Politique

Métropole : Désaveu pour la majorité, la gauche au sommet

Abstention record (+53%), poussée de la gauche, présence marquée du Front national...Le second tour de dimanche prochain promet d'être intéressant.


Métropole : Désaveu pour la majorité, la gauche au sommet
Démobilisation historique d'une élection régionale en France. En 2004, l'abstention avait atteint 37,9% au premier tour, qui s'était soldé par un succès de la gauche sur les 26 régions françaises, la droite ne conservant que l'Alsace et la Corse. Selon les estimations, le PS, crédité de près de 30% des voix devient la première force politique devant l'UMP (26 à 27%), si l'on excepte les abstentionnistes, qui représentent plus de 50% des inscrits !

En métropole, Europe Ecologie confirme sa percée des élections européennes de juin 2009, avec un score de 12,46%. Ainsi, les socialistes arrivent en tête dans 12 des 22 régions métropolitaines, et, grâce à l'appui de leurs partenaires d'Europe Ecologie et du Front de gauche (6%), ils devraient faire au moins aussi bien au deuxième tour qu'en 2004.

"Il faut amplifier le mouvement pour faire gagner la gauche rassemblée", a déclaré Martine Aubry, premier secrétaire du parti socialiste. Seule ombre à son tableau : la victoire écrasante de Georges Frèche dans le Languedoc-Roussillon, avec près de 35%, reléguant la socialiste Mandroux et l'écologiste Roumégas sous la barre des 10%.

Après plusieurs contre-performances électorales, le Front national réussit un score au-delà de ses prévisions avec 11,74%. Pour son probable dernier combat, Jean-Marie le Pen réalise un score inespéré de 20,29% en Provence-Alpes Côte d'Azur. Le leader d'Europe écologie Daniel Cohn-Bendit, accuse le ministre de l'Immigration Eric Besson, d'avoir "réussi le coup de faire remonter le FN" avec son débat sur l'identité nationale.

Au total, l'UMP vire en tête dans 9 régions mais a très peu de réserves de voix pour le deuxième tour. "Rien n'est joué pour le second tour dans de nombreuses régions", a souligné le Premier ministre, François Fillon, dimanche soir à Matignon.

Concernant les huit ministres engagés : victoires pour Valérie Pécresse (Ile-de-France), Alain Joyandet (Franche-Comté), Hervé Novelli (Centre) et Alain Marleix (Auvergne). Défaites pour Dominique Bussereau (Poitou-Charentes), Valérie Létard (Nord-Pas-de-Calais), Bruno Le Maire (Haute-Normandie) et Xavier Darcos (Aquitaine), relégués à 10 ou 15 points de leur adversaire socialiste.
Lundi 15 Mars 2010 - 07:49
Melanie Roddier
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1.Posté par JP974 le 15/03/2010 09:51

Voilà les abstentionnistes ont dépassé les 50%. Les hommes politiques ne représentent plus aucune majorité tout horizon confondu.
On doit annuler les élections ou les expulser de la scène politique pour les remplacer par des gens moins cupides ... Ou bien attendre bêtement la montée des abstentionnistes vers les 80% au risque qu'une révolution sociale n'éclate dans ce pays.

2.Posté par papapio, ni macro ni géniteur payeur le 15/03/2010 10:17

1 Exactement, avec comme seul slogant "nous avons le droit de vivre de notre travail, pas le devoir d'accepter ce sacrifice ultime pour vos Carrières"...

3.Posté par JUBILATION le 15/03/2010 17:01

Voila où mène le SARKOSYSME, courage pour ceux qui croient encore au nabot !!!
Les électeurs de droite se sont moins déplacés et d'autres ont voté F.N .
Les meilleurs suppo du FN, le nain, le fion et les fous du roi .

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