Blog de Pierrot

Otage en Algérie : l'hypocrisie de Manuel Valls...

Mardi 23 Septembre 2014 - 19:04

A écouter Manuel Valls ce matin sur Europe 1, la France n'engagera "aucune discussion, aucune négociation" avec les ravisseurs d'Hervé Gourdel, touriste français aux mains d'un groupe islamiste depuis dimanche en Algérie. "Si on cède, si on recule d'un pouce" face au terrorisme, "on lui donne cette victoire", a renchéri Manuel Valls depuis l'Allemagne, où il poursuit son voyage officiel.

Ça a l'air tellement sincère qu'on a envie d'y croire. Ce serait oublier les dizaines de millions d'euros versés en rançons en échange de la libération d'otages français, à l'issue de mois de négociations... Pratique que le président Obama a même récemment reproché aux <<français !

On est loin du "aucune discussion, aucune négociation"...

Une fois de plus, François Hollande et son gouvernement disent une chose et font l'inverse. Cette hypocrisie est de plus en plus difficile à supporter !
Pierrot Dupuy
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1.Posté par datinix le 23/09/2014 19:28

Ils me fatiguent .. ils me fatiguent .. J'ai jamais vu un gouvernement aussi lache, aussi malhonnête, aussi stupide .. ça sera presque drôle si ce n'était pas la triste réalité ..

2.Posté par La vox populi.com le 23/09/2014 19:32

Cette hypocrisie ne vaut pas que pour la Gauche mais également pour la droite. Sarkozy a également négocié de même que Chirac et Mitterrand.
La France préfère payer mais le mensonge demeure: récemment Fabius a même déclaré à la télévision qu'il n'était pas au courant de tels faits alors qu'il est en première ligne.....

3.Posté par Mwa la pa di le 23/09/2014 19:34

Et alors Pierrot tu ferais quoi ?

4.Posté par KLD le 23/09/2014 20:01

Pierrot , c'était aussi le discours des gouvernements précédents !!! C'est la diplomatie à la framçaise !!! Nothing news !!

5.Posté par " VIEUX CREOLE " le 23/09/2014 20:02

BIEN SÛR MONSIEUR DUPUY , TOUS LES GOUVERNEMENTS FRANÇAIS ( ET ÉTRANGERS!) DISENT LA MÊME CHOSE ... Je comprends que des discussions , des tractations pour obtenir des libérations se fassent secrètement : " toute vérité n'est pas bonne à dire" ! Les gouvernements refuseront toujours d'admettre que des rançons aient été ou soient versées . Ce serait l'escalade dans les demandes ou les ultimatums ! MAIS ,AUCUN CITOYEN N'EST DUPE!!

6.Posté par L'''' INDEPENDANT le 23/09/2014 20:42

@ Post 5
Certains pays comme ISRAEL, ne payent JAMAIS de rançon, le prix à payer pour une certaine tranquillité !
Ce qui est sûr, grâce aux rançons versées, plusieurs organisations terroristes ont pu améliorer leurs équipements et nuire d'avantage !
Ce qui est sûr aussi, aucune réaction indignée des "pros" de l'indignation sélective, ni aucune réaction des coreligionnaires de ces terroristes/criminels...

7.Posté par zanatany le 23/09/2014 21:09

Dire que jeudi dans sa conférence de presse Hollande à bien prévenu de pas y aller...
L'otage serait resté en France....

Mais les Français sont des veaux... et têtus !

8.Posté par A mon avis le 23/09/2014 22:38

Vous avez choisi un titre accrocheur : vous êtes content !

Mais ne faites pas semblant d'être naïf !
Avez vous déjà vu des dirigeants politiques, de tous bords et de toutes nationalités annoncer leurs plans d'action et l'état de leurs négiciations officielles dans ces situations.
Une seule chose doit primer : la vie des otages ! Espérons que nos dirigeants sauront manoeuvrer favorablement !
Je rejoins l'avis de post 5 Vieux créole !

9.Posté par Kriss le 23/09/2014 22:41

Vous êtes drôlement naif...Le principe même de la diplomatie, des services secrets c'est d'agir dans l'ombre. Peu importe les déclarations de X ou Y, il est évident que les services s'activent mais il ne faut pas le dire évidemment....

10.Posté par moi le 23/09/2014 23:33

Quand est-ce qu'un média nous explique le pourquoi et le comment de tout cela?

A la 69ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui s’ouvre aujourd’hui à New York sous sa présidence, le président des Etats-Unis Obama demain 24 septembre «battra le rappel du monde entier contre la menace de l’EI ». Immédiatement après le même Obama présidera une réunion spéciale du Conseil de sécurité, qui devrait approuver une résolution présentée par les Etats-Unis.

D’après ce qu’on peut lire dans l’ébauche qui a circulé il y a quelques jours grâce à l’agence de presse Reuters, la résolution se centre sur un aspect spécifique de la campagne contre l’ « Etat islamique de l’Irak et de la Syrie » : obliger tous les pays à « prévenir et supprimer le recrutement, l’organisation, le transport et l’équipement d’individus qui se rendent dans d’autres Etats pour planifier, préparer ou effectuer des actes terroristes, ou pour fournir ou recevoir un entraînement terroriste et des financements pour ces activités ». Sur la base du chapitre 7 du Statut des Nations Unies, le Conseil de sécurité aurait l’autorité d’adopter des mesures pour obliger les Etats à suivre ce qui est établi par la résolution.

La résolution serait partageable, si elle ne constituait pas le passe-partout avec lequel les Etats-Unis essaient d’obtenir le cachet de l’Onu pour leur plan stratégique, formellement centré sur la lutte contre l’ « Etat islamique de l’Irak et de la Syrie ». Si la résolution était réellement appliquée, les premiers contre qui le Conseil de sécurité devrait adopter des sanctions et autres mesures seraient justement les Etats-Unis.

Comme il a déjà été amplement documenté, ce sont les Etats-Unis et leurs alliés majeurs dans l’Otan, qui ont financé, armé et entraîné en Libye en 2011 les groupes islamistes définis jusque peu de temps auparavant comme terroristes, parmi lesquels les premiers noyaux du futur EI ; qui les ont approvisionnés en armes à travers un réseau organisé par la Cia (documenté par une enquête du New York Times, voir il manifesto du 27 mars 2013[1]) quand, après avoir contribué à renverser Kadhafi, ils sont passés en Syrie pour renverser Assad ; ce sont encore les Etats-Unis et l’Otan qui ont facilité l’offensive de l’EI en Irak (au moment où le gouvernement al-Maliki s’éloignait de Washington, et se rapprochait de Pékin et de Moscou), en leur fournissant, sur la base d’un plan certainement coordonné par la CIA, des financements, armes et voies de transit à travers l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït, la Turquie et la Jordanie.

Selon des fonctionnaires du renseignement interviewés par le New York Times, il y a en Syrie et Irak environ 15mille combattants étrangers provenant de 80 pays, parmi lesquels plus de 2mille Etasuniens et Européens.

Si la résolution était réellement appliquée, le premier homme politique contre qui le Conseil de sécurité devrait prendre des dispositions serait le sénateur étasunien John McCain qui, à la demande de l’administration Obama, a rencontré en Syrie en mai 2013 le chef de l’Isis, Ibrahim al-Badri, aujourd’hui connu sous le nom de bataille d’Abu Bakr al-Baghdadi .

Comme la résolution laisse chaque Etat libre d’établir quels sont les groupes terroristes à combattre, son approbation à l’unanimité, y compris par la Russie et la Chine, est donnée comme probable. De cette façon, cependant, les Etats-Unis auraient de fait les mains libres pour lancer la « guerre mondiale contre le terrorisme version 2.0 » qui, apparemment centrée sur l’EI, vise à la destruction complète de la Syrie, jusqu’ici empêchée par la médiation russe en échange du désarmement chimique de Damas, et à la réoccupation de l’Irak. Par exemple, en invoquant la résolution du Conseil de sécurité, les USA pourraient bombarder une base gouvernementale en Syrie, en assertant avoir les preuves que c’est un centre d’entraînement de terroristes.

Tout ceci entre dans la stratégie de l’ « empire américain d’Occident » qui, perdant du terrain sur le plan économique et politique face à la Chine et à d’autres puissances émergentes ou ré-émergentes –avant tout la Russie, contre qui Usa et Otan ont lancé en Europe une nouvelle guerre froide- jette sur le plateau de la balance l’épée de la supériorité militaire, en visant au-delà : l’Iran et, dans la région Asie/Pacifique, la Chine même. Source de profits utile pour les multinationales étasuniennes et européennes, mais en même temps redoutée parce que, en s’accordant avec la Russie, elle peut créer une puissance eurasiatique en mesure de contrecarrer la superpuissance étasunienne et, en général, le rôle dominant de l’Occident.

11.Posté par Zeus69 ZEUS69 le 24/09/2014 09:35

On peut ne pas aimer les Etats Unis ( encore qu'en 44 nous avons été contents de les voir ) , la Geopolitique est plus compliquée qu'un anti americanisme primaire , Face aux pays émergeants que pourrions nous faire tout seul ? Croissance zero , dette de plus en plus elevées . Oui la Vie Humaine n'a en principe pas de prix , mais les fous de dieu bafouent justement ce principe , alors que faire , les armer davantage , afin qu ils viennent agir sur le Territoire National , ou tout mettre en œuvre pour les liberer avec les forces spéciales sans payer quoique ce soit ? Certes la réponse n'est pas facile , mais n'est ce pas le travail de nos politiques ? Ou alors pourquoi sont ils au pouvoir ?

