Société

Monseigneur Gilbert Aubry: "Je vous souhaite un Noël de lumière et de paix"


Monseigneur Gilbert Aubry: "Je vous souhaite un Noël de lumière et de paix"
Monseigneur Gilbert AUBRY
Evêque de la Réunion

Homélie de Noël
Messe télévisée du 24 décembre 2012
Eglise Saint Jacques à Saint-Denis
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"Aujourd’hui, vous est né un Sauveur"



Au début de notre eucharistie, nous avons chanté "Un enfant nous est né, celui qui règnera sera appelé Prince de la Paix". Et le diacre a proclamé dans l’Evangile :  "Aujourd’hui vous est né un Sauveur". Nous fêtons Noël. Les chants sont à la joie. L’église est illuminée. Cela fait revivre en nous des souvenirs d’enfance. Ensuite, nous nous retrouverons peut-être en famille ou avec des amis. Après quoi, la vie reprendra son cours. Le Sauveur, quelle place allons-nous lui donner ? Et est-ce que nous avons seulement besoin d’être sauvés ?

Écoutons cette histoire d’un événement dramatique qui a été rapporté dans la presse par un journaliste et qu’a reprise le Père Bro dans un de ses livres. Ce sont les vacances d’été sur la côte méditerranéenne. Il fait beau. La mer est plate. Le soleil brille. Un groupe de huit jeunes garçons et filles pleins d’avenir et en bonne santé louent un bateau pour faire une croisière. L’ambiance est à la camaraderie. Ils se chahutent un peu. Ils plaisantent. Ils se bousculent. "Chiche, on plonge !". Ils coupent le moteur. Certains en jeans, d’autres en maillot de bain se jettent à l’eau. Dans la joie, tout le monde se baigne en haute mer. Ils décident de remonter sur le bateau. Ils n’y arrivent pas malgré tous leurs efforts et toutes les tentatives individuelles et collectives. C’est trop haut. Ils ne peuvent pas se sauver. Ils périront tous noyés alors qu’ils se cognent pendant des heures sur la coque de leur bateau. Sur les parois lisses, on retrouve ensuite des traces de sang, des bouts d’ongles, de dents, des poignées de cheveux. Dans ce drame, l’on ne peut pas accuser ni le bateau, ni la mer. Comment tout cela est arrivé ? Dans leur précipitation, avec l’émotion, l’emballement et l’excitation des sens, personne n’a pensé à mettre en place l’échelle de coupée pour remonter sur le bateau. L’échelle était pourtant dans le bateau.

Cet événement réel devient une parabole pour notre temps.

−    Le bateau c’est toute l’humanité embarquée pour la même croisière avec tous les êtres humains appelés à « vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux… ». Les chrétiens ont à vivre fraternellement avec ceux qui croient autrement en Dieu notre Unique Créateur Miséricordieux, l’Origine et la Fin de tout. Nous avons à vivre en paix avec tout le monde, les agnostiques et les athées, ceux qui nous aiment ou ceux qui ne nous aiment pas.

−    La mer, c’est l’océan de la vie. Avec ses calmes plats et ses tempêtes, ses fascinations et ses pièges. Tout cela oblige  parfois à louvoyer, à corriger des trajectoires tout en maintenant le cap.

−    L’échelle de coupée c’est Jésus le Christ. Lui, Dieu dans la chair humaine, Lumière née de la Lumière, descend jusqu’aux profondeurs abyssales du Mal, de nos enfers et de la mort pour nous ressusciter avec lui. Il ramène chacun de nous, chaque personne à la lumière dans le bateau de l’humanité, de son humanité, de notre humanité. Il veut nous réconcilier nous-mêmes en nous-mêmes, avec les autres, avec la nature et le cosmos, dans l’amour de Dieu son Père, au souffle de l’Esprit.

"Aujourd’hui vous est né un Sauveur". Des personnes pourraient nous dire : votre Jésus est un mythe. Ce n’est pas sérieux. Jésus est inscrit dans l’histoire, dans l’espace et dans le temps. Il est né à Bethléem en Judée, il a été crucifié à Jérusalem sous Ponce Pilate. Nous avons écouté l’Evangile selon saint Luc. L’évangéliste nous dit que Jésus est né au moment où "parut un édit de l’empereur Auguste ordonnant de recenser toute la terre, ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie". Le même évangéliste situe le commencement de l’activité publique de Jésus la quinzième année du règne de Tibère César avec la mention du gouverneur romain.

