Société

Préférence régionale à l'embauche: Mais au fond, c'est quoi être Réunionnais ?

Comment définir qui est Réunionnais ou ne l'est pas ? Difficile question à l'heure où la préférence régionale à l'embauche dans les DOM semble être une des priorités du gouvernement de François Hollande. En avril dernier, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a confié une mission au député-maire de Saint-Joseph, Patrick Lebreton. Objectif, trouver des dispositifs pour favoriser l'emploi des jeunes ultra-marins, aussi bien dans le public que dans le privé.

Un débat qui passionne localement mais peut vite déraper. Il n'y a qu'à se remémorer l'exemple récent du poste de directeur de l'Agorah, promis à une métropolitaine travaillant en Guyane et qui n'avait pas pu être recrutée car n'étant pas réunionnaise. Lever de boucliers de la part d'associations et même du Conseil régional qui avait annulé son recrutement. Il faudra attendre pratiquement un an pour qu'une directrice, d'origine réunionnaise par son père mais n'ayant jamais vécue à la Réunion, soit recrutée. Du jamais vu.

A l'heure où la crise frappe durement la Réunion, l'emploi se fait de plus en plus rare et le chômage explose, les positions se tendent pour définir qui est Réunionnais, qui ne l'est pas et qui peut avoir accès en priorité à un poste. Mais alors au fond, c'est quoi être Réunionnais ? Historien, sociologue, professeur ou bien encore militant associatif tentent d'éclairer notre lanterne.


Préférence régionale à l'embauche: Mais au fond, c'est quoi être Réunionnais ?
Si je prends mon exemple, je suis un "zorey", j'habite à la Réunion depuis plus de sept ans. Je vis, je dors, je mange réunionnais, mais pour autant est-ce que je suis Réunionnais ? Difficile question ! Pour certain, ce sera non, pour d'autres ce sera oui… La mission confiée à Patrick Lebreton portant sur la régionalisation de l'emploi dans les DOM s'annonce délicate. La notion d'appartenance ou d'origine parait compliquée à définir. Il n'y a qu'à se pencher sur l'Histoire de la Réunion où le brassage des cultures et des populations a fait la richesse de notre île. "Difficile de dire qui est Réunionnais dans la mesure où l'île était déserte au départ. Cela pose problème à ceux qui sont à la recherche de leur identité. Il y a 300 ans, ce sont les métropolitains qui se sont installés ici et sont devenus les créoles d'aujourd'hui", explique l'historien Olivier Fontaine.

"Si on pouvait revenir en arrière et prendre une photo de la population à un instant T au cours des différents siècles, nous n'aurions pas les mêmes résultats (…). A chaque siècle, la Réunion a connu une vague d'immigration différente. Un grand mix qui a fait le visage de la Réunion aujourd'hui. Mais alors pourquoi fermer la porte aujourd'hui ?", s'interroge-t-il. Une réflexion poussée par les dérives entrainées par le débat sur la préférence régionale à l'embauche. Cible privilégiée depuis quelques mois, les métropolitains qui viennent "prendre" le travail des Réunionnais. "Le syndrome de la goyave de France, qui serait meilleure que la nôtre, est encore d’actualité. Dans certains secteurs, les zoreys sont encore préférés aux créoles. Il y a une petite révolution culturelle à accomplir sur ce sujet. Mais ça ne se décrète pas. Il faut que tout le monde participe", avait expliqué Patrick Lebreton dans les colonnes du Jir le 6 mai dernier. Comme exemple concret, il n'y a qu'à prendre le cas de Mireille Ruis qui devait prendre la tête de l'Agorah pour, au final, ne jamais poser ses valises dans notre île, n'étant pas réunionnaise.

"Discours proche des périodes les plus sombres de l'Histoire"

Cette dérive ne s'arrête pas seulement aux "zoreys" et touche également, depuis quelques années, les Mahorais ou les Comoriens. "La xénophobie se manifeste également contre les Mahorais qui viennent "voler" le travail (…). A chaque période d'immigration, il y a toujours eu un repli face à l'étranger par ceux qui se définissaient comme réunionnais (…). Il n'y a rien de nouveau sous le soleil et les mentalités n'ont pas beaucoup évolué", ajoute Olivier Fontaine.

Et l'historien va plus loin dans sa démarche. "Qu'est ce que l'on va faire ? Une grille sélective pour dire qui rentre ou ne rentre pas à la Réunion. Quelle est la logique ? C'est un sujet dangereux. La Réunion est un département français (…). Imaginez la démarche inverse. Les associations monteraient au créneau si en métropole on expliquait qu'il n'y avait pas de travail pour ceux qui viennent des DOM. Par contre dans l'autre sens ça ne choque pas (…)", poursuit-il, regrettant qu'aujourd'hui "certains élus" aient un "discours proche des périodes les plus sombres de l'Histoire".

"Dans 100 ans, les métropolitains installés ici seront une nouvelle fois les créoles de demain", assure-t-il. Bis repetita. Pour lui, difficile de définir le Réunionnais, tant le brassage de population et l'absence de peuplement de l'île au départ, fait de nous tous des immigrés venus s'installer à un moment donné.

A défaut d'être une solution, un problème ?

Autre point de vue, autre personnalité de la société civile. Pour Erik Murin, président du CRAN à la Réunion, la régionalisation de l'emploi, à défaut d'être une solution, se transforme aujourd'hui en problème. "On entre dans des complications impossibles", explique-t-il. "Ce débat devait avant tout résoudre un problème économique et ne devait pas devenir un débat passionné. On est parti d'une solution au plus haut niveau de l'Etat, rendre les Réunionnais plus facilement employables à la Réunion. Au final on en fait un problème", ajoute-t-il. Mais Erik Murin y va tout de même de sa petite définition du Réunionnais. "Un métropolitain, un Chinois ou encore un Malgache qui a des intérêts affectifs, moraux et matériels peut être Réunionnais, au-delà de ça il ne l'est pas (…). Etre Réunionnais c'est avoir une existence à la Réunion", souligne-t-il. Au moins ça a le mérite d'être clair.

