Politique

Meeting de Jean-Luc Mélenchon : "La révolution positive"

Dimanche 17 Septembre 2017 - 20:05

Hier soir à Saint-André, environ 600 personnes étaient réunies pour écouter le leader de la France Insoumise. Jean-Luc Mélenchon a conquis son auditoire avec un discours enflammé sur sa vision du monde, ses projets pour La Réunion et une diatribe sur le "coup d'état social" du gouvernement, contre lequel il appelle à la résistance citoyenne.


C'est à Saint-André que se tenait le grand meeting de Jean-Luc Mélenchon, au restaurant "la cocoteraie" hier soir. Un écran géant installé dehors permettait aux personnes qui n'avaient pu être accueillies dans la salle de suivre les discours des quatre député(e)s, introduits par Corinne Bédier, candidate à la députation dans le Sud.

Les députées Danièle Obono et Mathilde Panot ont exposé leur vision de l'état d'urgence et de ses conséquences sur les libertés individuelles, avec une efficacité relative sur la lutte anti-terroriste. Puis elles ont appelé à la vigilance quant au CETA, accords de libre-échange avec le Canada, qui entrera en vigueur le 21 septembre, et qui, selon elles, sera délétère pour les travailleurs européens et canadie, et permettra l'importation de produits contenant des OGM. Mathilde Panot déclarait au sujet du CETA "le protectionnisme solidaire devient une solution pour les peuples."

Jean-Hugues Ratenon, député réunionnais de la France Insoumise, a pris ensuite la parole, très remonté contre la politique du gouvernement; il appelle les Réunionnais à la résistance. "Nous sommes des insoumis, des révoltés, mais nous ne sommes pas résignés, nous demandons la fraternité". "Il faut mener la résistance. Nou veut pas, dégagez de là!", exhorte-t-il, avant de souhaiter une politique respectueuse de la planète : "Notre mère Terre doit être protégée; il est de notre devoir d'utiliser la Terre tout en la protégeant."

Vient ensuite Jean-Luc Mélenchon, accueilli par des poings levés et un tonnerre d'applaudissements. Il se lance dans un discours improvisé de plus d'une heure, durant lequel il égrène sa vision du monde, de l'Homme, et de l'avenir qu'il souhaite, notamment pour La Réunion. Concernant son absence à la Fête de l'Huma, il cite Lamartine : "Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé", rappelant que les députés de la France Insoumise sont présents à la traditionnelle fête du journal de gauche. Et de rappeler l'importance pour lui d'être à La Réunion "Je ne suis pas venu assombrir le tableau des réalités réunionnaises mais partager avec vous un diagnostic politique et vous appeler à la résistance."

Maniant parfois l'humour, il partage sa vision d'une société fondée sur l'Homme, et non plus le profit de quelques uns: "Nous croyons que le collectif et l’intérêt général humain sont supérieurs à la somme des intérêts particuliers. Dites à monsieur Macron que vous n’avez pas envie d’être milliardaires mais juste heureux (...) Il n’y a pas de socialisme possible qui ne commence par rompre avec le capitalisme transnational". "Nous ne sommes pas là pour remplacer les autres mais pour changer le système de fond en comble. La manière de produire, d’échanger, de regarder les uns les autres, il faut tout changer et pour cela il faut être préparé, conscient," poursuit-il.

"On ne peut vivre heureux dans un océan de malheur"

Quant au développement de La Réunion, il le souhaite en coopération avec les îles de l'océan Indien, et axé sur la mer, "l'économie bleue" étant à ses yeux une nécessité et une solution pour un développement durable, ainsi que l'agriculture raisonnée. "Ici nous devons former les meilleurs spécialistes de l’économie de la mer pour nous et pour aider les autres, quand on est un grand pays on a une grande responsabilité. On ne peut pas vivre heureux dans un océan de malheur."

Quant aux attaques de ses adversaires politiques, rappelant que le groupe France Insoumise est le seul à voter contre le gouvernement, il fait une plaisanterie qui rend l'assemblée hilare: "Vous connaissez les boîtes avec les vaches à l'intérieur qui font meuhhh? Et bien maintenant ils ont des boîtes qui font Vénézuelaaaaa", avant d'appeler à se rendre dans la rue pour contrer la réforme du travail et l'inversion de la hiérarchie des normes. La France Insoumise appelle à manifester le 23 septembre; une manifestation est d'ailleurs organisée à La Réunion, mais aussi le 21 septembre avec les syndicats. "Mon message numéro un c’est un appel à la résistance la plus implacable, la plus organisée, ne vous laissez pas faire".
Bérénice Alaterre
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1.Posté par kounta kinté le 17/09/2017 21:28

" vous etes comme robespierre le peuple ce n est pas votre peuple a vous entendre monsieur corbiere..........le peuple il est a l assemblée nationale " (yan MOIx) allez gout a mon



L’objectif de l’ex-candidat à la présidentielle est donc aussi de mettre la direction communiste en porte-à-faux avec ses sympathisants en vue de la grande journée de mobilisation du 23 septembre. Car l'objectif pour lui reste que la mobilisation soit la plus large possible. Pour au final asseoir encore sa position de principal opposant à Emmanuel Macron.


"Personne ne peut prétendre détenir la vérité à lui tout seul", a lancé Pierre Laurent samedi à la tribune, en allusion au choix stratégique de Jean-Luc Mélenchon de ne pas s'allier avec les autres appareils de gauche, dont le PCF. S'amusant de voir les journalistes "inquiets" de l'absence de Jean-Luc Mélenchon, le patron des communistes a estimé que "lui n'est pas là mais le peuple est là!". Il a également fustigé "les sirènes dégagistes" actionnées selon lui par l'ancien candidat à la présidentielle. "Au contraire, il convient d'associer au mouvement populaire des objectifs positifs et constructifs", a-t-il argumenté.
Les membres de La France insoumise ont même été tentés de quitter la salle pendant le discours de Pierre Laurent, ce qui aurait donné encore plus de portée à l’incident diplomatique. C’est Danielle Simonnet, proche de Jean-Luc Mélenchon, qui l’a affirmé. "Je ne m'attendais pas à un tel mépris", a regretté, à l'issue du discours, la responsable du Parti de Gauche.

2.Posté par kounta kinté le 17/09/2017 21:30

Mélenchon compare Merkel et Cazeneuve à Maduro pour ne pas condamner le régime du Venezuela
Le chef de file de la France insoumise estime que le président vénézuélien use des mêmes méthodes que la France et l'Allemagne. C'est plus que discutable.

le chef de file de la France insoumise s'est refusé à condamner le président Nicolas Maduro qu'il n'a pas hésité à comparer à la chancelière allemande Angela Merkel ou à l'ancien premier ministre Bernard Cazeneuve.

"Quand Mme Merkel interdit un site d'extrême gauche en Allemagne parce qu'elle l'accuse d'utiliser des cocktails Molotov. C'est exactement ce que fait Maduro contre certains blocs. Vous expliquez que Mme Merkel est un tyran et un dictateur?", s'est-il indigné.

Une comparaison qui vaut ce qu'elle vaut. Le 25 août, le ministère allemand de l'Intérieur a effectivement annoncé l'interdiction de la principale plate-forme internet d'extrême gauche du pays, Indymedia, après avoir saisi des armes blanches lors d'une perquisition suite aux violences en marge du dernier G20. La plateforme était accusée de propos haineux, de propagande voire "d'assistance concrète" pour commettre des infractions, par exemple en discutant de la fabrication d'un cocktail Molotov ou en applaudissant l'incendie de la voiture d'un responsable policier devant chez lui.

Reproche que Jean-Luc Mélenchon adresse également à l'opposition du Venezuela qui multiplie les manifestations anti-Maduro. "L'opposition se trouve divisée en deux branches: une branche modérée, tout à fait relativement puisqu'elle admire Pinochet, et une branche fasciste, violente, dont le leader stocke chez lui des cocktails Molotov, appelle les gens à tirer sur les policiers", dénonce-t-il.

49 médias fermés au Venezuela en 2017

Reste qu'au Venezuela les mesures d'interdiction visant les opposants au régime et la presse sont sans commune mesure avec ce qui peut exister en Allemagne ou en France. En 2017, 49 médias ont été fermés par décision du gouvernement vénézuélien selon le principal syndicat de journalistes du pays. Le gouvernement socialiste de Nicolas Maduro applique "une politique systématique d'encerclement et d'asphyxie de tous les espaces permettant encore une libre expression et l'exercice de la critique et de la dissidence", dénonce le syndicat.

L'ONG Reporters sans frontières a également dénoncé les "violences institutionnelles, avec permis de tabasser les journalistes, érigées en politique d'Etat" par le régime du président Nicolas Maduro.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme s'est quant à lui interrogé sur la survie de la démocratie dans ce pays, dont il accuse le gouvernement de "réprimer des voix critiques et d'instiller la peur parmi la population".

124 morts au Venezuela, 5000 personnes incarcérées

Jean-Luc Mélenchon a également dénoncé un deux-poids deux mesures médiatique en comparant la répression des mouvements sociaux par le gouvernement de Bernard Cazeneuve sous le précédent quinquennat et celle menée par Nicolas Maduro. "Est-ce que vous expliquez que M. Cazeneuve est un tyran et un dictateur parce qu'il a fait tirer sur des gens dans la nuit?", a-t-il lancé, lui qui avait estimé que le premier ministre s'était "occupé de l'assassinat" de l'opposant Rémi Fraisse.

Tout en reconnaissant "un usage disproportionné de la force" à Caracas, Jean-Luc Mélenchon a condamné les méthodes de l'opposition vénézuelienne en relativisant les responsabilités des morts. "Il y a 100 morts il y en 70 qui sont des forces de l'ordre, des chavistes, les autres se sont des opposants", a-t-il estimé.

Des chiffres une nouvelle fois en contradiction avec le décompte effectué par l'ONU dans un rapport accablant pour le gouvernement du Venezuela. Au 31 juillet, le pays recensait 124 morts en marge des manifestations anti-Maduro. Parmi eux, 15 enfants, 7 femmes et 102 hommes. Toujours selon l'ONU, 46 manifestants ont été tués par les forces de sécurité, 27 ont été tués les "colectivos" qui soutiennent le régime. Le gouvernement estime à 9 le nombre de morts parmi les forces de sécurité. l'ONU se refuse à attribuer la responsabilité d'une cinquantaine de morts.


ONU
"Pourquoi avoir parlé d'erreur s'agissant de Maduro et traité Bernard Cazeneuve d'assassin?", lui a rétorqué le journaliste Jean-Jacques Bourdin. "Combien y a-t-il de gens en France qui sont en prison parce qu'ils ont utilisé de manière disproportionnée la force? Zéro! Rémi Fraisse est mort par hasard; à Bure, le gars a reçu une grenade dans sa chaussure par hasard. Personne n'est en prison, aucune procédure. Au Venezuela, il y a 33 policiers qui sont en prison pour usage disproportionné de la force, 13 sont en procès. Alors c'est une dictature?"

"Combien d'opposants sont en prison au Venezuela?", lui a alors demandé Jean-Jacques Bourdin sans obtenir de réponse. Toujours selon le rapport de l'ONU qui s'appuie sur les remontées des ONG, près de 5000 personnes, dont 410 mineurs, auraient été incarcérées arbitrairement entre le 1er avril et le 31 juillet.

3.Posté par laurent le 17/09/2017 22:26

cet homme est dangereux, qu'il aille pratiquer ses théories au Vénézuela.
en plus, certains chiffres qu'il énonce sont faux ou manifestement exagérés. sait il que les gens peuvent vérifier ses affirmations à l'emporte pièce ?
avec sa sixième, ou douzième république, que veut il ? sa république pour lui tout seul ?
et à saint andré , j'espère que le maire était la pour l'observer, et rire

4.Posté par ste suzanne le 18/09/2017 06:52

il suffit de voir avec qui il est et qui sont ses militants une grandes parties en errances qui ne trouve plus partie en leur propre partie qui continu a croire encore au miracle depuis des années
a regarder la photo sa donne envie de VOMIR comme disait l autre

5.Posté par Mi le 18/09/2017 10:27

Votre journaliste aurait dû formuler sa phrase autrement :
N'est pas clair : "Les députées Danièle Obono et Mathilde Panot ont exposé leur vision de l'état d'urgence et de ses conséquences sur les libertés individuelles, avec une efficacité relative sur la lutte anti-terroriste."

Dire plutôt : "Les députées Danièle Obono et Mathilde Panot ont exposé leur vision de l'état d'urgence, et de ses conséquences sur les libertés individuelles malgré une efficacité relative sur la lutte anti-terroriste."

6.Posté par Mi le 18/09/2017 10:38

Pour répondre au 1.
1. D'abord inutile de répondre à Yann Moax, il dit n'importe quoi pour se faire mousser.
2. Sur Pierre Laurent : Laurent est jaloux !!!! Jamais il ne sera si bon que Mélenchon ! Lui, dès qu'il commence à parler, on s'endort tous....
3. Le président Mélenchon a envoyé une dizaine de députés du groupe FI à la fête de l'huma : c'est une sacré belle délégation... mais Pierre Laurent a fait un caca nerveux. Pour le dire mieux, en reprenant Jean-Luc qui citait Lamartine : "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé".... JLM a ironisé sur l'amour que lui voue Pierre Laurent. Il a raison, il faut le prendre par l'humour.

7.Posté par Juliette CARANTA-PAVARD le 18/09/2017 10:39

*Le jour où j'ai vu des auto-collants "JLM - La Réunion insoumise" placardés dans les rues de Saint-Denis, je ne savais pas le sens de JLM...

*Mais une chose était sûre: JLM ne savait RIEN de La Réunion !

*Là, il est question de "révolution"..."positive" ??? - C'est à dire ?

*Charb, nous avait déjà fait le coup de l' invite à "Révolution", tout court; et ???

8.Posté par Esmeralda le 18/09/2017 12:05

Ce provocateur, qui prône le "dégagisme" se gave sur le dos de la République et de l'Europe depuis des décennies. Il crache dans la soupe sans aucune vergogne.

Qu'il donne donc l'exemple en démissionnant de tous ses mandats et en abandonnant la politique, comme sont en train de le faire tous ceux de gauche et de droite qui ont été démasqués dans leur escroquerie électorale qui consistait à faire croire qu'ils travaillaient pour l'intérêt général alors qu'ils travaillaient pour eux. Je ne cite pas de noms, il y en a trop, autant en métropole qu'à la Réunion.

9.Posté par JORI le 18/09/2017 13:24

600 personnes selon les organisateurs ou la police??.

10.Posté par Fredo974 le 18/09/2017 14:20

Avec Mélenchon , la révolte positive et avec Maduro , la révolte négative ?

11.Posté par PEC-PEC le 18/09/2017 14:30 (depuis mobile)

Melanchon se prend pour dieu, mais dieu n''aime pas la concurrence....ce gars se présente comme le principal opposant au pouvoir en place. Il oublie vite qu''il n''a été que quatrième au élections présidentielles....mais le temps embellie les choses.

12.Posté par Zot tout le 18/09/2017 17:22

Mélenchon ne se prend pas pour dieu (moi je mettrais plutôt une majuscule, PEC-PEC, et un e à Mélenchon. C'est les gens du FN qui l'écrivent avec un a. C'est ton cas ? Dans ce cas c'est la preuve que le FN n'est pas totalement mort...
Mélenchon ne se prend pas pour Dieu, il est au contraire très modeste. C'est un philosophe et un écrivain (il en est à 15 bouquins, vous en connaissez d'autres ?) Mais il a la langue bien pendue, et si on l'embête, on l'entend!!! Mais si on n'est pas insultant avec lui, comme le sont beaucoup de journalistes métro, il est adorable. Mais il est entier et il ne tourne pas sa veste.

13.Posté par Mi le 18/09/2017 17:27

D'accord avec toi, Esméralda, à part que Mélenchon est clean. On n'a jamais pu lui trouver de casserole. Et il n'a rien à voir avec les élus dont tu parles. Qui seraient parfois mieux en prison, comme le maire de Saint-Paul.
Qui a augmenté ses indemnités ! Comme si la commune n'était pas assez endettée. Mélenchon est parmi les seuls à avoir voté pour diminuer l'indemnité des élus. D'accord, ça n'a pas marché parce que les autres ne voulaient pas. Mais renseignez-vous avant de dire n'importe quoi. Vous êtes payés pour faire ce genre de post ou quoi ?

14.Posté par Mamie le 18/09/2017 17:30

Est-ce que vous savez que l'ONG Reporters sans frontières, dont parle le 2, est proche du Front National, qu'elle est d'extrême droite ? Alors arrêtez de prendre tout ce qu'elle dit pour argent comptant....
Arrêtez de vous laissez influencer.... Réfléchissez, les petits !

15.Posté par kamehameha le 20/09/2017 14:18

http://www.capital.fr/economie-politique/la-classe-business-pour-melenchon-la-classe-eco-pour-ses-collegues-deputees-1245003

16.Posté par Zot tout le 20/09/2017 18:28

à15. C'est normal. Les collègues députés parlent 5 mn au début du meeting, lui pendant une heure et demie et il ne faut pas qu'il se rate! Vous l'attendez au tournant.... Il a besoin d'être en pleine forme. Il a une belle équipe, mais c'est lui qui mène tout. Si tu avais vu comme il était épuisé après le discours, il donne tout. Par contre, une heure après il était avec nous autres tous, souriant, simple, amical, heureux d'être avec des gens qui l'aiment.

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