Politique

N. Kosciusko-Morizet promet un prix d'achat plus "attractif" sur le photovoltaïque


N. Kosciusko-Morizet promet un prix d'achat plus "attractif" sur le photovoltaïque
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, a visité cet après-midi un bâtiment à efficacité énergétique de l'entreprise Omnicrone basée dans la technopole de Saint-Denis. Un des premiers projets réalisés à la Réunion dont la consommation énergétique est divisée par deux par rapport à un bâtiment dit "classique".

Mais le point d'orgue de cette dernière visite dans le calendrier réunionnais de la ministre était la présentation des projets GERRI pour assurer l'autonomie énergétique de notre île à l'horizon 2030. "La Réunion est un laboratoire pour faire ce qu'il y a de mieux en matière d'énergies renouvelables", a expliqué Guy Dupont, président du GIP GERRI.

Une autonomie énergétique qui passe par différents moyens, notamment le photovoltaïque. "Une désespérance dans ce secteur", a tenu à souligner Guy Dupont qui dit vouloir "attendre" de nouvelles dispositions de l'Etat. Pourquoi ? Le photovoltaïque a connu son apogée à la Réunion avant de subir un véritable coup d'arrêt lié à la fin de la défiscalisation dans la filière et la baisse du tarif de rachat par EDF de l'électricité produite par l'énergie solaire. La ministre de l'Ecologie le reconnait elle même : "Les emplois sont passés de 1.000 à 300 et le changement dans le photovoltaïque a été très dur. Ce n'est pas de gaité de coeur que le gouvernement a choisi de baisser le tarif", explique-t-elle. La raison, le prix de production des panneaux solaires s'est effondré à cause des panneaux photovoltaïques fabriqués en Chine.

La mise en place rapide d'une cellule de la CSTB au niveau local

Pour relancer la filière, la ministre a évoqué lors de sa visite de nouveau tarifs d'achat "attractifs" pour la fin janvier afin de relancer la filière photovoltaïque en France, mais également à la Réunion, premier département en terme de production d'énergie solaire.

Autre annonce de la ministre après la présentation de la nouvelle norme de fabrication dans le bâtiment "Acerbat", la mise en place rapide d'une cellule de la CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) au niveau local. Le CSTB est un acteur public indépendant, au service de l'innovation dans le bâtiment, il exerce quatre activités clés comme la recherche, l'expertise, l'évaluation et la diffusion des connaissances, qui lui permettent de répondre aux objectifs du développement durable pour les produits de construction, les bâtiments et leur intégration dans les quartiers et les villes. "Il est important aujourd'hui qu'une cellule du CSTB soit mise en place à la Réunion et qui signifiera un gain de temps et d'argent pour l'ensemble des acteurs du bâtiment obligés jusque là de se déplacer en métropole", souligne la ministre.

Enfin, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé le lancement d'un appel d'offre dans les énergies marines. "Un appel d'offre spécifique des énergies marines pour intégrer les projets déjà initiés dans le projet GERRI", explique-t-elle.

Toutes ces annonces ont un but faire de la Réunion "une île à l'autonomie d'énergie en 2030" souhaite Nathalie Kosciusko-Morizet.
Lundi 12 Décembre 2011 - 19:00
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1.Posté par François pinède le 12/12/2011 22:01 (depuis mobile)
Mais avec quel argent va t'elle faire des tarifs plus attractifs ? Quel discours démagogique à la veille d'une élection
présidentielle !

2.Posté par Cambronne le 13/12/2011 04:58
Durban et l’escroquerie climatique petit graphique en lien qui montre l’évolution des émissions de CO2 au cours des 10 dernières années.

1)

On y constate immédiatement que 3 régions du monde aux émissions stables – les USA en rouge, l’Europe des 27 avec l’Australie et la Nouvelle Zélande en bleu marine et la Russie, le Japon , le Canada en rose. C’est également pour ces 3 régions qu’on observe une brutale décroissance des émissions en 2007-2008. Ceci n’a bien évidemment rien à voir avec une quelconque lutte contre les horreurs climatiques dont nous serions l’avant-garde comme naguère les communistes étaient l’avant-garde du prolétariat mais bien plus prosaïquement avec l’impact de la crise économique qui a ralenti la croissance et appauvri les nations de ces 3 zones. S’il fallait encore la faire, c’est la démonstration que le moyen le plus sûr et le plus rapide pour réduire les émission de CO2 est de plonger le monde dans la crise et la récession.

2)

On y constate ensuite 3 autres régions où les émissions croissent régulièrement et l’impact de la crise économique est moins prononcé. L’Inde en marron, le groupe des « petits émergents » (Corée du Sud, Iran, Mexique, Brésil, Indonésie, Afrique du Sud, Arabie Saoudite) en bleu clair et le reste des 200 nations du monde non spécifiquement mentionnées en vert

3)

Enfin on y perçoit clairement une courbe orange qui ne ressemble à aucune autre – la Chine. Les émissions de la Chine ont dépassé l’Europe déjà en 2003, les USA en 2008 et poursuivent irrésistiblement leur ascension. Les raisons sont évidentes – l’économie chinoise est en croissance forte, elle a besoin d’énergie et choisit l’énergie domestique la plus efficace, la plus économique et la moins dépendante de l’extérieur – le charbon. Les émissions de CO2 ne sont ensuite que le corollaire d’une économie en croissance. Et comme le CO2 n’est pas un polluant mais au contraire un gaz sans lequel la vie serait impossible, ce n’est pas un problème..

Et voici donc les conditions dictées par le gouvernement Chinois représenté par M. Xie Zhenhua à Durban pour que la Chine accepte de négocier un accord:

L’Union Européenne et « d’autres pays » (NdT : sous entendu occidentaux) s’engageront unilatéralement à de nouvelles réductions obligatoires des émissions de CO2.
Le démarrage rapide du financement de la lutte climatique des « pays plus pauvres » (NdT : dont bien entendu la Chine) doit être garanti pour 30 milliards de $ dès la période 2010-2012.
En parallèle doit être démarré le financement d’un « Fonds Vert Climatique » qui doit atteindre 100 milliards de $ par an ( !) dès 2020 et sera destiné également aux « pays plus pauvres ». Ce montant devra ensuite être versé (NdT : sous entendu par l’occident) chaque année pour une durée indéterminée.
De nouveaux traités doivent être signés dans le cadre de l’ONU garantissant le transfert des technologies (NdT : de l’occident vers les autres pays) et la mise en place des mesures contraignantes pour contrôler et sanctionner les pays (NdT : sous entendu occidentaux) qui ne tiendraient pas les engagements de réduction de CO2.
Enfin la Chine insiste que toute décision doit être inspirée par le principe selon lequel la responsabilité du « problème climatique » est clairement identifiée (NdT : sous entendu ce sont les pays occidentaux qui sont responsables).

Oui, vous avez bien lu – pour que la Chine accepte gracieusement de soutenir nos technocrates du type Kosciusco-Morizet qui nous ont embarqués dans le désastre de Kyoto, soutien qui se ferait selon le motto « Allez-y, je vous couvre ! », elle ne demande pas moins que 100 milliards de $ … chaque année. Évidemment elle ne garderait pas tout – pragmatiques comme sont les Chinois, ils comptent bien s’acheter la gratitude (et les votes à l’ONU !) de tout régime corrompu du tiers monde avec notre argent …

Mais la Chine elle-même, quels seraient ses engagements en contrepartie de ces sommes délirantes ? Eh bien elle n’en prendrait aucun pour des raisons expliquées dans leur dernier paragraphe – nous, les occidentaux, sommes bien coupables d’avoir inventé la machine à vapeur et la révolution industrielle qui ont procuré à l’humanité la richesse, la science et la technologie dont elle profite aujourd’hui et qui ont bénéficié à nos populations en premier. Ce sont donc nos premières molécules de CO2 au 19e siècle qui sont responsables du problème, si problème il y a, tandis que ces mêmes molécules du 21e siècle, comme elles sont Chinoises, sont le symbole de justice sociale. Seul un incorrigible capitaliste impérialiste oserait contester le principe que la glorieuse Chine partage avec le Zimbabwe, le Venezuela, la Corée du Nord et bien d’autres non moins glorieux pays – « Ce qui est à toi est à moi et ce qui est à moi ne te regarde pas. ». CQFD.

Ainsi la Chine s’est habilement construit à Durban une position gagnant-gagnant car ne nous y trompons pas, la Chine observe à juste titre d’un œil sceptique des théories contestées sur le climat et ne considère pas que la question de quelques degrés de plus ou de moins dans un ou deux siècles représente un sujet important pour leur pays.



3.Posté par Cambronne le 13/12/2011 04:58
Néanmoins elle a également bien identifié des groupuscules d’idiots utiles en occident et ces idiots utiles se trouvent souvent à des positions de responsabilité dans la Commission Européenne voire dans des postes gouvernementaux. Et puisque ces idiots utiles insistent que le CO2 est un problème, autant de leur donner raison et en profiter pour les raquetter jusqu’à l’os. Au fond ce n’est qu’une actualisation de la bonne, vieille stratégie des Soviétiques qui ont profité d’idiots utiles occidentaux qui protestaient contre les missiles Pershing occidentaux pour pouvoir installer leurs propres missiles sans critique significative.

Ainsi si la conférence de Durban « réussit » les Chinois vont pouvoir profiter de la manne céleste tout en affaiblissant décisivement les économies de leurs principaux concurrents sur les marchés mondiaux.