Dans sa définition, Erick Murin est rejoint par Pierre Gauvin, professeur des écoles et enseignant en créole. "Etre Réunionnais se traduit par un sentiment d'appartenance, sa culture et sa façon de vivre", explique-t-il. Pour cet enseignant, cette volonté de mettre en avant la préférence régionale existe ailleurs que dans les DOM et est déjà appliquée dans certaines régions françaises. Pierre Gauvin revient sur une expérience personnelle, vécue en métropole lorsqu'il faisait ses études. "J'étais parti étudier à Poitiers. J'ai voulu poursuivre mes études en STAPS mais il m'a fallu une dérogation car je n'étais pas du coin. Comme j'étais athlète de haut niveau j'ai pu être intégré", précise-t-il. Comme d'autre, Pierre Gauvin milite pour le recrutement local à compétence égale. "Le débat est d'actualité et important. Aujourd'hui c'est la crise, les emplois sont rares à la Réunion. A diplôme égal et compétences égales il faut prendre les Réunionnais", avance-t-il. "Mais on n'interdit pas aux métropolitains de venir", rassure-t-il.

Le Réunionnais sous l'aspect identitaire et administratif

Mais qu'en pense un sociologue ? Laurent Médéa, titulaire d'un doctorat de sociologie culturelle et auteur notamment d'un ouvrage intitulé "Kaf études pluridisciplinaires", avance deux définitions, le Réunionnais au niveau identitaire et celui au niveau administratif. "Sur l'aspect identitaire, un Réunionnais est une personne dont le droit des aïeux remonte à au moins trois générations, qui participent et pensent créole. C'est un attachement lié aux ancêtres par leur mort", analyse-t-il. L'exemple concret est le 1er novembre à la Réunion. "Ce jour, chaque Réunionnais va sur la tombe de ses ancêtres. C'est un lien direct avec l'ancestralité, l'histoire, la culture et l'identité", explique-t-il. En dehors de l'aspect identitaire, il y a également l'aspect administratif ou juridique. "Jus soli ou droit du sol", lâche-t-il. Habiter ou naître à la Réunion même si "on ne parle pas créole", précise Laurent Médéa.

Sur la forme, plusieurs définitions s'offrent à nous pour déterminer qui est Réunionnais ou ne l'est pas. L'aspect identitaire ou l'aspect administratif peuvent être utilisés. Chacun peut se faire sa propre idée. Sur le fond, le débat sur la préférence régionale à l'embauche ne cadre pas avec la constitution française. Si les collectivités d'outre-mer (Saint-Pierre-et-Miquelon, les îles Wallis et Futuna, la Polynésie française, Saint-Barthélemy, Saint-Martin) peuvent pratiquer cette préférence selon l'article 74 de la constitution, pour beaucoup de personnes, le principe de préférence régionale s'apparente à un principe de préférence nationale pas toujours bien vu et souvent défendu par des partis "extrémistes".

En attendant, Patrick Lebreton a jusqu'au 2 septembre pour rendre son rapport de mission. Arrivera-t-il à définir selon la loi qui est Réunionnais ou ne l'est pas ?
Mercredi 5 Juin 2013 - 16:12
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1.Posté par GroKafrine le 05/06/2013 16:40
Préférens rézional: komen évite le déba ékonomik pou laisse la povreté ogmenté é ashté bann zélecteur oki.

2.Posté par lolo le 05/06/2013 16:48
Hors-sujet je pense. Tous ces spécialistes ont leur point de vue, chacun son idée sur la question, mais il s'agit surtout ici de privilégier l'embauche locale, réunionnais ou pas. Le plus simple serait de privilégier les gens habitant à La Réunion car il s'agit bien de faire baisser le chômage des gens qui habitent à La Réunion. Ce seul critère me semble bien, et évite les dérapages incontrôlés qui ne manqueront pas.
Première priorité donc: cesser de faire venir des zoreils à grands frais sans même regarder si il y a des personnes compétentes localement, ça se fait encore beaucoup trop!

3.Posté par dossier RQTH le 05/06/2013 16:48
lol tout le monde fait semblant de se poser la question soit disant insurmontable. Pourtant il y a quelques années les administrations avaient inscrite la preference domienne dans leur regle de mutation et tout le monde s'en réjouissait.

4.Posté par le réunionnais le 05/06/2013 17:08
"Si je prends mon exemple, je suis un "zorey", j'habite à la Réunion depuis plus de sept ans. Je vis, je dors, je mange réunionnais, mais pour autant est-ce que je suis Réunionnais ?"
NON/NON/NON/NON/NON....................................................................NON/

5.Posté par stringficelle le 05/06/2013 17:18
La plus grande bataille de tout groupe opprimé dans une société raciste, telle que la France c’est la bataille pour reconquérir identité et mémoire collectives. Au niveau de la culture, le racisme vise à dénier aux populations d'origine africaine, amérindienne, asiatique et latino leurs propres voix, leurs propres histoires et traditions. De la position avantageuse du racisme, ces gens là n'ont aucune « histoire » qui mérite d'être racontée ; le récit principal tissé dans la hiérarchie nationale des préjugés, privilèges et du pouvoir blancs, constitue la seule expérience légitime bonne à savoir.

Frantz Fanon dans Peau noire, masques blancs fait le constat que le plus grand triomphe du racisme, c'est quand les Noirs perdent le contact avec leurs propres culture et identité, cherchant à transcender leur condition d’opprimés en tant qu’ « autres » en devenant quelque chose qu'ils ne sont pas.

