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Après la mort le 16 août dernier d'un bébé de deux mois dans un centre de rétention administrative de Mayotte, une enquête judiciaire est en cours pour déterminer les causes de la mort du nourrisson. Le site Malango Actualités rapporte qu'une infirmière travaillant au CRA, qui a examiné les passagers débarqués du kwassa en provenance des Comores dans lequel se trouvait le nourrisson, a été suspendue de ses fonctions.
Entendue dans le cadre de l'enquête, l'infirmière aurait changé de version des faits. Elle n'est d'ailleurs pas la seule."Toutes les personnes qui ont été auditionnées ont changé d'avis" dans un second temps, a expliqué le procureur Philippe Faisandier, dont les propos sont rapportés par le site Malango Actualités. L'hôpital a confirmé l'information. "C'est une mesure conservatoire dans l'attente de l'enquête judiciaire", a expliqué le directeur de l'hôpital.
Visite d'un conseiller d'Etat aujourd'hui
Depuis la mort du nourrisson, de nombreuses associations, comme la Cimade, ont réitéré leur demande à l'Etat de mettre fin au placement des mineurs au centre de rétention à Mayotte. Il s'agit du seul territoire français où le placement des mineurs dans un CRA est encore autorisé.
Pour la Cimade, "une telle exception ne saurait se justifier au regard de la situation particulière de Mayotte". Elle demande que "les personnels de l'administration sur place soient clairement alertés sur le fait qu'aucune personne malade ou fragile ne doit être placée en centre de rétention, l'évaluation de l'état de santé des personnes devant être réalisé par un personnel ayant les compétences requises".
Le conseiller d'Etat Alain Christnacht est attendu aujourd'hui à Mayotte. Sa mission est de fournir des propositions concrètes concernant l’entrée et le séjour des étrangers en situation irrégulière à Mayotte. Une visite qui fait notamment suite au rapport de sénateurs remettant en cause l'efficacité du visa Balladur, en place depuis 1995.
Entendue dans le cadre de l'enquête, l'infirmière aurait changé de version des faits. Elle n'est d'ailleurs pas la seule."Toutes les personnes qui ont été auditionnées ont changé d'avis" dans un second temps, a expliqué le procureur Philippe Faisandier, dont les propos sont rapportés par le site Malango Actualités. L'hôpital a confirmé l'information. "C'est une mesure conservatoire dans l'attente de l'enquête judiciaire", a expliqué le directeur de l'hôpital.
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Depuis la mort du nourrisson, de nombreuses associations, comme la Cimade, ont réitéré leur demande à l'Etat de mettre fin au placement des mineurs au centre de rétention à Mayotte. Il s'agit du seul territoire français où le placement des mineurs dans un CRA est encore autorisé.
Pour la Cimade, "une telle exception ne saurait se justifier au regard de la situation particulière de Mayotte". Elle demande que "les personnels de l'administration sur place soient clairement alertés sur le fait qu'aucune personne malade ou fragile ne doit être placée en centre de rétention, l'évaluation de l'état de santé des personnes devant être réalisé par un personnel ayant les compétences requises".
Le conseiller d'Etat Alain Christnacht est attendu aujourd'hui à Mayotte. Sa mission est de fournir des propositions concrètes concernant l’entrée et le séjour des étrangers en situation irrégulière à Mayotte. Une visite qui fait notamment suite au rapport de sénateurs remettant en cause l'efficacité du visa Balladur, en place depuis 1995.
















