Le projet de budget rectificatif pour 2012 défini par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lors d'une séance budgétaire qui s'est ouverte ce mercredi en conseil des ministres, prévoit 7,2 milliards d'euros d'impôts supplémentaires cette année.
L'effort portera donc sur les ménages les plus riches et les entreprises avec une hausse d'impôts qui sera portée cette année à 53% sur les ménages et 47% sur les entreprises.
L'effort portera donc sur les ménages les plus riches et les entreprises avec une hausse d'impôts qui sera portée cette année à 53% sur les ménages et 47% sur les entreprises.
Concernant l'année prochaine, 2013, la hausse des recettes serait de 13,3 milliards d'euros. Le tout complété par de nouvelles mesures de hausse des prélèvements dans le budget 2013.
Au nom de la "sincérité" et de la "prudence", le Premier ministre a revu à la baisse les prévisions de croissance. Le gouvernement table donc sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 0,3 % pour 2012 et 1,2 % en 2013, au lieu des 0,7 % et 1,7 % prévus auparavant. Malgré la crise, fidèle à la volonté du chef de l'Etat, le Premier ministre a réaffirmé l'engagement de François Hollande à savoir ramener les comptes publics à l'équilibre en 2017. Pour cela, dès l'automne, une loi de programmation des finances publiques sera mise en place pour tracer le chemin vers cet objectif.
"Redressement dans la justice"
Engagé dans la voie du "redressement dans la justice", le gouvernement prévoit deux étapes: le "collectif budgétaire" pour 2012, examiné à partir du 16 juillet par les députés, puis le projet de budget pour 2013, qui sera soumis au Parlement à l'automne.
Jérôme Cahuzac, ministre délégué au budget explique que le "collectif budgétaire" est voué à trouver les milliards qui manquent du fait de la détérioration de la conjoncture économique, mais aussi de "recettes surestimées par le précédent gouvernement". Ce dernier chiffre à 7,1 milliards d'euros le vide financier à combler.
Le nouveau gouvernement se veut différent de l'ancien et souhaite par tous les moyens tourner la page de la politique fiscale de droite. Pour cela, les grandes entreprises et les contribuables aisés seront dans sa ligne de mire, tandis que "les classes populaires et les classes moyennes" seront épargnées, comme l'a encore rappelé Jean-Marc Ayrault, mardi, à l'Assemblée.
La charge fiscale augmente donc de 7,2 milliards d'euros cette année par l'intervention du collectif budgétaire.
















