Société

Père Pédro : "C'est l'opposition malgache qui fait durer la Transition"

Son visage est familier des Réunionnais. Le Père Pédro est actuellement à la Réunion pour réactiver son réseau, lever des fonds et faire appel à la solidarité de la population. 150.000 euros, c'est le montant qu'il espère récolter pour construire un bâtiment "sur quatre niveaux" dit-il. "Un ouvrage qui coûterait quelques millions d'euros ici à la Réunion", histoire de relativiser. Sans détour, il évoque avec nous son rôle de "missionnaire" qui se poursuit, au-delà de ce qu'il avait imaginé à son arrivée dans la Grande Ile, voilà déjà quarante ans. Il ne manque pas également d'égratigner l'opposition malgache, coupable à ses yeux de faire durer le pouvoir de Transition.


Etes-vous fier du travail accompli à Madagascar ?

On ne se contentera jamais de ce que nous avons fait. C'est une goutte d'eau dans l'océan mais une goutte d'eau qui est assez importante quand elle tombe sur la tête d'un homme politique, ça le réveille. Il se dit : "tiens, comment cette association Akamasoa a fait ça et nous, avec toutes les aides internationales, comment on ne peut pas faire ça... Notre rôle est de réveiller les responsables politiques du pays, réveiller la société civile, les gens de bonne volonté. Si nous on se prend en charge nous-même, que nous travaillons vraiment pour sortir nos frères qui sont dans l'extrême misère, qui sont quand même 70%, c'est beaucoup ! Les gens qui voient ce travail là, ils vont nous aider, parce qu'on a toujours dit que celui qui travaille il faut l'aider. On n'aide pas quelqu'un qui dort, qui est paresseux, on aide celui qui travaille.

Ecole, travail, discipline : voilà nos trois critères. Je dis : je ne peux pas vivre la vie à votre place, vous ne pouvez pas vivre la mienne. Alors si vous aimez vos enfants, si vous aimez votre famille, si vous travaillez, si vous scolarisez votre enfant, si vous respectez la discipline, on s'en sortira, c'est certain. Sans tout ça, on tombera dans un chaos plus grand. Le chaos c'est ce qui se passe un peu dans la Grande île où il n'y a pas de pouvoir politique. Il y a un grand laisser-aller. Mais personne réagit. A Akamasoa, nous réagissons. Quand il y a un mal, on le dit. Quand il y a une injustice, on la dénonce ! On ne se tait pas car la meilleure façon de servir un peuple c'est de lui dire la vérité.

Comment jugez-vous ce pouvoir de transition qui ne fait que durer ?

C'est l'opposition qui le fait durer. L'opposition veut le faire couler. La politique politicienne n'a jamais servi un pays. Cette politique politicienne est en train de faire couler davantage son propre peuple. Personne n'est élu aujourd'hui à Madagascar. C'est pourquoi le président Rajoelina voudrait faire le plus vite possible. Maintenant, ce sont les Nations Unies avec la Transition qui ont décidé que le 8 mai prochain serait la date des présidentielles mais l'Autorité de transition voulait faire avant. Que Dieu nous garde que cette date ne soit pas retardée car il y en a qui doutent. Ceux qui doutent, c'est qu'ils veulent une crise plus grande encore. Mais depuis l'indépendance, on peut dire qu'on a vécu dans le mensonge, dans les promesses non tenues. Et les gens sont découragés. Quand vous respectez le peuple, quand vous dites ce que vous pouvez faire et que vous le faites, les gens vous suivent. Je ne suis pas né à Madagascar pourtant les gens me suivent. C'est la preuve que quand vous dites la vérité, les gens ne regardent plus d'où vous êtes, de quelle couleur vous êtes.

Avez-vous songé une seule seconde à vous présenter à une présidentielle ?

