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Pierre Lescure, chargé d'une mission sur l'acte II de l'exception culturelle par le gouvernement, a accordé une interview au Nouvel Observateur dans laquelle il revient sur l'avenir de la Hadopi (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet). S'il ne veut pas présager des résultats de la mission sur le sujet, il constate cependant que les consommateurs se sont plus tournés vers le téléchargement légal: "Quand il y a un gendarme dans le métro, moins de personnes sautent par-dessus le tourniquet".
S'il comprend que la jeune génération veuille avoir accès rapidement à tout de manière gratuite, il explique que "protéger le droit d'auteur n'est pas protéger les résidences secondaires de quelques-uns. Il s'agit de financer la création pour qu'elle perdure. Et aujourd'hui, il faut habituer cette jeune population à payer pour une contribution culturelle, comme elle paye pour une sonnerie de mobile".
Pour lui, la grosse erreur de la Hadopi a été de mettre l'accent sur la sanction au détriment du développement d'une offre légale. Ainsi, pour lui, la coupure d'Internet est "contre-nature". Mais il lui paraît incontournable qu'un système de sanction existe. Autant dire que la possibilité d'une licence globale (où l'on paye un impôt pour avoir accès à la culture gratuitement sur Internet) semble s'éloigner à vue d'oeil.
S'il comprend que la jeune génération veuille avoir accès rapidement à tout de manière gratuite, il explique que "protéger le droit d'auteur n'est pas protéger les résidences secondaires de quelques-uns. Il s'agit de financer la création pour qu'elle perdure. Et aujourd'hui, il faut habituer cette jeune population à payer pour une contribution culturelle, comme elle paye pour une sonnerie de mobile".
Pour lui, la grosse erreur de la Hadopi a été de mettre l'accent sur la sanction au détriment du développement d'une offre légale. Ainsi, pour lui, la coupure d'Internet est "contre-nature". Mais il lui paraît incontournable qu'un système de sanction existe. Autant dire que la possibilité d'une licence globale (où l'on paye un impôt pour avoir accès à la culture gratuitement sur Internet) semble s'éloigner à vue d'oeil.
















