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NOU la cuisine


Les coulisses de la politique mauricienne ont des saveurs culinaires. Si le Street food mauricien est très apprécié, il en est de même pour sa politique. Il suffit de voir le spectacle au quotidien. On en devient boulimique. Attention à l'indigestion ou au risque d'intoxication alimentaire.
 
Pas de Parliament TV show cette semaine. Il n'en fallait pas plus à La Mauricienne pour déprimer sec. A défaut elle s'est mis en replay le discours du meeting du 1er mai de l’alliance MSM-Muvman Liberater pour une franche rigolade. Il faut dire que le ministre ShowKut Soodhun a parlé "d’une foule comme on n'en a jamais vu". Comme le type est connu pour être un as dans l'exagération. La Mauricienne se doutait que le teasing était encore une fois du bluff et de la "poudre de perlimpinpin" pour reprendre l'expression à la Macron. 


L'Héritier nous a régalé de cette auto-satisfaction qui est propre à la bourrique de service. Monsieur est tellement confiant qu'il a déjà dressé un premier bilan de son action et ce depuis que son paternel lui a refilé le fauteuil de Premier ministre. C'est à dire il y a moins de 5 mois. Entre scandales et révélations en tous genres sur l'incompétence de son gouvernement. Parlant du dossier de la drogue, Jugnauth Junior estime que les saisies et l'incarcération de quelques têtes sont les indications du travail qu’abat le gouvernement. On oublierait presque qu'un membre de son parti, Geanchand Dewdanee est impliqué dans ce trafic. Et qu'il avait annoncé fièrement sévir même si c'était sa famille ou ses proches. Admirez dans la pratique ce que ça donne...

Manthir Ballah, copropriétaire de plusieurs chevaux au Champ-de-Mars, sur qui pèse une accusation provisoire d’importation de drogue dangereuse (psychotropes), a finalement obtenu la liberté conditionnelle presque deux semaines après son arrestation à l’aéroport par une équipe de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU). Le neveu du Secretary to the Cabinet et chef de la fonction publique, et un proche par alliance aux Jugnauth par Lady Sarojini, la mère du petit Pravind. Certains ont des privilèges que d'autres n'ont pas. Le Ballah a passé la majeure partie de son incarcération au Detainee Ward de l’hôpital Jawaharlal Nehru de Rose-Belle et à l’hôpital de la prison de Beau-Bassin. 
La police avait pourtant fait objection à ce qu'il puisse obtenir la liberté sous caution. Puisque le suspect a commis un délit grave et qu’il avait déjà été arrêté pour une affaire de drogue et condamné à une amende en 2008.

Pour le folklore, il y a eu aussi un beau défilé des mendiants de l'amour propre. 
"Mes proches ne sont pas des ‘n’importes’." le ministre du Tourisme Anil Gayan fustige et accuse la presse de participer à une "lapidation" à son encontre. Il faut dire que les nominations des membres de sa famille au sein des institutions interpellent. Aveuglé par la bêtise et le ridicule, il justifie tout avec un art dont il a le secret.  

"Kevin Ramkaloan qui effectivement mo gendre, c’est enn lauréat qui étudier à Cambridge, mo garson enn diplomé de l’Angleterre enn gradué, mo madam aussi ti à London School of Economics et lot dame (N.D.L.R. : Vijaya Sumputh) zot mentioné enn avocate de carrière. Alors c’est pas ban n’importes. Mais seulement la presse aujourd’hui au lieu rapporte les vrai nouvel zot pé fer enn lapidation de moi mem et des gens proches de moi. C’est pas la liberté de la presse, c’est du lapidation". 

A croire qu'ils se sont donnés les mots cette semaine. 
La nomination de l’épouse du ministre Yogida Sawmynaden comme notaire, dans le cadre du rachat d’Apollo Bramwell, avait fait scandale. Racheter une clinique privée de haut standing au rabais et dans les conditions aussi obscures que déraisonnables n'auront pas suffit au groupe CIEL dont le big boss est Jean Pierre Dalais. A vouloir absolument justifier tout et n'importe quoi, ça en devient grotesque. Mais plus c'est gros plus ça passe. Un peu comme l'autre ministre qui a un cabinet de notaires et qui rafle lui aussi des contrats dont personne et encore moins la presse ne parle. 

Pour conclure sur une note qui donne faim. La street food mauricienne est à l’honneur. La ville de Port-Louis à l’île Maurice, haut lieu de la cuisine mauricienne à la sauce street food, se voit à nouveau récompensée dans le paysage culinaire planétaire. Elle se classe dans les dix meilleures villes au monde pour la nourriture de rue. Le journal britannique The Telegraph a dernièrement classé via son site web la capitale de l’île Maurice, Port-Louis, comme faisant partie des dix meilleures villes au monde pour la nourriture de rue.

Dholl puri, halim, mines, boulettes de l’île Maurice se distinguent ainsi au niveau du street food sur le plan mondial. Le bol renversé – plat sino-mauricien à base de riz et de poulet, porc et légumes entre autres – est un incontournable pour The Telegraph.

Ça pourrait "presque" nous faire oublier le manque d'hygiène et de protocole sanitaire. "Presque" oublier qu'une cinquantaine de personnes ont été victimes d'intoxication alimentaire dans la région de Plaine-verte très récemment. Presque...



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Jeudi 4 Mai 2017 - 14:47
La Mauricienne
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