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Plus pratique, moins coûteux, le drone décolle à La Réunion


Plus pratique, moins coûteux, le drone décolle à La Réunion
Si vous rouliez vers la Pointe des Galets ce matin, votre attention a peut-être été attirée dans le ciel par un engin volant. La société DronOp-Tic, totalement réunionnaise, y a présenté son dernier joujou à 80.000 euros.

Son drone de type avion a survolé le plan d'eau de la Pointe des Galets pour y détecter la présence de baleines, les premières de la saison. Le tout en lien avec les membres de l'association Globice.

Cette détection aérienne de la surface de la mer n'est qu'une fraction du panel de services que proposera la société qui lance officiellement aujourd'hui son activité.

Elle rassemble quatre passionnés, dont un ancien pilote de ligne, et propose un éventail de prestations dont les limites reculent chaque jour au gré des commandes. La société DronOp-TIC se targue d'être "l’unique opérateur de drones civils de dernière génération à La Réunion et dans l’océan Indien à destination des entreprises et institutionnels", dixit son directeur général Dominique Despert.

Un exemple d'usage : Dronoptic a organisé ces derniers jours avec la Cise des démonstrations sur la détection, depuis les airs, de fuites d'eau sur son réseau. Sur des endroits difficilement accessibles - et le relief réunionnais n'en manque pas - le drone peut effectivement se substituer à la sollicitation d'un hélicoptère. Le directeur général de DronOp-Tic préfère parler de "complémentarité" plutôt que de concurrence. Légers, maniables en approches serrées, moins coûteux, les drones sortent peu à peu du giron militaire.

Plus pratique, moins coûteux, le drone décolle à La Réunion
La protection des espaces naturels fait également partie des tâches qui peuvent être confiées à l'engin. Grâce à l'apport de mesures hyperspectrales qui isolent les familles d'objets, ou encore par l'intermédiaire d'un filtre infra-rouge, le drone est en mesure de détecter des foyers de points chauds dans le cadre d'un incendie qui couve dans le sous-sol. Dans l'agriculture, il offre une photographie de l'état des champs en analysant le niveau de chlorophylle des plants et leur éventuel besoin en intrants par exemple.

Un pilote dans l'avion ?

Plus traditionnellement, cette technologie est utilisée dans la réalisation de vidéos ou de photographies aériennes. Mais l'aspect ludique de la technologie demeure encadrée par l'aviation civile. Poids plume de 2kg en fibres de verre, il ne peut voler au-delà d'un couloir de 150 mètres. Muni de batteries et de trois caméras, le drone-avion peut parcourir 100 km avec des pointes à 17 mètres seconde. Pilotage manuel ou programmé, l'engin est suivi depuis le sol - et parfois hors de vue -par les ingénieurs et un pilot, Stéphane Pic, qui a la particularité d'avoir quitté son poste de pilote de ligne sur Boeing 737 pour se lancer dans cette aventure.

Pour la petite histoire, le survol de ce matin a eu lieu en face du site de la SRPP au Port. Malgré les précautions de DronOp-Tic auprès de l'aviation civile, le responsable de la sécurité de l'entreprise de distribution de carburant est venu retarder le lancement du drone pour vérifier que le plan de vol de l'engin ne l'amenait pas au-dessus des cuves de sans-plomb. La technologie a encore un long chemin à parcourir avant de se normaliser.

Plus pratique, moins coûteux, le drone décolle à La Réunion

Jeudi 22 Mai 2014 - 16:24
Lg
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1.Posté par jean le 22/05/2014 18:08
Filmer cilaos en 3d et en hd, proposer dans des salles équipées des heures de films de survol avec des images en 3d augmentée (en écartant plus les objectifs que les yeux humains). Cela serait une alternative à l'actuel survol des cirques qui impose, tout de même entre 20 et 60 passages d'avions ou hélicoptères dans un amphithéâtre naturel habité, dont le bruit de 6h à 11h du matin en été et de 7 à 11h en hiver gâche la magie des lieux en plus de la qualité de vie, pour moins de 5mn de survol pour chaque passagers embarqués.
Depuis décembre 2013 des trajectoires plus bruyantes ont été adoptées... sans doute pour mieux voir.
Écoutez!
http://cilaos-mon-amour.com/audio/audio.html
voici l'ambiance matinale de Cilaos!

Il faudrait un cadre, des horaires, il faudrait que le tourisme aérien ne prenne pas toute la matinée et que le niveau de bruit ne soit pas 1000 fois plus fort que celui de la ville (émergence mesurée à 35 dB aux monuments aux mort de Cilaos) et aussi faudrait il que le dimanche soit respecté.
À Cilaos, une matinée sereine au chants des oiseaux n'existe plus nulle part dans le cirque.

