Société

Miel Vert: Pour le président du syndicat, "l'apiculteur a commis une erreur"

François Payet est le président du syndicat des apiculteurs de la Réunion. Il réagit suite aux cas d'intoxication survenus à l'occasion du Miel Vert, après la consommation de "miel gaufré". Interview.


Miel Vert: Pour le président du syndicat, "l'apiculteur a commis une erreur"
Zinfos974: Plusieurs intoxications avec du miel en gaufre, qu'est-ce que ça vous inspire?

François Payet: C'est très dommageable pour la filière. On ressortait à peine d'une longue période difficile après plusieurs crises : En 2006, le traitement de lutte antivectorielle contre la propagation des moustiques, en 2009, la crise de la mouche bleue et plusieurs périodes de sécheresse.
L'année 2012 avait été meilleure que les précédentes. Le Miel Vert est une manifestation importante, et après une bonne saison, les apiculteurs attendaient ce moment avec impatience.

En 2008 déjà, des intoxications avaient eu lieu avec du miel du même apiculteur. Pourquoi en 2012, ça recommence?

Il s'agit d'un problème ponctuel, qui arrive toujours à la même période (décembre, janvier, février)… C'est l'époque de la floraison du bois de rempart, très toxique pour les animaux et pour l'homme. Il faut savoir que toutes les zones de la Réunion ne sont pas concernées, et que les abeilles butinent ces fleurs dans des conditions particulières.

En 2008, des recommandations sanitaires ont été données après l'intoxication de six personnes. Depuis, plus rien... jusqu'à hier.

Mais même si ce phénomène n'est pas fréquent, faut-il pour autant prendre un tel risque?

Evidemment, non. Notre syndicat déplore ce fait-divers et nous pensons beaucoup aux personnes affectées à qui nous souhaitons un prompt rétablissement.

Pascal Fontaine (ndlr: l'apiculteur qui a vendu le "miel fou") a eu un comportement à risque. D'autres apiculteurs avaient fait le choix de ne pas vendre de miel en gaufre en raison du risque de la période.

Il faudra inévitablement arriver à une réglementation plus stricte si les recommandations ne suffisent pas, mais cela est difficile à mettre en place et à faire accepter car certains apiculteurs ne sont pas du tout concernés par ce risque selon l'endroit où ils se trouvent sur l'île.

Quant à la période du Miel Vert, il faudra sans doute, et malheureusement, proscrire la vente de "miel en gaufre" pendant la manifestation.

Aujourd'hui, certains apiculteurs en veulent à Pascal Fontaine...

Cet incident fait tâche sur l'image du miel de la Réunion alors que ce produit est aujourd'hui reconnu au niveau national et mondial.

Il est vrai qu'hier, sur place, j'ai eu le sentiment que les apiculteurs étaient touchés par cette situation, d'autres même en colère. Mais je crois que nous devons nous serrer les coudes.

Pascal a commis une erreur mais nous devons aller de l'avant pour sauver notre profession (180 professionnels et environ 1 milliers d'apiculteurs, terme donné à partir de l'acquisition d'une ruche).

Que peut-on souhaiter à la filière?

Il faut prendre conscience du fait que notre île est préservée en comparaison au reste du monde. Nous ne connaissons pas encore le phénomène de syndrome d'effondrement des colonies dû à divers facteurs tels que les monocultures, les pesticides, la multiplication des maladies, les prédateurs, les risques OGM…

Nous consommons environ 400 tonnes de miel par an à la Réunion alors que la production locale s'élève à 200 tonnes… Soyons solidaires car il y a du potentiel.
Mercredi 16 Janvier 2013 - 15:17
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1.Posté par noe2013 le 16/01/2013 14:29
Il semble vrai que cet éleveur de mouches aurait dû canaliser ses mouches à la recherche de bonnes fleurs pour le miel ...il est en faute d'avoir laissé ses abeilles butiner n'importe quelles fleurs ...Pour cela il aurait été plus judicieux de mettre près des ruches du sucre de cannes bien frais !!!

2.Posté par mi ri tou seul le 16/01/2013 15:56
Je conseille de mettre noe2013 près d'une ruche afin que les abeilles piquent sa bouche qui déverse du miel d'un goût déguelasse !!!! inmangeable !