Des journalistes malgaches m'ont déjà posé la question. Ils m'ont dit : "si vous vous présentez vous serez élu". Je dis, mon Dieu, ceux qui disent cela, ils ont voulu gifler leurs propres politiciens. Deuxièmement, je le prends dans le bon sens, ils m'ont considéré comme quelqu'un de leur famille, comme leur frère en me faisant cette proposition. Et troisièmement, je ne les crois pas (rires). Non, je resterai un prêtre, un missionnaire, je resterai si vous voulez un prophète qui dénonce toutes les exactions, la pauvreté, le mensonge et qui lutte pour un peuple.

Pensiez-vous rester autant d'années dans ce pays quand vous avez posé vos valises ?

Je suis arrivé pour la première fois en 1972. Non, je ne pensais pas rester autant d'années. Je ne pensais pas être à la tête de 20.000 personnes.

A défaut d'être président, vous voilà quasiment maire d'une petite ville.

Oui, mais un maire ne donne pas de travail à toutes ces personnes. Nous donnons du travail, nous scolarisons, nous donnons à manger à 6.000 enfants de l'école primaire tous les jours. Et construire 18 villages, jamais je ne l'aurais imaginé.

Tout le monde connaît le Père Pédro, mais quelles sont les personnes qui vous aident dans cette immense tâche ?

J'ai 412 collaborateurs à Akamasoa. Professeurs, ingénieurs, docteurs, sages-femmes, infirmiers, assistantes sociales : tous malgaches. Et je suis fier d'avoir trouvé à Mada des jeunes qui aiment leur pays, leurs enfants, leur patrie. C'est vrai qu'avec une telle corruption qui existe à Madagascar, l'honnêteté ne court pas les rues. Mais je suis heureux de les avoir trouvé.

------
Le Père Pédro sera ce mardi soir (18h30) au Ciné Plazza de Saint-Denis pour un moment de débat ouvert à tous mais aussi ce samedi à la messe de l'église de Saint-Gilles.
Mardi 13 Novembre 2012 - 07:21
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par zou le 13/11/2012 08:00
Comme quoi, à coeur vaillant rien d'impossible !! Le COEUR, c'est ça qui manquent à nos hommes politiques ....

2.Posté par Quel exemple ! le 13/11/2012 09:11
Quel témoignage pour tous ceux qui cherchent encore et encore des preuves de l'existence de Dieu !
Et quel exemple pour tous ceux qui veulent à tout prix passer par la case "kréol" pour enseigner le français !
Qui peut deviner, en l'écoutant parler des heures durant sans faire de fautes de français, que le père Pédro est... Espagnol ?
Armand GUNET

3.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 13/11/2012 11:07
Ce combat contre la corruption, nous le connaissons aussi ici... et intervenons a notre échelle...
reste que ce Bonhomme est un sacré bonhomme, digne, franc et loyal comme il nous en faudrait ici.

Une dizaine, puis une centaine de gars comme celui ci, reproduisant le modèle relèveraient un Pays
C'est au Peuple maintenant de choisir, ici aussi, si nous voulons proroger le Ripoux système
ou une vraie démocratie participative... Moi j'ai choisi La Guerre aux Ripoux ...

4.Posté par CHUT, ON TUE !!! le 13/11/2012 11:08
PERE PEDRO :

Que pensez-vous des exactions perpétrées dans le Sud de Madagascar depuis quelques mois ?
Vous n'en parlez pas du tout !

Pourtant ils sont très pauvres aussi là-bas (pas qu'à Akamasoa ), et en plus, ils se font massacrer à l'arme blanche par des soi-disant voleurs de boeufs, qui ressemblent plutôt à des militaires AVEC UN CERTAIN COLONEL SANGUINAIRE A LEUR TETE !!!!

Peut-être restez-vous silencieux sur ce sujet parce que vous savez que c'est à cause de vos supers potes de la Transition ????

5.Posté par Gajik le 13/11/2012 11:28
MERCI à Zinfos974 de donner pour une fois la parole dans cet article, à cet homme qui sait vraiment avec objectivité ce qui se passe à Madagascar (en dehors des réactions qui sont libres) et non comme souvent à ceux qui participent au rabaissement permanent de ce pays par des articles négatifs, pratiquement toujours issus des media appartenant à l'opposition.