En réalité, Jésus fait question et questionne chacun de nous. Il est incontournable. Chacun a rendez-vous ou aura rendez-vous avec lui. On peut lire les évangiles de plusieurs manières : littéraire, historique, géographique, psychanalytique, symbolique… Toutes ces approches sont intéressantes, mais la question fondamentale que Jésus pose aux chrétiens, aux lecteurs, aux artistes, aux cinéastes, aux téléspectateurs est la suivante : À mon sujet, on dit que je suis comme ça ou comme ça, « mais pour vous, qui suis-je ? ». Nous ne pouvons pas éviter Jésus. Il nous appelle et nous sommes invités à lui répondre en vérité.

Boussole pour notre humanité déboussolée

En cette année de la foi 2012 – 2013 pour les catholiques, en cette fête de Noël, nous proclamons « Aujourd’hui vous est né un Sauveur ». Jésus nous questionne, me questionne : pour toi, qui suis-je ? Est-ce que tu m’as vraiment rencontré, de cœur à cœur, de personne à personne ? Chers amis, le rapprochement des deux paroles de l’Ecriture « Aujourd’hui vous est né un Sauveur » et « qui suis-je pour toi ? »… nous donne « Aujourd’hui qui suis-je pour toi ? » Est-ce que tu crois que je suis réellement ton Sauveur maintenant ? Est-ce que tu as envie de te laisser sauver par moi, de l’intérieur pour m’aider à sauver les autres grâce à toi ? Je suis ton échelle de coupée entre ciel et terre, entre toi-même et toi-même, entre toi-même et les autres, entre vous tous et Dieu mon Père et votre Père.

Considérons le contraste entre l’empereur Auguste et le tout petit enfant de la mangeoire ! D’un côté, il y a celui auquel le sénat romain avait conféré le titre d’Auguste c'est-à-dire « l’Adorable » (en grec sebastos) envoyé aux générations futures comme sauveur (cf. épigraphe de Priène). De l’autre, il y a Dieu qui se coule dans la faiblesse humaine, dans la naissance et la croissance d’un enfant sur la paille, sans argent. Ce sont les bergers, les parias de la société qui vont reconnaître « le signe » : « Un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». Le signe n’est jamais évident. Il vient confirmer un appel déjà entendu dans la disponibilité du cœur. Les bergers étaient désencombrés d’eux-mêmes, ne possédant rien, ils étaient disponibles et disponibles à la grâce de Dieu. L’ange leur avait parlé. Ils avaient écouté. Ils s’étaient mis en route : « Aujourd’hui vous  est né un Sauveur ». Ils l’ont cherché. Ils l’ont rencontré et une troupe céleste louait Dieu en disant « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ».

Les valeurs sont inversées. Dieu ne se rencontre pas dans la puissance ou la peur. Sa toute puissance est de se mettre à notre portée en nous invitant à le chercher à travers mille signes reçus. A l’intérieur de nous-mêmes et dans nos relations avec les autres, dans la nature. Le signe de tous les signes est bien cet enfant Jésus, cet Homme Jésus, cet adulte jusqu’au bout de l’amour, crucifié, mort et ressuscité. Il reviendra dans la gloire. Et l’ordre des choses et des relations humaines sera rétabli dans l’ordre de la Création au cœur de son Créateur. Nous serons nous aussi transfigurés avec Jésus le Christ, boussole pour notre humanité déboussolée. Noël c’est la sainte Nativité de Jésus pour que les hommes et les femmes découvrent en eux-mêmes plus qu’eux-mêmes jusqu’à l’infini de l’Amour. Nous sommes à nous-mêmes notre unique trésor en Dieu. A La Réunion et partout dans le monde.

Dieu a voulu avoir besoin de nous aujourd’hui pour construire un monde plus humain et pour préparer le second avènement de son Fils qui va faire les cieux nouveaux et la terre nouvelle. Notre pape Benoît XVI nous rappelait la semaine dernière que « C’est dans l’Evangile que les chrétiens doivent trouver l’inspiration dans leur vie quotidienne et pour leur engagement dans les affaires du monde (…) Les chrétiens ne devraient pas éviter le monde, ils doivent s’y impliquer. Mais leur implication dans les affaires politiques et économiques doit transcender toutes formes idéologiques. » Et c’est la même chose lorsqu’il s’agit du respect de la vie et des lois qui concernent l’avenir des familles : « Quand les chrétiens refusent de se plier devant les faux dieux qui leur sont proposés aujourd’hui, ce n’est pas une vision antique du monde. C’est plutôt qu’ils sont libres des contraintes de l’idéologie et inspirés par une tellement noble vision de la destinée humaine qu’ils ne peuvent faire aucun compromis avec ce qui pourrait la dévaluer ».

