Santé

Plaintes en cascade contre l'équipe managériale de l'hôpital Gabriel Martin


Plaintes en cascade contre l'équipe managériale de l'hôpital Gabriel Martin
Ce n'est pas une mais cinq plaintes qui ont été déposées contre l'hôpital Gabriel Martin. Ces plaintes sont l'oeuvre de personnels d'un même service : celui de médecine polyvalente.

Un médecin, deux infirmières, un aide-soignant et un agent de service hospitalier ont fait la démarche d'énumérer devant les gendarmes de la compagnie de Saint-Paul les faits qu'ils reprochent à l'équipe de direction de l'établissement de santé de l'Ouest. Les cinq plaintes le sont toutes pour harcèlement moral.

Le directeur général, le DRH, un cadre de pôle et un cadre de santé sont tour à tour visés par ces plaintes. Les faits reprochés à l'équipe managériale remontent à 2008 pour certains plaignants et se poursuivent jusqu'à cette année 2014 pour d'autres. Certains d'entre-eux ont depuis changé d'affectation.

La plainte la plus fournie est sans conteste celle d'un médecin qui, dès 2008, a dû solliciter l'arbitrage du tribunal administratif de Saint-Denis pour faire valoir ses droits de traitement en accord avec les émoluments prévus par la convention établie entre le CHU (CHR à l'époque des faits) auprès duquel il était mis à disposition et son employeur le CHGM. Depuis ce recours devant le tribunal mais aussi les lancements d'alerte sur les dysfonctionnements qu'il a pu tracer dans ses missions à Gabriel Martin, ce praticien dit avoir été l'objet de mesures administratives visant à lui faire payer son côté frondeur contre sa hiérarchie. Pour la petite histoire, le juge administratif lui donnera raison un peu plus tard.

Le praticien ne le sait pas encore mais il ne vit là que le début de ce qui l'amènera à porter plainte six ans plus tard, en 2014, comme d'autres collègues.

La première des 3 pages du courrier incendiaire d'un praticien à l'encontre de ce médecin effectuant son année probatoire en vu d'être titularisé par le Centre National de Gestion. L'auteur du courrier dira plus tard que l'écriture de ce courrier lui a été ordonné par le directeur de l'hôpital. Gérald Kerbidi dément
La première des 3 pages du courrier incendiaire d'un praticien à l'encontre de ce médecin effectuant son année probatoire en vu d'être titularisé par le Centre National de Gestion. L'auteur du courrier dira plus tard que l'écriture de ce courrier lui a été ordonné par le directeur de l'hôpital. Gérald Kerbidi dément
A l'époque, et pendant que le conflit était toujours en attente de jugement devant la juridiction administrative, la première grosse tentative de déstabilisation s'opère contre le médecin. En mars 2011, un confrère, praticien du service de gériatrie, écrit et adresse un courrier à charge au Centre National de Gestion (CNG) contre le docteur qui a osé saisir le tribunal administratif.

Il faut pour cela comprendre que le CNG possède un rôle crucial dans l'avancement des carrières puisque, rattaché au ministère de la Santé, il doit valider les affectations et surtout les titularisations des praticiens hospitaliers. Le médecin pris en grippe effectuait son année probatoire. Le passage devant le Centre National de Gestion devait décider de sa titularisation ou au contraire de son licenciement pour inaptitude à l'exercice de ses fonctions.

Deux griefs sont reportés dans ce courrier que nous avons pu nous procurer. Selon ce praticien qui dénonce, son collègue manque de "confraternalité" et fait preuve "d'agressivité, de violence verbale et même physique".

En transmettant ce courrier à charge au CNG contre son confrère, le médecin espère faire pencher la balance alors que l'examen de l'année probatoire du médecin devenu indésirable à Saint-Paul était prévu dans l'année (2011).  

Alors que son poste est en jeu, le docteur visé est naturellement autorisé à apporter toutes les pièces pouvant appuyer sa candidature dans ce service de Gabriel Martin. De nombreux collègues de l'hôpital et même des professionnels de santé extérieurs viennent alors contredire la lettre à charge et donc appuyer les aptitudes du docteur.
 

Des professionnels de santé plaident sa cause auprès du Centre National de Gestion. Situé à Paris, le CNG valide les avancements de carrière des praticiens mais pour cela il prend appui notamment sur des lettres de recommandation ou de défiance avant d'arrêter son choix.
Des professionnels de santé plaident sa cause auprès du Centre National de Gestion. Situé à Paris, le CNG valide les avancements de carrière des praticiens mais pour cela il prend appui notamment sur des lettres de recommandation ou de défiance avant d'arrêter son choix.
L'arrêté ministériel du 25 novembre 2011 prend acte de la décision du CNG qui titularise finalement le praticien malgré ce courrier incendiaire.

