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Mayotte : "On a voulu un eldorado, nous avons un Titanic à la dérive"

Professeur des universités, juriste à La Réunion depuis 50 ans et spécialiste du droit international, André Oraison éclaire de son expérience la situation sociale explosive à laquelle est confrontée l’île de Mayotte. Selon le politologue, une réintégration du 101ème département français dans le giron comorien est inévitable à très long terme. Entretien :


Pour André Oraison, "la balkanisation de l’archipel des Comores a abouti au résultat que l’on voit aujourd’hui"
Pour André Oraison, "la balkanisation de l’archipel des Comores a abouti au résultat que l’on voit aujourd’hui"
Zinfos 974 : Vous avez récemment déclaré que "les Comoriens sont naturellement et traditionnellement chez eux à Mayotte comme ils le sont à la Grande Comore, à Mohéli et à Anjouan". Qu’entendez vous par là ?

André Oraison : Un habitant de la Grande Comore, de Mohéli ou d’Anjouan est chez lui à Mayotte, comme un Mahorais est chez lui dans ces trois îles. Tout simplement parce qu’au regard du droit international public, l’archipel des Comores a obtenu son indépendance à la suite d’un scrutin d’autodétermination, qui a eu lieu le 22 décembre 1974, au cours duquel la population, s’est prononcée globalement pour l’indépendance. Île par île, ce chiffre avait atteint quasiment 100% pour les îles de la Grande Comore, de Mohéli et d’Anjouan, alors qu’à Mayotte, les deux tiers de la population se sont prononcés pour un statu quo. C’est à partir de ce moment là seulement que la France a envisagé d’assurer la "balkanisation" des Comores.

Avant le scrutin d’autodétermination, la France considérait qu’il y avait une unité de l’archipel et que ses habitants devaient suivre la même loi. Je peux vous citer en ce sens le point de vue du gouvernement français, exprimé par l’intermédiaire du secrétaire d’État aux DOM-TOM de l’époque (Olivier Stirn, ndlr), qui disait : "le gouvernement français s’est porté sans ambiguïté sur une consultation globale pour trois raisons. La première juridique, car au terme du droit international, un territoire conserve les frontières qu’il avait en tant que colonie. En deuxième lieu, on ne peut concevoir par une pluralité de statuts pour les différentes îles de l’archipel. Enfin, il n’est pas dans la vocation de la France de dresser les Comoriens les uns contre les autres. La France se refuse à diviser les Comores qui ont le même peuplement, la même religion islamique et les mêmes intérêts économiques".

Les propos d’Olivier Stirn sont donc clairs : jusqu’à la veille du scrutin, tout naturellement, et conformément au droit international, la France accepte qu’il y ait une appréciation globale du résultat et non pas île par île. Et dans ce cas là, l’île de Mayotte doit suivre le chemin tracé par les autres îles.
 
Zinfos 974 : Quelles sont les raisons qui ont poussé la France "à changer" les règles du jeu après le scrutin ?

André Oraison : "La France n’a pas voulu rester à Mayotte pour des raisons stratégiques. La France a d’autres zones dans l’océan Indien où elle peut installer des bases militaires comme à La Réunion ou à Djibouti. La région ne connaît pas des problèmes d’insécurité. Ce n’est pas aussi pour des raisons nucléaires. La France ne peut pas faire d’essais nucléaires dans le canal du Mozambique, qui est ouverte à la navigation internationale. Cela aurait été une violation manifeste du droit international.

Non, la seule raison de la présence de la France à Mayotte c’est le fait qu’on s’est aperçu qu’au cours du référendum, une majorité de Mahorais s’était prononcée pour le statu quo. C’est donc pour des raisons un peu cocardières, nationalistes, qu’un lobby pro-mahorais s’est formé au Parlement français, qui a abouti à cette balkanisation des Comores qui est condamnée par les Nations unies.

