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Ordonnance Debré 1960-Enseignants stagiaires 2012 : plus de 50 ans après, le même combat…



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Ordonnance Debré 1960-Enseignants stagiaires 2012 : plus de 50 ans après, le même combat…
Suite à la réunion du mardi 31 juillet 2012 au rectorat, concernant la situation des enseignants stagiaires, nous souhaitons remercier madame la députée maire Huguette Bello, seule élue de la Réunion, seule parlementaire présente à cette réunion, qui nous a accompagnés. Nous remercions également le syndicat FSU SNUEP.

Quel est notre combat ?

Dans une académie qui connaît une forte pression démographique, 800 000 habitants aujourd’hui, 1 000 000 demain, des besoins sont alors importants, notamment en matière d’éducation. En effet, avec un taux d’illettrisme vertigineux (plus de 100 000 personnes), un sous encadrement dans le premier degré, se reflète à travers les résultats des évaluations nationales de fin de cycle. Par conséquent, ces difficultés se répercuteront dans le second degré (au collège, au lycée) où nous constatons un décrochage scolaire. De plus, ce décrochage s’accompagne d’une certaine barrière de la langue. En effet, dans certains établissements scolaires, nous observons une difficulté des élèves à s’exprimer en français.

Que peuvent apporter leslauréats réunionnais au concours de l'enseignement ?

Nous avons une connaissance plus approfondie du public, des spécificités locales et de la culture réunionnaise.

En quoi notre combat est-il légitime ?

- Des postes vacants à la Réunion + des lauréats réunionnais au concours = des mutations en Métropole. Où est la logique ?

- Sur ces postes vacants, des contractuels sont affectés au détriment des lauréats. Nous devrions être prioritaires sur ces postes vu que nous avons satisfait aux exigences du concours. Quel mérite avons-nous ?

- En outre, la plupart des lauréats sont issus d’un milieu modeste, pour qui faire des études, préparer un concours, ce qui a représenté un investissement conséquent. C’est aussi une fierté pour nous de démarrer notre carrière d’enseignant auprès des nôtres, de nos parents qui n’ont pas fait de longues études.

- Nous avons engagé des frais tout récemment. On nous demande de partir en Août ? Mais avec quels moyens ?

- On nous reproche de passer un concours national et de vouloir rester à la Réunion. La Réunion ne fait-elle pas partie de la nation ? Que pensez-vous des blocages administratifs au niveau des logements : des réunionnais ne peuvent pas être cautionnaires d’un locataire en Métropole.

Les coûts sont pour nous, le stress est pour nous, mais les postes ne sont pas pour nous !

Collectif profs en lutte 2012.

Jeudi 2 Août 2012 - 15:07
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1.Posté par Simplet le 03/08/2012 09:16 | Alerter
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C'est méconnaître l'Histoire que de comparer l'ordonnance DEBRE avec la situation de nos jeunes profs aujourd'hui ...

DEBRE a voulu se débarraser des fonctionnaires communistes de l'île ... le concours national des enseignants est bâti sur des régles que tout le monde connaît avant de passer ce concours ... et que tout le monde s'engage à respecter s'il est reçu à ce concours ...

C'est un pue facile, une fois le concours en poche, de crier à la discrimination et à la nécessité de changer les régles du jeu ...

Ces jeunes enseignants nous font chaque année le même cinéma ... Si vous savez par avance que vous ne pourrez pas aller en métropole (probléme financier, probléme familial, ...), ne passez pas ce concours ...

Dans la vie nous avons des Droits et des Devoirs ... Il est important de faire valoir ses Droits (lorsqu'ils existent) ... mais il est encore plus important de respecter ses Devoirs ... C'est ce que vous allez enseigner à vos futurs élèves ...Donnez leur donc l'exemple ...

2.Posté par polo974 le 03/08/2012 12:13 | Alerter
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"""
- Sur ces postes vacants, des contractuels sont affectés au détriment des lauréats. Nous devrions être prioritaires sur ces postes vu que nous avons satisfait aux exigences du concours. ..."""

Les titulaires selon leur nombre de points devraient être prioritaires (eh oui, il y a des titulaires en métropole qui voudraient bien rentrer aussi, sans se faire doubler par des petits débutants).

"""
- Nous avons engagé des frais tout récemment. On nous demande de partir en Août ? Mais avec quels moyens ? """

Et la prime spécifique d'installation, tu y as droit pour t'installer en métropole:
"""
Décret n°2001-1225 du 20 décembre 2001 portant création d'une prime spécifique d'installation.

Article 1
Il est institué une prime spécifique d'installation pour les fonctionnaires de l'Etat et les magistrats, titulaires ou stagiaires, affectés dans un département d'outre-mer ou à Mayotte, qui reçoivent une première affectation en métropole à la suite d'une mutation ou d'une promotion, s'ils y accomplissent une durée minimale de quatre années consécutives de services.

Cette prime spécifique d'installation est également versée aux fonctionnaires dont la résidence familiale se situe dans un département d'outre-mer ou à Mayotte et qui sont affectés en métropole à la suite de leur entrée dans l'administration, s'ils y accomplissent une durée minimale de quatre années consécutives de services.

Article 2

Le montant de la prime spécifique d'installation est égal à 12 mois du traitement indiciaire de base de l'agent.

La prime est payable en trois fractions égales :

- la première lors de l'installation du fonctionnaire dans son nouveau poste ;

- la deuxième au début de la troisième année de service ;

- la troisième au bout de quatre ans de services.

Le taux de chacune des fractions est égal à quatre mois du traitement indiciaire de base de l'agent. Le traitement indiciaire de base à considérer est celui perçu par le fonctionnaire à la date à laquelle chaque fraction devient payable.
"""

Alors arête de faire la pleureuse sur de faux motifs ! ! !

3.Posté par Membre du collectif le 03/08/2012 12:46 | Alerter
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Merci pour les critiques Simplet, c'est ce qui nous fait avancer !!!

Juste une chose qui m'interpelle quand vous dîtes "ne passez pas ce concours..." !!!!

Où est l'égalité des chances dans de tels propos ??

Si nous sommes issus de famille modeste, nous n'avons pas le droit de devenir enseignant ou même pire : nous avons le droit mais nous allons devoir naviguer avec une petit barque en pleine tempête ??!!!!

C'est cela aussi que nous allons enseigner à nos élèves.

Quel motivation pour les futurs professeurs ? " C'est un beau métier, allez y, pour l'avenir de nos jeunes !! "

C'est qu'une fois dedans qu'on se rend compte des problèmes d'incohérence qui y règne ...
Nous sommes là pour informer l'opinion public.

4.Posté par jean974R le 03/08/2012 13:40 | Alerter
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L''affectation locale de ces enseignants est clairement justifiée. En effet, l’Etat français doit prendre en considération les spécificités des DOM tenant à leur situation géographique, au contexte social et économique, à leur identité culturelle, et à la situation de leur académie. L’action administrative ne doit pas se couper de ces réalités et doit répondre aux aspirations collectives de la société exprimées notamment lors des Etats Généraux de l'Outre-mer.
Tout d'abord, la situation géographique des DOM à des milliers de kilomètres de la métropole : la situation d'un lorrain affecté en région parisienne n'a rien de comparable à celle d'un réunionnais qui vit cela et qui devra par exemple débourser une somme bien plus importante pour se rendre dans sa région d'origine.
Ensuite le contexte économique et social : 60% des jeunes au chomage , 20 % des diplomés du supérieur au chômage, et ce alors même que la fonction publique n'est pas représentative du bassin de vie qu'elle administre comme l'a souligné le Conseil Interministériel de l'Outre-mer . Peut-on encore continuer ainsi ?
A propos de l'identité culturelle propre considérons notamment le domaine linguistique. Plus de la moitié des réunionnais parlent uniquement le créole, ce qui en fait de loin la langue régionale la plus utilisée en France (à titre de comparaison en région Bretagne, ils sont à peine 12% à parler le breton et le français). Or, il est important pour un enseignant de pouvoir mobiliser ses compétences liées à l'environnement, notamment la connaissance de son public, cela ne peut être que favorable à la réussite de ce dernier. Je précise que c'est notamment dans le fait que l'institution scolaire a refusé de predre en compte la culture et la langue maternelle de l'élève créolophone que l'échec scolaire massif trouve son origine dans les DOM comme l'ont démontré une multitude d'études à ce sujet. Un énorme gâchis en est la conséquence : blocage et insécurité linguistique, déni de soi, diglossie, illétrisme, sortie sans diplôme du système scolaire …
Enfin la dotation en postes de notre académie doit être à la hauteur de ses besoins spécifiques sachant que l’illétrisme et la sortie du système scolaire sans diplôme sont bien plus élevés qu’en métropole aujourd’hui encore. (illétrisme : 3 fois plus élevé qu'en métropole pour les 18-25 ans ;deux fois plus de sorties scolaires sans diplome qu'en métropole).

