Le club de handball phare et emblématique de Montpellier et ses 14 couronnes de champion de France est pris dans une tempête judiciaire. Des joueurs adulés dont Nikola Karabatic, un des meilleurs joueurs du monde, sont dans le viseur des enquêteurs qui veulent faire toute la lumière sur des paris illégaux et qui embarrassent fortement le milieu sportif.
Placés en garde à vue depuis dimanche à la suite de leur rencontre perdue contre le PSG, les neuf joueurs incriminés ont pour l’instant gardé le silence. Au total ce sont 17 personnes qui doivent s’expliquer dans ce dossier sensible.
Maître Eric Dupond-Moretti, avocat des frères Karabatic, a souligné que ses clients avaient "parié" mais "n'ont pas laissé filer le match" et "n'ont pas triché". Ces derniers n'ont d'ailleurs pas participé à la rencontre incriminée. Pour l'avocat, cela relève d'une "infraction sportive" et pas "d’une infraction pénale". "Pour que la justice puisse intervenir dans cette affaire, on a besoin d'un match truqué, faute de quoi, sur le plan pénal, il n'y a rien", a-t-il mis en exergue comme argument.
Et de rajouter "on part du principe que le match est présumé truqué. Il faut respecter la présomption d'innocence. Je dis que les joueurs ne sont pas des tricheurs".
Les joueurs font valoir leur droit au silence
Selon Maître Antoine Camus, avocat de Jeny Priez, la compagne du handballeur Luka Karabatic, a déclaré aux enquêteurs lors de sa garde à vue "avoir parié" pour son compagnon et uniquement à sa demande et "avec l'argent de celui-ci". "C'est une déclaration qu'elle a fait en plein accord avec Luka, son compagnon", a-t-il tenu à préciser.
Leur garde à vue a été prolongée il y a quelques heures, car les joueurs font valoir leur droit au silence. En tenant cette ligne de défense jusqu'au bout, les joueurs seront ensuite déférés devant le juge d'instruction de Montpellier, avec une possible mise en examen à la clé.
Les handballeurs et leur entourage sont soupçonnés d'avoir empoché des gains importants après avoir misé sur le fait que Montpellier serait mené à la mi-temps, la saison dernière, contre la modeste équipe de Cesson-Rennes.
"Fraude et corruption sportive" : un délit passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende
Une première alerte avait été donnée par la Française des jeux, avant même le match en question, qui s’étonnait du montant anormalement élevé des paris pour une simple rencontre de handball entre un ogre du championnat et un petit poucet…
La législation française interdit strictement à un sportif de parier sur un événement auquel il participe en tant que joueur. Le règlement de la Ligue nationale de handball sanctionne d’un à six matches de suspension et 15.000 euros d'amende, le sportif pris en faute. Cette sanction disciplinaire et financière est suivie d'une période probatoire d'un an et, en cas de récidive, le sportif tombe sous le coup d’une radiation pure et simple.
Par contre, si la justice parvient à étayer ses accusations de matches truqués par des preuves concordantes, les joueurs et leur entourage auront à faire face à des sanctions pénales plus sévères. La loi du 1er février 2012 sur l'éthique du sport a créé le délit pénal de "fraude et corruption sportive" : un délit passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.
Placés en garde à vue depuis dimanche à la suite de leur rencontre perdue contre le PSG, les neuf joueurs incriminés ont pour l’instant gardé le silence. Au total ce sont 17 personnes qui doivent s’expliquer dans ce dossier sensible.
Maître Eric Dupond-Moretti, avocat des frères Karabatic, a souligné que ses clients avaient "parié" mais "n'ont pas laissé filer le match" et "n'ont pas triché". Ces derniers n'ont d'ailleurs pas participé à la rencontre incriminée. Pour l'avocat, cela relève d'une "infraction sportive" et pas "d’une infraction pénale". "Pour que la justice puisse intervenir dans cette affaire, on a besoin d'un match truqué, faute de quoi, sur le plan pénal, il n'y a rien", a-t-il mis en exergue comme argument.
Et de rajouter "on part du principe que le match est présumé truqué. Il faut respecter la présomption d'innocence. Je dis que les joueurs ne sont pas des tricheurs".
Les joueurs font valoir leur droit au silence
Selon Maître Antoine Camus, avocat de Jeny Priez, la compagne du handballeur Luka Karabatic, a déclaré aux enquêteurs lors de sa garde à vue "avoir parié" pour son compagnon et uniquement à sa demande et "avec l'argent de celui-ci". "C'est une déclaration qu'elle a fait en plein accord avec Luka, son compagnon", a-t-il tenu à préciser.
Leur garde à vue a été prolongée il y a quelques heures, car les joueurs font valoir leur droit au silence. En tenant cette ligne de défense jusqu'au bout, les joueurs seront ensuite déférés devant le juge d'instruction de Montpellier, avec une possible mise en examen à la clé.
Les handballeurs et leur entourage sont soupçonnés d'avoir empoché des gains importants après avoir misé sur le fait que Montpellier serait mené à la mi-temps, la saison dernière, contre la modeste équipe de Cesson-Rennes.
"Fraude et corruption sportive" : un délit passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende
Une première alerte avait été donnée par la Française des jeux, avant même le match en question, qui s’étonnait du montant anormalement élevé des paris pour une simple rencontre de handball entre un ogre du championnat et un petit poucet…
La législation française interdit strictement à un sportif de parier sur un événement auquel il participe en tant que joueur. Le règlement de la Ligue nationale de handball sanctionne d’un à six matches de suspension et 15.000 euros d'amende, le sportif pris en faute. Cette sanction disciplinaire et financière est suivie d'une période probatoire d'un an et, en cas de récidive, le sportif tombe sous le coup d’une radiation pure et simple.
Par contre, si la justice parvient à étayer ses accusations de matches truqués par des preuves concordantes, les joueurs et leur entourage auront à faire face à des sanctions pénales plus sévères. La loi du 1er février 2012 sur l'éthique du sport a créé le délit pénal de "fraude et corruption sportive" : un délit passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.
















