Blog de Pierrot

Patrick Karam

Vendredi 15 Août 2008 - 15:55

J'ai déjà eu l'occasion de dire ici tout le bien que je pensais de Patrick Karam, notre délégué interministériel à l'Egalité des chances.
Il se bat avec beaucoup de courage et de persévérance sur des dossiers essentiels pour l'avenir des Domiens, la continuité territoriale et le prix des billets d'avion étant par exemple l'une de ses priorités.
Je vous promets de vous offrir sur Zinfos974.com, peu de temps après notre ouverture, une interview exclusive de Patrick Karam pour faire un point sur les différents dossiers qu'il gère.

Patrick Karam
J'ignorais cependant qu'il était aussi un spécialiste du Caucase. Il a par exemple été l’auteur du premier rapport sur les Droits de l’Homme dans le Caucase en 1992. Il a organisé à l’Assemblée Nationale en 1993 un grand colloque sur le Caucase qui a réuni les autorités ministérielles d’Ossétie du Nord et de Géorgie. Et il a publié en 1994 "Les Guerres du Caucase" aux éditions Perrin.
Patrick Karam a bien voulu me faire parvenir le communiqué suivant concernant ce qui se passe dans cette région du monde. Il date de 48 heures (excusez moi, suis un peu débordé en ce moment...) et il fait un peu l'apologie de la politique de Nicolas Sarkozy. Mais comment lui en vouloir, lui un Sarkoziste de la première heure. Et puis, vous verrez, c'est très intéressant...
(Je me réjouis) "des conditions dans lesquelles l’intervention du Président de la République a permis de mettre fin à la spirale guerrière qu’ont connue ces derniers jours la Géorgie et la Russie. Ce conflit menaçait l’intégrité de la Géorgie, la stabilité de tout le Caucase et alimentait dangereusement les tensions entre grandes puissances.

La médiation réussie par Nicolas SARKOZY marque un tournant historique dans l’approche diplomatique du traitement des conflits et inaugure une nouvelle méthode qui doit servir d’exemple pour la diplomatie du XXIème siècle.

D’abord, pour la première fois, les guerres en Ossétie du Sud et en Abkhazie, territoires rattachés à la Géorgie, bénéficient d’une véritable attention internationale. Le conflit en Ossètie du sud en 1991 sous le Président GAMSAKHOURDIA et celui d’Abkhazie en 1992 sous le président CHEVARDNADZE, s’étaient déroulés dans l’indifférence internationale et n’avaient jamais connu de médiatisation ni bénéficié de l’intérêt prioritaire des gouvernements malgré les épurations ethniques de part et d’autre, les milliers de morts et les dizaines de milliers de réfugiés.

Pour la première fois aussi, un chef d’état en exercice intervient personnellement dans l’urgence et il se rend sur le terrain pour faire taire les canons et éviter d’autres drames humains. Sa médiation a pu aboutir parce que Nicolas SARKOZY jouit d’une exceptionnelle crédibilité internationale et n’a pas fait l’erreur de prendre parti entre les belligérants. Les diplomaties jusqu'à présent intervenaient très tardivement, à un niveau de suivi bien moindre, en exerçant une pression souvent prudente et limitée, et se contentaient de prendre acte des situations ou au contraire de dénoncer l’un des protagonistes sans apporter de solutions concrètes. Le déplacement de MITTERRAND à Sarajevo n’était qu’un signe envers l’une des parties, sans impact significatif sur les combats.

Pour la première fois enfin, alors que les Etats-Unis demeuraient paralysés face à l’événement qui concernait l’un de leurs alliés les plus proches, deuxième contributeur de soldats en Irak, montrant leur incapacité à proposer des solutions concrètes, l’Europe, par l’intermédiaire du Président Français, affirmait une prééminence politique internationale inhabituelle. Il s’agit d’une véritable révolution, car jusque-là géant économique et nain politique, l’Europe restait à la traîne des Américains, se contentant de sortir le carnet de chèques sans influer sur les décisions.

Nicolas SARKOZY avait déjà remis l’Europe au centre de la diplomatie internationale, en particulier à l’occasion du sommet méditerranéen qui a permis d’accélérer les négociations au Proche-Orient et de conforter notamment l’indépendance du Liban, car pour la première fois de son histoire la Syrie acceptait d’ouvrir une ambassade à Beyrouth renonçant de fait à sa position historique.

En une année d’exercice du pouvoir, le Président Français réussit ainsi à dépoussiérer la diplomatie française, à donner une consistance politique à l’Europe et à prouver que la poursuite de la guerre n’est pas une fatalité dans la résolution des tensions et des conflits internationaux. Par son réalisme, son volontarisme et l’efficacité de sa méthode, Nicolas SARKOZY vient de montrer la voie d’une approche nouvelle, moderne et dynamique, des relations internationales".

Patrick KARAM
Délégué Interministériel pour l’Egalité des Chances des Français d’Outre-Mer


Depuis la publication de ce communiqué, les choses n'ont pas exactement tourné comme l'espérait Nicolas Sarkozy. Mais je trouve que Patrick Karam dit malgré tout des choses intéressantes pour celui qui veut mieux comprendre ce qui se passe dans cette région poudrière...
Pierrot Dupuy
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