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Nassir Mamod, livreur chez Run Presse, licencié "pour un arrêt de 20 minutes"

Dans un communiqué de presse du 2 août, l'intersyndicale du Quotidien dénonçait une procédure injuste de licenciement de la part de la direction envers trois livreurs de la société Run Presse. Les syndicats, certains employés du Quotidien et les trois salariés concernés ont rencontré hier soir la direction, qui donnera une réponse définitive ce vendredi. Nassir Mamod, un des trois livreurs, fait le point.


Nassir Mamod, livreur chez Run Presse, licencié "pour un arrêt de 20 minutes"
Quelles sont les raisons exactes, évoquées par la direction, pour lesquelles vous et vos collègues seraient susceptibles d'être licenciés?

Dans mon cas, c'est un arrêt de 20 minutes. Après le protocole signé le 30 juillet, nous avons repris le travail le 31. Ce jour là, j'ai été obligé de m'arrêter pendant 20 minutes pour trier des journaux qui étaient dans le désordre. Le lendemain j'ai reçu une mise à pied.
En ce qui concerne les deux autres employés ils ont, suite au licenciement d'un salarié de Saint-Paul, eu à livrer plus de journaux que prévu dans un secteur qu'ils ne connaissaient pas. Ils ont tous les deux refusé et sont maintenant dans la même situation que moi.

Que dénoncez-vous aujourd'hui?

Ces licenciements sont abusifs. Je travaille depuis 2006 chez Run Presse et il arrive qu'on nous demande de faire des heures supplémentaires sans être payés. Et là, pour un arrêt de 20 minutes je risque d'être licencié.

Dans quel état d'esprit êtes-vous?

L'entretien d'hier avec la direction s'est bien passé. Les syndicats présents et les employés du Quotidien ont été très solidaires avec nous. Nous attendons maintenant la réponse qui sera donnée, par écrit, dans 48 heures. Nous sommes assez positifs suite à la réunion d'hier. En revanche, si cette réponse est le licenciement, nous pousserons l'affaire devant les Prud'hommes.
Mercredi 11 Août 2010 - 12:19
Emilie Grondin
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1.Posté par TINTIN le 11/08/2010 14:15
A mon avis il devra aller devant les Prud'hommes, malheureusement.

2.Posté par mwa la pa di le 11/08/2010 15:44
Si j'ai bien compris : rien ne" presse" pour les licenciements....

3.Posté par Mouais le 11/08/2010 15:52
Il est bien connu que tous les patrons sont des salauds, surtout ceux qui demandent à leurs employés de...bosser ! Quelle drôle d'idée !
Heureusement que les gentils syndicalistes vont s'occuper de lui (en se gavant au passage sur le futur procès aux prud'hommes).

Continué nourri le vice les gars, un jour va retombe su zot figure !

4.Posté par Itamare le 11/08/2010 17:43
Il s'est avéré que ce n'est pas l'erreur qui créer un licenciement, c'est simplement un problème relationnel. Un patron reste un patron, son objectif n'est en aucun cas de licencier des personnes des employer, son souci s'est de développer son chiffre d'affaire en augmentant ses marges, c'est la prospérité et aussi développer son image. Si un employer ne correspond pas à la philosophie de l'entreprise, à la stratégie qu'a mis en place l'entreprise l'employer n'a plus rien à y faire, s'il reste il doit se mouler aux directives ainsi qu'à la vision de l'entreprise, si ce n'est pas le cas qu'il s'en aille. Le problème est que certains employés ne veulent pas partir, dans ce cas là effectivement la direction sera constamment sur le dos d'employer jusqu'à ce qu'il commette une erreur, et là il saute! Mais je voue rappelle que l'entreprise en aucun cas ne veut licencier du personnel, cela reste un problème relationnel! Des erreurs, tous les employés en font, ce n'est pas pour cela qu'ils sont virés! Modifiez votre attitude, vous verrez que les choses prendront une nouvelle tournure!

5.Posté par Mouais le 11/08/2010 18:01
Tout à fait d'accord avec Post 4. Le problème des employés en France, et encore plus à la Réunion, est qu'ils n'arrivent pas à prendre leurs responsabilités. Ils ne veulent plus bosser, mais ils ne veulent pas démissionner. Ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour se faire licencier. Qui dit licenciement, dit assurance chômage et cerise sur le gâteau, des indemnités accordées par les Prud'hommes dans quasi 100 % des cas.
C'est le système qui veut ça. On peut difficilement reprocher cela aux salariés, car le droit du travail français les encourage à agir ainsi.
Le problème est qu'en se maintenant dans une entreprise ou en la sabotant, ils volent l'emploi de ceux qui veulent vraiment bosser.