3.Posté par assez fé le couillon ! le 16/01/2013 15:57
oté noe2013 !!!! assez fait le couillon té !!!! pou un vié boug comme ou lé pas fort !!!

4.Posté par La butineuse le 16/01/2013 16:52
noe2013 non seulement c'est de l'esprit mal fondé mais c... en plus. Il serait bon, comme la Commune du Port je crois, que toutes les mairies de l'Ile fournissent, entre autre à noe2013, une ruche et un essaim ou au moins dans toutes les structures communales une ruche avec son essaim. Cela permettrait aux collectivités de donner du miel aux repas ou d'utiliser du miel au lieu de sucre dans les gâteaux.

5.Posté par ecolo bobo pasteque le 16/01/2013 17:12
A l'origine des catastrophes sanitaires: Le fric, toujours le fric, toujours se gaver plus

6.Posté par bisounours le 16/01/2013 17:38
autrefois la DGCRF avait suffisament de personnel pour faire des controles tout au long de l'année. Maintenant les media nous rassurent avec qq operations coup de poing au moment des vacances au lieu de nous dire la realité.

Ce gars là a deja intoxiqué des gens en 2008, et n'a pas voulu tenir compte des recommandations faites apres les intoxications de 2008.

Qui est assez naïf pour croire que sans contrôles, il n'y aura pas fraude?

Si ce gars est capable de vendre des produits empoisonnés, comment est-on certain que son miel n'est pas coupé? importé de tchernobil?

7.Posté par Boa Bill le 16/01/2013 17:44
"Nous consommons environ 400 tonnes de miel par an à la Réunion alors que la production locale s'élève à 200 tonnes… Soyons solidaires car il y a du potentiel. ... nous dit le monsieur et il a raison.

Pour autant, de tout ce que je sais sur les abeilles, je n'ai jamais lu qu'elles butinaient des espèces végétales nocives, mais je n'ai pas la science infuse dans ce domaine.

Bertel de Vacoa

8.Posté par ecolo bobo pasteque le 16/01/2013 18:20
7.Posté par Boa Bill
Pour autant, de tout ce que je sais sur les abeilles, je n'ai jamais lu qu'elles butinaient des espèces végétales nocives, mais je n'ai pas la science infuse dans ce domaine.


pour mémoire on rappelle que les apiculteurs ont demandé au parc national d'installer leur ruches dans le coeur de parc en dédommagement de la crise "mouche bleue". (CF: les ruches a proximité du gite du pas de Bellecombes, par exemple)

Visiblement le parc a donné son autorisation, sans meme que la question ait ete evaluée. Aujourd’hui on "decouvre" la toxicité du bois de rempart. Est que demain on va decouvrir qu'avant que les abeilles soient introduites par l'homme, la pollinisation se faisait autrement?

9.Posté par ALEXANDRA le 16/01/2013 19:17
Pourquoi incriminer cet homme?
Ne serait-ce pas tous les produits pour le chik et autres qui polluent notre environnement pour faire plaisir à des industriels?
Est que l'on va "baguer" les abeilles pour savoir où elles butinent?
Il y a trop de zones d'ombres dans ce que nous mangeons....intoxications, produits cancérigènes ,..nickel dans les champs.....au profit de Dieu l'Argent !!!!
Stop aux mensonges !!!

10.Posté par Thierry le 16/01/2013 20:16
C'est tout de même bizarre cette affaire. Ne me dite pas que cet apiculteur ne commercialise son miel qu'à Miel Vert ??? et les autres fois, qu'ont constaté ses clients ? Sont-ils tombés malades d'avoir consommé son miel et sous toutes ses formes ??? Il y a un GROS mensonge là-dessous ... lequel ???

Un apiculteur commercialise son miel toute l'année et les clients en consomment toute l'année ... sauf si ce monsieur n'est qu'un apiculteur à exclusivité Miel Vert ... ou alors s'il serait assez malhonnête pour casser son travail en l'espace de seulement quelques jours ... le prix que cela coûte pour y être en tant qu'exposant ... Même si chaque humain est spécifique par nature ... un doute plane comme le dirait ce gros humoriste ...

11.Posté par Jo le 16/01/2013 20:29
Thierry, c'est un complot contre les apiculteurs. nou lè pa moin nou lè pas plus mais les règles sanitaires, c'est un truc de colonialiste qui en veut aux futurs esclaves qui veulent gagner des sous.

nou vivon une époke formidable.

12.Posté par colombo le 16/01/2013 21:04
10.Posté par Thierry

Thierry a raison, il est probable que le reste de l'année cet apiculteur vend du miel industriel d'importation de Tchernobyl qui lui garanti zero empoisonnement visible.

13.Posté par noe2013 le 16/01/2013 21:37
Je ne comprends pas votre colère ! Les abeilles sont allés butiner n'importe où , sur n'importe quelles fleurs , toxiques ou pas ...jadis quand il n'y avait pas assez de fleurs pour les abeilles , on mettait du sucre de canne dans une grande assiette sur la table pour les abeilles ..elles en rafolaient ! et lorsque les fleurs revenaient (saison des pluies) , elles butinaient à nouveau ...Le coup de pouce est nécessaire à la sauvegarde des ruches ! En ce moment sur mes palmistes rouges en fleurs des milliers d'abeilles butinent , elles vont donner du bon miel , j'en suis sûr ! et pas empoisonné ! très bon pour le rhum arrangé ...

14.Posté par ladilafé le 16/01/2013 22:25
""6.Posté par bisounours le 16/01/2013 17:38 ""
tu n'inventes pas la fumé à chasser les abeilles, il y a quelqu'un qu'on entend pas , c'est l'ADA et son président, l'ADA a les moyens de ramener à la raison n'importe quel apiculteur récalcitrant,

""Soyons solidaires car il y a du potentiel. "" solidaire dan' baisement"", mais au moment de partager le gâteau, on est exclu du cercle
Il y a un cercle très restreint d'amis qui profitent de la manne apicole, mais c'est comme si tu mets le budget de la lutte anti-corruption dans les mains des parrains, en leur demandant de s'auto-arrêter et se mettre en prison

15.Posté par bisounours le 17/01/2013 05:53
14.Posté par ladilafé

Effectivement la suite ou l'absence de suite donnée dans cette affaire sera un excellent indicateur pour mesurer la confiance que l'on pourra donner dans la filière locale. Le bois de rempart est une chose, l'origine et la qualité du produit tout au long de l'année est une autre chose.


A Cilaos, on a appris il n'y a pas longtemps que les "vignerons" achetaient en cachette beaucoup de sucre, et encore plus récemment que les lentilles vendues "de Cilaos" étaient d'importation.

Pareil pour la vanille "Albius" sur laquelle est marquée en tout petit sur l’étiquette "origine Madagascar".

16.Posté par Pour thierry le 17/01/2013 05:26
Les toxines se concentrent uniquement dans la cire. Donc pas de risque en consommant ses pots de miel. Et les gaufres de miel ne sont vendues qu'occasionnellement ...d'où l'absence de plaintes le reste de l'année de consommateurs de son miel....

17.Posté par J-L Gajac le 17/01/2013 08:47
Une question : le miel se conservant très longtemps, les quelques rares alvéoles contenant du miel toxique de bois de rempart vont rester toxiques tant que le miel sera consommé en brèche, car les alvéoles dangereuses ne seront pas diluées dans le miel liquide.

Donc, interdire la vente en brèche sur la période de trois mois où doit fleurir ce bois de rempart n'a aucun sens. Car l'apiculteur ne vend pas forcément pendant ces trois mois l'intégralité de son miel en brèche qu'il vient juste de récolter, mais pourra le vendre plus tard. Bref, on peut acheter ce miel "à risque" tout au loin de l'année.

Le seule solution pour éviter les accidents est de responsabiliser les apiculteurs qui sont les seuls à savoir si leurs abeilles vont butiner du bois de rempart ou non. L'apiculteur doit savoir où se trouve cette flore toxique pour le miel et doit donc extraire le miel lorsqu'il a un doute et ne pas le vendre en brèche.

Sinon ce seront tous les apiculteurs qui seraient sanctionnés par une règlementation abusive de risque zéro qui ne peut qu'interdire tout simplement la vente en brèche sur toute l'île pour éliminer 100% du risque.