Il y a trop de moquerie sournoise, injuste mais permanente sur ce pays qu'on ne voit que par la corruption des "élites", alors qu'en Europe la corruption est des millions de fois plus importante et tellement plus sophistiquée ! Ce mauvais esprit, cette façon d'aborder Madagascar toujours sur le même ton arrogant et supérieur de l'ancienne puissance coloniale est une atteinte aux droits du Peuple malgache au respect.

En effet, la corruption à Madagascar se compte à quelques milliers d'Euro par ci par là. L'équivalent des "députés" actuels touche 1200 Euro par mois ! Seuls les chinois trafiquant le bois de rose et les sociétés étrangères arrivent à faire des millions d'Euro avec la poignée de leurs complices, des hommes politiques véreux introduits de force dans la Transition par le diktat de la communauté internationale.

Mais tout çà ne va pas chercher des sommes aussi colossales qu'en France avec Total, Areva etc ... qui détournent la puissance de l'Etat, arrosent les députés et les journalistes de commissions énormes, leur payent des séjours royaux, non plus à la Mamounia mais au Qatar.

Que les quelques français qui sont souvent ici arrogants et nostalgiques de la colonisation, avant de moucater les malgaches pour leurs hommes politiques pourris réfléchissent que ces hommes là ont été formés à bonne école en singeant la France la plupart du temps.

Ils n'arrivent même pas, ces politiciens malgaches, à la cheville des nôtres en ce qui concerne le montant des pots de vins perçus. Avant de regarder la paille dans l'oeil du voisin, regarde la poutre qui est dans le tien.

Pedro Opéka, pour répondre à "quel exemple", n'est pas espagnol mais Argentin, il est né en 1948 à Buenos-Ayres. Mais cela dit, les Argentins parlent espagnol. Mais Pedro parle couramment 6 langues, le Slovène, le français, l'espagnol, l'italien, l'anglais et le malgache !

Cet homme sait mieux que quiconque de quoi il parle en matière d'opposition, car il a soutenu, les, yeux fermés comme tous les religieux, Marc Ravalomanana, le vice président du FJKM en 2002 face aux abus de Ratsiraka. Il sait que Ravalomanana a abusé de la confiance du Peuple.

Voici une vidéo d'une rencontre popuiaire entre Pédro Opéka et Andry Rajoelina (en malgache) qui vous montrera la ferveur populaire envers les deux hommes :

6.Posté par jaco le 13/11/2012 12:19
@ QUEL EXEMPLE
L'existence de Dieu n'a rien à voir dans cette histoire :
j'ai un ami retraité qui dirige une école privée ( avec parainages des enfants) à ambalavao , il est en train de construire une école neuve avec ses deniers et surtout sa volonté de faire du bien à 600 enfants !!!!!!!!!!!!!
ces exemples sont le fait de personnages extraordinaires au sens premier du mot !!!!!!
bravo à eux et aidons les avec nos petits moyens

7.Posté par Chut on tue le 13/11/2012 13:39
Père Pedro ne voit pas ou ne veut pas voir les pauvres dans le Sud qui se font massacrer puisqu'il ne le dénonce à aucun moment........ !!!

8.Posté par Gajik le 13/11/2012 14:01
Chut on tue ... des pauvres et des femmes et des enfants en Syrie, au nom de la Liberté et au nom de la France on finance les islamo-fascistes qui égorgent des Chrétiens, des Alaouites, des Sunnis, des soldats d'un pays souverain, pour servir les intérêts gaziers et stratégiques des fous qui dirigent les pays occidentaux de plus en plus avides et toujours aussi cruels. En entendez vous parler ?

