Faits-divers

On peut toujours changer : Le buveur violent est devenu un papa exemplaire


Il y a de bonnes surprises au tribunal correctionnel. On en veut pour preuve l’histoire de ce père de famille violent buveur, qui "corrigeait" régulièrement son épouse, et est ressorti de l’audience avec une nouvelle image, celle d’un papa que ses enfants ne veulent plus quitter.

Pire : ils ne veulent plus entendre parler de leur maman. Il faut dire que l’histoire, lamentable quand même, n’est pas banale.

"Il m’a battue et violée"

Le 12 décembre 2013, les gendarmes du Tampon sont appelés au domicile de R. pour le ramener à la raison. Ce père de famille, qui n’habite plus le domicile conjugal, a passé la matinée à compter les bistrots de la ville. Au moment où il décide d’aller voir ses 3 enfants, il est donc complètement bourré.

Si les pandores interviennent, c’est suite à un appel de l’épouse qui dit avoir été battue et violée par son ex. L’homme ne nie pas quelques gifles. Pour le reste, tout baigne dans un flou très peu artistique.

R., maraîcher occasionnel, est accusé par la mère de ses enfants de la battre depuis des années. Ce matin-là, il l’aurait "tabassée" puis menacée avec un tesson de bouteille, avant de la prendre de force au sol.

Le problème est que si les traces de coups seront authentifiées par les médecins, l’épouse est elle aussi parfaitement alcoolisée.

"Une dangerosité certaine"  ?

L’accusation de viol n’est finalement pas retenue. Il ressort des témoignages des enfants que si les coups du mari sont réels, elle aussi a cogné. Elle n’a pas daigné se présenter à l’audience. Pas plus qu’elle n’a répondu à aucune convocation des gendarmes aux fins de confrontation.

"Mais pourquoi l’avoir frappée, et aussi souvent ?" s’enquiert la présidente Tomasini.
"Elle a commencé à me tromper depuis longtemps. Et elle boit aussi", explique-t-il.

Au fil d’un interrogatoire rondement mené par la présidente, l’image du mari violent prend une autre tournure. Ainsi apprend-on que s’il admet avoir bu et pas qu’un peu, pendant des années, il a complètement cessé depuis plus d’un an.

Ce buveur excessif, "à la dangerosité certaine" selon les experts psychiatres, a mis un terme apparemment définitif à ses relations avec ses vieux copains dodo et charrette. Pour la bonne et simple raison qu’il a maintenant ses trois enfants, 10, 7 et 6 ans, à sa charge. Des enfants qui ne veulent même plus entendre parler de leur mère !

C’est une décision du Juge des enfants qui a présidé à cette drôle de situation mais elle s’explique.

Plusieurs jours sans manger…

Cette maman, qui ne vit que très peu chez elle, erre entre le gabier, le supermarché où elle s’approvisionne en bouteille titrant 49°, et le jardin public. Elle s’y est aménagé un espace de vie (?) délimité par un impressionnant tapis de litres vides et autres choses (!) plus ou moins avouables.

On apprend un peu plus loin que lorsque son époux avait quitté le domicile conjugal, ses enfants étaient totalement livrés à eux-mêmes. Pour seule nourriture, elle ne leur laissait que du riz et du siaw en guise d’assaisonnement. Les cheveux des marmailles étaient devenus quasiment invisibles en raison des couches de poux et de lentes qui s’y ébattaient en toute liberté.

Lorsqu’elle rentrait, nantie d’une barquette achetée au camion-bar, elle s’enfermait dans sa chambre pour se goberger en solitaire.

« Le juge m’a confié les enfants parce que j’avais arrêté de boire ». Les décisions d’accompagnement et d’assistance éducative imposées par ce même juge sont suivies à la lettre par R. qui, du coup, devient un papa comme sans doute bien des enfants aimeraient en avoir un.

R. a une nouvelle compagne et, ainsi que l’a dit Me Chung To Sang, « a commencé une nouvelle vie. Avec lui, le Juge des enfants sait que ses mômes ne resteront plus jamais plusieurs jours sans manger. Il a su réagir et est devenu un papa exemplaire ! »

Le tribunal a suivi la substitut Chloé Tanguy qui, devant la transformation évidente opérée chez le père, n’avait sollicité qu’une simple peine d’avertissement « car il reste quand même des violences dans cette malheureuse affaire ».

R. est reparti, au bras de sa nouvelle compagne, retrouver ses enfants, avec ses 2 mois avec sursis dont on se doute bien qu’il n’aura jamais à les accomplir.

Les revirements bénéfiques, ça existe et on ne peut que s’en réjouir. Parce que le reste du temps…
 
Samedi 31 Octobre 2015 - 07:22
Jules Bénard
Lu 2525 fois




1.Posté par marko le 31/10/2015 11:36
D'après le titre ... tout le monde ne peut changer !!!

Marco Boyer , maire de la Plaine des Palmistes ne changera jamais ...
Roitelet il se croit , roitelet il se veut ... mais "couillon" il est , ça s'est sûr !
Lamentable personnage qui prend en otage des enfants !

2.Posté par anonyme mouse le 31/10/2015 21:53
bravo à ce papa qui à su reconquérir les cœurs ;)

3.Posté par palaxsa le 01/11/2015 10:36
Bien joué

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Mardi 6 Décembre 2016 - 09:56 Un homme chute en bas de la Rivière des Remparts

Mardi 6 Décembre 2016 - 08:05 Le bébé maltraité a succombé à ses blessures

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales