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Paul Martinel démissionne de son poste de directeur général de la CILAM... mais veut un gros chèque !

Lundi 2 Février 2015 - 20:45

Paul Martinel démissionne de son poste de directeur général de la CILAM... mais veut un gros chèque !
Paul Martinel a démissionné en fin de semaine dernière de son poste de directeur général de la CILAM, mais conserve -pour le moment- celui de président. Autrement dit, il ne gère plus l'opérationnel, qui a été confié à l'ancien directeur délégué Gilles Espitalier-Noël, mais continue à superviser la société.

Il ne serait pas contre le fait d'abandonner aussi son fauteuil de président, mais il essaie de négocier en échange une indemnité de départ qui, d'après nos informations, s'élèverait à plusieurs années de salaire.

Est-ce que l’URCOOPA, le principal actionnaire de la CILAM, va céder à cette demande, alors que ses dirigeants semblent déjà avoir du mal à digérer sa rémunération cumulée qui dépasserait de beaucoup, dit-on en interne, une somme à six chiffres par an, sans compter les multiples avantages en nature ?
 
Le PDG de la CILAM, bien qu'il dise le contraire en privé, faisait jouer depuis plusieurs semaines tous ses réseaux pour conserver son siège coûte que coûte. Quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre que les administrateurs de l’URCOOPA, lors d’un conseil qui s’est tenu la semaine dernière, ont mis fin à tous ses espoirs par une décision des plus anodines a priori. Ils ont en effet ramené la limite d’âge des PDG à 65 ans, âge que Paul Martinel a dépassé depuis longtemps.

Cette décision des administrateurs de l'URCOOPA montre s'il en était besoin qu'ils étaient décidés à "faire la peau" au patriarche qui les a poussés à bout avec ses interventions complètement irresponsables dans l'affaire de la SICALAIT. Pour ceux qui n'ont pas lu mes précédents articles sur le sujet, c'est en effet Paul Martinel qui tirait les ficelles en coulisses, et poussait Yves Evenat et Nicolas Klein sur le devant de la scène pour monter les salariés tout d'abord, puis les éleveurs ensuite, contre la nouvelle présidence de la SICALAIT qui s'était mise en tête de mettre le nez dans les affaires de toutes les filiales, y compris de la CILAM.

Et quand Evenat et Klein ont échoué, Paul Martinel n'a pas hésité à prendre son téléphone pour appeler personnellement les administrateurs de la SICALAIT et les éleveurs pour tenter de dégager ce jeune avorton qui osait lui tenir tête. Mais le vieux patriarche, pour une fois, avait présumé de ses forces. Face à lui, les deux présidents de la SICALAIT et de l'URCOOPA étaient déterminés à obtenir les audits qu'ils souhaitaient. Et là, ça a tourné au combat de David contre Goliath, la SICALAIT et l'URCOOPA étant propriétaires à elles deux de 89% du capital de la CILAM. Autant dire que Paul Martinel était en train de scier la branche sur laquelle il était assis, branche qui a fini par céder en fin de semaine dernière.
 
Depuis Paul Martinel s’affaire pour obtenir une grosse, grosse, compensation financière pour, enfin, passer la main.

Mais est-ce bien "responsable" de sa part? Alors que dans le même temps, bien des éleveurs tirent la langue chaque fin de mois et alors qu'il va déjà percevoir une retraite conséquente grâce aux cotisations élevées payées par l’entreprise depuis plusieurs dizaines d’années.

Dans ces conditions, est-ce bien raisonnable d’exiger un chèque de plusieurs années de salaires pour partir ?

Les commissaires aux comptes, les banques et les éleveurs qui financent le groupe CILAM vont-ils accepter cela en fermant les yeux ou au contraire vont-ils défendre les intérêts de la filière ?
Pierrot Dupuy
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1.Posté par Paul le 03/02/2015 06:31 (depuis mobile)

Si c''est lui qui a démissionné la remise d''un gros chèque ne s''impose pas.
Certes,il pourrait négocier un genre de prime de départ de retraite chapeau.
Mais vu le niveau des revenus, le contexte difficile et situation des éleveurs, c''est indécent!

2.Posté par ditout le 03/02/2015 07:13

Qui sont ces courageux actionnaires...?

3.Posté par ditout le 03/02/2015 08:06

la vache!

4.Posté par ditout le 03/02/2015 08:06

le chèque ne sera pas un pis à lait.. ! ah aha ah

5.Posté par pioutpiout le 03/02/2015 08:35

depuis quand touche-t-on une indemnité sur démission !! y-a t-il un code du travail à deux vitesses ??

6.Posté par Pierrot Dupuy le 03/02/2015 11:10

Je veux préciser un point : il a démissionné du poste de directeur général, mais reste président. C'est pour quitter ce dernier poste qu'il demande une indemnité correspondant à plusieurs années de salaire...

7.Posté par futur ex salarié cilam le 04/02/2015 04:34 (depuis mobile)

Ben pr ma part je travail chez cilam et c est la joie de voire son patron brassé des millions sur le dos des salariés je suis a découvert tous les avec mon ti salaire en fin de carrière je finis sdf avec une retraite miserable !

8.Posté par des chiffres et des lettres le 04/02/2015 15:19

"sa rémunération cumulée qui dépasserait de beaucoup, dit-on en interne, une somme à six chiffres par an"... Cette phrase veut dire : une rémunération à sept, huit, neuf voire dix chiffres puisqu'elle dépasserait (conditionnel!!) les six chiffres! jolie connerie Pierrot!
Sinon, cette affaire se finira au pénal... On parie?

9.Posté par MARFEE le 04/02/2015 18:26

L'URCOOPA EST POSTERIEURE A LA CILAM.

Ceci étant, le principal mérite de ces filières est le lobbying et l'omerta.
Lobbying auprès de l'Europe, de la Région et de l'Etat.
Omerta des financeurs locaux et autres, s'agissant de cette étrange confrérie.
Et que la Chambre d'Agriculture ne se mêle point de leur business!
Qu'elle se contente de la canne ! Basta.
Pierrot Dupuy, que j'apprécie, croit savoir. Hélas, il ne saura rien.

''Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n´cause pas, Monsieur
On n´cause pas, on compte''

10.Posté par serieys le 04/02/2015 21:54

16 rue hubert delisle

11.Posté par sérum lacté le 06/02/2015 17:08

Il y a bien un moment où il faudra que toute cette filière et ce monsieur avec, mettent au clair les contradictions et aberrations qui sont véhiculées sous couvert de soit disant " modèle de développement "!!!

12.Posté par Marie le 18/02/2015 22:06

Paul Martinel s'en va et laisse une société saine et prospère, qui dit mieux ? Bravo à ce chef d'entreprise dont beaucoup de nos dirigeants réunionnais et hexagonaux devraient s'en inspirer.

13.Posté par ah que Marie est gentille le 20/02/2015 23:04

Saine et prospère ..etes vous certaine Marie ?
il couve une révolte déjà exprimée par les salariés l'an dernier et pour cause tellement la richesse est mal répartie dans cette boite, certains gagnes plusieurs dizaine de milliers d'euros par mois quand d'autres...
et puis n'a t il pas exagéré dans le conflit récent en manipulant les éleveurs entre eux

mais on comprend mieux aujourd'hui car ses deux poulains étaient les seuls à pouvoir lui permettre de rester encore et encore à la Cilam

Franchement s'il est si bon que cela il n'aurait pas eu de mal à se vendre à ses actionnaires

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