Christ-Elle... petite étoile ! Qu’est-elle devenue ?
Lors de la dernière brocante du dimanche matin, sur le grand parking près du marché du Chaudron, miracle, je suis tombé sur une belle collection d’ouvrages de qualité, agrémentée de c-d merveilleux de musique classique, les chants de Noël et celle de l’homme de la Mancha.
Vous savez Don Quichotte, de Cervantès.
Un autre ouvrage a attiré mon attention. Les saints et la météo, par la barbe de Saint-Antoine, tout cela ressemblait bien à Christelle ou à Thérèse ? Qu’importe, la flamme était ravivée.
Pour une vingtaine d’euro, une bonne récolte (une aubaine pour le fauché que je suis), j’obtins une quarantaine d’ouvrages et disques de qualité. Etonnant ?
Arrivé à la maison, j’ouvris le livre le plus évocateur et je tombais sur une carte postale du Matterhorn (Helvétie) signé d’Heidi et Martin, adressé à notre amie Christelle, qui lui souhaitaient de tout cœur qu’elle vive un jour le Faust au Goetheanum !
Cela aussi, c’est ma Réunion, celle d’êtres d’exception, un souvenir délicieux, celui d’une âme créole fière (et universelle) qui aspirait à ce que la neige tombe un jour sur notre Île Bourbon. Christelle qui lança un jour de lumière, la belle chorale Bleu Outre-Mer, celle qui, l’âme un peu vagabonde, fit le tour de France, à la façon d’une bohémienne. Qui présentait Europe comme notre ancêtre, vous savez la belle princesse, la fille du roi Agénor qui fut enlevée par Zeus se transformant en taureau ailé.
Christelle, Didi qui évoque Madagascar avec tant de finesse et vous tous, ô toi Pierre mon ami des monts du pays perdu qui remit le totem magique à sa bonne place, toi Jacques qui me fit l’honneur de me faire asseoir sur le fauteuil de Phaonce, le grand roi maron, de la terrasse qui surplombait le grand Saint-Paul, et toi Guy Agénor, qui sur le lit de ta souffrance me confia que tu avais enfin compris que dans notre genèse ce serait "les ases" qui sont les acteurs du jeu de la création.
Vous tous amis de mon parcours, vous êtes des étoiles du fait même de notre vécu.
Et toi Serge capable de parler une heure durant sur le chemin en recréant le monde... En chantant au final la Malbaraise avec une voix sifflante. Toi qui, les jambes coupées évoquait, le cœur debout, sa bien-aimée en voyant frétiller une jeune infirmière amusée et émue.
La voilà notre Réunion éternelle, celle de l’inattendu, celle de l’heureuse surprise.
Merci Christelle pour ton héritage, la quête est toujours vivante et la flamme ne s’éteindra pas...
Comme les mauvaises herbes, nous sommes peut-être pas invincible comme le rappelait Jacqueline Dussol et pourtant ! Et pourtant ! Nous sommes tenaces, et nous tiendrons !
Le vieux tamarin un jour peut-être est appelé à tomber, mais de ses puissantes racines rejailliront de nouvelles pousses, qui seront plus grandes, plus belles...
Et la douce lumière de notre commune chevalerie d’esprit, reviendra sur notre terre de misère, sur notre vieux sol Bourbonnais...celui qui est rempli de l’humus régénérateur, celui de l’espérance.
Christian Vittori
Le 29 mai 2012
Lors de la dernière brocante du dimanche matin, sur le grand parking près du marché du Chaudron, miracle, je suis tombé sur une belle collection d’ouvrages de qualité, agrémentée de c-d merveilleux de musique classique, les chants de Noël et celle de l’homme de la Mancha.
Vous savez Don Quichotte, de Cervantès.
Un autre ouvrage a attiré mon attention. Les saints et la météo, par la barbe de Saint-Antoine, tout cela ressemblait bien à Christelle ou à Thérèse ? Qu’importe, la flamme était ravivée.
Pour une vingtaine d’euro, une bonne récolte (une aubaine pour le fauché que je suis), j’obtins une quarantaine d’ouvrages et disques de qualité. Etonnant ?
Arrivé à la maison, j’ouvris le livre le plus évocateur et je tombais sur une carte postale du Matterhorn (Helvétie) signé d’Heidi et Martin, adressé à notre amie Christelle, qui lui souhaitaient de tout cœur qu’elle vive un jour le Faust au Goetheanum !
Cela aussi, c’est ma Réunion, celle d’êtres d’exception, un souvenir délicieux, celui d’une âme créole fière (et universelle) qui aspirait à ce que la neige tombe un jour sur notre Île Bourbon. Christelle qui lança un jour de lumière, la belle chorale Bleu Outre-Mer, celle qui, l’âme un peu vagabonde, fit le tour de France, à la façon d’une bohémienne. Qui présentait Europe comme notre ancêtre, vous savez la belle princesse, la fille du roi Agénor qui fut enlevée par Zeus se transformant en taureau ailé.
Christelle, Didi qui évoque Madagascar avec tant de finesse et vous tous, ô toi Pierre mon ami des monts du pays perdu qui remit le totem magique à sa bonne place, toi Jacques qui me fit l’honneur de me faire asseoir sur le fauteuil de Phaonce, le grand roi maron, de la terrasse qui surplombait le grand Saint-Paul, et toi Guy Agénor, qui sur le lit de ta souffrance me confia que tu avais enfin compris que dans notre genèse ce serait "les ases" qui sont les acteurs du jeu de la création.
Vous tous amis de mon parcours, vous êtes des étoiles du fait même de notre vécu.
Et toi Serge capable de parler une heure durant sur le chemin en recréant le monde... En chantant au final la Malbaraise avec une voix sifflante. Toi qui, les jambes coupées évoquait, le cœur debout, sa bien-aimée en voyant frétiller une jeune infirmière amusée et émue.
La voilà notre Réunion éternelle, celle de l’inattendu, celle de l’heureuse surprise.
Merci Christelle pour ton héritage, la quête est toujours vivante et la flamme ne s’éteindra pas...
Comme les mauvaises herbes, nous sommes peut-être pas invincible comme le rappelait Jacqueline Dussol et pourtant ! Et pourtant ! Nous sommes tenaces, et nous tiendrons !
Le vieux tamarin un jour peut-être est appelé à tomber, mais de ses puissantes racines rejailliront de nouvelles pousses, qui seront plus grandes, plus belles...
Et la douce lumière de notre commune chevalerie d’esprit, reviendra sur notre terre de misère, sur notre vieux sol Bourbonnais...celui qui est rempli de l’humus régénérateur, celui de l’espérance.
Christian Vittori
Le 29 mai 2012

