Pour rappel, à plusieurs reprises, l’assemblée générale des Nations unies a admis que l’archipel des Comores en tant que nouvel État indépendant composé expressément de quatre îles, à savoir, la Grande Comore, de Mohéli, d’Anjouan et de Mayotte. Les Mahorais ont toujours eu des appréhensions à l’égard de leurs voisins comoriens. Ils ont toujours eu peur que ces derniers viennent s’emparer de leurs biens et de leurs terres. Ils ont pensé qu’en se plaçant sous la protection de la France, ils échapperaient à une mainmise de leurs cousins comoriens.

Le choix des Mahorais lors de ce scrutin a plutôt été un choix contre Moroni qu’un choix pour Paris. De plus, en 1962, alors que la capitale des Comores était basée à Dzaoudzi sur Pamandzi, une des îles de Mayotte, cette capitale a été transférée à Moroni. Les Mahorais ont donc estimé qu’il valait mieux rester Français parce que l’aide de la France pouvait les aider à se développer faisant de l’île un eldorado.

Et bien nous sommes aujourd’hui en 2016, on ne peut plus parler d’eldorado à Mayotte, c’est devenu plutôt une poudrière, une bombe à retardement, c’est un Titanic à la dérive. Ils voulaient éviter une invasion de leurs cousins comoriens. Or, cette invasion a explosé depuis l’intégration de plus en plus actée de Mayotte au sein de la République française. L’île est devenue une zone de convoitise pour les populations environnantes, qu’elles soient comorienne, malgache ou est-africaine. Les Mahorais sont les premières victimes de ce choix qu’ils ont voulu avec la France en 1974. Aujourd’hui, certains d’entre eux, sous le prétexte de ne plus se sentir chez eux, commettent des exactions condamnables.

Zinfos 974 : La "balkanisation" des Comores ?

André Oraison : Séparer des îles qui pendant très longtemps ont vécu côte à côte ensemble à la suite d’échanges économiques ou familiaux, qui ont la même langue, la même religion c’est un peu contraire à la nature. La balkanisation de l’archipel des Comores a abouti au résultat que l’on voit aujourd’hui.

Zinfos 974 : Un mot sur la condamnation de la France par les Nations unies ?

André Oraison : La France n’est pas condamnée en droit, mais par l’assemblée générale des Nations unies dans ce que l’on appelle une recommandation. Mais la France n’est pas obligée de suivre une recommandation. C’est pour cela que les grandes puissances qui violent le droit international, lorsqu’elles sont membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU peuvent faire n’importe quoi et être à l’abri des sanctions. C’est le cas de la Chine avec l’invasion du Tibet,  de la Russie avec l’invasion de la Crimée et bien sûr de la France lorsqu’elle occupe illégalement Mayotte contrairement au droit international.

La France ne peut pas être condamnée par le Conseil de sécurité, puisqu’un pays membre de ce conseil peut opposer son droit de veto. Donc, une grande puissance nucléaire, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, ne peut pas malheureusement être condamnée en droit.

Il est certain que si le conflit était porté devant la cour internationale de la Haye par exemple, la France serait condamnée. Or, la France ne voudra jamais qu’un tel conflit soit porté devant un tribunal international pour y être condamnée.

Zinfos 974 : Des pressions sont-elles faites sur l’Union des Comores pour l’empêcher d’aller devant une juridiction internationale ?

André Oraison : Non, il n’y a aucune pression. Vous savez, en droit international, pour qu’un conflit soit porté entre deux États, il faut que les deux États se mettent d’accord pour porter leurs différends devant une instance internationale, parce que les États sont souverains. Un État ne peut pas être traduit devant un tribunal international sans son consentement express. Or, la France sait très bien que si elle était traduite devant un tribunal, qui appliquerait automatiquement le droit international public, elle serait condamnée. Même si un État est coupable d’une action, il faut qu’un accord soit trouvé avec l’État plaignant. Quel État coupable accepterait d’être aussi masochiste pour se faire battre par un tribunal international.

Zinfos 974 : Que faudrait-il faire pour sortir Mayotte de ce marasme ?

André Oraison : On peut avoir commis des erreurs et les réparer. Le problème dépend bien sûr de la France mais également de l’Union des Comores mais également des Mahorais, sans oublier peut-être des États environnants faisant partie de la Commission de l’Océan Indien (COI, ndlr).

