Société

Monique Orphé rencontre Pascale Boistard, secrétaire d'Etat aux Droits des femmes


La députée Monique Orphé a rencontré Pascale Boistard, la nouvelle secrétaire d'État aux Droits des femmes auprès de la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, ce mardi à Paris afin d'aborder quelques dossiers avec elle.

"C'était l'occasion de faire un point sur la situation réunionnaise qu'elle ne connaît peut-être pas", affirme Monique Orphé. Trois principaux sujets ont été abordés: l'expérimentation du dispositif "garantie de pension alimentaire", le "téléphone grand danger" et l'enquête Virage.

"20 départements, dont La Réunion, ont été choisis pour tester la garantie de pension alimentaire, un dispositif qui permet aux femmes séparées ou divorcées, qui ne perçoivent pas encore de pension alimentaire de l'autre parent, de toucher un montant de l'ASF (allocation de soutien familial, ndlr)  pendant une durée de quatre mois, explique la députée. Mais lorsqu'il y a eu des violences ou d'importants conflits, trop de femmes n'osent pas demander la pension alimentaire par la suite". Monique Orphé tient donc à ce que cette période d'expérimentation de 18 mois, qui a débuté le 1er octobre, soit utilisée pour sensibiliser ces femmes et les inciter à porter plainte si elles demeurent sans pension. Elle rappelle que "40% des femmes séparées ne perçoivent rien de leur ancien conjoint".

Le "téléphone grand danger" a également été évoqué. Le principe est de fournir un téléphone avec une touche instantanée d'appel au secours pour les femmes qui connaissent un haut risque de danger de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. "Il s'agit d'une affaire interministérielle, avec le ministère de la Justice, précise Monique Orphé, je voulais m'assurer de sa mise en place prochainement. Un appel d'offres pour les téléphones a été fait et un partenariat avec le Conseil général devrait être réalisé".

Concernant l'enquête "Virage" (violences subies et rapports de genre) menée par l'INED (Institut national d'études démographiques), la députée a souhaité discuter du financement de l'étude qui serait à la hauteur d'environ 300.000 euros pour La Réunion. "C'est une somme raisonnable et l'enquête sert à actualiser les données de 2003. C'est important pour pouvoir mieux cibler les actions sur la violence, les victimes et les auteurs", explique-t-elle. Cela fait en effet près de 15 ans que sont sortis les résultats de l'ENVEFF (Enquête nationale sur les violences envers les femmes).

"Un échange riche et agréable", résume Monique Orphé, qui n'a pas manqué d'ajouter un mot sur l'image et les stéréotypes de la femme dans les médias, un combat qu'elle dit vouloir continuer et approfondir.

Mardi 21 Octobre 2014 - 17:43
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1.Posté par la lutte finale le 21/10/2014 22:09
qu'elle aille faire en sorte que la DGF forfaitaire et la DGF de péréquation financée par l'Etat aux régions et notamment au DOM, soient réévaluées !!!!!

2.Posté par MISS DIOR le 21/10/2014 23:18
N'aurait pas t'on pas trouvé quelqu'un d'autre de plus apte à défendre de tels dossiers que Miss Orphée...
Des personnes qui y sont impliquées 365 jours sur 365 jours... et qui donnent de leur temps et de leur santé pour que la Réunion ne subisse plus cette violence quotidienne.

3.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 24/10/2014 09:50
Elle ne risque pas de rencontrer le secrétaire d'Etat aux Droits des Pères et leurs enfants en tous cas...

et puis ça l’intéresse pas...

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