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Une partie des 44 candidats de la liste "Refonder l'Université de la Réunion", menée par Philippe Jean-Pierre, professeur d'économie, s'est retrouvée en fin de matinée dans une salle de la faculté de Droit pour présenter les quatre axes du programme souhaité pour l'Université de la Réunion. La liste conduite par Philippe Jean-Pierre a été déposée cet après-midi en vue de l'élection à la présidence qui se tiendra le 7 juin prochain. "On souhaite construire le projet le plus rassembleur pour l'Université de la Réunion", explique en introduction le professeur d'économie.
Une candidature qui s'inscrit dans la volonté de "redonner du sens et de l'excellence à la recherche, pour continuer de briller et lui rendre une dimension internationale", souligne-t-il, un élément qu'il considère "indispensable" pour une université. Pour mener sa candidature, Philippe Jean-Pierre s'est entouré de nombreux collègues chercheurs, mais a également reçu l'appui des doyens des facultés de Droit et d'Economies, de Lettres et de Sciences Humaines ou encore des Sciences et Technologies qui voient tous dans sa candidature une "promesse d'avenir".
"La liste à la vocation de répondre aux enjeux de l'Université de la Réunion. Une liste diversifiée qui ne reflète pas un clan ou une ligne de vision. Il y a une diversité d'opinion (…), explique Philippe Jean-Pierre. Une liste où les différences d'opinion vont mettre fin aux décisions autocratiques prises les dernières années". Une attaque directement adressée à la présidence menée par Mohamed Rochdi. "Je souhaite mettre en place un vrai consensus", ajoute-t-il.
"Placer la réussite de nos étudiants au coeur de notre projet"
Première grande étape de la "refondation" de l'Université, le renforcement de l'efficacité de la formation. "La première de nos exigences est de placer la réussite de nos étudiants au coeur de notre projet", rappelle Philippe Jean-Pierre, qui souhaite combattre "l'échec" plus important des étudiants réunionnais en licence (32% contre 52% de réussite en métropole). "On veut rendre les filières attractives. C'est à dire donner une vision d'avenir et permettre à l'étudiant de se projeter sur le long terme et non au Pôle emploi", ajoute Brigitte Grondin, professeur à la faculté des Sciences et Technologies.
Le programme s'axe sur quatre grands thèmes, la formation, la recherche, la visibilité et la réforme de la gouvernance de l'Université. "L'équipe sortante avait promis les solidarités, elle a imposé pendant quatre années les compétitions internes. On veut remettre une forme de transparence, de clarté et non de décisions arbitraires. Nos engagements sont les suivants, établir un dialogue constant, prendre des décisions sur des critères reconnus et soutenir la recherche et l'innovation", souligne Philippe Jean-Pierre.
"Aujourd'hui il y a un seul perdant, l'enseignant chercheur"
"On est passé d'une Université de la Réunion solidaire à une Université solitaire", ajoute-t-il. Une situation accentuée par des centres de recherches et laboratoires "fragilisés" et "affaiblis" qui se retrouvent sans crédit. "Mohamed Rochdi a fait main basse sur les crédits recherche Etat de l'Université fragilisant les laboratoires", explique-t-il. Des crédits amputés par un "tarissement" de ceux provenant de la Région. "Son incapacité à dialoguer avec nos partenaires historiques, comme la Région, plonge les laboratoires dans un état d'agonie", ajoute Philippe Jean-Pierre.
"La présidence de l'Université doit changer, le nouveau président devra écouter davantage et aller à la rencontre des acteurs de la vie universitaire. Il devra défendre l'Université (…). Le bilan social est dégradé, les collègues sont épuisés et éreintés", prévient-il.
La liste de Philippe Jean-Pierre a encore quelques jours pour convaincre de "refonder" l'Université de la Réunion. "Aujourd'hui il y a un seul perdant, l'enseignant-chercheur. Je me ferai fort de débloquer cette situation", conclut-il.
Une candidature qui s'inscrit dans la volonté de "redonner du sens et de l'excellence à la recherche, pour continuer de briller et lui rendre une dimension internationale", souligne-t-il, un élément qu'il considère "indispensable" pour une université. Pour mener sa candidature, Philippe Jean-Pierre s'est entouré de nombreux collègues chercheurs, mais a également reçu l'appui des doyens des facultés de Droit et d'Economies, de Lettres et de Sciences Humaines ou encore des Sciences et Technologies qui voient tous dans sa candidature une "promesse d'avenir".
"La liste à la vocation de répondre aux enjeux de l'Université de la Réunion. Une liste diversifiée qui ne reflète pas un clan ou une ligne de vision. Il y a une diversité d'opinion (…), explique Philippe Jean-Pierre. Une liste où les différences d'opinion vont mettre fin aux décisions autocratiques prises les dernières années". Une attaque directement adressée à la présidence menée par Mohamed Rochdi. "Je souhaite mettre en place un vrai consensus", ajoute-t-il.
"Placer la réussite de nos étudiants au coeur de notre projet"
Première grande étape de la "refondation" de l'Université, le renforcement de l'efficacité de la formation. "La première de nos exigences est de placer la réussite de nos étudiants au coeur de notre projet", rappelle Philippe Jean-Pierre, qui souhaite combattre "l'échec" plus important des étudiants réunionnais en licence (32% contre 52% de réussite en métropole). "On veut rendre les filières attractives. C'est à dire donner une vision d'avenir et permettre à l'étudiant de se projeter sur le long terme et non au Pôle emploi", ajoute Brigitte Grondin, professeur à la faculté des Sciences et Technologies.
Le programme s'axe sur quatre grands thèmes, la formation, la recherche, la visibilité et la réforme de la gouvernance de l'Université. "L'équipe sortante avait promis les solidarités, elle a imposé pendant quatre années les compétitions internes. On veut remettre une forme de transparence, de clarté et non de décisions arbitraires. Nos engagements sont les suivants, établir un dialogue constant, prendre des décisions sur des critères reconnus et soutenir la recherche et l'innovation", souligne Philippe Jean-Pierre.
"Aujourd'hui il y a un seul perdant, l'enseignant chercheur"
"On est passé d'une Université de la Réunion solidaire à une Université solitaire", ajoute-t-il. Une situation accentuée par des centres de recherches et laboratoires "fragilisés" et "affaiblis" qui se retrouvent sans crédit. "Mohamed Rochdi a fait main basse sur les crédits recherche Etat de l'Université fragilisant les laboratoires", explique-t-il. Des crédits amputés par un "tarissement" de ceux provenant de la Région. "Son incapacité à dialoguer avec nos partenaires historiques, comme la Région, plonge les laboratoires dans un état d'agonie", ajoute Philippe Jean-Pierre.
"La présidence de l'Université doit changer, le nouveau président devra écouter davantage et aller à la rencontre des acteurs de la vie universitaire. Il devra défendre l'Université (…). Le bilan social est dégradé, les collègues sont épuisés et éreintés", prévient-il.
La liste de Philippe Jean-Pierre a encore quelques jours pour convaincre de "refonder" l'Université de la Réunion. "Aujourd'hui il y a un seul perdant, l'enseignant-chercheur. Je me ferai fort de débloquer cette situation", conclut-il.
