Il y a plusieurs pistes à explorer. Il est certain que si l’on souhaite stopper cette immigration clandestine -ou pas- à Mayotte, il faudra avant tout participer au développement des Comores. Il faudrait que la France, pour réparer en partie le dommage causé, instaure un "Plan Marshall" pour le développement des Comores pour dynamiser l’économie de l’archipel, en créant notamment des écoles, des collèges, des hôpitaux. Il appartiendra aussi au gouvernement comorien de freiner cette immigration qu’il laisse faire, puisque sur le plan juridique, les Comoriens sont chez eux à Mayotte.

Peut-être faudrait-il également revenir sur le décret Balladur instauré en 1995, qui au lieu de freiner l’immigration comorienne a eu l’effet inverse, avec ces drames dans le canal du Mozambique.

Bien entendu, en dernier ressort, le choix appartiendra aux Mahorais. Il est évident que, ni le gouvernement de Paris, ni celui de Moroni, ne peuvent prétendre eux-même résoudre ce conflit si les Mahorais ne sont pas disposés à changer d’avis. Ces derniers peuvent invoquer l’article 53 alinéa 3 de la Constitution qui déclare expressément "nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées".

 Zinfos 974 : Mayotte peut-elle un jour réclamer son indépendance ?

André Oraison : À la suite des évènements dramatiques qui ont lieu actuellement à Mayotte, les Mahorais peuvent se demander s’ils ont fait le bon choix en intégrant la République française. Ils peuvent toujours changer soit en optant pour l’indépendance, soit  en intégrant le giron comorien. Dans ce cas là, je le répète, ils peuvent toujours en invoquant ce fameux article 53 alinéa 3 de la Constitution. C’est comme cela que les départements d’Algérie ont acquis leur indépendance en 1962.

Alors, maintenant, est-ce que les Mahorais veulent vraiment quitter la République française, apparemment, ce n’est pas le cas. Néanmoins, je pense que l’avenir de Mayotte se trouve dans un ensemble comorien comme l’avait dit Olivier Stirn à la veille du scrutin de 1974, il y a une unité commune entre les quatre îles, comme la même religion islamique, la proximité géographique, la même langue, les même intérêts économiques. Vouloir les séparer, c’est comme vouloir séparer l’Europe en deux, ça n’a aucun sens.

Dans une perspective historique, sur le long terme, il faudrait je pense constituer une confédération bilatérale pour permettre le rapprochement des Comores et de Mayotte. Cette dernière resterait un département français et l’Union des Comores un État indépendant. Tout en restant française, Mayotte pourrait dialoguer sur un pied d’égalité dans une certain nombre de domaines avec l’Union des Comores afin de traiter en commun des problèmes liés à la sécurité, dans le domaine de la santé, de la culture ou encore de l’éducation.

Cette coopération serait de nature à accroître les liens de solidarité entre les deux parties et un jour déboucher, à très long terme, sur une réintégration naturelle de Mayotte dans le giron comorien, et qui garderait une grande autonomie au sein d’un État fédéral. Mais bien sûr, cela ne sera pas réglé dans les décennies à venir : cela va demander plusieurs générations.

 
Jeudi 2 Juin 2016 - 20:05
SI
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1.Posté par Question bete le 02/06/2016 21:03 (depuis mobile)
Et pour la Réunion ..l independance..?

Question subsidiaire :qui pour remplacer le professeur Oraison à son départ en retraite?

2.Posté par KLD le 02/06/2016 21:08
couru d'avance ....mouche courue ?

"Séparer des îles qui pendant très longtemps ont vécu côte à côte ensemble à la suite d’échanges économiques ou familiaux, qui ont la même langue, la même religion c’est un peu contraire à la nature. La balkanisation de l’archipel des Comores a abouti au résultat que l’on voit aujourd’hui. "


à méditer ; , non ? mais bon , qui suis je pour juger .......quoique .

3.Posté par Légadiamb le 02/06/2016 21:24
La France doit respecter les résolutions de l'ONU: rendre Mayotte aux Comores. Le référendum doit être organisé dans le reste de la France: êtes vous pour ou contre le maintien de Mayotte dans la République française?

4.Posté par li le 02/06/2016 22:04
"Les Mahorais ont toujours eu des appréhensions à l’égard de leurs voisins comoriens. Ils ont toujours eu peur que ces derniers viennent s’emparer de leurs biens et de leurs terres. Ils ont pensé qu’en se plaçant sous la protection de la France, ils échapperaient à une mainmise de leurs cousins comoriens"

Mais diantre mariage forcé la pa bon

Faut mettre fin au droit du sol , renvoyer systématiquement les personnes en situation irrégulière sauf si victimes réfugiés, permettre à la justice française d' être un peu plus qu un tapis welcome sur lequel on s essuie les pieds, ouvrir l emploi aux locaux , moderniser Mayotte .

5.Posté par Candide le 02/06/2016 22:32
Raisons cocardières? Pensez vous vraiment qu'un Etat peut se mettre dans une telle pétaudière et violer le droit international sans aucun intérêt ,simplement .pour le "fun" .Soyons sérieux.

6.Posté par Zozossi le 02/06/2016 22:40
On le savait qu'ils sortiraient tous du bois pour accabler Mayotte en lutte pour sa sécurité, les cafards de l'anti-France.

En voici un fleuron: l'Oraison funèbre, acharné à nuire toujours et partout à nos compatriotes mahorais et aux intérêts de son pays.

Ses "arguments" ici exposés sont soit absurdes, soit odieux.
Démontons-les un par un.

1°) Il déclare d'abord: "Un habitant de la Grande Comore, de Mohéli ou d’Anjouan est chez lui à Mayotte, comme un Mahorais est chez lui dans ces trois îles."
Puis il ajoute plus loin: "Les Mahorais ont toujours eu des appréhensions à l’égard de leurs voisins comoriens."
On voit mal comment des gens dont les Mahorais appréhendent la venue pourraient être "chez eux" à Mayotte.
Absurde!

2°) Il déclare: "Ils [les Mahorais] voulaient éviter une invasion de leurs cousins comoriens. Or, cette invasion a explosé depuis l’intégration de plus en plus actée de Mayotte au sein de la République française."
Oraison reconnaît donc bien qu'il y a une "invasion" comorienne à Mayotte (le terme est fort, mais juste), et que les Mahorais ont voulu être français pour ne pas être "envahis".
Il persévère pourtant dans l'absurdité en prétendant que les Mahorais seraient des Comoriens.
Il est en outre odieux puisqu'il prétend légitimer un rattachement de Mayotte aux Comores contre le gré des Mahorais!

3°) Il établit le parallèle suivant en déclarant: "C’est le cas de la Chine avec l’invasion du Tibet, de la Russie avec l’invasion de la Crimée."
Pour Oraison, la Chine au Tibet = la Russie en Crimée = la France à Mayotte.
Soit Oraison ment odieusement, soit il délire stupidement.
La Chine a envahi un Tibet indépendant qu'elle a martyrisé pour l'annexer contre sa volonté.
La Russie, elle, a fait droit aux vœux des Criméens de redevenir russes, ce qu'ils étaient depuis toujours, malgré un très bref rattachement à l'Ukraine par les caprices d'un potentat communiste (à l'intérieur d'un Etat soviétique commun). Un referendum non contesté a entériné à une écrasante majorité ce retour à la Russie.
Quant à la France, elle est restée à Mayotte par la volonté non contestée (même pas par Oraison) de la population. Mettre sur le même plan les trois situations relève de l'ignorance crasse ou d'une évidente mauvaise foi.

4°) Il déclare: "Il faudrait que la France, pour réparer en partie le dommage causé, instaure un "Plan Marshall" pour le développement des Comores."
La France n'a causé aucun "dommage" aux Comores.
Ecrire cela est faux et odieux.
La France a donné droit à la volonté exprimée d'indépendance des Comores. Point.
Oraison "oublie" en outre que la France finance déjà largement les Comores par une aide manifestement mal employée.
Sans parler de l'annulation par Paris de la dette des Comores en 2013.

5°) Bien qu'il admette que les Mahorais ne veulent pas de l'"invasion" comorienne, Oraison entend quand même prouver une identité commune à Mayotte et aux Comores.
Il prétend donc voir une "unité commune entre les quatre îles" dans "la même religion islamique". C'est la cerise sur le gâteau!
Ces gens-là refusent à l'Europe une communauté de destin fondée sur la religion chrétienne.
Mais dès qu'il s'agit de l'islam, cette religion constituerait une "unité incontestable" qui fonderait l'appartenance à un même pays!
Cet argument est d'une rare hypocrisie et d'une insupportable partialité!

6°) Et le plus beau est pour la fin.
Oraison déclare: "Bien entendu, en dernier ressort, le choix appartiendra aux Mahorais."
Mais le bon apôtre ajoute aussitôt: "Néanmoins, je pense que l’avenir de Mayotte se trouve dans un ensemble comorien."
Peut-on être plus méprisant envers la volonté librement exprimée par un peuple? plus imbu de sa petite personne qui prétend imposer son choix idéologique individuel à toute une population à laquelle on refuse le libre choix démocratique?

Les prétentions de ces gens-là n'ont vraiment pas de limite.
Ce sont d'ailleurs les mêmes qui s'assoient sur les referendums des peuples européens qui "votent mal" à leur goût, et qu'on fait revoter jusqu'à ce que, de guerre lasse, ils se plient aux volontés de cette petite coterie.

Il est vraiment temps que les peuples, à Mayotte, en France en général, en Europe et ailleurs, s'affranchissent une fois pour toutes de cette caste oratoire de pseudo-élites et de ses insupportables prétentions.

7.Posté par KLD le 02/06/2016 22:55
M. Oraison est toujours intéressant à lire !!!! meme si polémique .

8.Posté par Elle le 02/06/2016 23:19
Et si on se mettait, nous, à crier à l'invasion de la Réunion par les Mahorais ? on serait tancé de raciste ?

9.Posté par kafir le 03/06/2016 02:12
Je recommande à mes amis comoriens et mahorais de lire ( les deux éditions Mayotte ) écrit par mon ami olivier GOHIN université de la Réunion qui m'est proche géographiquement et politiquement, Mayotte française est aussi mon combat en toute solidarité. Je ne peux que souhaiter un fraternel rapprochement entre la Réunion et l'Union des Comores. Mayotte et, entre la France et les Comores voire plus loin une indépendance association régionale !!!

kafir

10.Posté par kafir le 03/06/2016 02:56
Le président Hollande prépare sa campagne présidentielles sur Mayotte, vivement 2017 !!!!!

kafir

11.Posté par Eno2016 le 03/06/2016 05:50
La bonne "Oraison" qu'il faut suivre pour sortir de Mayotte !

12.Posté par Homme du monde le 03/06/2016 05:57 (depuis mobile)
Tous les ensetres des reunionnais vienne du monde entier ,y cas regarder autour de ns.ns avons toujours eût la tolérances c est notre force .notre vivre ensemble et vue par toute les nations.Mahorais, Reunionnais, apprendre à cohabiter o.

13.Posté par Mike le 03/06/2016 06:17 (depuis mobile)
Ceux que le reunionnais n apprecie pas c est la mentalité du Mahorais.Arrêtons de voir la saleté que devant la porte noute camarade(on voit des fam nombreuses et la qt d argent...ns le hypocite(politique voleur,certain,sois disant femme seule etc..

14.Posté par Didam le 03/06/2016 07:33
Vous avez combien ô raison !

15.Posté par pipoteur le 03/06/2016 07:55
Ce "professeur" a SON interprétation du droit international. Aucune crédibilité...

16.Posté par lesseps le 03/06/2016 07:59
@ 6 : les 2 dernières phrases de votre long monologue peuvent donc vous être attribuées aussi ...

