retranscrire les informations dans un graphique. Le suivi du malade peut ensuite être envoyé en un clic aux professionnels de santé. Un dispositif susceptible de rencontrer un vif succès dans un département où les chiffres du diabète sont triplés par rapport à la métropole.

Mais le concept ne date pas tout à fait d'hier, et les applications ou gadgets qui se proposent de vous offrir le kit du parfait médecin fleurissent. Récemment, les créateurs des produits "ihealth" ont décidé de s'attaquer aux problèmes de tension, en lançant un brassard tensiomètre pour iphone, ipad et ipod et qui permet, de même que l' "iBG Star", un suivi régulier et schématisé de sa tension artérielle, facilement communicable.

D'autres comme "isommeil", nous invitent à se demander si l'on dort du sommeil du juste, à travers une analyse de nos nuits, ronflements ou encore apnées du sommeil, via son GSM. Les concepteurs se targuent également d'y intégrer un réveil mélodieux, incluant une option luminothérapie pour mieux dormir. L'application "isommeil" fait partie des 11 applications de santé labellisées par Proxima Mobile , c'est à dire estampillées "d'intérêt général" selon des critères élaborés avec l'aval du ministère de l'économie numérique.

Reportés donc, les débats sur la nocivité des ondes des téléphones portables, bientôt ce sont eux qui nous guériront! Prudence toutefois. En aucun cas, les applications, si fascinantes soient-elles, ne se substituent à un avis médical. Il ne s'agit pas de faire l'économie de professionnels de la santé mais, au mieux, de jouer les assistants. Il reste préférable de laisser le degré de fiabilité de ces nouvelles technologies ainsi que l'interprétation de leurs résultats à l'appréciation d'un médecin en chair et en os.

La gérontechnologie pour compenser les handicaps

Dans le secteur de l'aide aux personnes handicapées et dépendantes, la technologie a également fait un pas de géant. Partout où l'être humain trouve des limites physiques à son activité, la science intervient. Avec la prolifération des cas de démences, du nombre de personnes âgées dépendantes et en réponse à divers handicaps tels la cécité ou la mobilité réduite, la mise en pratique de ces progrès scientifiques s'avère précieuse, quoiqu'un tantinet invasive parfois…

Que les handicaps surviennent dès la naissance, ou parce qu'avec l'âge les fonctions du corps déclinent, des technologies de plus en plus pointues, et plus spécifiquement celles qui se concentrent sur les problématiques du vieillissement, les gérontechnologies, s'attachent à pallier les capacités qui font défaut.

Sur l'île, certains opérateurs de téléphonie se sont par exemple adaptés à leur clientèle visuellement déficiente, en intégrant à leurs offres de mobiles des logiciels de synthèse vocale ou d'agrandissement des écritures tels que "Mobile steak" et "Mobile Magnifier". Les médiathèques, à l'image de celle, très bien équipée, de Sainte-Marie , disposent de collections de livres à écouter et de machines qui scannent puis dictent oralement textes et ouvrages. Une regain d'autonomie salvateur pour certaines personnes.

Autre outil bien pratique, pour les personnes à mobilité réduite cette fois, les télécommandes universelles, qui en plus de regrouper les boutons de contrôle de la télévision ou du lecteur DVD, vont gérer l'abaissement des stores ou encore l'éclairage d'une pièce, et dispenser l'usager de se déplacer afin d'effectuer ces mouvements, banals pour quelques-uns mais difficiles lorsque l'on est fragile sur le plan physique. Les paresseux les adopteront aussi volontiers… Le 1er carrefour de l'innovation et des technologies donne jusqu'au 2 octobre à la Nordev un aperçu de quelques dispositifs ingénieux du même acabit qui visent à améliorer le confort des consommateurs.

La géo-localisation controversée

Tantôt loués, tantôt critiqués, les bracelets anti-fugue, prisés par l'entourage médical ou familial des individus atteins d'Alzheimer, sont encore une nouvelle illustration des applications à la santé de la science. Munis de capteurs de mouvement, de température et de vibrations, ils permettent une géo-localisation permanente de son porteur sur ordinateur, le suivi de ses fonctions vitales, et le déclenchement éventuel d'une alarme en cas de dépassement d'un périmètre instauré. Ce dernier point n'a d'ailleurs pas manqué d'interroger l'Erema (Espace nationale de réflexion sur la maladie d'Alzheimer). Car outre la question de savoir qui conserve et surveille les données du malade, se pose celle de savoir dans quelle mesure l'on peut utiliser un tel dispositif sur une personne à l'insu de son plein gré ou si elle n'en n'a pas conscience.

Des gadgets technologiques au service du bien-être et de la santé, il en existe aujourd'hui une liste interminable, jusqu'aux machines en interface avec le cerveau, directement contrôlées par ses impulsions électriques et dont on pourrait imaginer un jour qu'elles permettent à l'homme d'agir mentalement sur des choses inanimées et rompre les situations de dépendance liées aux handicaps physiques. Déjà, il y a deux ans, des chercheurs français avaient mis au point dans le cadre du projet "Open Vibe", un système d'écriture sur ordinateur par la pensée au moyen d'un casque à électrodes…
Jeudi 29 Septembre 2011 - 10:20
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