Présidentielles: Télés et radios demandent un temps de parole plus souple au Conseil constitutionnel
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Neuf radios et télévisions nationales ont demandé lundi 6 février au Conseil constitutionnel d'alléger la règle d'égalité entre candidats pendant la période électorale, en plaidant "une surexploitation médiatique" sans rapport avec la vie politique: "Elle prive téléspectateurs et auditeurs d'émissions de fond et empêche tout débat avec les candidats qui ont des chances d'accéder au second tour, alors qu'une campagne officielle sur les chaînes de radios et de télévisions publiques assure déjà l'égalité entre tous les candidats".
RTL, France Inter, France Bleu, France Info, France Culture, Europe 1, RMC, BFM Business et BFM TV revendiquent donc auprès du Conseil constitutionnel, pour une règle de temps de parole "limitée à la période de campagne officielle c'est-à-dire aux deux semaines précédent le premier tour de l'élection", au lieu des cinq envisagées aujourd'hui. "Les rédactions de l'audiovisuel que nous représentons tiennent à vous faire part de leurs plus vives préoccupations s'agissant des règles applicables en matière de temps de parole des candidats à l'élection présidentielle sur les antennes des services de radio et de télévision", ont écrit les neuf médias à Jean-Louis Debré, Président du Conseil constitutionnel, dans une lettre reprise par l'AFP. "Une situation qui n'existe pas chez nos grands partenaires européens qui ne sont pas moins démocratiques" Les médias français sont contraints à certaines règles et notamment de respecter la stricte égalité de temps de parole entre tous les candidats dès la communication de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel, généralement entre le 19 et le 21 mars. "Une situation qui n'existe pas chez nos grands partenaires européens qui ne sont pas moins démocratiques que la France, pas plus qu'elle ne concerne ni la presse ni internet, pourtant des vecteurs tout aussi importants d'information que l'audiovisuel", précise les médias protestataires. Sollicité plusieurs fois sur cette question, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a demandé au Conseil constitutionnel de réduire ce délai à deux semaines, ce qui lui a été refusé. Ce dernier estime que tout candidat légitime (ayant obtenu ses 500 signatures) a le droit au même temps de parole, sans traitement de faveur. Jeudi 9 Février 2012 - 11:54
Orly
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