Pauvre sénateur-maire !
Il va nous faire pleurer, tant il a l’art de se prendre en pitié et rejeter la faute de ses déboires sur les autres.
Toute ça qui arrive la pas sa faute du tout. Comme le chante Aznavour : "c’est la faute au public qui n’a rien compris !"
Monsieur le sénateur-maire a le chic pour retourner les choses à son avantage. Ainsi quand il parle de ceux qui le trahissent. Là, il commet un grave abus de langage ; il devrait plutôt dire "les gens qui l’aimaient avant et le détestent maintenant" ! Ce serait plus proche de la vérité, surtout s’il avait la décence (voire la franchise mais faut pas trop exiger) de dire qu’il s’agit des personnes, très nombreuses, qui l’ont porté au pouvoir en 2001 et à qui il a fait un enfant dans le dos pendant qu’il accordait tous les privilèges à ses ennemis d’hier ! En échange de quoi, on se le demande bien, vu la série de claques king size encaissées par son parti et celui de ses ex-ennemis aux législatives.
Pourquoi est-il aujourd’hui au plus mal avec son comparse de la Région ? Parce que comme tous les gens habitués à trahir leurs amis, ils en sont à se demander lequel des deux va tirer le premier. Ti-Jean i connaît, lu, i faut in grand cuiller pour dîne avec grand diab’ !
Mais comme il faut bien peindre le portrait du public, il le félicite quand même de s’être rabiboché avec Paulet Payet. C’est que dame ! Les prochaines municipales risquent d’être périlleuses au Tampon, avec le Vlody en embuscade, et Tak qui est loin d’avoir dit son dernier mot. A Saint-Pierre aussi, d’ailleurs, car les Réunionnais n’ont pas la mémoire si courte qu’on ne le dit trop souvent.
Na artrouver.
Jules Bénard

















