Santé

On pourra bientôt se prémunir et guérir du chik

L'annonce fait figure de bonne nouvelle. En 2005 le ministère de la santé avait fait de la recherche d'un traitement contre le chikungunya une priorité. Quatre ans après, les résultats sont plus que satisfaisants. Après avoir administré à une souris des anticorps récupérés dans le plasma de Réunionnais qui avaient guéri du virus, les chercheurs sont arrivés à cette conclusion : il est possible de traiter et de prévenir l'infection. Il semblerait que 100% des animaux à qui l'on avait inoculé le virus puis traité ait été guéri. Reste maintenant à pratiquer des tests cliniques afin de confirmer l'essai.


On pourra bientôt se prémunir et guérir du chik
Une équipe de chercheurs de l'Institut Pasteur et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), viennent de démontrer l'efficacité d'un traitement curatif et préventif contre l'infection par le virus du chikungunya. Les travaux ont été publiés le mois dernier dans la revue "Journal of Infectious Diseases".

Les chercheurs sont parvenus à traiter et à prévenir l'infection due au virus du chikungunya chez une souris. L'article souligne que cela ouvre la voie à l'élaboration d'un premier traitement spécifique contre l'infection due au Chikungunya. Les recherches se sont basées sur l'utilisation du plasma sanguin d'environ 600 patients réunionnais qui avaient développé la maladie en 2005/2006. Les anticorps développés par ces patients, désormais immunisés contre ce virus, ont été purifiés.

C'est par le biais de ce procédé que le partenariat LFB (groupe biopharmaceutique français qui développe, fabrique et commercialise des médicaments indiqués dans la prise en charge de pathologies graves et souvent rares), Institut Pasteur (centre de recherche en biologie dont une grande partie de ses travaux sont consacrés à l'étude des maladies infectieuses, génétiques, neuro-dégénératives ou de certains cancers) et Inserm (organisme public français entièrement dédié à la recherche biologique, médicale et en santé des populations), a permis de parvenir à ces résultats probants : le sérum des patients guéris, tout comme les anticorps purifiés à partir de leur plasma, sont capables de bloquer l’infection de cellules inoculées in vitro au laboratoire, et de guérir 100% des animaux infectés par le virus.

L’utilisation de sérum à visée anti-infectieuse est connue de longue date. Elle a été utilisée pour la première fois chez l’homme par le pasteurien Emile Roux pour le traitement de la diphtérie, dès la fin du XIXe siècle. Les travaux confirment donc qu'un premier traitement spécifique contre le chikungunya peut être rapidement produit à partir de donneurs ayant développé la maladie.

Des études cliniques devraient prochainement être réalisées en cas d'émergence de nouveaux foyers du virus. Un traitement qui pourrait être utilisé auprès des personnes à risque, comme les personnes âgées et les nourrissons nés de mères infectées.
Mardi 29 Septembre 2009 - 11:43
Mélanie Roddier et Audrey Caldone
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1.Posté par Le cobaye le 29/09/2009 20:52
Et qui disait que la Réunion n'était pas une éprouvette géante pour test à grandeur nature!! .. lol. Avec la grippe cochonne, rebelote!

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