Politique

Pourquoi Nassimah a probablement perdu...

La publication du communiqué annonçant la mise en congé de Nassimah Dindar de l'UMP ne devrait plus tarder.
Contrairement à tout ce qu'elle a pu affirmer jusque là ("On ne m'a pas demandé de démissionner", "Je n'ai pas démissionné", "Je ne compte pas démissionner"...), la présidente du Conseil général a bel et bien été obligée de baisser pavillon.
Elle tente bien encore de rameuter ceux qu'elle pensait être ses amis et ses soutiens à Paris. Elle a même demandé l'arbitrage de Nicolas Sarkozy en personne.
Mais il semblerait que les jeux soient faits: Les instances parisiennes de l'UMP l'ont laissée tomber.
Les raisons de ce lâchage...


Pourquoi Nassimah a probablement perdu...
Les destins de Nassimah et Ibrahim Dindar se ressemblent beaucoup et il n'est pas étonnant qu'ils aient choisi de faire carrière et ménage communs. Et l'ordre des mots n'a pas été choisi au hasard.
Voilà deux personnalités qui avaient tout pour réussir et qui ont irrémédiablement gâché toutes leurs chances.

Ibrahim a trahi Auguste Legros

Ibrahim Dindar tout d'abord. Les fées s'étaient très tôt penchées sur le berceau de ce jeune homme né d'un père musulman et d'une mère créole le 7 juin 1955: beau gosse, intelligent, éloquent, de l'ambition à revendre et les moyens pour y parvenir. Il avait tout pour réussir.
Ses débuts sont d'ailleurs tonitruants. Remarqué par Auguste Legros, il débute en politique en 1983 à 28 ans comme adjoint au maire, puis comme conseiller général en 1988 du 1er canton. Dans la même période, il se fait élire conseiller régional. Il est vrai que, dans les années 80, la loi sur le cumul des mandats n'existait pas encore...
Malheureusement, Ibrahim a l'habitude de mordre les mains de ceux qui l'aident. Il trahit Auguste Legros en 1988 pour soutenir Eric Boyer au Département, puis suit le même Eric Boyer aux municipales toujours contre Auguste Legros et finit par faire alliance avec Pierre Vergès et le PCR dans Réunion Autrement. Tout en continuant à se proclamer de Droite.
Il connait sa traversée du désert et tout le monde le donnait pour mort politiquement. C'est René-Paul Victoria qui lui sauve la mise en faisant de lui un de ses adjoints, puis lui permet de se faire élire sur le 5ème canton de Saint-Denis. A nouveau, il tourne le dos à René-Paul Victoria et n'hésite pas à faire alliance avec le PS pour conserver ses postes de conseiller général et d'adjoint au maire. Tout en continuant à se réclamer de Droite.

Nassimah a trahi Chirac

Nassimah elle, débute sa carrière politique en passant par la voie associative. Elle milite au sein de diverses associations de femmes et est remarquée par Thérèse Baillif, la présidente de l'AMAFAR, qui en fait sa vice-présidente. Thérèse Baillif qu'elle va finalement trahir en lui piquant sa place...
Repérée par Margie Sudre, cette dernière la fait élire sur sa liste à la Région. Avant de se mordre les doigts, tant Nassimah n'aura de cesse de se mettre en travers de sa route et de la jouer "perso", avec déjà des alliances souterraines douteuses avec la Gauche et notamment le PCR.
Au début, Nassimah a été UCL (c'est d'ailleurs là qu'elle a connu Ibrahim...), puis UDF (dont elle a été déléguée nationale...), avant de trahir Jean-Paul Virapoullé pour aller au RPR, consciente qu'elle était que la personnalité du maire de St-André l'empêcherait de prendre la tête de ce parti et qu'il valait mieux tenter sa chance du côté du mouvement gaulliste où la déliquescence ambiante devait lui permettre de grimper plus vite.
Élue avec Ibrahim sur la liste de René-Paul Victoria, elle obtient un cadeau royal: pouvoir être candidate aux cantonales dans le 1er canton, un canton où vous prenez le premier M. Hoareau ou M. Payet qui passe, vous lui collez l'étiquette RPR, et il est sûr d'être élu. Ça ne l'empêche pas de faire partie, aux côtés d'Ibrahim, de ceux qui vont trahir René-Paul Victoria.
Arrivent sur ces entre-faites les élections à la présidence du Conseil général. Virapoullé ne voulait pas que ce soit un candidat de TAK qui soit élu, et TAK ne voulait pas que ce soit un proche de Virapoullé. Alain Bénard propose la candidature de Nassimah. René-Paul Victoria met son veto, mais finit par se laisser convaincre en échange d'un document écrit dans lequel Nassimah s'engage à ne pas se présenter contre lui aux prochaines municipales. On sait ce qu'il en est advenu ensuite de cette promesse... Et c'est comme ça que Nassimah se retrouve présidente du Département.
Entre-temps, elle qui avait toujours été chiraquienne trahit celui qui l'avait jusque là protégée, et choisit de "faire" Nicolas Sarkozy aux présidentielles. Habillement conseillée en cela par Ibrahim, elle annonce son soutien très tôt, alors que peu d'élus l'avaient fait jusque là dans une ile où ils soutenaient tous Jacques Chirac et espéraient voir l'ancien président de la République, ou Dominique de Villepin, se présenter.
Bingo, Nicolas Sarkozy est élu est c'est le jackpot pour Nassimah et Ibrahim, convaincus qu'ils allaient pouvoir toucher les dividendes de leur coup de poker à risques.
Et Nassimah, comme Ibrahim, a tout pour réussir et se voit déjà (au minimum...) Secrétaire d'Etat. Elle est une femme (on manque cruellement de femmes en politique au niveau national), elle est présidente d'un conseil général (ce qui est rare), elle est musulmane (Sarkozy a besoin de femmes musulmanes pour illustrer la diversité), elle est de surcroît jolie, ce qui en gâche rien et il faut avouer qu'en temps normal, elle est de compagnie agréable. Ceux qui l'ont vue "péter un cable" n'en sont pas encore revenus de la vulgarité de ses propos et des crises qu'elle peut piquer. Mais, le reste du temps, ce qui représente, il faut bien l'avouer, l'essentiel de la journée, elle est charmante.
Sarkozy décide donc de la tester en la nommant Déléguée générale de l'UMP à la Diversité, ce qui permet à Nassimah de fréquenter tous les hiérarques du parti à Paris. Et de nouer des relations approfondies avec certains qu'elle pense être autant d'amis sur lesquels elle pense pouvoir s'appuyer pour monter plus haut.

Le duel Nassimah Dindar / Didier Robert

Ses trois premières années à la tête du Département se passent relativement bien. C'est au moment du renouvellement, en mars dernier, que les choses se gâtent.
Elle avait jusque là réussi à éviter tous les écueils. La direction de l'UMP et l'Elysée lui pardonnaient même sa gué-guerre avec René-Paul Victoria. Comment lui en vouloir de faire des misères à celui qui s'était auto-proclamé ami personnel de Chirac et son représentant dans l'ile?
Par contre, la véritable personnalité de la présidente du Département faite d'ambition démesurée, de superficialité, de colères hystériques, de mensonges éhontés en étant capable de dire une chose et son contraire à 30 secondes d'intervalle, leur a soudainement sauté au visage quand elle a osé prétendre que c'était Yves Jégo qui lui avait demandé de faire alliance avec la Gauche pour conserver la présidence du Conseil général.
Et surtout, elle qui jusque là était habile à louvoyer et à faire ses coups en douce à Paris, s'est crue assez forte pour affronter Didier Robert, de face.
C'était oublier que l'UMP national "pèse" chacun de ses interlocuteurs en fonction de deux critères: sa représentativité électorale, et de ce point de vue une femme musulmane présidente de Conseil général pouvait rivaliser avec un député maire.
Mais le deuxième critère allait être fatal à Nassimah Dindar: le poids chez les adhérents. Traditionnellement, pour Paris, et dans tous les partis nationaux, on estime un élu en fonction du nombre de carnets d'adhésion qu'il est capable de remplir.
En apparence, Nassimah Dindar "pesait" donc beaucoup, forte qu'elle était d'un nombre important d'adhésions qu'elle ramenait chaque année dans les caisses de l'UMP. Et, jusqu'à présent, ça avait suffi pour la conforter.

Des forces équilibrées sur le papier

Le problème pour elle est venu avec la désignation d'un duo composé de Marie-Luce Penchard et de Jean Simonetti pour venir mettre de l'ordre dans la fédération de la Réunion.
Cette désignation avait tout pour rassurer Nassimah. Marie-Luce Penchard comptait au nombre de ses récentes amies, et elle ne voyait pas en quoi Jean Simonetti pouvait être dangereux.
Sauf que, si Marie-Luce Penchard a continué à faire ce qu'on fait tous les autres émissaires avant elle, c'est à dire venir 48 heures à la Réunion et ensuite prétendre venir expliquer aux Réunionnais comment fonctionnait leur ile, Jean Simonetti a lui agi totalement différemment.
Un peu à la façon d'un Yves Jego, il a multiplié les séjours dans le département et est allé au contact des militants à travers des réunions dans toutes les communes. Et ce qu'il a découvert l'a laissé pantois.
Aujourd'hui, l'UMP Réunion est partagé en deux forces à peu près égales sur le papier. D'un côté, les pro-Nassimah et de l'autre les anti-Nassimah.
Pour simplifier, il a découvert que l'essentiel des "anti" était composé des militants "historiques" du mouvement, de vieux militants pour la plupart sur qui on peut traditionnellement compter pour mener les campagnes. En d'autres termes, ceux avec de vraies convictions.
Et chez les "pro", une bonne part de nouveaux adhérents, souvent employés au Conseil général, desquels on dit qu'ils ont été contraints de prendre une adhésion en échange d'un emploi de CES ou un CUI.
Autrement dit, si Nassimah Dindar devait prendre la tête du Mouvement, on risquait de voir l'UMP exploser "avec le risque de le voir disparaitre pour longtemps de la scène politique locale", pour répondre l'expression d'une personnalité de l'UMP.

L'arbitrage de Sarko

Et c'est dans ce contexte que les dirigeants nationaux de l'UMP ont dû choisir entre un Didier Robert, à qui tous prédisent un destin national et de dirigeant incontesté de la Doite à la Réunion, et une Nassimah Dindar dont l'alliance avec la Gauche fait désordre.
D'où d'abord la demande courtoise faite à Nassimah de recomposer sa majorité autour de la Droite, avec la garantie de lui conserver la présidence. Comme d'habitude, Nassimah promet... mais ne fait rien.
Le ton monte, et on en arrive donc à l'ultimatum: Ou elle démissionne, ou elle est démissionnée.
Nassimah n'y prête pas garde, convaincue qu'elle est que ses soutiens parisiens, au premier rang desquels elle compte Marie-Luce Penchard, vont une fois de plus la protéger et qu'elle va pouvoir encore gagner du temps.
Mais même ceux qui se disaient ses amis ne peuvent plus continuer à se mouiller pour elle, au risque de perdre à leur tour leur crédibilité auprès de Nicolas Sarkozy qui suit tout ça du coin de l'œil.
En dernier recours, Nassimah tente un dernier coup de poker. Elle en appelle un autre de ses "amis", Olivier Biancarelli, un proche parmi les proches du Président de la République, pour demander l'arbitrage de Nicolas Sarkozy.
La décision n'est pas encore connue, mais il ne faisait guère de doute pour ceux qui suivent le dossier qu'elle devrait aller dans le sens recommandé par les responsables de l'UMP.
Dernière anecdote: Nassimah, qui a affirmé durant toute la semaine qu'elle n'avait pas l'intention de démissionner, avait envoyé dès jeudi sa lettre de "mise en congé" à la direction de l'UMP. Elle y avait même joint un projet de communiqué destiné à être envoyé à l'AFP, qu'elle espérait voir repris à son compte par l'UMP, dans lequel elle reprenait son argumentation selon laquelle elle se mettait en congé de la fédération de la Réunion, et non pas de l'UMP.
Dès que le feu vert de l'Elysée sera tombé, ce sera un communiqué très bref et très sec qui devrait simplement prendre acte de sa mise en congé, une façon de faire comprendre aux Réunionnais qu'on ne peut se mettre en congé d'une fédération tout en restant membre du mouvement à Paris.
C'est Jean Simonetti qui l'a dit: "L'UMP est une et indivisible"...

Décision lundi matin à l'Elysée

La décision finale devait être prise par Nicolas Sarkozy en personne, demain, au cours de la traditionnelle réunion du lundi matin avec les 5 plus hauts responsables de l'UMP à l'Elysée. On peut donc s'attendre à voir tomber le communiqué de l'UMP en fin de matinée ou en début d'après-midi.
Dimanche 5 Octobre 2008 - 20:56
Pierrot Dupuy
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1.Posté par boyer le 05/10/2008 22:31
merci, pour cet article. J'ai bien rigolé.

2.Posté par Kikose le 06/10/2008 06:10
A te lire Pierrot, tout cela est bien inquiétant. Que de combines, de revirement, de bassesses... Pas très propre la partition jouée par certains de nos "hommes" en politique. Bien triste. On peut comprendre que certains y vont pour l'alimentaire. C'est en tout cas l'image que renvoie ce genre de parcours. Seulement une leçon, au moins à retenir : un jour ou l'autre il y a un retour du bâton. Moralité : le politiquement correct s'impose.

3.Posté par fabienne couapel-sauret le 06/10/2008 08:20
excellente analyse de Pierrot Dupuy. Merci zinfos974

4.Posté par momon papa l�l� le 06/10/2008 08:57
Merci pour cet article trés intérréssant... Et pendant ce temps les réunionnais comptent les grains de riz, certains cherchent les brèdes la cour, les associations crèvent etc...

merci Mr Dupuis

Patrick

5.Posté par Michel le 06/10/2008 09:00
Didier ROBERT a été élu Député en 2007 en écrasant Paul VERGES avec 48 822 voix (62,42 %) contre seulement 29 396 voix (37,58 % ). Nassimah DINDAR est juste élue du centre ville de Saint Denis avec à peine plus de 2000 voix face à un adversaire PS très peu connu (M Assaby) à tel point qu'il a été devancé par M Michel LAGOURGUE (Modem).

Merci donc de ne pas comparer M Robert à Mme Dindar. L'un a un vrai poids politique, l'autre n'est que conseillère générale d'un canton jamais passé à gauche.
Bonne analyse toutefois de Pierrot . Ridicule attitude de Mme Dindar d'avoir tenté d'impliquer le Président de la République dans ses combine à la petite semaine...

6.Posté par curebien le 06/10/2008 09:31
Tôt ou tard, faut payer ses erreurs.

7.Posté par boyer le 06/10/2008 09:44
Apres avoir lu tout ca , comment imaginer que Jean Louis Rabou:

- ait pu aller negocier un pacte de non agression avec nassima pour obtenir la pub du CG?

- puisse aujourd'hui pretendre à la moindre once de deontologie (finalement Tillier a coté....) et credibilité?

8.Posté par Basile le 06/10/2008 09:56
Nous avons tous été les Dindar de la farce !

9.Posté par curebien le 06/10/2008 11:21
Ridicule attitude de Mme Dindar d'avoir tenté d'impliquer le Président de la République dans ses combine à la petite semaine...


Qui ne tente rien, n'a rien, on n'est pas à une betise près de la part du Président de la République.

10.Posté par Mempavré le 06/10/2008 15:25
J'adore !!!
Oui, j'adore les petits retours en arrière.
Ma mémoire de simple humain ne me permet pas de me rappeler toutes ces voltefaces.
Sans compter que je ne connaissais pas la moitié de ce que raconte cet article.
Merci Pierrot.
Par contre, je n'ai pas oublié le lavage des petites culottes à la télé...

11.Posté par bullitt le 06/10/2008 15:27
Il nous faut au moins un Président comme Sarkozy pour que la Dindard puisse croire que sa passerai, le pire dans tous sa c'est quelle va continué a raclé le fond de la marmite avant de tiré sa révérence.
Robert n'est franchement pas mieux dans le fond mais juste dans la forme.
Avec ce genre de situation comment peut on croire encore au pouvoir des Urnes ...

12.Posté par El bourrou le 06/10/2008 15:56
Bien tourné et bien écrit, il ne manque rien à rien.
Pauvre petite Nassimah, dans quelle galère t'es-tu fourrée ?
A force de vouloir manipuler ton monde, ça te revient en pleine figure. Dommage, car si j'apprécie la femme, j'exècre la femme politique que tu es.

13.Posté par Trouillomètre au maximum le 06/10/2008 19:27

Qu'on soit électeur de gauche ou de droite : Comment peut-on voter pour de tels individus ?
N'a malol dan'n z'yeux ?

14.Posté par Patrick FLOC'H le 07/10/2008 11:34
Vous savez lorsque j'étais au Liban nous avions des BD que nous lisions pour tuer le temps entre deux interventions, vous vous souvenez certainement de ces BD érotico fiction western Comix éditeur principal était ELVIFRANCE . Zara la Vampire ou Maghella la meilleur restant Vampirella ben vous voyez j'ai parfois la franche impression de voir en politique les gens utiliser des personnages de fictions pour rendre plus crédible leur incompétence à l'image d'un double visage comme l'étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde; "Ceux qui l'ont vue "péter un cable" n'en sont pas encore revenus de la vulgarité de ses propos et des crises qu'elle peut piquer."
Je vous donnerais bien d'un relooking des pieds à la tête de Nassimah en Vampirella mais je ne sais pas si Pierrot aura le courage de positionner l'image satyrique revue et corrigé par Adobe Photoshop, pour ça le JIR était plus couillu lorsque j'ai balancé Nassimah dans un corps bodybuildé lors de la venu de Jean Pierre quand il faisait encore du bon Kafé Jacques Vabre

15.Posté par Patrick FLOC'H le 07/10/2008 11:38
Décision lundi matin à l'Elysée
La décision finale devait être prise par Nicolas Sarkozy en personne, demain, au cours de la traditionnelle réunion du lundi matin avec les 5 plus hauts responsables de l'UMP à l'Elysée. On peut donc s'attendre à voir tomber le communiqué de l'UMP en fin de matinée ou en début d'après-midi.


La mère de Napoléon Mme Marie-Laetitia Ramolino disait cette phrase avec l'accent Corse "Poulvu què za doure ! "

16.Posté par Pierrot Dupuy le 07/10/2008 11:51
Non Patrick, je te le confirme, je ne passerais pas une telle photo (lol)
Ca n'a rien à voir avec le fait qu'on soit "couillu" ou pas, c'est simplement qu'il y a des limites qu'il ne faut pas dépasser dans un journal d'information.
Il y a des journaux pour ça, style "Charlie Hebdo". Mais il ne faut pas mélanger les genres.

17.Posté par Phyllie le 07/10/2008 12:55
A la lumière de cet article, j’ai souhaité relire « Principes des négociations pour servir d’introduction au droit public de l’Europe » de Gabriel Bonot de Mably, page 49 ou Mably fait référence à la politique de Charles Quint : « …il mit plus d’honnêteté dans sa politique, parce qu’il était plus habile. Il pensa, comme Machiavel, qu’une perfidie peut être quelquefois utile, mais qu’une mauvaise réputation est toujours dangereuse ».

Les "Politiques" réunionnais devrait lire Mably et pour sa vison de la moralisation des politiques et des négociations.

c'est un peu moins amusant que les comix que lisait au Liban notre ami, mais toujours d'actualité 250 ans après.

18.Posté par FLOC'H PATRICK le 19/11/2008 09:34

Nassimah Dindar pourrait démissionner
CLICANOO.COM | Publié le 19 novembre 2008
En échange d’un porte-feuille de Secrétaire d’Etat, Nassimah Dindar pourrait, dans le cadre d’une recomposition de la commission permanente du Département, démissionner de son poste de présidente.
Au profit de la droite.


Info ou intox ?
Toujours est-il qu’au conseil général, les couloirs bruissent de rumeurs aussi diverses que variées, et dont certaines trouveraient sûrement une place de choix dans la rubrique de "politique-fiction".
Quoique, en matière de politique-fiction, il faut s’attendre à tout au conseil général.
Qui aurait parié, il y a huit mois, sur une présidente UMP à la tête d’une majorité de gauche PS-PCR ? Tout cela pour dire qu’une démission de Nassimah Dindar, non pas de son mandat de conseillère générale, mais de son fauteuil de présidente, en cas d’invalidation de l’élection de Maurice Gironcel à Sainte-Suzanne et donc d’une recomposition de la commission permanente, ne surprendrait pas outre mesure. D’ici à quelques jours, voire semaines, le verdict du conseil d’État devrait tomber. Tout laisse à penser que l’élection du maire de Sainte-Suzanne sera invalidée. Maurice Gironcel devra donc démissionner de son poste de 1er vice-président du Département. D’où la mise en place d’un nouveau bureau. Plusieurs scénarii possibles : la majorité s’accorde sur un nom et Maurice Gironcel est remplacé. Ou alors, s’il n’y a pas accord, l’assemblée procède à un vote. Autre scénario possible : la démission carrément de la présidente afin de permettre une recomposition complète du bureau en faveur de la droite. Une hypothèse envisagée il y a quelques semaines déjà par Jean Simonetti et Marie-Luce Penchard (UMP nationale). Mais Nassimah Dindar avait catégoriquement refusé. Ce qui ne veut pas dire pour autant que cette hypothèse est à mettre définitivement à la poubelle. En politique, tout est possible.