12.Posté par LOR-HEIN le 24/09/2014 10:38

"LA FRANCE N'A PAS PEUR ET LA POLICE VEILLE SUR NOUS" CQUFD !

13.Posté par DOM le 24/09/2014 13:08

PIERROT: Il est plus facile de rester la bouche ouverte comme toi que le bras tendu.

14.Posté par Zeus69 ZEUS69 le 24/09/2014 13:36

Post 13 , les futures victimes attendent votre bras avec impatience et surtout efficacité

15.Posté par moi le 24/09/2014 13:54

A Zeus69 ZEUS69, analyser les enjeux qui se cachent derrière ces conflits n'est pas faire preuve d'un anti-américanisme primaire. Généralement quand on a pas d'arguments on parle "d'anti-américanisme primaire". Mais bon ne déplaçons pas le débat car ce n'est pas cela bien évidemment.
Toute personne qui s'intéresse plus finement aux enjeux économiques et stratégiques mondiaux pourar les vérifier dans n'importe quel point-presse et plus simplement sur google.

Mais c'est vrai qu'il est plus simple de s'abreuver des informations orientées de la télévision des agence de presse et de parler d'anti américanisme primaire que de s'informer.
Je vous renvoie donc notamment à l'article du new-york time (qui n'est surement pas anti américain) cité plus haut pour vous faire votre propre idée .

D'ailleurs c'est bizarre les islamistes sont présents partout ou il y a des enjeux énergétiques. Hasard?

16.Posté par posez-vous la question le 24/09/2014 20:32

Plus la peine de s'énerver une dépêche AFP vient de tomber à 17H10 l'otage à été décapité

17.Posté par moi le 24/09/2014 23:59

Il faut condamner mais aussi savoir que :

L’Algérie, avec une superficie de 2 381 741 km² est le plus vaste pays d’Afrique mais également du monde arabe et du bassin méditerranéen. Sa géographie réunit de multiples atouts dont une façade maritime de 1 200 km et un immense Sahara riche en hydrocarbures.

L’importance des hydrocarbures algériens est due à plusieurs facteurs : tout d’abord, le pétrole algérien est de très bonne qualité. De plus l’Algérie a d’importantes réserves de gaz naturel, source d’énergie moins polluante que le pétrole ou le charbon et les liens traditionnels de l’Algérie avec les pays du nord de la Méditerranée, dont la consommation en gaz augmente de plus en plus (l’Algérie est le troisième fournisseur en gaz de l’Union européenne, précédée par la Russie et la Norvège) font qu’Alger dispose de partenaires de choix pour écouler ses hydrocarbures (les importateurs doivent pouvoir compter sur des sources fiables d’approvisionnement, ce qui est le cas de l’Algérie). Les réserves en hydrocarbures sont réparties sur un peu plus de 200 gisements d’huile et de gaz, situés dans les bassins d’Oued Mya et de Hassi Messaoud (67 %), d’Illizi (14 %) – où se trouve le complexe gazier d’In Amenas – de Rhourde Nouss (9 %) et d’Ahnet Timimoun (4 %) [17]. En outre, l’Algérie pourrait compter, selon de hauts responsables du ministère de l’énergie, sur des rb[éserves de gaz de schiste [18] qui représenteraient près de 17 000 milliards de mètres cubes, c’est-à-dire quatre fois les réserves conventionnelles actuelles du pays. Ceci en ferait les troisièmes réserves mondiales. ]b

Terrorisme, Insécurité et troubles sociaux provoqués en de ça des frontières, insécurité généralisée provoquée au delà. La méthode est connue. Les USA ou d'autres pays qui s’appuient déjà sur la déstabilisation régionale pour justifier le déploiement de leurs dispositifs militaires en Méditerranée ne manqueront pas de prendre demain le prétexte des troubles sociaux ou « du danger pour les diplomates » du terrorisme pour intervenir directement.

18.Posté par môvélang le 25/09/2014 00:22

Pourquoi le pingouin n'a-t-il pas proposé sa julie gayet en échange et dit, ' la france ne cèdera pas !"""""

19.Posté par dédé le 26/09/2014 12:16

@post 6 Israel ne paie pas de rançon mais dit a ses soldats de se suicider si ils sont capturés.

20.Posté par L'''' INDEPENDANT le 26/09/2014 22:08

@post 19 dédé
tomber vivant dans les mains de ces fous haineux, doit pas être la joie.
C'est malheureusement peut être la moins mauvaises des solutions !

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