Un ancien salarié de Poly Implant Prothèse (PIP) a déposé plainte devant le parquet de Toulon pour "blessures involontaires", selon une information de RTL. Il affirme que les produits manipulés pour fabriquer les prothèses sont à l'origine des cloques apparues sur ses bras. Une enquête préliminaire a été ouverte pour "atteinte involontaire à l'intégrité de la personne".
Cet ancien salarié a accompagné sa plainte de photos de ses avants bras et de ses mains, recouverts de cloques. "Il est convaincu que les produits qu'il a manipulé pendant des années dans l'usine PIP sont à l'origine des ces blessures", précise RTL. Les experts médicaux vont devoir se prononcer en examinant un par un les produits utilisés pour fabriquer les implants mammaires. Il s'agirait de produits "non purifiés" dont les risques sur la santé n'avaient jamais été explorés.
Un mélange explosif
Il s'agit, d'après la radio, d'un "mélange explosif d'huiles industrielles, d'habitude destinées aux matériaux de construction, aux composants électroniques ou aux carburants. On y trouve notamment à l'intérieur des solvants très puissants, comme le White Spirit, capable même en infime quantité de perforer la coque en silicone des prothèses".
Cette nouvelle plainte pourrait ouvrir la brèche aux autres employés de PIP eux aussi effrayés par les conséquences pour leur santé de ce gel PIP non conforme.
