Quelques jours plus tard, le médecin à l'origine de ce courrier contre son confrère livre une version étonnante.

Devant l'ordre des médecins, une partie du stratagème se fissure. Le 2 décembre 2011 et devant deux médecins membres de la commission de conciliation du Conseil départemental de l'ordre des médecins, le docteur (..) avoue qu'il a été "mandaté par la direction de l'hôpital pour écrire son courrier au CNG".

Contacté, le Directeur du CHGM marque son étonnement. "Je nie formellement avoir mandaté qui que ce soit pour rédiger un courrier à propos du Dr (…)", explique Gérald Kerbidi.

A la suite de cette confrontation devant l'ordre des médecins qui tentait donc une réconciliation, les médecins concernés regagnent leurs services  respectifs mais le docteur qui avait sollicité le tribunal administratif continue de faire face à des situations de blocage caractérisées plus tard en harcèlement.
 

Devant la commission de conciliation de l'Ordre, le médecin auteur du courrier affirme qu'ordre lui a été donné de porter à la connaisance du CNG le portrait d'un collègue tyrannique. Ce courrier aurait dû avoir pour effet de plomber le dossier du praticien en délicatesse avec sa direction. Mais les lettres de soutien auront plus de poids
Devant la commission de conciliation de l'Ordre, le médecin auteur du courrier affirme qu'ordre lui a été donné de porter à la connaisance du CNG le portrait d'un collègue tyrannique. Ce courrier aurait dû avoir pour effet de plomber le dossier du praticien en délicatesse avec sa direction. Mais les lettres de soutien auront plus de poids
Dès mars 2012, l'ARS sera ainsi alertée par ses soins du refus de sa direction de fermer administrativement cinq lits de son service alors que les moyens humains pour les maintenir mettent en jeu la qualité de la prise en charge des patients.

Sans une augmentation d'effectif qui lui sera toujours refusée, il assurera avec un autre médecin un volume horaire atteignant jusqu'à 60 heures par semaine.

Un peu plus récemment, en ce début d'année 2014, le médecin se voit contraint de prendre des congés maladie, une première en 14 ans de carrière.

Pendant son arrêt, le docteur a la désagréable surprise de recevoir à son domicile un courrier émanant du directeur du CHGM et transporté par le chauffeur de l'hôpital, lui sommant de se rendre 3 heures plus tard dans un cabinet médical pour un contrôle.

La procédure, prise seulement 48 heures après le début de la période d'arrêt, est rarissime.

Le médecin mis en arrêt ne présentait pas le profil du resquilleur de la sécurité sociale. Le contrôle du praticien justifiera l'arrêt prescrit.
 

Le médecin plaignant fait remonter le manque de moyens dans son service qui influe sur la prise en charge des patients. Cette situation maintenue constamment tendue, couplée à l'absence de résolution pour corriger les difficultés, est vécue par les personnels du service comme une forme de pression
Le médecin plaignant fait remonter le manque de moyens dans son service qui influe sur la prise en charge des patients. Cette situation maintenue constamment tendue, couplée à l'absence de résolution pour corriger les difficultés, est vécue par les personnels du service comme une forme de pression
A son retour de congés maladie, une double peine l'attend. Non seulement il apprend en avril 2014 qu'il n'est plus le responsable de l'unité de médecine polyvalente et qu'un remplaçant a été trouvé, le tout sans aucune lettre officielle ni explication de la part de sa hiérarchie, mais le docteur constate également une retenue sur salaire anormale appliquée le temps de son arrêt et qui ne sera régularisée que deux mois plus tard. "L'erreur informatique", ne le convaincra guère.

Hormis son cas personnel, le médecin alerte de nouveau depuis l'année 2013 sur ce qu'il constate dans son service. Certains personnels et collègues craquent, sous la pression d'une cadre de service notamment. Les arrêts maladies s'enchaînent. La situation est assez conflictuelle pour qu'en fin d'année 2013, la direction du CHGM mandate le cabinet extérieur Partners Consulting pour qu'il procède à un "état des lieux du service avec le personnel concerné".

Ne voyant rien venir de leur hiérarchie, le personnel soignant alerte l'ARS OI qui est sollicité en arbitrage pour la fermeture de lits en raison du sous-effectif rencontré dans le service de médecine polyvalente
Ne voyant rien venir de leur hiérarchie, le personnel soignant alerte l'ARS OI qui est sollicité en arbitrage pour la fermeture de lits en raison du sous-effectif rencontré dans le service de médecine polyvalente
Les grandes lignes de cet audit a été présenté lors d'une réunion en en date du 3 février 2014. Partners Consulting faisait état de "graves situations psychosociales avec 54% du personnel identifié comme étant en grande souffrance dont 12% relevant de harcèlement moral. Ce harcèlement moral venant d'une hiérarchie clairement identifiée (madame (…), cadre de santé, sa supérieure hiérarchique Mme (…), cadre de pôle médecine) et d'une direction connivente par probable conflit d'intérêt", indiquent les consultants après avoir reçu en entretien l'ensemble des protagonistes.

Mais le personnel représentant du CHSCT déplore que le rapport n'ait pas été communiqué en entier. Commandée fin 2013 dans un contexte de "personnel en souffrance", pour reprendre le constat du DRH, le personnel comprendra quelques mois plus tard que cette expertise du cabinet extérieur a perdu de sa substance une fois qu'elle a été rendue à la direction. Interrogé lors d'une réunion du CHSCT, Gérald Kerbidi finira par minimiser la portée de cet audit qui n'avait "pas pour objet d'évaluer les risque psychosociaux", décevant au passage un personnel qui en attendait beaucoup.

"L'audit" est commandé fin 2013 par la direction du CHGM. Il est alors admis qu'une souffrance au travail ronge le service
"L'audit" est commandé fin 2013 par la direction du CHGM. Il est alors admis qu'une souffrance au travail ronge le service
Interrogé sur la différence de lecture avec l'équipe du service concerné, la direction n'y voit aucune tentative de dissimulation de sa part. "Cette expertise était à l’initiative du directeur et non du CHSCT. Il n’y a aucune obligation de présenter ses résultats au CHSCT", expliquent Gérald Kerbidi et le DRH François Leveaux. "Pour rappel, ce diagnostic portait sur un projet de "Développement d’une culture managériale et stratégique commune" au sein d’un service du CHGM. Les membres du CHSCT peuvent avoir accès à l’ensemble du rapport sur simple demande au directeur. Le diagnostic a tout de même été présenté au Comité de Pilotage composé majoritairement par les différentes catégories professionnelles de ce service. L’une des mesures prises à l’issue de ce rapport a été la mutation de la cadre de service, à sa demande", avise le responsable des ressources humaines.

Sur l'ensemble des éléments constitués par les plaignants et présentés en gendarmerie, la direction du CHGM garde naturellement ses distances. "Je ne peux me prononcer à ce stade car je laisse la justice instruire les dossiers. A ce jour, ni le DRH, ni moi n’ont été convoqués pour être entendus", explique le directeur de Gabriel Martin, Gérald Kerbidi.

A ce jour, les cinq plaignants connaissent des fortunes diverses. L'un d'eux a été affecté dans un autre service contre sa volonté. Une deuxième personne a bénéficié d'un aménagement pour ne plus travailler sur la même plage horaire que les cadres avec lesquels le malaise persiste. Un troisième est en congé maladie depuis plus de 9 mois. D'autres personnels, qui ne sont toutefois pas allés jusqu'à porter plainte, ont également quitté le service en raison de la situation.

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Trois mois après la commande d'audit, la direction explique que la question des risques psychosociaux ne faisait pas partie de la mission du cabinet. Le constat d'un "personnel en souffrance" pourtant admis dans la note de service (document plus haut) pour justifier cette prestation d'auditeurs extérieurs est donc évacué. Le procès verbal d'une réunion CHSCT de mars 2014 traduit l'étonnement  des membres du comité d'hygiène et de sécurité :

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L'équipe de consultants présente son bilan partiel et au vu de l'état des lieux, présage déjà, en février 2014, que certains témoignages du personnel ont le potentiel pour faire l'objet d'une action en justice. Le cabinet de consulting a visé juste. Les cinq premières plaintes tomberont au cours de ce second semestre 2014, la dernière remonte à la mi-novembre...
:
Mercredi 10 Décembre 2014 - 10:50
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par Jean le 10/12/2014 13:02
Pas lu

2.Posté par Bla Bla Bla le 10/12/2014 13:47
si il passe leur temps à se tirer dans les pattes et à rédiger des plaintes , il n'est pas étonnant que GB est une très mauvaise réputation...... tu rentres avec un rhumr, tu sort avec un staphylocoque doré....

3.Posté par dan beton le 10/12/2014 17:20
Moi qui pensais qu'on s'intéressait ici aux patients et erreurs médicales ...

4.Posté par Titi or not Titi le 10/12/2014 20:43
C'est un Hôpital ou
un Teat la Kour ?


5.Posté par Dix de der le 10/12/2014 21:19
Dites moi ce Monsieur qui dirige cet établissement est bien celui qui est passé de l'opposition municipale en 2008 pour se retrouver au conseil municipal sur la liste du Député Maire Socialiste de Saint-Joseph en 2014. Cherchez l'erreur.
Harcèlement, pressions, dites moi c'est pas vrai.. Si c'est vrai il faut qu'il démissionne au plus vite. Car l'équipe municipale n'a pas besoin d'un poids mort à un moment où le peuple gronde. Dehors Monsieur, arrête faire honte à nous et retrouve out famille mounoir.

6.Posté par LEBLANC le 11/12/2014 13:05
ce n'est plus un hôpital; c'est une entreprise de démolition!

7.Posté par DJ surgeon le 11/12/2014 14:28
Le problème est ici simple. Comment le médecin qui a critiqué son confrère par écrit devant le ministère de la santé a t-il pu à la fois plaider sa cause devant le conseil de l'ordre et rester en poste au centre hospitalier Gabriel Martin sans disposer d'un élément de preuve étayant le fait que cet établissement l'avait mandaté à propos?

En sus des éléments probants dans cette affaire, un tel élément, s'il existe, fera que l'hôpital, tout juste condamné par la cour d'appel pour un délit d'harcèlement moral (voir article " Gabriel Martin : une erreur médicale étouffée qui pourrait changer le visage de l'hôpital public), sera probablement mis en examen et, nous verrons bien, condamné en tant que récidiviste ce qui représenterait une première nationale dans le domaine hospitalier

Si cet élément n'existe pas, que fait l'ordre des médecins qui aurait été alors désinformé? Que fait le centre hospitalier Gabriel Martin, que fait la tutelle de santé (ARS), le ministère de la santé de longue date informés de toute cette m....si ce n'est comme d'habitude d'attendre que les évènements dérapent? A ce titre, quelles tensions vont naitre au sein de l'hôpital (entre médecins mais aussi entre le directeur et le sous directeur qui se flinguent à vue) et dont les conséquences seront toujours payées par les usagers? Faudra t-il que comme dans l'affaire du Docteur Lhote les Réunionnais apprennent dix ans trop tard que des faits d'une gravité exceptionnelle se sont produits et ont été couverts par la haute administration?
Mais surtout, n'est il pas temps que celui qui en fait donne ses ordres au directeur d'un hôpital public, le président du conseil de surveillance (Maire de la commune soit aujourd'hui Monsieur Sinimale), se manifeste alors que de plus, il a à gérer l'héritage de son "amie", prédécesseur, Madame Bello? (bien curieux n'est ce pas que l'on ne l'entende pas!!!)
Attention, à force de ces incohérences notamment celle qui consiste à ce que les politiques, tous copains, ne se critiquent qu'en périodes d'élections, les populations vont se réveiller et s'autonomiser. Dans une région ultra périphérique ce ferait mal, très mal......Demandez le aux Guadeloupéens qui en ont dans le pantalon......
Que les responsables prennent donc vite les choses en main!

8.Posté par DR ANONYME le 12/12/2014 13:13
Bonnes questions confrère.

9.Posté par DJ surgeon le 12/12/2014 15:57
Encore faudrait -il que cela intéresse les gens. Il est vrai qu'ici on ne parle pas de foot ou de Miss Réunion...... Reste que potentiellement nous sommes tous concernés par ces dysfonctionnements hospitaliers dont les conséquences sont des conflits entre personnels avec leurs conséquences que les usagers sont toujours les premiers à payer.

Mais le monde est ainsi ! Les gens préfèrent gueuler sur le coup comme dans cette tragédie au Moufia mais ils resteront comme des moutons (ne sont-ils pas déjà anesthésiés par la télé, la mal bouffe et l'espoir d'une fortune "facile" créée par les "jeux" .....contrôlés par l'Etat?). Ils sont même toujours prompts à payer leurs contraventions pour excès de vitesse alors qu'ils ont pu voir comme nous tous et de leurs propres yeux les forces de l'ordre contempler sans agir des "pousseurs" lancés à plus de 200 km/h du bord de routes même pas fermées à la circulation ! Notre République fout vraiment le camp !

10.Posté par DR ANONYME le 12/12/2014 17:35
Vos remarques sont partagées, au moins, par les médecins, y compris ceux des cliniques privées.

Et certains, dont je suis, se demandent comment de tels dysfonctionnements sont apparus et comment y remédier ?

11.Posté par koko le 12/12/2014 18:29
opprobre est jeté sur celui qui ose divulgué les dysfonctionnements voilà qui résume bien tant de professions: notaires, médecins...

12.Posté par DR ANONYME le 12/12/2014 19:05
Oui KOKO sauf que cela ne touche les établissements que depuis assez peu de temps !

1990 à peu près.

Comment rendre un hôpital attractif ?

Le concept de magnet hôpital ou hôpital attractif d’origine américaine, associe qualité des soins et satisfaction du personnel.

Il postule que l’un ne va pas sans l’autre et que ce cercle vertueux est un des moyens qui permettent aux hôpitaux de retenir leur personnel soignant, malgré les contraintes fortes qui pèsent sur eux actuellement.

Aux États-Unis, la qualification de "Magnet Hospitals" fait l’objet d’une certification. En Europe, le concept se met en place en Suisse et en Belgique.

Les profonds bouleversements qu’a connu et que va connaître l’hôpital public ne doivent pas cacher un enjeu fondamental : comment y attirer et y faire rester les milliers d’infirmières et de médecins dont il a besoin, alors que leur profession est régulièrement citée comme une des plus atteintes par l’épuisement professionnel, que le niveau de leurs rémunérations n’y est pas franchement motivant et que leurs perspectives de carrière sont actuellement limitées ?

La question est loin de ne se poser qu’en France. Hôpital attractif : qualité des soins et satisfaction professionnelle vont de pair

Pour y répondre, des infirmières d’hôpitaux américains ont développé depuis une vingtaine d’années le concept de « magnet Hospitals » (hôpitaux attractifs). Un magnet Hospital est un établissement dans lequel un niveau élevé de satisfaction professionnelle des infirmières est associé à un niveau élevé de qualité des soins, ce qui se traduit par un faible taux de turn-over (renouvellement) des équipes et une gestion efficace des conflits. Il n’est déclaré tel qu’après certification par le Centre d’accréditation des infirmières américaines (ANCC).

La démarche d’accréditation hospitalière existe en France. Elle est conduite de manière très efficace par la HAS (Haute Autorité de santé). Mais elle ne porte pas spécifiquement sur les soins infirmiers et n’est pas menée par des infirmières. Pire elle donne trop d’attention à certains.

Les promoteurs du projet se reconnaissent dans la définition québécoise : « les soins infirmiers ont pour but ultime d’accompagner la personne qui, en interaction constante avec son environnement, vit des expériences de santé » (Kerouac et al, 2003).

Ils font appel aux concepts de care (souci de l’autre), de la personne comme acteur de sa santé, de composantes de la personnalité, de vécu et de parole des patients, de stress. Pragmatiquement, leur projet se fonde sur les bilans du projet de soin antérieur (2005-2009), des différents audits et du rapport de certification (version 2) établi par la HAS en juillet 2008.

13.Posté par DJ surgeon le 12/12/2014 19:23
post 10.

1) pourquoi ces dysfonctionnements sont apparus? Nous le verrons bien au final. Aujourd'hui, la logique pousse tout bonnement à croire que la direction de l'hôpital Gabriel Martin a joué à l'apprenti sorcier (ce n'est pas la première fois et elle vient même d'être condamnée pour l'avoir fait). Comment croire en effet qu'un médecin ai pu flinguer par écrit son confrère devant le ministère de la santé tout en n'ayant pas été depuis suspendu d'une fonction que le directeur peut seul attribuer et retirer?

2) comment y remédier? Par l'établissement de la vérité ce qui ressort de la responsabilité de la Police Judiciaire. Mais aussi et dans le cas précis de cet hôpital manifestement récidiviste quand il s'agit d'harceler, par un signal fort et rendu public du ministre de la santé. Vous verriez bien alors que les "forts" en gueule de cet hôpital, véritables parrains de puis des années, se feront tout petits, trop contents de pouvoir "au moins" garder leurs privilèges sous le régime des cocotiers.......

Mais en fait rien ne sera simple. Pour exemple, dans la précédente affaire ayant valu la condamnation de l'hôpital Gabriel Martin par la cour d'appel (ici un pourvoi en cassation n'aura même pas d'effet suspensif), la directrice générale du centre national de santé du ministère de la santé (à qui le "flingueur" dans cette nouvelle affaire a adressé son courrier) avait été de longue date auditionnée par la Police Judiciaire........No comment si ce n'est "Vive la République! Vive la France!"

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