Société

Prise en charge des victimes: Une ministre mauricienne regarde ce qui se fait ici

Une délégation gouvernementale mauricienne est dans notre département depuis mardi. Son objectif : apprendre de la méthode employée à La Réunion dans le traitement des violences familiales et des agressions sexuelles sur les enfants.


La ministre (à dr.) repart ce jeudi après avoir engrangé "plein d’informations" sur le Réseau VIF (ici avec sa présidente Geneviève Payet et le directeur de l’hôpital Gabriel Martin) et du dispositif d’alerte Grand Danger notamment
La ministre (à dr.) repart ce jeudi après avoir engrangé "plein d’informations" sur le Réseau VIF (ici avec sa présidente Geneviève Payet et le directeur de l’hôpital Gabriel Martin) et du dispositif d’alerte Grand Danger notamment
L’Ile Maurice n’échappe pas aux agressions envers les femmes ainsi qu’aux agressions sexuelles sur mineurs. De 1.500 à 1.700 cas de maltraitance vis-à-vis des femmes sont ainsi rapportés chaque année pour ce qui relève de la partie visible de l’iceberg. Chez les enfants, 6.000 cas de maltraitance (violences, viols) arrivent jusqu’au numéro d’alerte mis en place chez nos voisins, le 139. "Les chiffres augmentent mais les dispositifs ne suivent pas. Raison pour laquelle nous nous intéressons de près à ce que vous faites ici à La Réunion", affirme  Aurore Perraud, Ministre mauricien de l’Egalité des genres, du Développement et de l’Enfant.

Issue d’un gouvernement récemment installé fin 2014, elle affirme avec modestie être venue s’instruire de l’approche globale mise en place dans notre département. Un département dans lequel chaque jour 5 femmes portent plainte après avoir subi des violences, ce qui ne représenterait qu’un dixième de la réalité selon les associations locales.

"Nous n’avons qu’une seule association qui dispose d’un abri pour les femmes victimes de violences à Maurice", informe-t-elle. Les cas qui sont remontés à cette association dépassent ses capacités d’accueil d’une quarantaine de places même si deux autres organisations complètent le réseau, en étant spécialisées dans l’accueil des enfants cette fois. "A Maurice, c’est surtout l’Etat qui prend en charge cette question, nous n’avons pas l’apport que vous avez du secteur associatif", fait-elle savoir.

L’autre souci réside dans la prise en charge de la famille de la victime, indique la ministre. Même raisonnement auprès du jeune public dont l’hébergement en institution s’accompagne des plus grandes difficultés pour que la présence d’un parent se fasse en même temps. La prise en charge dans une institution n’est pas le meilleur endroit pour que l’enfant s’épanouisse, après la gestion de l’urgence, approuvent la ministre et ses collaborateurs. Il est également question d’autonomisation des personnes hébergées en centre. "C’est aussi ce que nous voulons mettre en place", indique-t-elle.

Ce mardi, sa visite ministérielle a débuté par la présentation du numéro 115 et de la prise en charge qui s’y rattache. Impressionnée, Aurore Perraud juge très intéressante la réponse immédiate apportée par la personne qui compose ce numéro de SOS, "de l’appel jusqu’à la mise en sécurité de la victime".

Reste à négocier ce qu’elle appelle la sortie de la femme battue du giron familial. La ministre indique vouloir étudier avec son collègue ministre du Logement "les possibilités d’hébergement pour ces personnes une fois que leur place n’est plus dans l’abri mis en place par cette association".
Jeudi 27 Août 2015 - 06:37
LG
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