En 350 ans d'histoires réunionnaise, le concept de race est central pour comprendre et décrire la réalité d’une structure sociale basée sur la hiérarchisation des êtres humains en fonction de leur appartenance supposée ou réelle à une culture, une origine, une religion, définies comme « autres », c’est-à-dire le plus souvent comme « extra-européennes ».

Nous vivons maintenant dans une époque où on nous fait croire que colonialisme a été démantelé. Peut-être n'est-il pas surprenant qu'un nombre croissant de notre peuple prenne négligemment pour acquises les victoires démocratiques réalisées – le droit de voter et d'occuper des fonctions électives, ou encore l'accès égale à l'emploi – manquant de reconnaître que ce qui a été gagné au cours des siècles de luttes peut être enlevé. Bien qu'ils soient les premiers bénéficiaires de la lutte pour la liberté, ils s'en distancient.

C’est que pour ceux qui résistent, derrière l’appropriation des mots de liberté, de justice, de droits des peuples par les tenants de l’ordre impérial et néocolonial, se révèle, dans la misère et l’exploitation, la perma­nence de la laideur du désordre du monde. La domination a changé un peu dans ses formes et tente de violer le sens des mots. Mais pour ceux qui vivent la réalité de l’injustice et la violence, l’aliénation et l’exploitation, la lecture de Fanon aide à décrypter les nouvelles superstitions diffu­sées de manière insidieuse par des médias, comme avec ce genre d'article, dont la fonction est de vendre les esprits aux marchands.

Le travail de déconstruction de l’ordre établi effec­tué par Franz Fanon est d’une utilité inestimable à l’heure où sous l’injonction des « marchés » des peuples découvrent, dans la douleur, qu’ils sont toujours un « tiers monde », pour ne pas dire des « sous-hommes », pour des oligarchies d’autant plus puissantes qu’elles ne sont plus « réunionnaises ».

6.Posté par kréol le 05/06/2013 17:31
mais il faut dire les choses comme el sont a la Réunion les patrons ont beaucoup de préjugés sur les jeunes qui viennent de quartier di "sensibles" et a l'heure d'aujourd'hui bcp de jeunes vont ailleurs pour trouvé du travail il n'y a pas vraiment l'égalité des chances : c'est le père ki embauche sn fils, le tonton son neveu ou sinn paske t le fils ou la fille de tel personne la tu pe mé le reste ben aten toujours... ben c a bonne réunionnais de valorise a zot un pe bouge po zot gagn pain o lieu assiz et koz dann radio !!
les vrais aussi kome i di ke la Réunion t désert nous la été amené par bateau mé bne premier t komandèr blan, esclaves malgaches, esclaves africains ... La réussite lé po sak i ve vrément et ki sa rodé...

7.Posté par durandal le 05/06/2013 17:38
Je suis outré par cette décision, car dans ce cas en métropole on n'embauche plus de Réunionnais

8.Posté par Tanbi le 05/06/2013 18:03
Julien,

Le réunionnais c'est par exemple celui qui ne se poserait jamais la question de savoir s'il retourne en métropole le jour où la Réunion deviendrait un pays indépendant.

9.Posté par chikun le 05/06/2013 18:05
Etre réunionnais c'est être à l'affut des bons plans et manger à tous les rateliers. C'est ramasser la manne (tombée du ciel !!) . C'est mordre la main qui nourrit. C'est faire l'imbécile et totosser le patron à la moindre occasion. C'est ne pas avoir le moindre respect pour son travail et ses semblables.
C'est exiger tout quand on ne vaut rien et être soutenu par des syndicats d'un autre âge qui cherchent la guerre civile.


Etre réunionnais c'est, heureusement, être chrétien et partager , un peu, la surrémunération. Le jour ou la religion catholique va péricliter le bordel le plus infâme va s'installer à la réunion.
Dire que l(d)es syndicalistes mettent mettent leurs enfants dans des écoles privées catholiques, c'est vraiment avouer que tout ce que fait la CG... et le P.. ne vise qu'à transformer les humains en crétins lobotomisés machines à voter """"BIEN"""" . Pourquoi ces syndicalistes mettent-ils leurs enfants dans les écoles catholiques ? Parce que le public qu'ils soutiennent ne vaut rien.
Hélas, la franc maçonnerie est plus que présente dans les OGEC et à l'UROGEC.
Je fais confiance à l'évéché pour virer tous ces pourris anti Kto des écoles catholiques.

10.Posté par le 05/06/2013 18:18
On n'est pas Réunionnais. On est Français !!!!!!
La préférence au recrutement local ne devrait concerner en priorité les Français qui habitent dans le département de la réunion au moment ou ils postulent à la fonction.

Tout le reste n est que du racisme habituel de ceux qui pensent que l'île leur appartient alors que la Réunion ne vit QUE grâce à l'argent de la métropole et de l'Europe.
C'est vrai qu'on pourrait demander l'indépendance totale, comme l'a fait brillamment Madagascar... C'est aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres du monde.
Arrêtez de délirer et mettez vous à bosser. Se plaindre n'a jamais aider à trouver du boulot. Envoyez vos enfants à l'école, apprenez leur à parler et écrire correctement en Français et vous leur offrirez un bel avenir, que ce soit à la Réunion, à Paris, en Bretagne ou dans n'importe quel autre département Français.
Le réunionnais est un attachement culturel, rien de plus. On naît et on est tous Français avant tout !

11.Posté par Fait pitié !!! le 05/06/2013 18:22
A Madagascar , ils disent :
un réunionnais , c est un malgache en voiture !!!
Donner leur l indépendance et prenez Nous !!!

A Mayotte , ils disent :
un réunionnais , c est un gars y reste son case et payé !!!
Nous veut pareil !!!

A Maurice :
un réunionnais , Gardez les, D'emmerder vous !!!

12.Posté par parameshwaram henbejiha le 05/06/2013 18:27
Moi ce qui me sidère c est qu on ose demander "c'est quoi être réunionnais"
on ne demande pas "c est quoi être breton" "c est quoi être basque" ou "c est quoi être catalan"
mais on pose la question c est quoi être réunionnais... la convoitise de certains pour les terres alentours font naitre des débats qui font penser que les français décidément ne change pas de comportement! "quand zot i rale le ker su un zaffer zot i fé toute pour avwar zaffer la"
en gros pour l ensemble des réunionnais qui se sentent réunionnais, être réunionnais c est être né ici, ou avoir vécu ici suffisamment longtemps pour s être intégré (ce que les français exigent de leurs immigrés en France n est ce pas?) être intégré je veux dore par la parler le creole, avoir cet esprit particulier qui résumé notre culture métissée... les "komors", derniers arrivés, se sont parfaitement intégrés par exemple, ils parlent créoles a partir de la deuxième génération, se mélangent avec les réunionnais du cru, et ce malgré les discriminations qu ils ont subis et qu ils subissent parfois encore... les metros malgré des décennies de présence en ces terres ne vivent pas au milieu de nous mais a coté de nous... ils méprisent ce que nous sommes, ce que nous mangeons, ce que nous chantons, ce que nous dansons... j ai parlé a un ami basque de cet débat pour savoir ce qui définie être réunionnais... il était mort de rire.... les convoitises.... tout un débat... moi en ce qui me concerne j ai vécu 20 ans en métropole, ai aimé des métropolitaines, mangé métropolitain avec le respect de circonstance, dansé dans des lieux metros (quand je parvenais a entrer) voyagé avec des metros mais je suis resté réunionnais.. c est en soit, un etat d esprit comme un marseillais sera toujours un marseillais et un breton sera toujours un breton... que des personnes qui sont arrivés a la réunion il y a quelques années (voire pire il y a quelques mois) puissent demander "c est quoi être réunionnais" alors qu ils n ont pas d ancêtres ici, pas de caveaux dans un quelconque cimeterre, pas de familles sur place pour la majorité d entre eux, pas de souvenirs communs a partager c est un MÉPRIS effroyable de ce que nous sommes.

13.Posté par SOLEIL le 05/06/2013 18:42
Préférence régionale à l'embauche ou Préférence Familiale à l'embauche?
Toute est la question

14.Posté par Logique le 05/06/2013 18:52
La façon la plus courte de dire qui est réunionnais est de dire qui ne l'est pas, et là on tombe forcément sur tout un tas de critères d'exclusion qui génèrent des contradictions ingérables.

En tant qu'employeur, je préfèrerais embaucher à compétences égales des candidats d'ici (qui ont de fortes attaches ici et qui y ont déjà vécu au moins plusieurs années) pour une raison toute bête:
les gens qui viennent d'ailleurs et qui ne connaissent pas La Réunion, un bon pourcentage d'entre eux s'en vont après quelques années parce qu'ils en ont fait le tour, ou qu'ils ont le mal du pays, ou que la bougeotte qui les a amenés là les attire encore ailleurs.

Maintenant, si personne localement n'a l'expérience requise et qu'un candidat se présente depuis la métropole avec de fortes attaches ici et les compétences requises, c'est une chance de ne pas passer des mois à former quelqu'un qui risque de repartir trop vite, surtout pour certains types de postes.

Ce ne sont pas des critères d'appartenance, ce sont effectivement des critères d'attachement qui prévalent pour être légitimes du point de vue de l'employeur.

15.Posté par lastic le 05/06/2013 19:13
Je constate que les zoreils ont vite fait de se déclarer Réunionnais et de le revendiquer. Par contre pour un Réunionnais il est très difficile de devenir un Ardéchois, Charentais etc... quand il est en Métropole (et comme dit Coluche c'est encore plus difficile s'il est noir, gros, et moche).

Chercher l'erreur.

16.Posté par Logique le 05/06/2013 19:20
Post 9:
Limite trollesque, tout en nuances et en respect, comme d'habitude...

17.Posté par David Asmodee le 05/06/2013 19:26
Débat inutile.

Je suis Réunionnais. Je suis né dans notre colonie, comme mes parents.

Je ne vois pas l'intérêt de privilégier l'embauche des locaux. Il faut privilégier l'embauche de celui qui a envie de bosser.

"mwin lé désolé pou ou, travailler lé pas avantageux pou mwin"
" c'est kwé ou appelle bonne heure ou ? Pou mwin bonne heure le matin, c'est 9 heures"
" mmmm ? Travaille le samedi ? i gagne pas.... a mwin plutôt la fête mwin"

- Bonjour Monsieur. C'est le Pôle Emploi. je viens aux nouvelles. Vous avez trouvé quelqu'un parmi ceux que je vous ai envoyés ?
- euh... non. 3 sont venus sur 20.
- écoutez, je vous fais parvenir une seconde liste.... essayez de les appeler pour les convaincre de venir à l'entretien....c'est des bons marmailles....il faut juste flatter un ti pé...


Véridique.

18.Posté par zzzzzzzoro le 05/06/2013 19:33
Je suis zorey, je vis et travaille ici, je n'ai pas été embauché de métropoles j'ai rejoins ma copine qui vit ici.
J'ai été confronté a des refus, durant ma recherche d'emplois, du fait de mon origine, ce que je peux comprendre car à compétences égales il faut favoriser la personne qui vit ici depuis plusieurs générations. Pas de problème c'est juste. De même je comprend que les réunionais soit choqués quand les entreprises font venir des zoreils sans avoir chercher ni a recruter ou encore moins a former localement.

Mais je suis choqué qu'on souhaite en faire une loi. Car dans ce cas d'autres profiteront de cette discrimination pour que des lois identiques soit voté en Métropoles.

Ainsi vous ne serez donc pas choquer que toutes les grandes écoles de métropoles refusent vos enfants car toutes les places seront réservés aux métropolitains ? Comment pensez vous que les gens réagiront à l'heure où le mot récession est à la mode ? C'est facile de prendre que les bons cotés des aides du conseil générales, la Régions et de ne pas vouloir du reste.

De même pour les emplois, a ce que je sache une forte majorité de réunionnais qui quittent la Réunion pour travailler en métropoles le font pour un poste qui fera évoluer leur carrière, ne me faite pas croire qu'il partent pour devenir pompiste en métropole. Pensez vous que à Paris, ne travaillent que les gens né a Paris ?

Pour moi ce sont des fausses solutions qui diviseront la Réunion.

Chercher a différencier, a étiqueter les gens n'a jamais apporter le bonheur ni créé des emplois.

19.Posté par Ti kreol le 05/06/2013 19:42
Olivier Fontaine ferait bien de reprendre le chemin des cours d'histoire, pour comprendre que comparer la situation en métropole et à la Réunion ne peut pas se faire en ignorant les rapports de domination socio-historiques qui ont lieu depuis 300 ans. Des rapports de domination coloniale.
Dire qu'un pays comme la France qui refuserait le recrutement de créoles est équivalent à la Réunion refusant le recrutement de métropolitain est tout simplement faux, et de mauvaise foi. C'est faire fi des structures sociales en place dans l'île, des inégalités structurelles en place depuis la colonisation.
C'est au final dire que la discrimination positive (pour enrayer des déséquilibres) ça serait la même chose que la discrimination pure et simple (une oppression d'un groupe sur un autre groupe, à cause de sa langue, sa couleur de peau, sa culture).
C'est le discours pseudo-universaliste jacobin de base, qui permet aux inégalités de perdurer Ad Vitam Aeternam en France.

20.Posté par ndldlp le 05/06/2013 20:08
19
+1

21.Posté par mi marche ec Melenchon le 05/06/2013 20:11
une chose est sure: il faut renvoyer les fachos comme chikun en urugay

22.Posté par pour le plaisir le 05/06/2013 20:26
le beurre et l'argent du beurre: l'argent de la France mais pas les zoreils...

Ce sujet ne devrait pas avoir sa place dans une démocratie, il est l'expression même du cynisme de nos hommes politiques: plutôt cliver la population pour forcer la formation d'un "camps/klan" pour les maintenir au pouvoir que rassembler pour chercher des solutions....le cynisme absolue, parfaitement connu en interne à l'UPMS et parfaitement inexistant dès que l'on s'adresse à l’extérieur de l'oligarchie.
Zérault comme Sarko: des ordures, rien de plus...

En fait C'est Chirac qui a pondu le programme de Hollande ( on aurait du s'en apercevoir: il l'a toujours soutenu durant la présidentielle!): la fracture sociale? c'est maintenant...

Alors s'il vous plait, ne tombez pas dans le piège: c'est un non-sujet...

23.Posté par SOLEIL le 05/06/2013 20:35
L'emploi se fait rare pour les Réunionnais mais pas pour les Métropolitains pour des postes de supérieurs dans les collectivités
De même que l'emploi ne se fait pas rare pour les enfants et amis des élus dans les Mairies
Un Réunionnais parti de longues années pour étudier et travailler en dehors de la Réunion, lorsqu'il reviendra dans son pays à diplômes équivalents et ancienneté son salaire ne sera pas le même que celui d'un Métropolitain

24.Posté par pour le plaisir le 05/06/2013 20:36
@post16:
d'accord avec vous/ post 9, la première partie est une provocation à la limite de la méchanceté gratuite tellement il n'y a rien de drôle et gâche la suite du post... qui est malheureusement vrai: les "pseudo" dirigeants des organismes de gauches à la Réunion élèvent leurs enfants loin d'un peuple pour lequel ils n'ont que bien peu d’empathie...et une excuse parfaite: "nous tenons nos enfants éloignés en raison du risque qu'ils puissent souffrir des exactions des enfants des opposants à l'action politique de leurs parents..."

25.Posté par serget le 05/06/2013 20:47
Bonjour,
je suis grenoblois et fier de mes racines, j'apprécie depuis 10 ans d'être à la Réunion, marié avec une réunionnaise et trois enfants nés à la Réunion.
Mais la préférence régionale me dégoute, pour moi, cela entretient les pires accents xénophobes et racistes. mon père était ouvrier en usine dans les années 50 à 70. Je ne me sens pas fils d'esclavagiste, il bossait souvent deux fois 8 heures pour faire bouillir la marmite.
Or, à la Réunion, le premier réflexe est toujours que tout est du à ceux qui n'ont pas le courage de bosser et d'aller ailleurs et s'engager. Je trouve triste que des députés dits de gauche entretiennent ce populisme complaisant, comme la préférence régionale ou l'usage de la langue créole et sa transcription phonétique qui le rend abscond à la lecture, et dont l'usage quasi exclusif dans les classes populaires en fait un formidable outil de ségrégation sociale.
Je pense surtout que les jeunes doivent s'ouvrir à d'autres horizons, à la métropole comme à d'autres pays européens ou émergeants.
La métropole a accueilli, parfois voire souvent avec du racisme les réunionnais, les antillais, etc, mais ils ont pu s'installer, trouver du travail , s'intégrer et parfois revenir (ce sont souvent eux les plus critiques sur les autochtones qui n'ont jamais bougé leurs fesses et qui croient que tout leur est du, au nom de la prétendue réparation)
Comme par hasard, ce sont les couches aisées, les familles zarabs, les riches malbars ou les bobos métropolitains qui envisagent le plus d'envoyer leurs enfants à l'étranger et ne parlent jamais créoles à la maison.
Pour les autres, c'est l'abandon.
Formons nos jeunes, ouvront les sur un ailleurs et laissont venir ceux qui sont les plus compétents, d'ou qu'ils viennent.
J'en ai marre d'entendre ces rengaines racistes" zoreils deors ou préférence régionale"
Ou alors,allez au bout de la logique: isolons nous sur notre ile, préférence régionale et créole, puis allons au bout du raisonnement: préférence régionale aussi dans les régions françaises , puis foutons tous les zoreils dehors
Pourquoi pas, on reprend le bateau, on reprend notre pognon (il n'y en a plus beaucoup en France pour se payer une danseuse infertile) et on vous laisse vos bananes!!!!!!!!!

26.Posté par david Vincent le 05/06/2013 20:58
" Difficile de dire qui est Réunionnais dans la mesure où l'île était déserte au départ ..." Pourtant ,ça coule comme une évidence , est réunionnais quiconque qui descendrait des cinq divers peuplements créoles originels de l'ile , à savoir yab , kaf , malbar et z'arab et chinois . Etre né à la Réunion n'est pas une condition suffisante , ce qui peut être le cas des malgaches , des hordes comoriennes récentes ... ainsi un berger allemand né en chine ne devient pas pour autant un berger chinois .

27.Posté par kozeman974 le 05/06/2013 21:00
Poste 19 devrait revoir ses cours de collège... Il pourrait comprendre que la France a été soumis aux romains pendant plus de 500 ans et que tous nos ancêtres gaulois ont connu l'esclavage. Que 7 millions de juifs ont été privé du droit de travailler parce qu'il n'étaient pas de la même "race" que ceux qui ce croyaient le peuple "pure" de l'Europe. 5 millions parmi eux ont été assassinés dans les chambres à gaze. Ce débat est une vaste hypocrisie à 1 an des élections et qui revient tous les 6 ans. Le populisme est de retour ainsi que son lot d'appelle à la haine... Ma famille est arrivée il y a plus de 200 ans à la Réunion et pourtant, certains ne me juge que par la couleur de ma peau... Mon oncle est né en Inde et travail ici depuis dix ans, il n'a jamais eu de remarque raciste et on ne l'a jamais traité de zoreil. On ouvre la porte de la haine et nous causerons notre perte car si se projet aboutit, se sera le premier pas dans la direction de notre indépendance car de plus en plus de métropolitain savent que la Réunion n'est plus sur une terre de tolérance. La tentation de nous donner l'indépendance sera alors grande...

28.Posté par kersauson (de) P. le 05/06/2013 21:08
perso ma famille branche rényonnaise descend du Lt de vaisseau PERRIERE (de la) qui en 1810 arriva ici suite à la défaite de moriss. et depuis on y est ! discrets certes mais bien rényonnais! 20 générations . a part ca on est tous a droite a gauche sur telle ou telle mer mais on fait escale tres souvent ici ou a moriss ou a rodrigues. ici on est une 15zaine de personnes "fixes" .
bon on cherche rien ! pas besoin d avoir des emplois reservés ! on demande rien à personne.

dans notre autre fief en Bretagne on interdit pas aux parigots de venir bosser
kenavo nou retrouv'

29.Posté par Comarese le 05/06/2013 21:21
"Il y a 300 ans, ce sont les métropolitains qui se sont installés ici et sont devenus les créoles d'aujourd'hui"!!!!

Si cela n'est pas du révisionnisme... Ainsi donc il y a trois cents ans, point de malgaches, point d'africains, points d'indiens, etc. Et pourquoi pas point d'esclavage et point d'engagisme. Qui est cet Olivier Fontaine?

Car quel "blanc" aujourd'hui à la Réunion, peut affirmer qu'il n'a pas d'ancêtres malgaches, etc.
La première naissance à la Réunion vient d'un papa français et d'une maman malgache.

Pour paraphraser Olivier Fontaine: "Difficile de dire qui est Français (ou allemand, ou italien, ou anglais) dans la mesure où le territoire était désert au départ, il y a 250.000 ans!"

Comme Érik Murin, il faut dire: "Être Réunionnais c'est avoir une existence à la Réunion". C'est simple.

30.Posté par Vipère le 05/06/2013 21:53
"Si on pouvait revenir en arrière et prendre une photo de la population à un instant T au cours des différents siècles, nous n'aurions pas les mêmes résultats
erreur grossière l'expression correcte est "instante" (issue du latin) et non "instant T"
Monsieur Olivier Fontaine pour un historien vous la foutez mal !

31.Posté par David Asmodee le 05/06/2013 22:06
En tout cas, c'est le genre de débat qui fait mouiller. Mais quand il y a une offre d'emploi de maçon, de chauffeur, de jardinier...y'a plus personne.

Allé batte bob donc...

32.Posté par pat974 le 05/06/2013 23:13 (depuis mobile)
Du grand n'importe quoi. Debat populiste qui n'a d'interet que la manipulation de l'esprit des gens envers celui qui representerait le mal de vos maux. J'y crois pas ! du rasisme a l'envers et sur la place publique. Mais ou sont les assos anti-raciste afin de mettre fin a se debat debille d'un autre temps.
Je vais me justifier comme quoi on est se que l'on est, mais pas forcement se que l'on souhaite.Depuis 1792 je suis descendant de Creole et de mere Espagnole qui a fuit le Frankisme et je suis ne en metropole.J'ai epouse une beurette dont la mere etait Chti et le pere ne en Algerie et Francais. Nous avons de beau marmailles ne dans les coins de metropole.Aster nou vie ater la sur la terre de mes ancetres et mwen le se que mi veut.Mais chez nous, de par notre diversite sanguine ne pouvons tolerer ces propos xenophobe. Les valeurs que m'ont inculques mes parents et grand parents sont trahis par celle que veut se donner notre belle ile pour des besoins de combat identitaire en se tirant une balle dans le pied.

33.Posté par madinina le 06/06/2013 02:05
Toujours ce pwoblem identitaire ici a la Reunion qui est creole qui ne l'est pas amusant tout ca !
Je ne suis moi meme pas de la reunion originaire des antilles j'ai pu tout de meme trouver du travail ici avec mes autres collegues antillais nous travaillons tous il faut dire qu'on est debrouillard faites en de meme au lieu de critiquer les zoreils qui travail certains bossent durent!!

34.Posté par yabos le 06/06/2013 08:07
Réunionnais d'origine, j'ose le dire, mais ancêtres son pourtant arrivés de Bretagne et j'en suis fier. J'ai quitté mon île jeune et j'ai travaillé en métropole pratiquement pendant 35 ans. On ne m'a jamais demandé quelles étaient mes origines. J'ai été recruté sur mes compétences , sur concours. Je suis Français avant tout, secondairement Réunionnais. Mon grand tort a été de revenir à la Réunion pour la retraite et maintenant je le regrette, ainsi que mon épouse.. Petite île, esprit étroit, jalousie à tour de bras, la di la fé à longueur de journée, méchanceté gratuite, violence pour un oui ou un non, J'ai honte de l'évolution de mon petit pays. Arrêtons de montez les groupes ethniques entre eux ou alors allons jusqu'au bout. Aucun Réunionnais dans les écoles et universités en métropole, aucun Réunionnais recruté en métropole et ce quelque soit ces compétences etc. N'ouvrons pas la boite à Pandore, elle pourrait nous éclater au nez.

35.Posté par vanille le 06/06/2013 09:23
Post 34
Que vous êtes réaliste ! Vous avez tout dit et justement tout dit.
Merci

36.Posté par Wouaf ! le 06/06/2013 09:27
nana hélas une très grosse mafia dans l'embauche des zoreil à la réunion. OUI le diplômé rénioné de souche lé davalorisé par raport sak i sorte déor ! pire... i prend le band diplômés ici i envoye en europe soi disant pou un contrat expat en CCD, finalement son remplaçant zoreil que noré du awoir un CDD, i fini par localise son contrat en CDI et le pov diplômé kréol i crase banane loin de sa famille et de ses amies... VIVE LA FRANCE !! VIVE LA MAGOUILLE ZOREIL !!

37.Posté par il faut vite leur greffer un cerveau le 06/06/2013 09:37
ok,

alors

1 on vire tous les zoreils, mahorais comoriens....on les empêche de renter à la réunion ET

2 on reprend tout le pognon que la France envoie à la réunion,

on vire tous les réunionnais de métropole y compris les joueurs de foot, de hand ....

Fini les allocs, la prime de rentrée scolaire, l'aide au logement, l'aide au jardin, a la réhabilitation de la case , l'aide aux transports, aux étudiants, aux personnes agées....


Et on envoie tout ce petit monde à faire le maçon... il parait que les entrepreneurs créoles ont énormément de mal à trouver des ouvriers !!!!!!!

38.Posté par vanille le 06/06/2013 09:50
Pauvre Wouaf !! comme je suis triste pour toi....

39.Posté par pipoteur le 06/06/2013 10:01
Personne ne sera capable de définir ce qu'est un réunionnais! Celà va juste déboucher sur un débat malsain qui va exacerber les racismes. Les politiques de gauche devraient avoir honte, Huguette Bello en tête de stigmatiser untel ou untel! C'est la parole des fascistes, de l'extrême droite.
La seule chose que je sais c'est que mes enfants en patiront: père zoreil, apparence plutôt zorey et pourtant nés à la Réunion d'une mère créole!!!
Le seul critère devrait être: demandeur d'emploi à la Réunion.

40.Posté par YANIS PAYET le 06/06/2013 10:08
A la Réunion, ceux qui diabolisent l'extrême-droite sur sa préférence nationale sont souvent les mêmes qui prônent la préférence régionale.Voilà une première incohérence !

Nous sommes Européens ou nous le sommes pas, nous sommes un territoire indivisible en droits et en devoirs de la République ou nous le sommes pas. En conséquence, les ardents défenseurs de la préférence régionale devraient par ailleurs se battre pour l'autonomie avec pour cerise sur le gâteau l'application de lois "pays" sur le sol réunionnais. En clair, soutenir le sénateur Paul Verges sur le remaniement de l'article 73 de la Constitution et précisément sur la suppression de l'alinéa 5 de cet article (l'amendement Virapoullé). Deuxième incohérence !

Et quant au fait d'ériger la préférence régionale comme solution à l'emploi, voilà une belle utopie !

Le problème de l'emploi à la Réunion est d'ordre économique, et démographique. Il n'est pas institutionnel contrairement aux idées avancées par un certain prêt-à-penser sur la question du statut, et encore moins lié aux origines.

Depuis plus de 30 ans nos politiques se servent de la Réunion mais ne la servent pas. Les querelles d'idéologie, de partis, nous ont fait oublier l'essentiel : l'intérêt général du pays.

Force est de reconnaître que ces politiques ou kleptocrates, ont su avec subtilité d'ailleurs, élaborer et entretenir un système qui préserve leurs rentes et leurs privilèges avec la complicité d'une certaine presse qui refuse de parler des vraies problématiques du pays, et de quelques dynasties économiques qui se gavent dans un tel système, quitte à fabriquer chaque jour encore plus de pauvres condamnés à s'agenouiller devant ces exploitants de la misère sociale.

Alors faut-il s'étonner que certains de nos politiques aient été élus dans des conditions dignes de pays du Tiers Monde, faut-il s'étonner que certains, comme des seigneurs, règnent sans partage et sans limite au détriment d'un peuple, faut-il s'étonner que les outils qui alimentent ce système féodal, avec l'octroi de mer comme porte-drapeau, ne soient pas brisés?

