Société

Pascal Ramssamy : "Je n'ai pas apprécié ces 4 ans" à la tête de l'ASAR


Pascal Ramssamy : "Je n'ai pas apprécié ces 4 ans" à la tête de l'ASAR
Quelques jours avant le 4ème rallye de Saint-André prévu les 8 et 9 décembre prochains, épreuve qui clôture le championnat de la Réunion des rallyes 2012, Pascal Ramssamy fait le bilan de ses quatre années à la tête de l'ASAR (Association sportive automobile de la Réunion).

La fin de son mandat en tant que président de l'ASAR coïncide avec le changement des membres du bureau du Corsar (Comité régional du sport automobile Réunion), qui chapeaute l'ASAR, et dont la présidence devrait revenir à Denis Antou, aujourd'hui vice-président et ancien membre de l'ASAR.

"Je suis l'homme d'un seul mandat. Quatre ans, ça me suffit", indique le passionné de courses automobiles. "Plus on reste, plus on risque de se schléroser. Il faut du changement", précise-t-il avant d'avouer : "Je n'ai pas apprécié ces 4 ans". Mais le vétérinaire de profession espère tout de même pouvoir continuer à faire du rallye, "si l'aspect financier me le permet".

"Aujourd'hui, à la place des passionnés ce sont des industriels qui ne s'intéressent pas au rallye"

C'est d'ailleurs avec une pointe d'amertume qu'il quitte la présidence de l'association. "Je me suis licencié à l'ASAR en 1977. Il y avait une espèce de passion commune" où les compétiteurs, les dirigeants et les concessionnaires se côtoyaient, explique-t-il. "A l'époque, Foucques, Caillé et Cassam Chenaï se mélangeaient lors des compétitions. Les spéciales faisaient au moins 40 km et les compétitions commençaient le jeudi pour finir le dimanche", ajoute-t-il, nostalgique de cette époque.

"Aujourd'hui, à la place des passionnés, ce sont des industriels qui ne s'intéressent pas au rallye. Ce sont des businessmen, regrette-t-il. Ils préfèrent mettre 50.000 euros dans un tournoi de golf".

Pour lui, l'année 2013 sera un virage à négocier qui sera "très difficile". Les concessionnaires ne veulent plus entendre parler de courses automobiles, sauf la Sogécore. "Arzou Mahamadaly est le seul qui met encore de l'argent dans le sport automobile", assure Pascal Ramssamy.

Selon lui, le monde du rallye reflète aujourd'hui l'état de la société réunionnaise et a perdu de sa splendeur. "J'existe parce que je suis rallyeman. La fonction signe l'existence du bonhomme. C'est le reflet de la société réunionnaise (...). Il y a une hiérarchie qui n'est pas liée seulement aux moyens mais aux résultats", déplore Pascal Ramssamy, également nostalgique de l'époque des voitures sans direction assistée. "Aujourd'hui les voitures sont évoluées et ne se pilotent pas comme à l'époque de la Golf GTI (...). Maintenant le rallye est rangé au même rang que les loisirs. Certains jouent aux jeux vidéos et ne prennent le temps de rouler qu'à l'épreuve. Je suis malheureux quand je vois que la Réunion met sur un piédestal tout ce qui brille. Alors qu'à mon époque, on s'intéressait à la mécanique et on vivait librement".
Mardi 20 Novembre 2012 - 14:12
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1.Posté par Georgio le 20/11/2012 16:31
Votre époque c'est du passée... Il faut s'adapter avec la mondialisation.

2.Posté par almuba le 20/11/2012 17:08
Ils ne veulent plus entendre parler de courses automobiles!
Quelle tristesse!
Ce sont les riverains, la flore et la faune qui vont être contents.

3.Posté par michel ravine blanche saint pierre le 20/11/2012 21:13
Ah bon !!!

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