Il existe donc une différence de situation manifeste entre les fonctionnaires domiens et les fonctionnaires métropolitains ce qui légitime une dérogation au principe d’égalité de traitement et rend inopérant les arguments relatifs au caractère national du concours.

ALORS SOYONS LUCIDES : l'affectation de ces enseignants à la Réunion est légitime.

5.Posté par ArretPlerDsi le 03/08/2012 16:42 | Alerter
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Il faut arrêter de pleurer et de sortir l'argument de l'égalité des chances. Preuve d'égalité des chances : tout le monde peut passer le concours !

Ensuite, quant à la question d'affectation, il est bien précisé que d'où que l'on vienne, des mutations sont effectives. Quelles ressources ? Et bien il faut réfléchir. C'est quand faire crédit pour une maison en criant qu'on veut l'égalité (tout le monde veut une maison ((exemple))) et après dire : ah ben j'ai plus les sous pour payer mon crédit.


Quand on s'engage dans quelque chose, il faut bien prendre conscience de toutes les variables et savoir si on peut s'y tenir.


Ensuite le "gnagna" de "j'aime mon île" ça tient pas. On est en France, qu'on soit en DOM-TOM ou en France Métropolitaine. Certes on respecte nos cultures, nos racines, mais de là à chouiner pour une affectation, il faut arrêter. On pleure car on a pas de travail et quand on en a on continue de pleurer car on doit se remuer le derrière.

6.Posté par Membre du collectif le 03/08/2012 18:42 | Alerter
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Décret n°2001-1225 du 20 décembre 2001 :

Sachez que l'application de ce décret ne nous est pas favorable. Nous ne sommes pas concerné d'aprés les rectorats. Alors si vous voulez retourner à la réunion nous sommes donc dans le même combat : le plan de rattrapage des postes supprimés.
Vous allez peut être y trouver votre compte mais en attendant si nou bouge pas l'injustice continuera d'y règner !!!

Nou lé pas là pou vole la place personne !!!

7.Posté par noe le 04/08/2012 07:31 | Alerter
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Aller en Métropole permet d'avoir de l'expérience très bénéfique pour mieux enseigner plus tard à la Réunion ...on est plus aguerri ...on a plus de savoir-faire ...on connaît mieux comment prendre les élèves des DOM ...on sait mieux les môtiver ...
Quand on a bossé dans les banlieux , on peut mieux travailler au Chaudron ...
Dans ce monde difficile , quand on a eu la chance d'avoir un travail , il faut sauter sur l'occasion et cesser de pleurnicher ...
Moi qui habite en France , je me sens bien ...
Bonne chance à vous et revenez avec plein d'expérience !

8.Posté par Arreteditnimportekoué le 04/08/2012 10:55 | Alerter
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Alors je tiens a répondre à quelques personnes qui , a mon avis, sont restés bloquées dans les decret de 2001...