Quant à Pédro Opéka, ce n'était pas le sujet de l'interview, sinon il en aurait parlé bien sûr, avec plus de iuance et d'humanité que vous.
Les bandes de dahalo qui tuent des paysans, les ruine en leur volant leur bétail, elles ont des familles, désespérées de devoir souvent prendre le parti de leur seul soutien qui combat avec des armes contre l'Etat qui tente de faire cesser ces crimes. En vous taisant et en suggérant seulement des sous entendus par votre silence et votre phrase malsaine qui veut tout et rien dire, vous alimentez la critique gratuite d'une opposition prête à faire feu de tout bois (de rose?) sur tous les sujets pour discréditer la Transition.
Sachez que de nombreux militaires ont été à ce jour assassinés par ces hommes qui sont des hommes de mains de gros bonnets, pas encore identifiés, qui sèment le chaos dans certains villages. Cessez vos petites phrases idéologiques et argumentez avec des faits précis et vérifiables. Merci.

9.Posté par Madaresistance le 16/11/2012 13:51
"Père Pedro, pourquoi vous faire le complice des méfaits des putschistes ?"

Les malgaches seront à jamais reconnaissants envers Père Pedro, et à travers lui ses donateurs réunionnais, pour toutes les actions qu’il a menées pour les pauvres à Madagascar depuis maintenant 40 ans.

Cependant, à côté de ces réalisations titanesques, pourquoi Père Pedro passe aujourd'hui sous silence :
* que depuis le coup d'Etat la pauvreté à Madagascar s'est terriblement aggravée :
75% des Malgaches vivent actuellement sous le seuil de pauvreté (65% en 2002 au départ du président RATSIRAKA, 59% en 2009 au renversement du président RAVALOMANANA).
Source: UNICEF (pauvreté = personnes vivant avec moins d’un dollar par jour)
* que depuis 2009, les trafics en tout genre (bois de rose, ressources minières …) n’ont jamais été aussi florissants, et que dans ces trafics on voit clairement la participation directe et l’enrichissement des dirigeants putschistes jusqu’au plus haut niveau de l’Etat.
- Arrêtés interministériels n°003/2009 du 28/01/09, n°338/09 du 30/07/09 et n°38244/2009 du 21/09/09 autorisant à titre exceptionnel l’exportation de bois de rose et d’ébène en rondin et plaquette (source « La chronique du bois de rose » par Hery Randriamalala)
- Mise en ligne d’une vidéo impliquant Andry Rajoelina dans le trafic de bois de rose (http://fr.mongabay.com/2010/fr1105-rajoelina_eia_video.html)

Dans une interview du 13/11/12 sur Zinfos974 sur la situation politique malgache, Père Pedro dit : « je resterai si vous voulez un prophète qui dénonce toutes les exactions »
(http://www.zinfos974.com/Pere-Pedro-C-est-l-opposition-malgache-qui-fait-durer-la-Transition_a49474.html)

Pourquoi alors passer sous silence que les droits de l'homme sont foulés aux pieds par Andry Rajoelina et les militaires : arrestations arbitraires, intimidation des journalistes, fermetures de dizaines de médias, massacres de centaines de personnes et des milliers de paysans chassés de leurs villages détruits depuis septembre 2012 dans le Sud malgache.
Source : Reporters sans Frontières, Amnesty International.



Dans la même interview sur Zinfos974, ainsi que sur la chaîne catholique (ktotv.com du 17/10/12) Père Pedro affirme que c’est l’opposition qui veut faire traîner cette transition, et que le président non élu voudrait faire les élections le plus vite possible.

Pourquoi alors passer sous silence que depuis 2009, tous les accords internationaux signés en vue d’une sortie de crise ont tous été reniés ou non appliqués par le président non élu (Maputo 1 du 08/08/09, Addis-Abeba du 06/11/09, Sandton juin 2011, feuille de route du 15/09/01).


http://madagascar-resistance.blog4ever.com/

10.Posté par Gajik le 16/11/2012 22:04
Madagascar résistance ... au changement !.

Patientez, les propos minables tenus par le duce de l'hydre réunionnaise groupusculaire des bounties ravalomaniaques franco-malgaches à trois têtes, c'est à dire le Collectif, alias GTT, alias madagascar résistance lors de la soirée débat avec Père Pédro seront bientôt publiés.

Vous pourrez juger sur pièces qui a une moralité et qui sert et aime le Peuple de Madagascar et en face, qui se sert et défend un clan de corrompus, qui ment ouvertement comme ci-dessus, face à un groupe d'hommes et de femmes de paix et d'engagement pour le bien de tous et des plus pauvres et le développement pour tous.

Ravalomanana a toujours refusé de s'abaisser à venir rendre visite à Akamasoa et surtout pas risquer de sentir les odeurs de la décharge d'Andralanitra.

Rajoelina a une attitude totalement inverse, humaine, non condescendante et non hautaine, voilà pourquoi Pédro Opéka, qui a pourtant soutenu Ravalomanana en 2002 et en 2007, sait mieux que quiconque de quoi et de qui il parle quand il parle de la confiance qu'il avait donnée à Ravalomanana et que celui-ci a trahie.

Mais Rajoelina ne peut pas tout. L'administration malgache est elle aussi toute puissante dans un fonctionnement "à la ravalo", qui ne pourra pas être réformé en une décennie.

Le bois de rose, le cheval de bataille de cette bande d'hypocrites de tikomen, alors que c'est justement leur patron qui en était le roi des trafiquants avec la Chine. Ils feraient mieux de parler des vrais questions écologiques, tiens le bois de chauffe. Cà oui, le charbon de bois, c'est un sujet IMPORTANT. Mais le Collectif s'en fout absolument, ce n'est pas polémique, la corruption (installée par les anciens présidents dans la SAVA), çà oui, c'est juteux et le site américain Mongabay, qui roule pour Clinton, çà oui, c'est une sacrée référence !

Je ne vais pas répondre sur chaque mensonge, comme la prétendue persécution de la presse (!) et sur les dizaines de milliers (ou pourquoi pas de millions tan qu'on y est) de malgaches massacrés dans le sud. CV'est tellement minable !

Bref, pour le charbon de bois, voilà quelques chiffres qui vous montreront que c'est vraiment plus important que ces bois de rose qui enrichissent une petite caste de trafiquants et surtout les chinois de Chine (extrait d'un article de La Vérité) :

La consommation de charbon de bois dans la Grande-Ile est estimée à 402 000 tonnes, soit près de 7,5 millions de m3. La consommation en bois de chauffe avoisine les 10,6 millions de m3. Les régions qui consomment les plus de charbon sont Analamanga, Haute-Matsiatra, Vakinankaratra. Elles représentent près de 77% de la demande et utilisent souvent de l’eucalyptus pour puiser de l’énergie. Neuf régions dont le Boeny exploitent les forêts naturelles et elles représentent près de 12% de la demande. Le reste utilise la plantation et la forêt naturelle. Une famille malgache consomme en moyenne 50 à 100 kg de charbon de bois par mois.L’importance de la demande des populations urbaines, qui ne peut pas avoir accès aux énergies fossiles, entraîne une forte pression sur les formations forestières qui sont menacées de surexploitation notamment autour des grandes villes.

Voilà les vrais problèmes, comme la pauvreté endémique, mais qui n'intéressent pas madagascar résistance ... au changement !

11.Posté par Madaresistance le 20/11/2012 19:35
Madagascar doit mettre fin aux massacres
et enquêter sur les forces de sécurité

Il faut maîtriser les forces de sécurité malgaches, qui se livrent à des actes de violence aveugle dans le sud du pays, a déclaré Amnesty International, à la suite d'exécutions de masse de civils pour des vols de bétail et de l’inaction des autorités, qui se sont abstenues de protéger des centaines de personnes de véritables massacres.

Certaines sources officielles ont affirmé que l’Opération Tandroka, lancée en septembre, s’est pour l’instant soldée par l'homicide de 40 voleurs de bétail (dahalos) et l’arrestation de 76 autres dans la région de l’Anosy (sud du pays). Des bandes de voleurs de bétail auraient tué 14 membres des forces de sécurité nationales plus tôt cette année.

Des témoins ont cependant signalé à Amnesty International que des personnes âgées, des handicapés moteurs, des enfants et d’autres personnes se trouvant dans l'incapacité de fuir leur domicile ont été brûlés vifs quand les forces de sécurité ont incendié des villages sans aucun discernement dans le cadre de cette opération militaire.

