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Suite à la réunion du mardi 31 juillet 2012 au rectorat, concernant la situation des enseignants stagiaires, nous souhaitons remercier madame la députée maire Huguette Bello, seule élue de la Réunion, seule parlementaire présente à cette réunion, qui nous a accompagnés. Nous remercions également le syndicat FSU SNUEP.
Quel est notre combat ?
Dans une académie qui connaît une forte pression démographique, 800 000 habitants aujourd’hui, 1 000 000 demain, des besoins sont alors importants, notamment en matière d’éducation. En effet, avec un taux d’illettrisme vertigineux (plus de 100 000 personnes), un sous encadrement dans le premier degré, se reflète à travers les résultats des évaluations nationales de fin de cycle. Par conséquent, ces difficultés se répercuteront dans le second degré (au collège, au lycée) où nous constatons un décrochage scolaire. De plus, ce décrochage s’accompagne d’une certaine barrière de la langue. En effet, dans certains établissements scolaires, nous observons une difficulté des élèves à s’exprimer en français.
Que peuvent apporter leslauréats réunionnais au concours de l'enseignement ?
Nous avons une connaissance plus approfondie du public, des spécificités locales et de la culture réunionnaise.
En quoi notre combat est-il légitime ?
- Des postes vacants à la Réunion + des lauréats réunionnais au concours = des mutations en Métropole. Où est la logique ?
- Sur ces postes vacants, des contractuels sont affectés au détriment des lauréats. Nous devrions être prioritaires sur ces postes vu que nous avons satisfait aux exigences du concours. Quel mérite avons-nous ?
- En outre, la plupart des lauréats sont issus d’un milieu modeste, pour qui faire des études, préparer un concours, ce qui a représenté un investissement conséquent. C’est aussi une fierté pour nous de démarrer notre carrière d’enseignant auprès des nôtres, de nos parents qui n’ont pas fait de longues études.
- Nous avons engagé des frais tout récemment. On nous demande de partir en Août ? Mais avec quels moyens ?
- On nous reproche de passer un concours national et de vouloir rester à la Réunion. La Réunion ne fait-elle pas partie de la nation ? Que pensez-vous des blocages administratifs au niveau des logements : des réunionnais ne peuvent pas être cautionnaires d’un locataire en Métropole.
Les coûts sont pour nous, le stress est pour nous, mais les postes ne sont pas pour nous !
Collectif profs en lutte 2012.
Quel est notre combat ?
Dans une académie qui connaît une forte pression démographique, 800 000 habitants aujourd’hui, 1 000 000 demain, des besoins sont alors importants, notamment en matière d’éducation. En effet, avec un taux d’illettrisme vertigineux (plus de 100 000 personnes), un sous encadrement dans le premier degré, se reflète à travers les résultats des évaluations nationales de fin de cycle. Par conséquent, ces difficultés se répercuteront dans le second degré (au collège, au lycée) où nous constatons un décrochage scolaire. De plus, ce décrochage s’accompagne d’une certaine barrière de la langue. En effet, dans certains établissements scolaires, nous observons une difficulté des élèves à s’exprimer en français.
Que peuvent apporter leslauréats réunionnais au concours de l'enseignement ?
Nous avons une connaissance plus approfondie du public, des spécificités locales et de la culture réunionnaise.
En quoi notre combat est-il légitime ?
- Des postes vacants à la Réunion + des lauréats réunionnais au concours = des mutations en Métropole. Où est la logique ?
- Sur ces postes vacants, des contractuels sont affectés au détriment des lauréats. Nous devrions être prioritaires sur ces postes vu que nous avons satisfait aux exigences du concours. Quel mérite avons-nous ?
- En outre, la plupart des lauréats sont issus d’un milieu modeste, pour qui faire des études, préparer un concours, ce qui a représenté un investissement conséquent. C’est aussi une fierté pour nous de démarrer notre carrière d’enseignant auprès des nôtres, de nos parents qui n’ont pas fait de longues études.
- Nous avons engagé des frais tout récemment. On nous demande de partir en Août ? Mais avec quels moyens ?
- On nous reproche de passer un concours national et de vouloir rester à la Réunion. La Réunion ne fait-elle pas partie de la nation ? Que pensez-vous des blocages administratifs au niveau des logements : des réunionnais ne peuvent pas être cautionnaires d’un locataire en Métropole.
Les coûts sont pour nous, le stress est pour nous, mais les postes ne sont pas pour nous !
Collectif profs en lutte 2012.

















