Société

Personnel précaire : La CGTR Educ'action dénonce une gestion "à la petite semaine" du rectorat


Personnel précaire : La CGTR Educ'action dénonce une gestion "à la petite semaine" du rectorat
"Manque de vision, gestion à la petite semaine, pas de pilote dans l'avion... " Les mots doux ont fusé cet après-midi vis à vis du rectorat de La Réunion, dans les locaux de la CGTR, à Saint-Denis.

 La CGTR Educ'action tire en effet la sonnette d'alarme sur la gestion du personnel précaire de l'Éducation nationale par l'académie. "Coup sur coup, on a eu droit à des annonces particulièrement choquantes" de la part du rectorat, souligne son secrétaire général Patrick Corré.

1200 CUI privés de salaires

"Les Assistants d'éducation du bassin Sud ont appris que leur salaire du mois de septembre et pour certains d'entre eux du mois d'août n'avait pas été versé dans les délais. Et aujourd’hui nous apprenons que les 1200 C.U.I (contrat unique d’insertion au salaire mensuel de 670 euros, ndlr) des collèges et des lycées n’ont pas perçu leur salaire de septembre", ajoute le syndicaliste.

Dans les deux cas, le rectorat justifie ces retards de paiement par un manque de personnel dans un service concernant les AED et par un bug informatique concernant les CUI.

"Concernant les AED, cette excuse n'est pas recevable. Il doit y avoir une continuité dans le service public qui doit être assurée. Et ce qui nous interpelle, c'est que ces retards sont récurrents. L'an dernier aussi, il y avait eu des problèmes dans le versement des traitements. Il s'agit d'une forme de mépris vis-à-vis du personnel en situation de précarité", estime Patrick Corré.

Pour rectifier le tir, le rectorat s'engage à verser une avance de traitement le 8 octobre prochain pour les AED, sans en dévoiler le montant. "Les personnels récusent ce terme. Il s'agit d'une régularisation à posteriori", corrige Patrick Corré. Les 1200 personnels en CUI, eux, viennent tout juste de percevoir une "avance" de 450 euros , le reste ( 220 euros ) devant être versé après le 10 octobre 2013.

"La situation est catastrophique pour ses personnels. Souvent, certains sont débiteurs dès le début de mois. Ce retard les enfonce un peu plus", lance Patrick Corré, qui souligne que "le recteur, lui, n'a pas de problème dans le versement de son traitement".

Des indemnités et des contrats plus longs

La CGTR Éduc'action formule ainsi plusieurs demandes au rectorat vis-à-vis de son personnel le plus précaire.

"Nous souhaitons que les personnels impactés par ces retards de salaire et qui ont des frais supplémentaires (frais bancaires, etc) puissent être dédommagés par le rectorat. Et nous demandons également de verser au personnel des indemnités compensatrices de retard de traitement, comme le prévoient les textes en vigueur", détaille Patrick Corré. Des demandes qui avaient déjà été formulées l'an dernier mais qui n'avaient reçu aucune réponse de la part du recteur de l'époque. "Cette fois-ci, nous attendons des réponses. Nous trouvons que le nouveau recteur (Thierry Theret, ndlr) est à l'écoute mais, l'action, c'est mieux !", résume Patrick Corré.

La CGTR Éduc'action demande également de modifier ces contrats précaires. Concernant les AED, "nous souhaitons que les contrats soient sur trois ans et non plus sur un an, renouvelable". Concernant les CUI, la CGTR demande que la durée des contrats soit allongée à 24 mois, et non pas à 6 mois comme actuellement.

Le syndicat envisage par ailleurs de possibles actions avec les AED et les personnels en CUI si ceux-ci souhaitent se mobiliser.
Jeudi 3 Octobre 2013 - 16:10
Lu 618 fois




1.Posté par noe le 04/10/2013 07:00
Tout doit être fait pour ce personnel dont l'école a vraiment besoin !

2.Posté par MoA le 04/10/2013 09:01
Il n'y a pas que les "petites mains" à subir ce traitement.
Je suis enseignant contractuel dans le secondaire et mon dernier paiement date du 28 juin 2013.

Il parait que :

- "c'est de la faute à l'ordinateur " : Pourrions nous (les contractuels) être gérer par les mêmes ordinateurs que les fonctionnaires d'état ?
- "vous aurez une avance bientôt" : Quand ? Combien ? (Comme expliqué dans l'article il ne s'agit nullement d'une avance mais bien d'un paiement en retard qui doit ouvrir à des indemnités selon les textes.)
- "Vous n'êtes pas dans la "base" !" : Quelle "base" ? Je me retrouve pourtant bien dans plusieurs base de TRAVAIL (Pronote, ENT, WEBmail, ...).
- "C'est normal ! On ne fait pas de contrat pour la fin aout. Vous seriez actualisez au moi de septembre." : Trop fort pour la science ! L'URSAF & Co. sont-ils au courant que des milliers de contractuels travaillent en dehors de tout contrat pendant les 15 premiers jours de l'année ?

Bien sur je n'ai jamais pu avoir d'écrits. Il semblerait que personne n'ai le droit d'écrire au rectorat !

3.Posté par David ASMODEE le 04/10/2013 09:30
Tant que la presse se rendra aux convocations de ces clowns, ils se sentiront forts et tout puissant. Leurs gesticulations n'intéressent plus grand monde. D'ailleurs, je n'ai même pas lu l'article car c'est toujours la même rengaine.

4.Posté par Dupé le 04/10/2013 09:40
Comment un syndicat aussi inféodé au bolchévisme peut-il donner des leçons de gestions ??????

Ces gens là ne sont là que pour saboter l'éducation nationale. Chaque courrier est une attaque contre leur entreprise.Totalitaristes ,ils sont prêts à la ruiner une entreprise pour assoir leur pouvoir…

Souvent ,on retrouve comme syndiqués :
–Les pires branleurs et incapables d’une entreprise,ils se mettent là dedans car incapables et trop fainéants pour assurer un travail quelconque.
–Des lèches culs de première qui jouent le double jeu Patronat / Ouvrier et n’hésitant pas à enfiler un camarade pour la bonne cause.
–Ils sont inféodés au parti communiste et à la Mère Patrie de l’époque l’ex.URSS.

Voila pourquoi ils servent de carburant au front national.

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