Social

Proxim'Services, un Arast bis ?

Hier, des représentants du personnel de l'association Proxim'Services ont tenu une conférence de presse au siège de la CFDT pour évoquer leur crainte de voir l'association subir le même destin que l'Arast, à savoir une liquidation. Proxim'Services a accumulé un déficit de 800.000 euros sur le dernier exercice.


photo d'illustration
photo d'illustration
Proxim'Services est une association qui compte près de 600 salariés, dont les trois-quarts sont à temps plein. Une association qui a intégré, suite à la disparition de l'Arast, bon nombre des anciens salariés de la structure sociale. "On veut alerter la population et les politiques pour éviter le pire", a expliqué Marie Lafitte, secrétaire générale de la CFDT pôle Santé-Sociaux, dans les colonnes du Quotidien.

Il faut dire que les salariés ont des craintes bien fondées. Proxim'Services a accumulé 800.000 euros de déficit sur le dernier exercice. Un déficit qui s'explique de différentes manières, notamment la suppression du dispositif d'exonération des cotisations patronales, loi Borloo de 2005, mais également par la "non-revalorisation de son financement par le Conseil général", précise le journal.

Un coût horaire trop bas

Pointé du doigt également, le coût horaire appliqué par le Département, actuellement de 17,58 euros. L'association a souhaité augmenter le coût d'un euro, mais s'est heurtée à un refus du Conseil général en cette période d'élection. Selon les services du Département, un nouveau coût fixé à 18 euros sera examiné en assemblée plénière après les élections législatives. Mais cette augmentation ne sera pas suffisante selon la CFDT. Le tarif préconisé est de 18,72 euros selon le GIP-SAP (Groupement d'intérêt public de service à la personne).

Du côté de la direction de Proxim'Services, on se veut plus rassurant. On reconnait que ce déficit est dû à l'arrêt de la loi Borloo, l'augmentation du Smic et la non augmentation du coût horaire, explique Johnny Dijoux, directeur de Proxim'Services joint par le Quotidien. Mais, le directeur prévoit pour l'année 2012 un retour à l'équilibre après la mise en place de la nouvelle politique tarifaire.

Quand aux salariés de la structure, ils ne veulent plus résorber le déficit de l'association par un gel des salaires, une baisse de l'indemnité kilométrique ou encore l'étalement sur 5 ans de la convention collective, qui devait être effective au 1er janvier dernier. Une situation difficile à accepter d'autant que le secteur est "bien portant" et la demande de services d'aide à la personne en "augmentation" selon eux.
Mardi 22 Mai 2012 - 10:07
.
Lu 2136 fois




1.Posté par vital le 22/05/2012 12:38
le probléme qui a plombé les comptes de l'ARAST ,est le même que celui qui creusera les déficits dans les structures d'aide à domicile , c'est le sous financement . si les autres opérateurs ne font pas de vagues actuellement c'est que la prestation est déjà au rabais . il y avait les maisons de retraite marron , aujourd'hui on de l'aide à domicile discount . cela n'empêchera pas le GIP sap dirigé par l'ancien transfuge de l'ARAST de dormir tranquille
vital .

2.Posté par John Galt le 22/05/2012 13:18
changer le directeur hyper subventionner pour satisfaire une bande de crétins politiciens populistes

3.Posté par Analys le 22/05/2012 13:21
Aïe, le Conseil Général souhaite-t-il générer un ARAST bis ? La responsablité en incombe à Nassimah Dindar dans la gestion de ces dossiers. Le Conseil Général ne tient pas ses engagements et on risque de se retrouver avec des familles en difficultés (tant pour les salariés que pour les bénéficiaires de ces aides à la personne). La volonté serait-elle de tuer aussi cette structure ? Mais où va-t-on ?!!!!!