La Réunion est face à la plus grave crise sociale de son histoire. Notre modèle social est à bout de souffle puisque dépendant de la démographie et d'un taux d'emploi. Et en ce sens, il est menacé. En effet, le nombre d'habitants de La Réunion a dépassé le cap des 800 000 unités fin 2008, pour atteindre 837 868 habitants en janvier 2012. Le taux de fécondité est de 2,36 enfants par femme et le solde migratoire est positif. On estime que la population pourrait atteindre le million d'habitants entre 2025 et 2030. En attendant, si l'on ajoute aux résidents les membres de la diaspora établie hors de l'île, on obtient déjà ce chiffre élevé : il y aurait d'ores et déjà un million de Réunionnais dans le monde.

Mais le nombre de chômeurs lui, toutes catégories confondues dépasse les 130 000 actuellement et ne cesse d'augmenter en raison de l'inertie et de l'incapacité de nos élus à résoudre cette équation. A vrai dire, à trouver de nouveaux relais de croissance pour notre île.

Croire que nous réduirons le chômage à la Réunion en subventionnant l'emploi ou en redistribuant les ressources à coups d'allocations diverses est une illusion !

Croire que l'innovation, l'investissement dans la production locale sans conquêtes de marchés sur l'extérieur, est un coup d'épée dans l'eau !

Le constat est dur : le secteur du BTP, très dépendant de la commande publique, stagne ; l' industrie agroalimentaire tourne à 70% de son régime en raison d'une concurrence accrue des importations ; nos réseaux de distribution alimentaire sont entre les mains de quelques groupes qui contrôlent 70% des ventes, idem pour les secteurs de la téléphonie, de l'énergie et de l'aérien ; notre agriculture est sous perfusion. Et bien d'autres secteurs sont à l'agonie. Et pour noircir le tableau, le crédit aux entreprises s'assèche. La concurrence devenant si intensive sur un grand nombre de segments de marché limités en croissance, met en péril les remboursements de crédits. Et cette problématique d'assèchement du crédit est accentuée par des outils fiscaux (zone franche d'activité, défiscalisation productive, abattements fiscaux divers) mal orientés.

La Réunion ne peut plus être une économie de comptoir. Il faut aller chercher l'activité là où elle se trouve avec un régime juridique et fiscal favorisant l'innovation, la recherche et la compétitivité internationale de nos entreprises.

Nous sommes un territoire européen du bout du monde avec des handicaps structurels (insularité, éloignement, coût des intrants élevé. ..) qui doit puiser son intelligence dans son label communautaire, sa position géographique, sa jeunesse hautement qualifiée, son tissu économique dynamique et ses pôles de recherche dans les secteurs émergents, pour bâtir un nouveau modèle de développement à même de réconcilier les différentes franges de notre population victimes d'injustices sociale et fiscale.

Il n'y pas d'avenir dans l'économie de comptoir ! Il n'y a pas d'avenir dans le nombrilisme ! Prendre de la hauteur, c'est voir plus loin !

Et la France, en manque de compétitivité et sous contrainte budgétaire, ne pourra indéfiniment répondre au problème de l'emploi local par un traitement social, financé avec de la dette publique.

En définitive, nous aurions tout à gagner en prônant la préférence économique en lieu et place de la préférence nationale ou régionale, devenue le propre des territoires menacés sur le plan économique, notamment les PIIGS ( Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne) et le leitmotiv des politiques populistes.

Yanis PAYET

Union démocrate

41.Posté par bien vu le 34 le 06/06/2013 10:32
ce n'est pas parce que vos ancêtres ont vécu la colonisation, ou ont été le plus souvent colons et esclavagistes....que les réunionnais de nos jours doivent bénéficier de passe droits républicains ad vitam eternam !!!


Il n' y aucune raison valable pour que des zoreils de 30 ans qui n'ont jamais été colons ou esclavagistes paient pour des réunionnais contemporains qui n'ont jamais vécu la colonisation !!!


29.....revoyez la définition de "créole" avant de crier au révisionnisme !

La discrimination positive est un poison qui a conduit la société américaine dans une impasse raciale »
On exploite l’image de Barak Obama de manière complètement indécente pour dire « Faisons en sorte qu’un Obama arrive [en France], faisons des statistiques ethniques, faisons la discrimination positive». Obama, en mars 2008, a longuement parlé de la discrimination positive. Il explique que c’est un poison qui a conduit la société américaine dans une impasse raciale dont ils n’arrivent pas a sortir.b[

42.Posté par Caton2 le 06/06/2013 11:01
Débat populiste qui sent le clientélisme, comme il est écrit dans beaucoup de posts.
Moi je suggère, pour rajouter du débat au débat, histoire de voir comment vous réagissez, que tous les descendants d'esclavagistes soient exclu de l'appartenance régionale. Après tout c'est de leur faute si ce débat a lieu. SI il y a tant de monde ici, à se battre pour un boulot - surtout sur rémunéré - c'est bien à cause d'eux... Non?
Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit que ça va limiter considérablement le nombre d'ayants droits...
PS. Alors Nicolas, toi qui pourfend le colonialisme, tu es d'accord?
NB: Il faudra accorder à Kersauzon la préférence régionale car il n'a aucun droit à celle de Bretagne: ker sauzon = maison du saxon. Encore un envahisseur colonialiste!

43.Posté par DOM le 06/06/2013 11:12
On ne naît pas Réunionnais, on le devient.

44.Posté par Titi or not Titi le 06/06/2013 11:20
C est un Français comme tous les autres
qui se lève le matin pour aller Bosser et se
couche Fatigué de sa journée et prépare
sa sortie weekend en famille !!!!
Paye Ses Impôts et ne Défiscalise Pas !!!

Quand même pas compliqué a comprendre !

Un peu d utopie :

1000€ net / mois -> 1000€ impot / ans
2000€ net / mois -> 2000€ impot / ans
3000€ net / mois -> 3000€ impot / ans

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