« Nous entendons parler de personnes et de populations sanctionnées et persécutées dans le sud. Ces mauvais traitements pourraient constituer des atteintes aux droits humains d’une ampleur choquante », a indiqué Christian Mukosa, chercheur au sein du programme Afrique d’Amnesty International, qui vient à peine de rentrer de Madagascar.

« Le gouvernement doit maîtriser ses forces de sécurité et diligenter une enquête indépendante sur ces allégations. »

Selon des témoins, lors d’une des nombreuses descentes effectuées dans des villages en septembre, des membres des forces de sécurité ont brûlé 95 maisons dans la commune d’Elonty, et tué au moins 11 personnes dont une fillette âgée de six ans.

Des récoltes ont été réduites à néant et au moins une école a été rasée pendant ces attaques. Des représentants des autorités ont affirmé que seules des exploitations pratiquant la culture du cannabis ont été détruites par les forces publiques.

Par ailleurs, d’après les informations recueillies par Amnesty International, les forces de sécurité ont exécuté des suspects de manière extrajudiciaire lors de ces descentes, notamment une personne souffrant de handicaps physiques dans le village de Numbi, en septembre, et les parents et l’épouse d’un suspect bien connu dans la commune de Mahaly, en octobre.

Parmi les unités impliquées dans ces exécutions extrajudiciaires présumées figurent les forces d’intervention spéciales.

Au moins 250 autres personnes ont été tuées cette année aux alentours de la ville de Fort-Dauphin (sud du pays), dans le cadre de ce que les autorités décrivent comme des affrontements entre villages déclenchés par des vols de bétail. Amnesty International craint que ce chiffre ne soit bien en-deçà de la réalité.

Au moins deux témoins ont expliqué à Amnesty International que les autorités avaient été informées de l’imminence d’une attaque contre un village par des personnes vivant à proximité ; les autorités n’ont rien fait, et au moins 86 personnes ont été tuées à coups de machette.

« Les responsables présumés de ces violations massives, parmi lesquels des membres hauts gradés des forces de sécurité, doivent être traduits en justice », a expliqué Christian Mukosa. « Le gouvernement doit demander à la communauté internationale, en particulier aux Nations unies, d’aider à mener une enquête véritablement indépendante ».

Les violences de ces derniers mois font craindre le pire pour la sécurité des civils de la région à l’approche de l’élection présidentielle, prévue pour mai 2013.

20 novembre 2012

Christian Mukosa,

Amnesty International's Africa Programme Researcher



12.Posté par J-L Gajac le 20/11/2012 21:00
Voilà le nouveau cheval de bataille du clan Ravalomanana dans son combat de chevaliers blancs comme neige, avec comme référence Amnesty International, dont tout le monde semble ignorer que la nouvelle présidente d'Amnesty US n'est autre que l'ancien bras droit de Hillary Clinton au département d'Etat, Suzanne Nossel.

Ce que cache mad-résistance (au changement), c'est qu'il y a eu un putsch dans Amnesty en janvier 2012, bien que le tournant d'Amnesty et sa récupération par l'OTAN et par l'empire américain soit plus ancien.
On sait que Human Rights Watch est aussi une officine du pouvoir américain, mais ce n'est pas encore passé dans le public pour Amnesty, ce qui viendra peu à peu grâce à Internet surtout. Il en a été de même avec de nombreux organismes intègres comme Al Djazeerah, par exemple, qui a été rachetée par le Qatar et a ainsi perdu toute crédibilité et toute déontologie et s'est mise à servir les intérêts de l'OTAN. Il en va de même de Mongabay qui diffuse des diffamations et affabulations sous couvert d'expertises "scientifiques", alors qu'ils sont un des rouages du lobby pro-ravalo oui pro ultra-liéral, ce qui se rejoint, et ceci dans l'impunité la plus totale bien entendu.

Nul n'ignore par contre que Ravalomanana est soutenu ardemment par les Etats Unis en tant que pdg idéologiquement ultra-libéral et prêt à toutes les compromissions pour s'enrichir en livrant Madagascar aux intérêts Nord-Américains et que le FJKM a des liens étroits avec certaines sectes du lobby protestant américain, très actif à l'ONU et ailleurs, les mêmes qui ont accueilli Lala Rasendrahasina, le pasteur (légèrement) bousculé en 2009 pour son caractère rétif de politicien réactionnaire et qui voue un culte divin à son vice président de Dada.

Tout cela est cousu de fil blanc. Il s'agit de réseaux, dont mad-résitance est un tout petit maillon. Les "on dit" de Amnesty sur les prétendus massacres dans le sud, valent bien, (n'est-ce pas Mad résistance (à la vérité) ?) les "on dit" de Lilyson sur la responsabilité directe de Ravalomanana dans les vols de boeufs et dans l'armement lourd des villageois qui font partie de ce système de corruption à vaste échelle qui ne date pas de mars 2009, comme le bois de rose et d'autres circuits de corruption bien établis depuis 2002 et bien avant. Le Remenabila n'est qu'un coupe circuit pour détourner la galerie des vrais commanditaires, ceux qui roulent en Hummer ou disposent de comptes en banque bien garnis, comme d'habitude.

Si vous vous intéressez à la vérité davantage qu'à la propagande pré-électorale gros-doigts, prenez le temps de lire l'histoire moderne d'Amnesty. Mais naturellement, ceci ne vous intéresse pas, car la seule chose qui intéresse le groupuscule Collectif-GTT-Mad résistance, c'est ceci : démontrer que sous Ravalomanana c'était le Paradis sur terre et que le PNB a augmenté de quelques pour cents sous son règne, alors que si vous étiez honnêtes, vous sauriez qu'un PNB ne peut pas se diviser également entre 22 millions d'habitants, c'est une augmentation de richesse pour une classe sociale, un clan et pour les autres, c'est la descente aux enfers continue, comme l'a dit justement Pédro Opéka, continue depuis le Pdt Philibert Tsiranana.

Il reste que cette question des bandits du Sud, manipulés par des gros bonnets mafieux, correspond aussi à une misère plus que noire, due à un abandon total par Ravalomanana du développement de cette région honnie, regardée avec arrogance et commisération depuis les hauts plateaux par le petit clan d'Imerinkasinina comme moins que rien. Ne croyez vous pas que l'eau aurait dû descendre d'en haut depuis longtemps, au lieu de s'en remettre aux actes de charité des opération kere et aux dons des japonais de quelques camions citernes rouillés et de moteurs sans gaz-oil ?

L'ironie des besoins de polémique du clan Ravalo vers les élections dans 6 mois sans leur chef en tête et leur désir de les saboter, fait que ce sont ceux-là mêmes qui n'ont jamais rien fait pour ce sud abandonné, qui se mettent par miracle à s'y intéresser depuis que les armes ont été mises dans les mains de ces guerriers par le même genre d'apprentis sorciers !

L'histoire véritable de Amnesty dans le post suivant, mais vous pouvez lire çà sur ce lien :

13.Posté par J-L Gajac le 20/11/2012 21:05
La vraie nature de Amnesty nouvelle formule, pour se mettre à jour sur sa fiabilité toute relative et sur ses compromissions politiques ou comme diraient les Créoles, comment Amnesty trie son café :