Pour les FRAIS D INSTALLATION, sachez que cela n'existe plus! Après s être clairement informée auprès des organismes qui "s occupent" normalement de cela sachez que ces allocations de frais de logement n'existent plus!
Si vous voulez des preuves, appelez donc les organismes concernés!


Dans un second temps, les "gnagna" walali walala deux canards pou un poule la c'est facile de dire ca puisque je supposes que ces personnes ayant réagies à cet article ont surement de l'argent pour financer le voyage de leurs enfants, ou peut être qu'il s agit de personnes qui n'ont rien a voir avec l education et qui poussent un coup de gueule juste a cause d'une "poussée de rage".

Pour terminer, je pense qu'il ne s agit pas de vos enfants qui partent... que vous n'en avez surement rien a faire... que vous ne laissez pas vos parents malades, âgés que vous n'etes pas sures de revoir l'an prochain... et que ce ne sont pas vos enfants qui vont se taper 1 400 euros pour un loyer de 700 euros...

CORDIALEMENT

9.Posté par polo974 le 04/08/2012 19:11 | Alerter
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6.Posté par Membre du collectif le 03/08/2012 18:42 | Alerter
"""Décret n°2001-1225 du 20 décembre 2001 :

Sachez que l'application de ce décret ne nous est pas favorable. Nous ne sommes pas concerné d'aprés les rectorats."""

Le rectorat en métropole est obligé de respecter ce décret.
Vous venez des dom, vous allez en métropole, vous y avez droit.
Mais ça les fait chier...

Faite la demande immédiatement, postez en AR, car ils ne la feront pas pour vous.
Montrez que vous connaissez vos droits.

N'hésitez pas à faire planer des menaces de recours en référé au TA,
ne laissez pas dépassez les délais.

Même si ça vous fait chier, faite passer un mot à nos élus pour qu'ils agissent en haut lieu.

NE VOUS LAISSEZ PAS FAIRE SUR VOS VRAIS DROITS...

10.Posté par polo974 le 04/08/2012 19:19 | Alerter
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8.Posté par Arreteditnimportekoué le 04/08/2012 10:55
"""Alors je tiens a répondre à quelques personnes qui , a mon avis, sont restés bloquées dans les decret de 2001...
"""
N'écoutez pas les "on dit", vérifiez avec vos yeux à la source ! ! !

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=83EE10DC604A8481F761F36D8D7616B6.tpdjo11v_2?cidTexte=LEGITEXT000005631871&dateTexte=20120804

Décret n°2001-1225 du 20 décembre 2001
(Dernière modification : 16 février 2007)

Version initiale
Version en vigueur au 4 août 2012

C'est clair: c'est toujours d'actualité

Faite la demande et réagissez.

Si besoin, au TA, faite le recours en référé ET en "normal" pour demander par dessus des dommages (coût de crédits intermédiaire, coût de perte de temps pour, etc... (à la maif, par ex, prenez l'option aide juridique)).

11.Posté par Jean974R le 04/08/2012 22:26 | Alerter
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A propos du droit , citons :
- la circulaire du 23 juillet 2010 du Minsitère du Travail , de la solidarité et de la fonction publique qui énonce qu'il est nécessaire de "favoriser le maintien sur place des fonctionnaires dont le centre des intérêts matériels et moraux est localisé dans un département d'Outre-mer".
-la décision du Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative française, du 27 février 2004 n° 256525: cette décision justifie l'affectation des enseignants stagiaires du second degré des DOM-TOM dans leurs départements et territoires compte tenu de la situation géographique de ces départements et territoires en s'appuyant sur des critères objectifs et pertinents : résidence de l'agent, de ses ascendants, du conjoint dans le DOM ou TOM .L'extension du raisonnement aux enseignants titulaires parait évidente.
(Extrait : "Considérant, en second lieu, que le ministre, pour déterminer un ordre de classement des voeux d'affectation des stagiaires à l'antenne de Nouméa de l'IUFM du Pacifique, a légalement pu, afin d'assurer une répartition équilibrée des stagiaires entre IUFM et compte tenu de la situation géographique de ceux des territoires d'outre-mer et des départements d'outre-mer, recourir à des critères objectifs tirés de la résidence en Nouvelle-Calédonie des stagiaires, de leurs ascendants ou de leurs conjoints ; qu'ainsi Mlle AX et autres ne sont pas fondés à soutenir que ces dispositions porteraient illégalement atteinte au principe d'égalité ; que, par suite, le moyen tiré de ce qu'elles ne pourraient trouver un fondement légal ni dans l'article 77 de la Constitution, ni dans les textes pris sur son fondement, est inopérant").
-la décision du Conseil d'Etat du 16 mai 1980 (arrêt Chevry) dans lquel le conseil d'etat affirme clairement que les conditions d'exercices des fonctions dans un département d'Outre-Mer ou en métropole sont différentes selon que les agents ont ou non leur résidence habituelle (centres des intérêts matériels et moraux) dans ce département ou en métropole. (en d'autres termes, la situation d'un lorrain affecté en région parisienne n'a rien de comparable à celle d'un réunionnais qui vit la même chose).