6.Posté par patron découragé ! le 11/08/2010 18:23
je comprends que ça paraisse très injuste mais nous n'avons pas tous les éléments et donc on ne peut émettre d'opinion.

par contre, pour etre patron, je peux vous dire que certains de mes ex employés ont failli couler ma boite par leur s'en foutisme et trahi la confiance accordée. Je pense que le système est trop favorable aux employés car ils peuvent facilement trouver un moyen de "pourrir" la vie de l'entreprise et bien sur les syndicats sont peu objectifs sur les conflits.

je rappelle que le patron est le seul à prendre des risques, à miser son argent et prendre tous les soucis et c'est normal qu'il en retire les bénéfices mais ça n'est pas souvent le cas pour les petites entreprises comme la grande majorité en france et dans le monde!

le salarié à juste à faire son travail correctement, être honnête et obéir. Pour lui la journée se finit à 17h mais pour le patron ça ne finit jamais car ses soucis ne le quittent pas. Et on n'est même pas encourgés ni remerciés pour avoir créé des emplois qui font vivre des familles. On est seul face aux tribunaux, administration, concurrents et je vous le dis, soyez salarié mais jamais patron car j'ai connu les deux et je peux vous dire que être salarié c'est comme être en vacances par rapport aux responsabilités d'un patron !

bonne continuation

7.Posté par citoyen le 11/08/2010 18:51
6.Posté par patron découragé ! le 11/08/2010 18:23

"je comprends que ça paraisse très injuste mais nous n'avons pas tous les éléments et donc on ne peut émettre d'opinion."

Sur ce point, tout à fait d'accord, car on n'a qu'un point de vue. Alors prudence, même si moi, a priori, je suis plus sensible aux intérêts des salariés. Et qu'au vu de ce témoignage, ça sent le licenciement bidon et la volonté de "dégraisser" l'effectif (on sait que la presse papier et les entreprises liées vont mal..).

Sur le reste de votre post, désolé mais non. Pas d'accord. Etre patron n'est pas forcément une partie de plaisir, j'en conviens (pour ceux qui tirent la langue, font X heures par semaines... mais tous ne sont pas dans ce cas, attention, attention) mais je vous rappelle quand même qu'un patron:

- ça fait ce que ça veut quand il le veut
- ça donne des ordres et instructions t ça n'en reçoit pas (et n'est donc pas obligé de la fermer systématiquement et de sourire et cirer les pompes)
- ça peut gagner pas mal en fin de mois
- ça prend des vacances quand ça veut
- ça paye souvent très très mal ses employés et "serviteurs" dans le privé au point que l'abus en heures sup. est parfois intolérable mais systématiques....

Et je ne parle des abus divers possibles ou réels.... Tout un chapitre..

Alors, désolé, mais je n'ai absolument pas envie de pleurer sur leur sort, même si je suis persuadé que pour plus d'un c'est dur.

Et puis hé, au départ, personne ne les a forcés à devenir patron, non? Ils peuvent aussi bosser à nouveau comme salariés si c'est vraiment trop dur.. Et s'ils n'ont pas fait de fautes, ça se finit par une liquidation qui annule les dettes.... Alors, pas de quoi non plus culpabiliser les salariés.....

Ceci étant, je suis d'accord avec le fait que certains salariés n'en ont rien à cirer et peuvent "couler" une boîte involontairement. Mais aux patrons de bien les recruter (compétence,...) , et aussi de bien les traiter (est-ce toujours le cas, hum hum hum: salaire, comportement dictatorial ou irrespectueux, .......?).

De toute façon, difficile de généraliser, c'est au cas par cas. Dans certaines entreprises c'est dur, dans d'autres faciles, dans certaines les patrons ou cadres sont des "chiens", dans d'autres très sympa... De même pour les salariés. Difficile donc de généraliser, encore une fois.

Mais enfin entre celui qui a le pouvoir a priori et celui-celle qui obéit...


8.Posté par nicolas de launay de la perriere le 11/08/2010 20:38
pour ceux qui seraient en peine, des formations de "management" existent
des formations en droit du travail existent aussi...sinon, faut savoir s'entourer.


9.Posté par nicolas de launay de la perriere le 11/08/2010 21:10
et non patron découragé, le salarié aussi prend des risques. il s'endette à court ou moyen ou long terme, sur la seule confiance accordée à son patron et à sa capacité à pérenniser et développer son activité économique.

alors, faudrait quand même arrêter quand on est patron, cette vision éculée du patronat qui prend des risques.

Sans salarié, un "entrepreneur" ne pourrait rien.

Le dialogue social et la "co-gestion" semblent donc les voies d'avenir pour les partenaires de l'entreprise, à condition d'avoir un patron et des partenaires sociaux responsables.
ce qui ne semble pas le cas du côté de la direction du quotidien, mais faut il s'en étonner?

10.Posté par PM le 12/08/2010 15:59
J'ai peine à croire qu'un patron licencie pour un arret de 20 mn. Je pense que Mr Grondin n'a pas eu toutes les infos.

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