Remaniement ministériel en décembre-janvier

Et de cette recomposition de la commission permanente du conseil général, il en est toujours question aussi bien à l’UMP-Paris que dans l’entourage du chef de l’Etat, que Nassimah Dindar a rencontré récemment à l’Elysée.
Pour parler du "Plan Marshall logement" certes, mais pas seulement.
"Quand le Président en personne reçoit un élu, c’est pour une bonne raison",
lâche un parlementaire de droite.
Il a sans doute été question des grands dossiers économiques et sociaux de la Réunion, mais la politique devait aussi figurer en bonne place dans la discussion. Car l’objectif de Paris n’a pas changé depuis avril dernier :
"la droite doit reprendre les commandes au conseil général de la Réunion", dit-on.
En faisant d’une pierre, deux coups : recomposer la majorité politique au Département et unifier la droite locale.
Ne parle-t-on pas de Michel Fontaine (Objectif-Réunion) à la tête de la future fédération UMP ? Paris n’a-t-il pas confié récemment une mission au député René-Paul Victoria sur la mise en œuvre outre-mer du RSA ?
Didier Robert (Objectif-Réunion) n’a-t-il pas voté en faveur du budget d’Yves Jégo pour l’Outre-mer en dépit de tout ce qu’il a pu raconter ?
"Paris joue l’apaisement dans le but de ressouder la droite réunionnaise en vue des prochaines échéances électorales", laisse entendre un élu UMP.
Dans ce prolongement, Nassimah Dindar, actuellement en congé de l’UMP, devrait, selon certaines sources, obtenir un porte-feuille de secrétaire d’Etat dans le cadre d’un remaniement ministériel souhaité par Nicolas Sarkozy.

Lequel pourrait intervenir d’ici à décembre-janvier prochain. En tout cas, bien avant les Européennes de juin 2009. Un bon deal, qui vaut bien une démission ! Pour l’instant, Nassimah Dindar pourrait toujours démentir, mais cette hypothèse a fait l’objet des discussions qu’elle a eues avec ses nombreux interlocuteurs à Paris. Mais en attendant ce remaniement, la présidente a du boulot. Au même titre que ses homologues domiens et de l’Hexagone, elle doit impérativement boucler un rapport sur l’état des lieux des compétences et des responsabilités de sa collectivité pour le comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République (fusion Département-Région entre autres) présidé par Edouard Balladur.

Yves Mont-Rouge

888
______________________

Bizarrement nous avons Ségolène qui parlait dernièrement de renouvellement de la classe politique , et franchement si par malheur comme le disait Yves Mont-Rouge Quoique, en matière de politique-fiction, il faut s’attendre à tout au conseil général.

Dans ce prolongement, Nassimah Dindar, actuellement en congé de l’UMP, devrait, selon certaines sources, obtenir un porte-feuille de secrétaire d’Etat dans le cadre d’un remaniement ministériel souhaité par Nicolas Sarkozy.

Rien que cela l'incompétence à l'extrême ..........

Tout sauf elle SVP tout sauf elle .


19.Posté par St Denis REPRÉSENTANT le 03/12/2014 10:02
Alors Madame Nassimah Dindar elle est passée ou votre éducation? On ne dit pas bonjour au gens en Conseil municipal l'équipe de pelote basque vice-championne du monde était présente pas un bonjour pas une poignet de main ?? On sort par la cuisine et part l'arrière des locaux. À part contre la famille Chéfia qui habite à la Montagne a eu toute votre attention, on se demande pourquoi quand on voit le nouveau découpage des cantons. Vous vous réveillez un matin en vous disant "Mais la Montagne existe!!!" C'est bien continuer de faire de la politique pour vous et seulement pour vous. Preuve de la grande considération que vous avez pour les autres!!

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