Ca n'aura échappé à personne, je n'étais pas présent à la Réunion pendant l'incident au cours duquel Thierry Robert a laissé violemment agresser par ses nervis deux journalistes, un du Quotidien et une autre du JIR.
Je participais à un voyage de presse en compagnie d'autres journalistes de la Réunion aux Açores, à l'occasion de la transmission à la Réunion de la présidence de la commission des présidents de régions ultrapériphériques.
Je n'ai donc pas pu commenter les faits en direct et je vais donc le faire maintenant.
Tout d'abord, mais ça me semble la moindre des choses, je condamne avec la plus extrême vigueur les agressions qui ont été commises contre les deux journalistes et je leur apporte mon entier soutien, ainsi que celui de la rédaction de Zinfos. Un arrêt de la Cour européenne de Justice qualifie les journalistes de "chiens de garde de la République". Ils ne sont pas là pour passer la brosse à reluire dans le dos des hommes politiques. On peut aimer ou ne pas aimer ce qu'ils écrivent, et on est en droit de le dire. Et si les écrits sont graves, il existe des moyens d'obtenir réparation (droit de réponse, plainte en diffamation...). Mais on ne peut en aucun cas aller jusqu'à les faire frapper par des nervis, surtout quand on est un député votant les lois de la République et que l'un des agresseurs n'est autre que votre père.
Voilà, c'est dit et encore une fois, c'est le moins que nous pouvions faire.
Par contre, je suis totalement opposé à un boycott du nom de Thierry Robert. Notre métier est d'informer nos lecteurs. A quoi rime une telle décision au travers de laquelle on demande à des journalistes de ne pas faire leur travail? D'autant que le plus grand flou règne autour de cet appel au boycott. On ne sait par exemple pas jusqu'à quand il courra...
Preuve que cette décision est quasiment inapplicable : Yves Montrouge lui même ce matin dans son édito a transgressé la règle en citant le nom du député-maire de Saint-Leu…
Pour résumer notre position : Oui à une critique sévère des agissements de Thierry Robert à chaque fois qu'il le méritera. Et comptez sur nous pour le faire. Mais non à un boycott du nom d'un député de la République. Il a été élu par le peuple et la seule sanction ne peut venir que du peuple, à l'occasion d'élections prochaines.
Je participais à un voyage de presse en compagnie d'autres journalistes de la Réunion aux Açores, à l'occasion de la transmission à la Réunion de la présidence de la commission des présidents de régions ultrapériphériques.
Je n'ai donc pas pu commenter les faits en direct et je vais donc le faire maintenant.
Tout d'abord, mais ça me semble la moindre des choses, je condamne avec la plus extrême vigueur les agressions qui ont été commises contre les deux journalistes et je leur apporte mon entier soutien, ainsi que celui de la rédaction de Zinfos. Un arrêt de la Cour européenne de Justice qualifie les journalistes de "chiens de garde de la République". Ils ne sont pas là pour passer la brosse à reluire dans le dos des hommes politiques. On peut aimer ou ne pas aimer ce qu'ils écrivent, et on est en droit de le dire. Et si les écrits sont graves, il existe des moyens d'obtenir réparation (droit de réponse, plainte en diffamation...). Mais on ne peut en aucun cas aller jusqu'à les faire frapper par des nervis, surtout quand on est un député votant les lois de la République et que l'un des agresseurs n'est autre que votre père.
Voilà, c'est dit et encore une fois, c'est le moins que nous pouvions faire.
Par contre, je suis totalement opposé à un boycott du nom de Thierry Robert. Notre métier est d'informer nos lecteurs. A quoi rime une telle décision au travers de laquelle on demande à des journalistes de ne pas faire leur travail? D'autant que le plus grand flou règne autour de cet appel au boycott. On ne sait par exemple pas jusqu'à quand il courra...
Preuve que cette décision est quasiment inapplicable : Yves Montrouge lui même ce matin dans son édito a transgressé la règle en citant le nom du député-maire de Saint-Leu…
Pour résumer notre position : Oui à une critique sévère des agissements de Thierry Robert à chaque fois qu'il le méritera. Et comptez sur nous pour le faire. Mais non à un boycott du nom d'un député de la République. Il a été élu par le peuple et la seule sanction ne peut venir que du peuple, à l'occasion d'élections prochaines.
















