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Le rappeur Orelsan, qui était poursuivi pour "provocation au crime" par le mouvement féministe Ni Putes Ni Soumises (NPNS) pour sa chanson "Sale Pute", a été relaxé mardi par le tribunal correctionnel de Paris.
Lors de l'audience du mois de mai, le jeune homme avait défendu sa liberté de création face à la présidente de NPNS, Asma Guérifi, qui y voyait "un appel à la haine".
L'association NPNS avait engagé des poursuites contre Orelsan pour provocation au crime après la diffusion sur internet, en février 2009, de sa chanson "Sale pute", qui décrit la colère d'un jeune homme qui vient d'apprendre qu'il s'est fait tromper. Dans la chanson, il menace sa compagne de toute une série de violences physiques comme de l'"avorter à l'Opinel" ou encore, "T'es juste une truie, tu mérites ta place à l'abattoir".
La polémique est venue à la Réunion trois ans et demi après
Cette chanson vieille de trois ans et demi avait créé la polémique à la Réunion cette année. La venue de l'artiste au Sakifo avait déclenché un tollé, notamment de la part d'associations féministes. Une polémique qui n'est par restée sans suite puisque la Région avait décidé de retirer sa subvention au festival. Un manque à gagner de 150.000 euros pour le festival, un temps menacé. La participation n'avait pas été remise en cause par le directeur du Sakifo, qui avait souligné qu'Orelsan était "l'artiste le plus cher de l'histoire " du festival.
Finalement, Orelsan est venu se produire sur l'île et n'avait pas manqué de remercier la direction du festival. Il n'avait également pas oublié de revenir sur la polémique en imaginant un "bouton de censure" sur scène, qui sonnait à la première mauvaise idée.
"On a un bouton derrière. Dès que quelqu'un aura une mauvaise idée dans cette assemblée, on le censure et on le jette à la mer. Par exemple me mettre à poil, c'est une très mauvaise idée. Chanter 'sale pute', c'est une très mauvaise idée...".
"Ce que j'aime bien dans l'art, c'est quand ça provoque"
Interrogé ce matin sur Europe 1 avant de s'envoler pour Montréal, l'artiste, qui a reçu deux prix aux Victoires de la musique pour son album "Le chant des sirènes" est revenu sur la chanson "Sale pute". "Le but c'était de provoquer quelque chose, une émotion. Ce que j'aime bien dans l'art, c'est quand ça provoque" (voir la vidéo).
Une chanson qu'il lui a à la fois fait de la mauvaise et de la bonne publicité, d'après lui : "J'ai eu la moitié de ma tournée d'annulée, mes CD ont été retirés des bacs, bref, c'était de la mauvaise pub. Après, vu que mon deuxième album a bien plu, ça a eu un effet de levier. Les gens se sont dit, on s'est peut-être trompés sur lui. Cela m'a fait connaître."
Le tribunal a donc estimé que ses propos s'exprimaient dans le cadre de sa liberté d'expression artistique.
Lors de l'audience du mois de mai, le jeune homme avait défendu sa liberté de création face à la présidente de NPNS, Asma Guérifi, qui y voyait "un appel à la haine".
L'association NPNS avait engagé des poursuites contre Orelsan pour provocation au crime après la diffusion sur internet, en février 2009, de sa chanson "Sale pute", qui décrit la colère d'un jeune homme qui vient d'apprendre qu'il s'est fait tromper. Dans la chanson, il menace sa compagne de toute une série de violences physiques comme de l'"avorter à l'Opinel" ou encore, "T'es juste une truie, tu mérites ta place à l'abattoir".
La polémique est venue à la Réunion trois ans et demi après
Cette chanson vieille de trois ans et demi avait créé la polémique à la Réunion cette année. La venue de l'artiste au Sakifo avait déclenché un tollé, notamment de la part d'associations féministes. Une polémique qui n'est par restée sans suite puisque la Région avait décidé de retirer sa subvention au festival. Un manque à gagner de 150.000 euros pour le festival, un temps menacé. La participation n'avait pas été remise en cause par le directeur du Sakifo, qui avait souligné qu'Orelsan était "l'artiste le plus cher de l'histoire " du festival.
Finalement, Orelsan est venu se produire sur l'île et n'avait pas manqué de remercier la direction du festival. Il n'avait également pas oublié de revenir sur la polémique en imaginant un "bouton de censure" sur scène, qui sonnait à la première mauvaise idée.
"On a un bouton derrière. Dès que quelqu'un aura une mauvaise idée dans cette assemblée, on le censure et on le jette à la mer. Par exemple me mettre à poil, c'est une très mauvaise idée. Chanter 'sale pute', c'est une très mauvaise idée...".
"Ce que j'aime bien dans l'art, c'est quand ça provoque"
Interrogé ce matin sur Europe 1 avant de s'envoler pour Montréal, l'artiste, qui a reçu deux prix aux Victoires de la musique pour son album "Le chant des sirènes" est revenu sur la chanson "Sale pute". "Le but c'était de provoquer quelque chose, une émotion. Ce que j'aime bien dans l'art, c'est quand ça provoque" (voir la vidéo).
Une chanson qu'il lui a à la fois fait de la mauvaise et de la bonne publicité, d'après lui : "J'ai eu la moitié de ma tournée d'annulée, mes CD ont été retirés des bacs, bref, c'était de la mauvaise pub. Après, vu que mon deuxième album a bien plu, ça a eu un effet de levier. Les gens se sont dit, on s'est peut-être trompés sur lui. Cela m'a fait connaître."
Le tribunal a donc estimé que ses propos s'exprimaient dans le cadre de sa liberté d'expression artistique.
















