Economie

Pêche illégale : Les pays de la zone s'entendent pour une surveillance satellite mutualisée


Pêche illégale : Les pays de la zone s'entendent pour une surveillance satellite mutualisée
Un grand pas en avant dans la coopération régionale a été fait ce 28 février 2014. La mutualisation des moyens de surveillance de la zone de pêche sud de l'océan Indien devient réalité.

Le Préfet de la Réunion, Jean-Luc Marx, et le Secrétaire général de la Commission de l'océan Indien, Jean-Claude de l'Estrac, ont matérialisé cette mutualisation par la signature d'un accord régional pour les échanges de données satellites sur les activités de pêche. Cette signature s'est faite dans les locaux du CROSS en présence de représentants diplomatiques des pays de la COI.

Techniquement, les données satellites dont chaque île avait jusque-là, dans ses limites respectives, la charge, sont désormais fondues dans une zone de surveillance commune, accessible de tous. Le protocole inclut l'Union des Comores, Madagascar, Maurice, les Seychelles et donc la France via La Réunion.

Le système d'information géo-maritime (communément regroupé sous le sigle SIGMA VMS régional) constitue "un outil redoutablement efficace pour lutter contre la pêche illégale et surveiller les activités de pêche existantes", explique Xavier Nicolas, coordonnateur technique régional de la COI.

La fusion des données satellites des services opérationnels (le CROSS pour La Réunion) déjà existants dans chacun des territoires signataires permet de répondre à un constat. "Tout le monde avait une vision cloisonnée de sa zone de surveillance et la pêche illégale se nourrit de ce cloisonnement", affirme-t-il.  
Cette mutualisation des données satellites s'inscrit dans la droite lignée du Plan Régional de surveillance des pêches (PRSP) mis en marche en 2007.

Plus de deux fois la Méditerranée

"C'est la plus grande avancée régionale pour la surveillance des pêches dans la région. On est vraiment dans la valeur ajoutée. Aucun pays individuellement n'aurait été capable d'assurer cette même surveillance", se félicite Jean-Claude de l'Estrac, avant de souligner que ce modèle de coopération devrait "servir d'exemple" dans d'autres zones maritimes encore plus touchées par la pêche illicite.

Les doutes initiaux qu'ont pu avoir certains partenaires sur le devenir de la transmission de ces données satellites et donc stratégiques sont oubliés. L'Ile Maurice, au départ très regardante et qui a été la dernière à accepter le protocole, a finalement rejoint les pays membres de cette coopération.  

360.000 euros ont été investis dans ce système ultra moderne de "fusion de l'information maritime" qui couvrira une zone de 5,5 millions de km2, soit plus de deux fois la surface de la mer Méditerranée.
Vendredi 28 Février 2014 - 17:36
LG
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1.Posté par Môvélang le 28/02/2014 18:06
"""" constitue "un outil redoutablement efficace pour lutter contre la pêche illégale et surveiller les activités de pêche existantes""""""
si on part du principe due les pirates ont toujours une longueur d'avant sur les officiels, on tremble à l'idée de

2.Posté par timagnol le 28/02/2014 20:27
Si Maurice a été la dernière à s'y rallier c'est que ça a dû prendre du temps de réfléchir à cette opportunité de bénéficier des avantages du fric européen tout en restant maîtresse des intérêts mutuels entre elle, fokul par excellence, et ses "kousins" de Formose...(idem régionalement pour la pétaudière de "îles vanille"). L'ex indépendantiste De L'Estrac (pour La Réunion...) doit se régaler !

3.Posté par zoé le 28/02/2014 20:57
Le satellite montrera un bateau sur zone, comment est-ce qu'on sait que c'est un bateau qui pêche illégalement?
Second point...est-ce qu'on s'accorde pour une intervention "amie" sur zone? (si un bateau de ce groupement de surveillance passe à proximité d'une ZEE amie)....ce qui me parait vraiment peu probable ....Quel intérêt réel dans ce dernier cas pour la France?
Ou alors est-ce simplement une mutualisation d'une base de donnée de clichés satellitaires de la zone OI? dans ce cas-là la France doit participer comme à hauteur de COI (on paye 60% des dépenses dela Commission Océan Indien). C'est donc encore un bon cadeau pour les pays de COI de la part de la France...vive l'argent des contribuables....

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