Les drones pourraient offrir une solution en offrant des images sensationelles que même des hélicoptères conduisant en haut niveau de risque et de nuisances ne pourraient offrir.

2.Posté par ti tagazou le 22/05/2014 19:24
Euh excusez moi, je ne savais pas qu'un modèle réduit d'avion radio radio-télécommandé s'appelait un drone à la Réunion ! Ben dis donc, je pilotais un drone depuis longtemps et je ne le savais pas !

3.Posté par noe le 22/05/2014 20:45
Avec tous ces embouteillages , je vais sans tarder m'acheter un drone pour aller à mon travail !

C'est mieux et j'arriverai tout le temps de bonne heure ...

4.Posté par @post 2 le 23/05/2014 09:08
Pour votre culture générale : la différence entre un modèle réduit radio-commandé et un "drone" est que ce dernier peut se piloter "hors la vue", c'est à dire avec des dispositifs électroniques qui informent le pilote sur son environnement et permettent de le guider (caméras, radars, etc.) . Perdez de vue votre avion radio-commandé et vous comprendrez très vite la différence. C'est d'ailleurs cette différence qui fait l'écart considérable de prix, de compétence pour les piloter, et d'inquiétude des autorités (risque de perte de communication), notamment.

5.Posté par polo974 le 23/05/2014 11:17
hors de vue, ça veut juste dire une voie de retour radio pour la vidé et quelques infos moins gourmande en bande passante.
au prix d'une liaison radio en plus et quelques gadgets présents dans tout (bon) smartphone actuel, genre gps, et autre accéléromètre, un drône n'est qu'un modèle réduit amélioré car, en fait, c'est la réglementation qui limite les modélistes, pas la technologie largement à portée de main.

mais 80000 euros, c'est cher de la bestiole...

les gens ne sont plus dupes, ils savent que dans leur poche, ils ont des machines à moins de 50euros ayant une puissance de calcul qui auraient fait rêver la nasa il y a quelques années...

pour la vitesse, j'ose espérer qu'il est capable de plus que 17m/s ce qui fait à peine 60km/h, car sinon, le moindre coup de vent le fera reculer...

le truc rigolo, c'est l'antenne directive au sol (yagi 9 éléments, , donc obligé de suivre l'appareil pour ne pas le perdre...
bon, d'un autre coté, avec le smartphone embarqué, c'est pas dur de lui programmer un retour à la base en cas de perte de portée, et en utilisant les cartos disponible, il peut même éviter un éventuel piton sur sa trajectoire...

6.Posté par @polo974 le 23/05/2014 15:02
suite post 4 : je ne conteste pas la possibilité de créer un drone peu cher avec quelques équipements en plus, mais soyons sérieux : le type de matériel, sa fiabilité et sa portée n'ont rien à voir avec des matériels professionnels (et d'ailleurs ne risquent pas d'être agréés avant longtemps en France pour cause de non fiabilité).

Quand un amateur construit ce genre de robot volant, s'il se crashe c'est quelques centaines ou milliers d'euros de perdus et il pleure. Quand c'est un engin professionnel (bien plus lourd d'ailleurs) on risque la catastrophe ! Donc, les coefficients de sécurités n'ont rien à voir et une perte de signal est tout simplement non envisageable sur du matériel pro !

Quand au smartphone embarqué, chiche... vous pourrez le présenter au concours Lépine et cela fera certainement un article de presse, mais vous n'en vendrez aucun à aucune société. Les acheteurs ne sont pas fous !

En effet, c'est cher la bestiole (pour le commun des mortels), mais l'acheteur professionnel compte ainsi : "combien d'heures d'hélicoptères à 1000 € sans le carburant ?) : 80". Rien de surprenant que par exemple EDF surveille déjà ses barrages et lignes THT avec des drones. Avant, c'est des centaines de milliers d'€ d'heures de vol dans l'année.

Avec votre maquette "smartphonée" vous avez 1 chance toutes les 10 heures de vol d'en faire du petit bois... bof bof.

Ce que j'essaye de montrer c'est qu'on ne boxe pas dans la même catégorie, c'est tout. Cela dit, le modélisme, c'est génial, même si j'en ai cassé quelques uns dans ma carrière parce qu'un servomoteur grippait, une liaison radio toussait ou un coup de vent trop fort me faisait partir en vrille...

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