EXTRAITS :
En janvier 2012, le conseil d'administration de l'association nommait Suzanne Nossel – qui venait à peine de quitter ses fonctions au Département d'Etat dirigé par Hillary Clinton – nouvelle directrice de l'organisation.
C'est Nossel qui a accéléré le changement déjà amorcé à Amnesty avant sa nomination. Elle a utilisé l'excuse d'une crise budgétaire pour mettre en place un nouvelle stratégie qui a réorienté l'association pour être plus en phase avec l'empire US, a fermé de nombreux bureaux et licencié certains de ses employés parmi les meilleurs et les plus critiques.
Nossel est un pur produit des milieux de la finance et de la politique. Elle est diplômée de la Faculté de Droit d'Harvard, où elle était rédactrice en chef du "Harvard Human Rights Journal". Sitôt après avoir obtenu son diplôme, elle a travaillé dans des entreprises privées, au département d'État et au siège d'organismes de défense des droits humains.
Dans le monde de l'entreprise, Nossel était cadre chez Bertelsmann, le grand groupe de médias, chez McKinsey & Company, la société de consultants et célèbre usine à fabriquer des PDG, et rien moins que le Wall Street Journal, l'ennemi juré des campagnes d'Amnesty contre Guantanamo.
Dans les services administratifs de Washington, Nossel a travaillé au département d'Hilary Clinton en tant qu'assistante de l'ambassadeur de l'ONU Richard Holbrooke, qui avait manipulé les inquiétudes de la population à propos des droits humains pour justifier la guerre U.S. au Kosovo en 1999. Loin d'être menée pour défendre les droits humains, cette guerre a conduit à la plus grande vague d'épuration ethnique de l'histoire de ce conflit.
Quand les démocrates ont perdu la Maison Blanche en 2000, Nossel a travaillé dans les groupes de réflexion de l'impérialisme libéral, notamment, au "Council on Foreign Relations".
Dans leur histoire du Council, intitulée "Imperial Brain Trust" ("état-major impérial"), Laurence Shoup et William Minter disent que l'organisation joue "un rôle essentiel pour façonner la politique étrangère. Au "Council", les secteurs-clés des grands milieux d'affaires se réunissent avec les experts universitaires du monde de l'entreprise pour élaborer un cadre général pour la politique étrangère".
Nossel a également travaillé dans les milieux des ONG en tant que directrice générale à Human Rights Watch (HRW), ce qui a permis aux autres ONG humanitaires de devenir, à leur tour, les avocats de l'impérialisme. Par exemple, HRW avait légitimé le coup d'état orchestré par les Etats-Unis en 2004 contre le président démocratiquement élu d'Haïti, Jean-Bertrand Aristide.
Peter Hallward décrit, dans son livre "Damming the Flood", comment HRW avait grossi le rapport sur les violations des droits humains sous Aristide à un point inimaginable. Ainsi, dit-il, l'association avait donné "sa caution morale pour un changement de régime imminent".
Nossel soutient éhontément l'hégémonie US dans le monde, l'économie néolibérale et le sionisme, tous drapés dans le manteau des droits humains. Dans un article de 2004 de Foreign Affairs, elle avait inventé l'expression: "Smart Power", le pouvoir de l'intelligence, qui a été reprise par Hillary Clinton pour être le maître-mot de la politique étrangère de l'administration Obama.
Nossel avait proposé le "Smart Power" comme alternative aux faucons néocons de Bush, qui isolaient les U.S. de ses alliés historiques. Nossel expliquait que les Etats-Unis, au lieu de miser sur un déploiement de l'armée unilatéral, devaient utiliser tout leur éventail d'armes à disposition, depuis la diplomatie, les pressions commerciales et jusqu'à la machine de guerre, ce qui serait la "meilleure garantie à long terme de la sécurité des États-Unis contre le terrorisme et d'autres dangers".
Naturellement, elle exultait de savoir que la nouvelle Secrétaire d'état d'Obama, Hillary Clinton, avait adopté la formule “Smart Power”. Nossel lançait avec enthousiasme que Clinton; "est fondamentalement optimiste. Elle dit qu'en utilisant tous les outils du pouvoir de concert, la trajectoire du déclin américain peut être inversée. Elle va faire du "Smart Power" quelque chose de super". Obama a nommé Nossel à un poste du Département d'Etat où elle a retrouvé a clique des "interventionnistes humanitaires", parmi lesquelles Samantha Power, Susan Rice et Hillary Clinton elle-même.
Alors, cela ne surprendra personne que Nossel considère les droits humains non pas comme une fin en soi, mais comme un moyen d'asseoir l'hégémonie des États-Unis.
.... / ....

etc ... voir article complet sur ce lien :

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