4.Posté par Le vrai Syndiqué le 22/05/2012 14:31
Il n'est pas certain que ces salariés aient pris le meilleur défenseur pour conserver leur emploi. Il y avait les mêmes portarits à l'arast ; et c'était le même scénario pour une fin pitoyable assurée. Et ces pseudos défenseurs , on ne les a plus jamais vus pour accompagner les laisser pour compte (travailleuses familiales qui depuis plus de 20 ans ont réglé leurs cotisations rubis sur ongle pour ne plus être défendus à la fin) et on se rappelle que leur chef de file régionale est allé brailler au conseil général contre le représentant de l'ags pour payer des indemnités plutôt que défendre et pérenniser leur emploi. Normal, c'était pour faire plaisir la mama dindar car les transferts des activités, des bénéficiaires et des contrats de travail ont été réalisés par le biais de cette collectivité d'abord, mais certains y sont restés tels l'ex-directeur et l'informaticien arast, et reconduits vers proxim. Les salariés disent alerter la population, sachez que la population se fichent totalement de votre sort et de vos drames. Et les bénéficiaires après quelques caresses pommadées dans le sens du poil seront à nouveau repris en main par les élus pour une prochaine élection et on vous aura plus qu'oubliés; heureusement que malgré l'inertie malsaine de certain syndicat les affaires arast continuent , à la fin la mama de la collectivité aura de sérieux comptes à rendre; pour ces vrais combattants, l'objectif est de l'envoyer tisser la dentelle à Domendeod

5.Posté par pseudo jetable le 22/05/2012 18:26
Avec 800000€ de déficit, une responsable syndicale et une dirigeante de proxim nous disaient ce midi qu’il n’y avait pas péril en la demeure et que la problématique de proxim n’était pas comparable à l’arast, que les salariées devrait se rassurer le déficit sera comblé cette année.
Sauf que :
PROXIM a un trou de 800 000€ pour 600 salariées. A l’échelle de l’arast le trou aurai été de 1 600 000€ pour un équivalent de 1200 salariées.
A PROXIM le prix payé par le CG est de 17,58€ par heure alors que le tarif métropole actuel est de 18,20€ soit un manque à gagner de 0,62 centimes d’€ par heure d’intervention.
Pour l’année 2005 A l’arast le prix payé par le CG était de 13€ alors que le tarif en métropole était de 16,34€ soit une perte de 3,34 par heure d’intervention.
Il n’y a pas photo entre les deux exemples.
Je ne parle pas des conditions de travail, de l’application de la convention collective de la branche aide à domicile, des intervacations, des frais de déplacements, qui ne sont nullement apposé à proxim et dans les autres structures de l’aide à domicile dans ce département « francais » que de nom.
Depuis ce matin, j’entends qu’il y a trop de chefs et de directeurs (créole), de locaux, de voiture, qu ils ont mal gérer, trop de tout………discours qui me ramène en 2009 ou des vautours lorgnait sur le cadavre encore chaud de l’arast avec les même argumentaires et dont faisait partie PROXIM.
Je ne vais pas tirer sur l’ambulance aujourd’hui, trop de gramounes et de familles sont concerné par ce problème. Malheureusement pour le secteur de l’aide à domicile, pour la majorité zembrocal du CG la prise en charge de nos ainés ne fait pas partie de leur priorité. A part mettre en place des chèques pour tout et rien à la fois, une photo sur le courrier, les mots « social » « cohésion » « intergénération » dans chacune des phases prononcées, rien de bien concret dans notre quotidien. J’allais oublier « femme de cœur » pour une fois de plus tromper les gens.
Et si cette majorité zembrocal modem,ps pcr, une bonne fois pour toute appliquait les mêmes critère dans le financement de l’aide à domicile dans ce département au titre de l’égalité des territoires ?

6.Posté par battle974 le 22/05/2012 18:59
Il est temps que le Conseil d'Administration arrête d'avaler toutes les couleuvres que sert leur Directeur ...

7.Posté par espion le 22/05/2012 21:20
i[u[La commune de Saint-Denis qui est responsable de la propagande]u]i

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales