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La rentrée scolaire n’aura pas lieu dans 23 communes de la Réunion (à l’exception de Saint- Denis) ; Telle est la décision des 23 magistrats « responsables » du bon fonctionnement des écoles primaires et maternelles. La rencontre qui a eu lieu le 13/08/2012 entre l’Etat et L’AMDR a servi au moins à amener à tout un chacun des éléments d’appréciation. L’Etat est prêt à fournir 933 emplois aidés, le Conseil Général 300 contrats aidés. Avec 1233 emplois aidés, nos maires les perpétuels insatisfaits continuent à faire de la surenchère et à user du chantage. Pas plus d’emplois aidés, pas de rentrée scolaire ! Une décision lourde de conséquences. L’Etat a bon dos ; c’est lui le responsable. Dans un département où le chômage est endémique et atteint des proportions inacceptables, il peut paraître normal de revendiquer plus d’emplois aidés. Mais justifier le report de la rentrée sur le fait que sans ces emplois aidés en nombre suffisant, la rentrée ne pourra se faire, c’est refuser de prendre leurs responsabilités et cacher leur manquement en la matière.
En fait, ils essayent de se dédouaner alors qu’il connaissait parfaitement la situation alarmante des écoles du fait de la part trop importante de ces emplois aidés dans cet emploi public : le coup de chaud était donc prévisible, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. La rémunération des personnels de service reste une dépense obligatoire pour les communes (voir Code de l’Education). Mais qu’importe on fait fi de ne rien comprendre !
Les emplois aidés demeurent pour nos maires une aubaine car ils permettent :
de faire supporter les frais de personnels des écoles par l’Etat,
d’honorer un certain nombre de promesses électorales ; les élections passées ne sont pas si lointaines, l’heure de l’addition a sonné pour nos maires. Il y a suffisamment de militants chômeurs pour que certains soient gratifiés d’un contrat aidé. De toute manière un nombre de citoyens électeurs de sa ville s’y retrouveront,
de masquer leur propre incompétence dans la gestion de leur effectif. Quelles communes disposent d’une véritable gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences ?
de se constituer un réservoir de voix bien utile à l’approche de l’échéance 2014, certains en ont bien besoin, c’est pourquoi ils sont aujourd’hui tous d’accord…
Les maires de la Réunion, de bien piètres gestionnaires : gaspillage tous azimuts, inflation des dépenses de fonctionnement, endettement, effectifs pléthoriques, clientélisme, embauches électoralistes… autant de maux qui poussent nos maires à se défausser de leurs prérogatives et à trouver en l’Etat le bouc émissaire par excellence.
La Fonction Publique Territoriale ne peut se satisfaire d’un fonctionnement à coup d’emplois aidés. Les contrats aidés mis en place pour le traitement social du chômage ne sont qu’une variable d’ajustement et une source d’économie non négligeable pour les communes. Des emplois permanents pour des besoins permanents ! Quand les maires comprendront cela, ils sortiront ainsi de leur propre turpitude, il n’y aura plus de problème dans les écoles et le démantèlement de la Fonction Publique prendra fin.
Le Secrétaire Général
Du Syndicat INTERCO
Alain MANI.
En fait, ils essayent de se dédouaner alors qu’il connaissait parfaitement la situation alarmante des écoles du fait de la part trop importante de ces emplois aidés dans cet emploi public : le coup de chaud était donc prévisible, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. La rémunération des personnels de service reste une dépense obligatoire pour les communes (voir Code de l’Education). Mais qu’importe on fait fi de ne rien comprendre !
Les emplois aidés demeurent pour nos maires une aubaine car ils permettent :
de faire supporter les frais de personnels des écoles par l’Etat,
d’honorer un certain nombre de promesses électorales ; les élections passées ne sont pas si lointaines, l’heure de l’addition a sonné pour nos maires. Il y a suffisamment de militants chômeurs pour que certains soient gratifiés d’un contrat aidé. De toute manière un nombre de citoyens électeurs de sa ville s’y retrouveront,
de masquer leur propre incompétence dans la gestion de leur effectif. Quelles communes disposent d’une véritable gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences ?
de se constituer un réservoir de voix bien utile à l’approche de l’échéance 2014, certains en ont bien besoin, c’est pourquoi ils sont aujourd’hui tous d’accord…
Les maires de la Réunion, de bien piètres gestionnaires : gaspillage tous azimuts, inflation des dépenses de fonctionnement, endettement, effectifs pléthoriques, clientélisme, embauches électoralistes… autant de maux qui poussent nos maires à se défausser de leurs prérogatives et à trouver en l’Etat le bouc émissaire par excellence.
La Fonction Publique Territoriale ne peut se satisfaire d’un fonctionnement à coup d’emplois aidés. Les contrats aidés mis en place pour le traitement social du chômage ne sont qu’une variable d’ajustement et une source d’économie non négligeable pour les communes. Des emplois permanents pour des besoins permanents ! Quand les maires comprendront cela, ils sortiront ainsi de leur propre turpitude, il n’y aura plus de problème dans les écoles et le démantèlement de la Fonction Publique prendra fin.
Le Secrétaire Général
Du Syndicat INTERCO
Alain MANI.

