Ai-je raison ou quelque chose m'échappe ? je me résume :

1- Les rares alvéoles toxiques de miel de bois de rempart récolté de décembre à février, le restent quelle que soit la période où le miel en brèche est vendu, même 6 mois ou plus après la récolte.
2- On ne peut pas analyser chaque alvéole de miel en brèche vendu.
3- On ne peut pas interdire la vente du miel en brèche toute l'année et l'interdire de déc à février n'a aucun sens car le miel en brèche peut être vendu après la période d'interdiction.

Pour info, ce problème existe ailleurs, même s'il est rare. Wikipedia indique que les accidents sont dus à la présence d’andrométoxine, toxine issue du nectar de certaines variétés d’azalées, de kalmias ; ou de colchicine, dans le cas des colchiques. Je suppose que dans ces régions des solutions ont été apportées.

Dans mon frigo j'ai depuis un an une boite de miel en brèche que j'ai pas encore ouverte. S'il y a dedans des alvéoles de miel "fou" je peux m'intoxiquer à n'importe quel moment.

Donc la seule solution pour LIMITER le risque pour consommer du miel en brèche n'est pas d'interdire, mais de responsabiliser l'apiculteur qui a du bois de rempart sur son territoire.

Les phobiques de l'intoxication n'ont qu'à ne plus consommer de miel en brèche, comme çà ils seront tranquilles et ne devraient aussi plus sortir de chez eux pour éviter de se faire écraser par une voiture ou de prendre une météorite sur la tête. On ne va pas éradiquer le bois de rempart pour leurs beaux yeux ni , comme dit une personne ci dessus, baguer les abeilles ou interdire le miel en brèche.

Le Fontaine en question doit habiter un endroit à risque pour cette flore. Il peut peut-être éloigner ses ruches des zones de bois de rempart ou bien vendre tout son miel extrait. Pour une ou deux alvéoles toxiques par ci par là on ne peut pas interdire le miel en brèche partout !

Le fantasme du risque zéro, voilà la maladie des pays riches.

18.Posté par statisticien le 17/01/2013 11:10
17.Posté par J-L Gajac
Le fantasme du risque zéro, voilà la maladie des pays riches.


Pourtant on dit qu'en 1914 il fallait s'abriter dans les trou d'obus car il était improbable que 2 obus explosent au meme endroit. Au miel vert le même apiculteur recidive quand ses collegues n'ont empoisonné personne.

bizarre non?

19.Posté par Ptipiment974 le 17/01/2013 12:48
Si je comprends c la deuxième fois que ce monsieur intoxique des personnes, maigres le rappel de la première il recommence. C'est bien de donner son nom au moins la population sera au courant. Mais je pense qu'il faudrait qu'il ait une lourde sanction financière et interdiction de vendre du miel. Oui il y a certain ils vont râler " oui il va perdre des sous, perdre son emploi etc etc" mais la santė de l'homme passe avant tout autre chose. Si c'était votre enfant qui serait intoxiquė auriez de la compassion pour cet homme? Donc moi je dis stop le sain du profit ne passera jamais avec la santé, la liberté, et la dignité de l'être humain. Que justice sois faite, ne serait ce pas " mise en danger volontaire de la vie d'autrui..."

20.Posté par Sarah Fontaine le 01/03/2014 20:50
Bonjour,
Je suis la demi-sœur de Pascal Fontaine et je ne savais pas le scandale qu'il y a eu sur lui, depuis que notre père est mort je n'ai plus du tout de nouvelle de lui :/ ça fait bizarre de voir des critiques sur un membre de ma famille ^^" mais il faut dire que le caractère de la famille du côté de mon père est très difficile (tellement d'histoire pour de l'argent...), maintenant que mon père est mort et ben je n'ai plus du tout de nouvelles de mes demis-frères et demi-sœurs, je dois être une honte pour eux --"
j'espère qu'ils verront mon message : Je n'ai peut-être pas la même mère que vous mais je fais quand même partie de la famille, vous n'avez pas honte de m'avoir oublier ? Papa est mort donc ça ne sert plus à rien de venir jouer la comédie devant moi pour faire genre que vous m'aimez alors que non ?! --" pourquoi vous êtes comme ça avec moi ? je ne suis peut-être pas parfaite mais je suis votre demi-sœur ! j’espérais recevoir votre visite avant ou après noël comme vous le faisiez avant, mais non, rien, je suis très déçu :'(

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