Société

Prévention du suicide : "Il faut commencer très jeune" selon l'APS

Ce mercredi est marqué par la Journée mondiale de la prévention du suicide. C'est l'occasion de rappeler que ce fléau tue une personne tous les trois jours à La Réunion et que selon l'Association prévention suicide (APS), la prévention dès l'enfance sauvera des vies.


En cette Journée mondiale de la prévention du suicide, les bénévoles de l'Association prévention suicide (APS) de La Réunion sont attentifs aux appels de personnes en détresse, comme chaque jour, 24h/24.

Le numéro vert, le 0800 62 01 62, est toujours disponible et "si ça ne répond pas, il faut toujours rappeler car cela signifie simplement que notre agent est en ligne avec quelqu'un, ce qui peut parfois durer plus d'une heure", précise Danon Lutchmee Odayen, directrice d'APS qui ajoute que le peu de moyens de l'association ne leur permet pas d'avoir un standard.

Commencer la prévention dès l'enfance

C'est en écoutant les personnes au bout du fil que les membres de l'association ont réalisé que la source des "idées noires" et envies de suicide proviendraient de traumatismes subis tôt dans la vie d'un individu. Ces traumatismes se feraient ensuite ressentir davantage lors de "phases de vulnérabilité" comme l'adolescence, le moment où l'on tombe amoureux, où l'on divorce, où l'on perd son travail, etc.  

"Il faut comprendre qu'une personne ne se suicide pas simplement parce qu'elle a vécu un divorce, par exemple, explique Danon Lutchmee Odayen, mais c'est un ou plusieurs événements qu'elle a connu, souvent étant jeune, qui ressortent en ces moments de faiblesse. La goutte d'eau qui fait déborder le vase est l'incident de trop. Là où une personne saine rebondirait, une autre plus fragile ne le supporterait pas".

Viol, inceste, maltraitance physique ou morale, décès de proche... Ce sont selon elle "des choses qui ressortent plus tard".

C'est pour cela que l'APS intervient désormais dans les écoles dès les classes de sixième pour faire parler les enfants et sensibiliser les enseignants. "Une jeune fille a commencé à pleurer lors d'une de mes interventions et j'ai pu lui parler. Cela permet de proposer un suivi thérapeutique ou psychologique qui l'empêchera de se suicider à l'âge de 18 ans".

À La Réunion, une personne décède tous les trois jours et une tentative de suicide est faite toutes les six heures

Les chiffres à La Réunion restent stables, "ce qui est une bonne chose mais ce n'est pas l'idéal, précise Danon Lutmee Odayen, La Réunion ne présente aucune particularité par rapport à la métropole mais se trouve en zone rouge, comme d'autres départements de l'hexagone".

"Dans le monde, une personne meurt toutes les 40 secondes, à La Réunion, c'est tous les trois jours et les tentatives c'est toutes les six heures, rappelle-t-elle, c'est tout à coup plus inquiétant quand on connaît les chiffres".

Une journée de conférences et débats est organisée pour l'occasion à la médiathèque du Tampon ce mercredi.
Prévention du suicide : "Il faut commencer très jeune" selon l'APS
Mercredi 10 Septembre 2014 - 10:39
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1.Posté par jessy le 10/09/2014 13:01
Prévention du suicide : "Il faut commencer a prendre nos responsabilités dans chaque coin de la société


2.Posté par mi marche ec Melenchon le 10/09/2014 15:16
La crise économique a fait grimper le nombre de suicides

Par figaro iconEstelle Elkaim - le 18/09/2013
Selon les données de cette étude d'envergure internationale, la France se trouve parmi les pays européens les plus touchés.


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merci, l'UMPS

3.Posté par Gloseur sensE le 11/09/2014 23:11
A chaque mort non-naturelle, la même question revient : la personne s'est-elle suicidée ou a t-elle été assassinée ?
Ainsi, l'hypothèse serait que la victime, par exemple, de préjudices économiques et moraux, de pièges, de harcèlements téléphoniques, de piratage informatique, de cybercriminalité etc, pourrait se retrouver un jour être également victime d'un homicide.
Ou bien la personne suicidée a été volontairement poussée à bout ; ce qui signifierait un crime prémédité et presque sans preuve commis par l'auteur de l'homicide.
En référence, par exemple, à cette adolescente Anglaise qui s'est suicidée à cause de harcèlements et de calomnies répandues contre elle sur les réseaux sociaux.
Quant à la Justice et aux administrations, en amont du drame que faisaient-elles diriez-vous ?
Malheureusement, dans les faits lorsqu'une victime saisie la Justice ou une administration, en l'occurrence son établissement scolaire, il s'avère que souvent elles se bornent étrangement à des classements sans suite pénale ou à des méprisantes réponses implicites de rejet.
Dans une telle situation dramatique, le suicide n'a donc rien d'étonnant chez la victime, il serait même prévisible.
Ce qui signifie, par conséquent, un grave manquement au niveau de la prévention et aussi un grave dysfonctionnement de la Justice.

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