Et si elle « échoue » ils vont percevoir des dividendes politiques sous la standing ovation de tous les Chavez et Mugabe de la planète dont ils ont été les ardents défenseurs face à ces riches occidentaux qui ont osé de résister au lieu de se laisser raquetter docilement.

Inutile d’ajouter que dans aucun des 2 cas la Chine n’aurait à modifier quoi que ce soit à sa politique économique ou à ses émissions de CO2 autrement qu’en promettant les lendemains qui chantent dans 50 ans ou un siècle.

Heureusement l’occident n’est pas représenté que par les technocrates verts européens. Les USA ne sacrifieront jamais leur économie pour faire plaisir aux Chinois et aux écologistes. Le nouveau gouvernement canadien a déclaré qu’il n’était pas question d’accepter une reconduction de Kyoto sous quelque forme que ce soit et les Japonais qui connaissent les Chinois mieux que nous suivent la même voie.

Hélas nous ne sommes pas totalement à l’abri de nos propres bureaucrates qui seraient bien capables de détruire nos économies juste pour montrer qu’ils sont prêts à tout même s’ils sont totalement isolés sur la scène internationale.

La conférence de Durban ne donnera probablement pas aucun résultat concret tout comme ce fut le cas à Copenhague et on doit s’en féliciter même si le crédit doit être accordé à d’autres pays comme les USA . On peut déjà imaginer les piaillements hystériques que l’Apocalypse est proche, nos Eva Danslemur et Cécile Fluctuat et Mergitur nationales en tête, suivies par leurs « alliés » socialistes et par une horde de journalistes à leur botte.

Mais en dehors de cette escroquerie climatique à l’échelle planétaire dont un acte tragicomique intermédiaire est en train de se jouer à Durban, que se passe-t-il en fait avec le climat ?

4.Posté par Cambronne le 13/12/2011 08:37
c'est génial de faire d'avoir fait de la Réunion un sanctuaire c'est génial vu que des scientifiques Japonnais pensent pouvoir ressusciter des espèces disparues grâce à de la moelle osseuse découverte en Sibérie. Mieux encore un généticien de l'école médical de Harvard, à propos duclonage d'un homme de Neandertal comme ça ils pourront lâcher leur spécimens sur ile du docteur Moreau, comme ça la Réunion pourra enfin décoller question tourisme avec un Jurassic Park, grandeur nature, manque plus qu'à cloner une cellule d'un T Rex sur Caméléon .....Si ces réformes étaient appliquées, il ferait à nouveau bon vivre en France soviétique de l'outre mer ...

5.Posté par Maxime M le 13/12/2011 12:13
Bonjour,
A suivre mais je suis très septique sur l'augmentation du prix d'achat et non RACHAT comme cela est écrit, on ne rachète pas de l'électricité pour la revendre à EDF, mais on vend sa production à EDF et EDF achète (donc c'est un achat) la production du producteur. Mais bon, même nos ministre utilisent le terme "rachat"......

6.Posté par CITOYENS TROMPES???.. le 13/12/2011 12:59
de toute façon NKM et sarko ils appartiennent déjà au passé! nos zélu(e)s n'ont jamais eu la fibre verte, la réunion c'est un foutoir total???

7.Posté par jean-Pierre Metropole le 14/12/2011 12:34
Conclusion:
tout cela est du bla bla bla est encore du bla bla bla
les promesses ne coûte rien ....!
de toute façon NKM et sarko ils appartiennent déjà au passé! affirmatif (CITOYENS TROMPES)

8.Posté par Jacquelin le 20/12/2011 21:20
Avec la baisse continue des prix du solaire photovoltaïque, la "parité réseau" arrive en Europe :
http://energeia.voila.net/solaire/parite_reseau.htm://

C'est le moment où le prix de l'électricité photovoltaïque est identique au prix payé par le consommateur pour l'électricité provenant du réseau.

Avec un soleil plus intense à La Réunion et dans les DOM-TOM en général, cette parité réseau devrait arriver plus rapidement sur les îles.

Voir aussi la STEP prévue en Guadeloupe :
http://www.decouplage.org/article-step-marines-l-avis-de-bernard-mahiou-directeur-en-charge-des-systemes-insulaires-chez-edf-93194220.html://

" En Guadeloupe, la hauteur de chute est de 50 mètres, contre 150 mètres pour l'installation du Japon. Les Step marines présentent de l'intérêt à la Réunion et en Martinique. Dans cette dernière île, la chute peut atteindre 100 mètres. Si vous multipliez par 2 la hauteur de chute, pour une même puissance, le débit d'eau est divisé par deux par rapport à ce qui se fait en Guadeloupe. Le volume d'eau à stocker est donc divisé par deux. "

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