Société

Nouvelle manifestation contre le Parc national


"Le Parc national oui, mais avec les travailleurs et les Réunionnais". Cette phrase qui retentit au porte-voix résume bien l'état d'esprit des manifestants présents ce début d'après-midi devant les grilles du Conseil Général, à l'initiative du collectif pour le maintien des activités dans le cœur du Parc national.

S'ils sont venus c'est parce que le Parc national présentait cet après-midi dans l'hémicycle du Département son projet de charte. Un projet auquel les manifestants auraient aimé participer, car ces éleveurs, agriculteurs, planteurs, vendeurs revendiquent leur contribution sur des terres qu'eux, et leurs aînés, entretiennent depuis de nombreuses années, "avant même le Parc national", lance l'un d'entre eux.

Marie-Céline est fille d'agriculteur et n'a pas sa langue dans la poche : "Nous réclamons nos dettes, celles qui appartiennent à nos aînés ! Nou lé au bout de nos peines", s'exclame-t-elle. Comment concilier les traditions et les habitudes de ces travailleurs avec la volonté du Parc national, et donc de l'Etat, de mettre de l'ordre là où cela est nécessaire et d'appliquer des règles strictes permettant à la Réunion de rester au patrimoine de l'Unesco…

Axel Bègue est le dernier éleveur du cassé de la Rivière de l'Est. Agé de 59 ans, il vit et travaille sur cette terre, avec son père "Titi Bègue", depuis l'âge de 9. Aujourd'hui, le Parc national lui demande de partir, d'emmener avec lui ses 80 vaches et petits qui détruiraient la forêt.  "Même si mon coeur est à la Rivière de l'Est, je suis prêt à partir, explique Axel Bègue, mais pour aller où?", interroge-t-il. Il semble bien difficile aux autorités compétentes de proposer à Axel Bègue un nouveau terrain vague.

"Le Parc national agit en dictateur"

Un peu plus loin, deux hommes participent au mouvement de protestation. Bien que réservés, il ne leur faut pas grand chose pour exprimer leur colère : "Nous sommes des planteurs de géranium de Saint-Joseph. On travaille sur un terrain privé mais le Parc national nous fait quand même des misères. Ils veulent qu'on arrête cette culture, qu'on reboise, qu'on plante des fleurs jaunes…", explique Guy-Noël.

A leur côté, l'un des héritiers propriétaires du terrain en question : "Rendez-vous compte, ces jeunes travaillent, rien de plus. Des gens du Parc national ont débarqué un jour, leur ont demandé de cesser le travail. Quelques jours après, ils ont été convoqués à la gendarmerie. Ils ont été traités comme des criminels, on les a pris en photo, on a récupéré leurs empruntes, on les a gardés pendant un après-midi. (…) De quoi ils se mêlent? Un peu plus haut, il y a la forêt domaniale, ils ne sont pas foutus de l'entretenir ! Mes parents ont trimé pour avoir ce terrain", dénonce l'homme qui, trop ému, finit par se taire.

Une femme prend alors la parole. Elle est là en tant que citoyenne, solidaire du mouvement et surtout "très déçue car on s'en prend à des travailleurs. Après on dit que les Réunionnais sont des assistés". Un jeune résume la situation : "On est d'accord pour mettre de l'ordre, pour que le Parc fasse son travail mais avec nous, il doit décider en concertation avec les Réunionnais".

Les banderoles couvrent les grilles du Conseil général, quelques manifestants dansent et font du bruit… A quelques mètres de là, il y aussi Rocky. Lui, c'est un vendeur de miel et autres condiments qui, depuis l'ouverture du Belvédère-Tremblay, s'est posé à cet endroit de la route des Laves. "Le Parc national agit en dictateur", lance ce commerçant ambulant, très amer. Il se souvient encore de ce jour où les gendarmes ont débarqué pour lui demander de partir… Il avait quatre mois pour quitter les lieux. Le Parc national a proposé à Rocky un autre emplacement, celui-là règlementaire. "Un médiateur m'a proposé un aménagement sur la coulée de 2004. Mais c'est une proposition pour l'instant, j'attend la suite", annonce-t-il.

Tous, main dans la main, sont venus pour manifester leur désapprobation quant aux agissements du Parc national. De l'autre côté des grilles, dans l'hémicycle, le projet de charte du Parc national a été officiellement présenté.
Jeudi 21 Juin 2012 - 15:16
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1.Posté par kréol pakon le 21/06/2012 15:55
Et lé Zélus rénioné y zan pense koi ??

Z'attendent un aut' incendie "accidentel" du Maïdo ?? ou un kou de fuzi "accidentel" d'un chasseur sur un z'auto conduit par un gros zozo ?? pou venir dire devant la télé ki z'aime nout'péï ???

2.Posté par bertel le 21/06/2012 18:21
"Le Parc national oui, mais avec les travailleurs et les Réunionnais"

Le Parc National est un concept contre lequel personne ne peut s'opposer... amha

Mais le Parc National, sur nos 2500 Km2, doit intégrer La Vie des résidents.

Au nom de principes calqués sur un modèle de développement exogène :

- il est interdit au vendeur de poulets grillés de vendre hors les circuits autorisés...
- il est interdit au vendeur de légumes et de fruits de vendre hors les circuits autorisés...

Ceux qui, par défaut, approuvent ces principes ou qui ne font rien pour défendre ceux qui sont acculés à ces dernières extrémités avant de sombrer dans l'assistanat... sont souvent nos élus... qui promettent à tour de bras.... contrats aidés et autres subterfuges garantissant leur main-mise sur cette frange de la population captive de nos 2500 km2.

Bertel de Vacoa

3.Posté par bertel le 21/06/2012 18:22
"Le Parc national agit en dictateur", lance ce commerçant ambulant, très amer.

Sage Parole que Chacun doit Entendre !

Bertel de Vacoa

4.Posté par noe le 21/06/2012 19:06
Qu'on protège notre patrimoine des Hauts !
Interdiction de planter du géranium , de faire des élevages clandestins , il faut reboiser les lieux ...
Trop de saletés sont déposés par les boeufs , les planteurs marons ...
Qu'on applique les textes de protection des hauts !

5.Posté par patrick le 21/06/2012 19:23
bara zot avek zot parc de merde et le unesco noula toujour travail koma lé pa in zeuf i sort deor y cava fé la loi ici noulé ché nou zot non si té empech un peu vien ici noré moin loto et moin de cons

6.Posté par vangog974 le 21/06/2012 20:14
il y a bien des parcs nationaux de par le monde qui ont conservé les agriculteurs et gardiens de troupeaux. Qui participent a l'entretien des parcs et contribuent ainsi a l'equillibre naturel . laisser ces gens faire leur travaille ils ne genent personne et de plus connaissent de quoi ils coz

7.Posté par ndldlp le 21/06/2012 20:33 (depuis mobile)
La desobeissance apres l'indignation?

8.Posté par ndldlp le 21/06/2012 20:39 (depuis mobile)
La desobeissance apres l''indignation?

9.Posté par John Galt le 22/06/2012 07:53
le parc est une grosse merde qui ne sert les intérêts de quelques crétins payés avec le pognon de nos impôts vivement que la France fasse faillite et se trouve dans la situation de l’Espagne comme ça ils changeront enfin leur visions obscurs ce pays est vraiment foutu plus ça va moins ça va

10.Posté par Bayoune le 22/06/2012 08:31
Pou linstan i sanm biyin ète une rézistance pacifike à la miszère, mé ziska kan, lé travayèr va asepté de se faire bézé, par un gonthier ou in dirèktèr i sorte déor.Domoune i dwa kontiniyé travayé konm zot lé abitiyé fé. De la désobéisanss pacifike, le ra lo bol i pé susité une violanss sournwaze, avan inn violanss explosive - pou amène bann nouvo gro blan respèke lo drwa dé réniyoné dosi zot tèr. Konm i di : la Réniyon sétanou, pa azot, sé la popilasiyon ki travaye. Anon espéré nora pwin la pinn arive o bout, tou lé a krinn....

11.Posté par John Galt le 22/06/2012 09:47
pour une foi je partage vos propos cher Bayoune

12.Posté par Boa Bill le 22/06/2012 18:34
Puisque le Parc est situé sur le territoire de La Réunion, alors il faut que les réunionnais se retrouvent dans le projet de Parc.

13.Posté par Réunionnais lucide. le 23/06/2012 09:25
@9.John Galt

Vous déclarez:

" Le parc est une grosse merde qui ne sert les intérêts de quelques crétins payés avec le pognon de nos impôts vivement que la France fasse faillite et se trouve dans la situation de l’Espagne comme ça ils changeront enfin leur visions obscurs ce pays est vraiment foutu plus ça va moins ça va ..."

Si vos souhaits se réalisent la France en faillite ne pourra plus payer les sur-rémunérations des fonctionnaires ( Zoreils / Créoles et élus... ) et verser les aides en tous genres aux agriculteurs ou à ceux qui attendent que la mère nourricière s'occupe d'eux ...

Ce qui obligera les Réunionnais ENFIN ( ?!) à se prendre en main ... comme les Mauriciens ... ou les Malgaches ??

Dure dure va être la chute !!!

14.Posté par John Galt le 23/06/2012 10:08
rassurez vous la chute est pour bientôt compte tenu de l'état financier des communes compte tenu de l'entêtement , compte tenu des prises de décisions absurdes rassurez vous l'on va rigoler en 2014 les subventions de l’Europe vont vite mettre tout ces glandeurs dans la réalité économique mondiale

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