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ, chers frères et sœurs en humanité, dans cette fête de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, que nous puissions à notre place, à notre manière, selon notre propre spiritualité ou religion, faire nôtre cette prière de saint Augustin :

Ô Vérité, lumière de mon cœur,
ne laisse pas mes ténèbres me parler !
J’ai dérivé vers les choses d’ici-bas
et je suis devenu obscurité
mais de là, même de là, je t’ai profondément aimée.
J’ai erré et je me suis souvenu de toi.
J’ai entendu ta voix derrière moi me disant de revenir,
Mais j’ai mal entendu dans le tumulte des contestations.
Et maintenant voici que je reviens,
Tout brûlant et haletant, vers ta source.
Que nul ne m’en écarte !
Que j’y boive et en vive.

A vous tous, je souhaite un Noël de Lumière et de Paix pour vous et pour tous les vôtres. Que Dieu vous bénisse !

 
                        Monseigneur Gilbert AUBRY

Mardi 25 Décembre 2012 - 08:53
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1.Posté par noe le 25/12/2012 09:05
"Dieu a partagé : il a donné la nourriture aux riches et l'appétit aux pauvres." (Coluche)

Il faut profiter de cette belle occasion pour faire de cette célébration un temps rempli de joie et d'amitié!
Joyeux Noël à vous aussi Monseigneur !

2.Posté par La mer le 25/12/2012 09:20
"Cet événement réel devient une parabole pour notre temps. "

Chapeau bas Monseigneur !

3.Posté par Job974 le 25/12/2012 09:34
Voilà t'y pas que zinfos commence à participer au prosélitisme. Qu'Aubry vende son truc dans son officine cela ne me dérange pas il a son fan club et ses groupies mais que zinfos fasse le relais de messages de ceci ou cela alors que cette religion participe à l'intolérance comme elle l'a prouvé par son homophobie camouflée en défilant avec des messages d'intolérances, ce n'est pas ce que l'on attend des journalistes.

4.Posté par Thierry le 25/12/2012 10:54
La religion catholique a su évoluer avec le temps ... et laisse la liberté à chacun d'être un religieux à sa manière avec les autres ... bien qu'à une époque ce fut autre chose ... dans un autre monde ...

Mais bien des religions encore à l'heure actuelle ... sont restées figées ... sur la notion que l'autre est absolument un ennemi ...

A nous de choisir notre vérité ... dans le sens de ne pas emm...der l'autre ... le temps de vie courte mais la vie, en elle-même, a-t-elle une limite ???

N'empêche que sans en prendre la dimension religieuse, ce qui y est exprimé à la manière dont c'est exprimé ... le message ... ne peut que laisser le lecteur à réfléchir sur ce à quoi il doit réfléchir ... et à la liberté ... d'être vivant...

5.Posté par michel ravine blanche saint pierre le 25/12/2012 11:26
Joyeux Noel à tous, que la paix pour tous.Bonne journée.

6.Posté par Job974 le 25/12/2012 12:54
Thierry, je suis d'accord c'est exactement ce que faisait le protégé d'Aubry, Tual, tu t'en souviens, à chacun d'être religieux à sa manière, même avec les petits garçons ou les petites filles.

Aubry nous a bien fait la démonstration d'un message de paix en fustigeant les personnes de reférence affective de même sexualité, la tolérance et l'acceptation de la différence, ce n'est pas son truc, il serait plutôt genre psychorigide et un mégalo imbu d'un titre usurpé de Monsignore..

Aubry est un maître en hypocrisie.

7.Posté par Thierry le 25/12/2012 14:20
@ 6 JOB974 ... Je ne tiens compte que du message ... pas de l'Humain qui fait passer le message ... L'homme passe ...

Vos propos sont pleinement en décalage ... et manipulateurs ... de mauvaises interprétations ... La conscience est la plus belle arme ... elle permet soit d'évoluer soit de sombrer ... c'est comme l'échelle ... Il y a ceux qui ont besoin d'un maître absolu ou d'exemple (comme vous) et les autres ... pour faire leur route ...

8.Posté par humble pêcheur le 25/12/2012 14:26
*** JOYEUX NOËL A TOUS LES HOMMES ET FEMMES DE BONNE VOLONTE ... QUE LA PAIX REGNE EN VOS COEURS ET QUE LA LUMIERE ECLAIRE VOTRE ESPRIT ***

9.Posté par Bayoune le 25/12/2012 15:22
Mwin la anvi domann Aubry, si bann guay Homo èk lesbienne lé son frère ou sinon sà son sèr, kan nou wa li prive domoune lo drwa o bonèr. Mi pé espéré son jésus va romètt ali dosi lo somin la vérité, n'est ce pas jésus qui a dit " laissez venir à moi les petits enfant, é pou kass inpé lé kuy, so jésus la pa di," aime azot lin dan lote" Aubry la pa biyin konpri malérèzman

10.Posté par Job974 le 25/12/2012 15:44
@7 Thierry, mes propos ne sont pas manipulateur, le manipulateur n'est pas difficile à désigner. Et je n'attend pas de rappel à la conscience d'un tel personnage. Il a la morale qui lui convient et veut l'imposer aux autres, alors que la seule morale est le respect des autres, qu'il fustige en préchant l'intolèrance.

