Société

Projet Lotus: Des architectes en herbe planchent sur l'accessibilité de St-Denis

Initié par l'école d'architecture de Barcelone il y a six ans, le projet Lotus (Let's open Tourism for Us), intégrant un programme européen pluriannuel, a été repris par l'école d'architecture de Montpellier depuis les trois dernières années. Un projet d'architecture se voulant à la fois "réaliste et utopiste" où une trentaine d'étudiants de six pays différents travaillent à rendre plus facile l'accessibilité des villes aux personnes en situation de handicap. Après Sète et Bonifacio, ces étudiants d'écoles d'architecture européennes s'attaquent désormais à la ville de Saint-Denis pendant 15 jours. Objectif de ce "workshop", donner une autre dimension à Saint-Denis en améliorant son accessibilité.


Projet Lotus: Des architectes en herbe planchent sur l'accessibilité de St-Denis
Depuis quelques jours, une trentaine d'étudiants en école d'architecture, de la 1ère année au Master, de six pays différents (Suède, France, Finlande, Italie, Espagne et Allemagne), associés à l'école d'architecture de la Réunion, sont à Saint-Denis dans le cadre du programme européen pluriannuel Lotus. Ce projet est organisé par l'école d'architecture de Montpellier et existe depuis six ans (les trois premières années ont été assurées par l'école d'architecture de Barcelone). Un projet visant à redéfinir l'accessibilité des villes aux personnes en situation de handicap. "On travaille essentiellement sur les villes balnéaires avec un relief complexe. Des villes qui possèdent une culture et un patrimoine riches", explique Ankel Cérès, architecte et enseignant à l'école d'architecture de Montpellier.

Dans le cadre d'un "workshop" d'une durée de 15 jours, les étudiants réunionnais, français et étrangers vont travailler à redéfinir de nouvelles normes d'accessibilité pour les personnes handicapées. "Une accessibilité au sens large. Tous les types de handicap sont pris en compte", poursuit l'enseignant. L'objectif est de trouver une solution aux problèmes d'aménagement urbain, en général peu adapté aux personnes handicapées même si des progrès sont constatés depuis quelques années. "On va trouver des aménagements particuliers. On va travailler sur les différents sens. Se focaliser sur le visuel, l'olfactif, pour améliorer l'accessibilité", précise Ankel Cérès. Les étudiants architectes vont travailler du Jardin de l'Etat au Barachois à la création d'une "charte" applicable à tous les endroits.

Des municipalités intéressées par leurs travaux

Les années précédentes, les villes de Sète et de Bonifacio sont passées entre les mains des étudiants. "Les municipalités ont été très intéressées par nos travaux. L'expérience menée à été très riche pour eux et ce que l'on a imaginé pourrait être mis en place dans les prochaines années. On demande à nos étudiants de mélanger la réalité et l'utopie, on leur demande de rêver à la ville de demain", souligne-t-il. Dans ces villes, les étudiants ont pu travailler sur des systèmes d'éclairage pour guider les personnes ou, plus surprenant, sur des rangées de fleurs. "Les fleurs car on cherche à travailler sur l'odorat pour les personnes mal voyante", ajoute-t-il. "On cherche à faire de l'architecture remarquable et identifiable à chaque point de la ville", précise Ankel Cérès.

Pour Margot, étudiante en première année d'architecture à la Réunion, l'expérience débute. "On a commencé à travailler en groupe ce matin en se mettant dans la peau de personnes handicapées. Cela nous permet de mieux cerner les problèmes d'accessibilité et comment aménager au mieux la ville. Cet après-midi nous allons travailler pour commencer à définir les solutions envisageables à Saint-Denis pour rendre la ville plus accessible", explique-t-elle.

Même si les étudiants concèdent qu'il y a encore "beaucoup de travail" à faire en matière d'accessibilité à Saint-Denis, leur véritable but est de remettre l'humain au "centre" en rendant la vie plus "agréable". Les étudiants remettront un premier compte-rendu de leur travail de réflexion ce samedi.
Mardi 23 Avril 2013 - 15:22
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1.Posté par jean Claude SAUTRON le 23/04/2013 18:55
Bravo a ces Etudiant (es), mais la municipalité brasse beaucoup de vent, ou sont les feux tricolores sonnantes, les trottoirs non adaptés aux abords de la villes (ex Champs Fleuri).
j'invite le maire quand il veut de faire un tour de la commune.
L' accessibilité concerne aussi les emplois.
La commune ne respecte pas les 6/100 prévu par la loi.
Quel est le taux de TH (Travailleur Handicapé) réservé dans les emplois aidés?

2.Posté par michel ravine blanche saint pierre le 23/04/2013 22:26
Toutes les collectivités de La Réunion sont "hors la loi" dans l'embauche des Travailleurs Handicapés, sauf le Tampon qui est au dessus des 6%.
Toutes les communes ne seront pas dans les normes d'accessibilité prévu par la Loi de Juillet 2005 en 2015, car tout cela à un coût (environ 25 millions d'euros pour la commune de saint pierre seulement).
Ce que font ces étudiants pourra que booster la mise en accessibilité de La Capitale pour tous, ce qui est bon pour un handicapé devient un confort pour tous.

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