Ainsi il apparait qu'il existe dans le droit des éléments rationnels de nature à justifier la légitimité de la lutte engagée par ces enseignants pour obtenir une affectation à la Réunion.

Je termine par une citation de Gandhi : "« Que nous devions obéir à toutes les lois, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, est une invention récente. (...) une loi doit être avant tout une loi juste".

12.Posté par polo974 le 05/08/2012 12:39 | Alerter
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arrête d'enfumer:

la circulaire du 23 juillet 2010 du Ministère du Travail ...
les circulaires sont des "modes d'emploi" de textes règlementaires, en gros, c'est des trucs internes pour mettre les points sur les i à certains fonctionnaires faisant semblant de ne pas comprendre le français.
si une circulaire essaie de règlementer, elle sera nulle pour cette partie.

la décision du Conseil d'Etat, ..., du 27 février 2004 n° 256525:
elle s'occupe d'un cas ponctuel d'affectation sur des stages, pas du cas général d'affectation de titulaire.

la décision du Conseil d'Etat du 16 mai 1980 ...
oui, d'ailleurs, tu as 1000 points d'avance pour rentrer chez toi, ce que le lorrain ou le marseillais n'a pas ! ! !
il y a aussi pour ça la prime spécifique d'installation, tient, on tourne en rond, là ...

13.Posté par polo974 le 05/08/2012 12:44 | Alerter
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11.Posté par Jean974R le 04/08/2012 22:26
"""...
Je termine par une citation de Gandhi : "« Que nous devions obéir à toutes les lois, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, est une invention récente. (...) une loi doit être avant tout une loi juste". """

Et tu trouves juste de passer devant tes collègues Réunionnais qui sont actuellement sur Créteil ou Versailles et qui attendent pour rentrer ? ? ?

Réfléchis bien et honnêtement (ce qui est le minimum qu'on puisse attendre d'un enseignant).

14.Posté par jean974R le 05/08/2012 20:18 | Alerter
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"les circulaires sont des "modes d'emploi" de textes règlementaires, en gros, c'est des trucs internes pour mettre les points sur les i à certains fonctionnaires faisant semblant de ne pas comprendre le français."

C’est le rôle théorique des circulaires. Cependant, en énonçant qu’il est nécessaire de favoriser le maintien sur place des fonctionnaires dont le centre des intérêts matériels et moraux est localisé dans un département d'Outre-mer, la circulaire en question présente un caractère innovant et n’interprète pas un texte règlementaire.
Ceci étant dit, l’importance de cette circulaire ne se mesure pas par sa position dans la hiérarchie des normes (il y a encore beaucoup à faire) mais par le fait qu’elle a été obtenue suite à une très longue lutte des domiens. (pour rappeler le contexte : cette circulaire s’inscrit dans la suite logique des Etats Généraux de l’Outre-mer, grande consultation populaire, qui ont permis l’expression de la volonté populaire des domiens, et intervient dans le cadre des mesures du CIOM présidé par le Président de la République).