11.Posté par Sans blague le 25/12/2012 22:20
Nul ne peut contester qu'il est dans son rôle....

12.Posté par Job974 le 26/12/2012 07:01
@11, je ne conteste pas qu'il soit dans son rôle au sein de son organisation, mais je conteste l'ambiguïté son message de paix d'une main et son intolérance sur d'autres sujets qui ne regarde que le débat laïc. Il débat sur ce qu'il veut dans son groupe, je ne m'immiscerais pas, je n'accepte pas qu'il déborde.

13.Posté par lim le 26/12/2012 12:47
Merci Monseigneur Aubry pour vos voeux. Je dis à tout le monde "Faisons le Noël bon", puisque Noêl, c'est tous les jour.
Je m'adresse aux détracteurs: lorsque l'évêque est impitoyablement enfoncé, vous jubilez. Lorsque les médias ne font que publier son homélie, vous criez au prosélytisme. Une homélie n'est prononcée qu'à un public venu délibérément écouter. Personne n'est forcé d'y adhérer. Chacun en fait ce qu'il veut. Il peut même prendre rendez-vous auprès de son auteur pour lui demander des explications.
On fait l'année bonne?

14.Posté par Sans blague le 26/12/2012 14:55
@12
De vous à moi, cette affaire de laïcité c'est du pipeau. En effet, en Alsace-Lorraine, les évèques, les curés et les soeurs sont payés avec de l'argent public. Le Président de la République est chanoine de Lattran. Un chanoine est un membre du clergé attaché au service d'une église.
Le président de la République française est ainsi, en tant que chef de l'État et successeur des rois de France : premier chanoine de l'Archibasilique de Saint-Jean-du-Latran, proto-chanoine de la cathédrale d'Embrun (proto-chanoine : c'est le titre du premier des chanoines, qui a préséance sur tous les autres chanoines), proto-chanoine de Notre-Dame de Cléry, chanoine honoraire de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne, chanoine honoraire de l'église de Saint-Hilaire de Poitiers, chanoine honoraire de l'église de Saint-Martin de Tours, chanoine honoraire de l'église Saint-Martin d'Angers, chanoine honoraire de l'église de Saint-Martin de Chalons, chanoine honoraire de la cathédrale Saint-Julien du Mans.

Le titre de chanoine le plus important et le plus connu du président de la République française est celui de premier chanoine de la basilique Saint-Jean-de-Latran (l'une des quatre basiliques majeures de Rome, siège de l'évêché de Rome, dont l'évêque n'est autre que le pape, ce qui veut dire que le président lui est hiérarchiquement soumis), en vertu d'une fondation de Louis XI de 1482 renouvelée par Henri IV en 1604, qui en devint le premier chanoine en donnant à Saint-Jean-de-Latran l'abbaye de Clairac.

Les présidents Georges Pompidou et François Mitterrand s'étaient abstenus de prendre possession de la stalle, sans avoir officiellement refusé ce titre.

Depuis Louis XI, les rois de France et leurs successeurs, les présidents de la République française, sont également de droit chanoines de la cathédrale d'Embrun. Ils sont encore chanoines honoraires de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne, depuis le roi de France François Ier, qui exigea ce privilège lors de son invasion de la Savoie en 1536.

Le président est aussi chanoine de Notre-Dame de Clery, titre concédé par le pape Sixte IV au roi Louis XI et à ses successeurs, avec le droit de siéger dans le chœur de cette église, et au chapitre, au-dessus du doyen, de porter le surplis, la chape et l'aumusse, et il accorda que ces chanoines seraient appelés proto-chanoine (protocanonici), car Louis XI avait choisi cette église pour lieu de sa sépulture5.

Les rois de France étaient aussi les premiers chanoines honoraires héréditaires des églises de Saint-Hilaire de Poitiers, de Saint-Julien du Mans, de Saint-Martin de Tours, d'Angers, de Lyon et de Chalons. Lorsque le roi y faisait son entrée, on lui présentait l'aumusse et le surplis6.

Le roi Louis XIII fut reçu chanoine de Saint-Martin-de-Tours le 21 juillet 1614 et avait, à l'exemple de ses prédécesseurs, prêté serment, à genoux, sur les Évangiles. Louis XVIII fit de même7.

Le président Nicolas Sarkozy a été le premier chanoine divorcé dans l'histoire de l'Église catholique. "

On parle de "l'histoire de l'église catholique", ce qui veut dire que la nation française, en la personne de son président, fait partie de l'église catholique....et n'est donc pas entièrement laïque....

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