"la décision du Conseil d'Etat, ..., du 27 février 2004 n° 256525:
elle s'occupe d'un cas ponctuel d'affectation sur des stages, pas du cas général d'affectation de titulaire."

Le conseil d’Etat prononce ici un jugement sur un recours portant sur une disposition ayant conséquence sur l’affectation de tous les enseignants stagiaires. Par ailleurs, ne perdons pas de vue que le droit administratif est pour l’essentiel jurisprudentiel. Enfin, le raisonnement que tient le Conseil d’Etat se fonde sur des considérations dont la rationalité reste de toute évidence valide dans le cas des enseignants titulaires. Autrement dit, le même raisonnement avec les mêmes considérations peut sans perdre son bon sens s'appliquer aux titulaires.

"la décision du Conseil d'Etat du 16 mai 1980 ...
oui, d'ailleurs, tu as 1000 points d'avance pour rentrer chez toi"
la situation montre que cette mesure est insuffisante pour permettre l’affectation des domiens dans leur académie.


"tu trouves juste de passer devant tes collègues Réunionnais qui sont actuellement sur Créteil ou Versailles et qui attendent pour rentrer ? ? ?"
Tous les enseignants issus des DOM doivent être dans le même combat : obtenir une affectation dans leur département.

15.Posté par vivre et travailler au pays le 05/08/2012 21:44 | Alerter
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- [Communiqué] Vivre et travailler au pays !
2010-05-24 - 09:46 | Communiqués | Tags: 974, communiqué, profs, profs 974 |

Le 24/05/2010,

Vivre et travailler au pays !
Parce que Eva, Eli, Zélindor, Mafat, Ansin,Marianne, les esclaves-bitasion, les raleurs de pioches, les engagés au travail forcé nous ont bel et bien laisser un pays pour vivre et travailler. Nos ancêtres n’avaient peut-être aucun acte de propriété pour cette terre mais ce sont eux qui ont construit ce pays avec leur sueur dans les champs de canne, leur sang pour qu’on naisse libre, leur pleurs, leurs espoirs, leurs révoltes.

Il y a une volonté politique de vider la Réunion de ses forces vives, de sa jeunesse pour éviter les révoltes et pour exploiter la force de travail de la jeunesse réunionnaise, au bénéfice de la métropole.Voilà ce que préconisait le rapport de l’OCDE de 2004 concernant la Réunion pour l’horizon 2010 : « Dans le contexte de vieillissement présent de la population métropolitaine, La Réunion pourrait fournir une offre de main d’œuvre ».
Ce rapport souligne un solde migratoire positif : il y a plus d’entrée que de sorties à la Réunion. En réalité, le solde migratoire des Réunionnais est négatif : les Réunionnais partent et ne reviennent plus. Mais les entrées de métropolitains est excédentaire : ils sont plus de 80 000.

Une question subsiste c’est l’implication à la Réunion des syndicats, notamment de l’Éducation Nationale dans cette politique . Pourquoi ne pas rallier les autres professeurs ?
Il y a un véritable problème de fond à soulever , Le chômage ou l’exil est bien le constat. Mais aucun parti, aucune organisation politique y compris le NPA à la Réunion ne nous donne de perspectives en dehors de l’assistanat –chabouk de la France. Voilà pourquoi la CGTR n’appelle pas les chômeurs à rejoindre le mouvement.

Aujourd’hui, ce sont des jeunes formés et compétents qu’on fait partir. Le pays est privé de ces savoirs et savoirs- faire.
C’est en ce sens que Le JERF apporte son soutien au collectif profs 974 .


16.Posté par polo974 le 09/08/2012 19:23 | Alerter
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"tu trouves juste de passer devant tes collègues Réunionnais qui sont actuellement sur Créteil ou Versailles et qui attendent pour rentrer ? ? ?"
Tous les enseignants issus des DOM doivent être dans le même combat : obtenir une affectation dans leur département.

Ok, alors eux en premiers, toi, tu prends ton ticket (dont tu connaissais les tenants et les aboutissants) et tu attends ton tour ! ! !

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