17.Posté par Pamphlétaire le 03/06/2016 09:27
Voila un article clair, net et précis. Et j'ajoute que les politiques à la tête de la France ont su qui mettre au pouvoir aux Comores après que Ali Soilih ait été renversé avec l'aide de Bob Denard et de ses hommes pour mettre en lieu et place Ahmed Abdallah. De plus, est-il vrai que M. Pompidou (et d'autres personnes certainement) était propriétaire de terrains ou actionnaire de terrains aux Comores ou dans les quatre îles citées, terrains plantés en ylang-ylang servant à la parfumerie?
Par contre, la coopération Mayotte française et Comores va coûter très très cher à la France sans parler des nombreux Comoriens qui ont quitter l'archipel (80.000?) et qui se trouvent à Marseille...

Pour compléter l'Histoire et l'histoire contemporaine des Comores, celles-ci devinrent un territoire français d'outre-mer en 1947 et demandèrent à conserver ce statut lors du référendum de 1958. L'archipel obtint en 1961 une complète autonomie interne. Les partisans de l'indépendance obtinrent la majorité, sauf à Mayotte, aux élections de 1972, et le référendum du 22 décembre 1974 donna plus de 95 % de oui en faveur de l'indépendance, sauf à Mayotte, dont les habitants désiraient rester français. Le 6 juillet 1975, la Chambre des députés des Comores, sans consulter le gouvernement français, proclama unilatéralement l'indépendance, et Ahmed Abdallah, chef du gouvernement local, fut élu président de la République. Cependant, Ahmed Abdallah était renversé dès le 3 août suivant et remplacé par Ali Soilih. L'île de Mayotte se séparait du reste de l'archipel et, par un référendum (février 1976), affirmait à une majorité de 99,4 % sa volonté de rester française.
Soilih parvint en octobre 1976 à faire condamner la France à l'ONU sur la question de Mayotte. Il instaura un régime marxiste-léniniste « à la chinoise », mais ses réformes désordonnées n'aboutirent qu'à aggraver le chômage et à entraîner la pénurie, tandis que la garde présidentielle se livrait à des excès. Les partisans de la coopération avec la France, avec l'aide de quelques mercenaires, redonnèrent le pouvoir à Ahmed Abdallah. Celui-ci devint le premier président de la République fédérale islamique fondée par la Constitution du 1er octobre 1978. Alors que l'agriculture, qui occupe 65 % de la population active, est quasiment l'unique ressource et qu'elle est surtout fondée sur les plantes à parfum, la chute des cours mondiaux de la vanille a entraîné l’effondrement de l'économie ; une classe dirigeante affairiste [le président détient lui-même depuis 20 ans le monopole de l'importation du riz] exploite le pays, tandis que l'opposition latente reste sous étroite surveillance. Si l'endettement est élevé, la position géographique et stratégique du petit archipel à l'entrée du canal du Mozambique, par où s'effectue un énorme trafic pétrolier, procure aux Comores l'aide internationale des pays arabes et de la France. Mise à jour en 1986 et 30 plus tard en 2016, on constate que les Comoriens préfèrent aller vivre, prendre racine, ou chercher à subsister par tous les moyens voire voler ou tuer à "Mayotte la française" sachant que les criminels ne seront pas exécutés s'ils se font attraper et que les Mahorais en ont assez de cette immigration comorienne.
Aux Comores, il n'y a pas la guerre mais les Comoriens fuient leur pays : c'est l'instinct de conservation (instinct de survie) humain qui incite les Comoriens à quitter leur pays pour trouver mieux ailleurs. CQFD.

18.Posté par Dignité le 03/06/2016 09:33
@ post 6

Vous faites un long commentaire pour réfuter l'analyse du professeur Oraison et justifier l'appartenance française de l'île de Mayotte.

Pourtant, tout dans cette analyse démontre que cette île n'aurait jamais dû être française parce que pour faire partie d'un pays ou d'une nation il faut partager sa culture , ses mœurs et ses traditions . Il faut avoir " l'âme" française. Cela ne s'explique pas, cela se ressent dans ses fibres et son for intérieur.

Or, les mahorais, que vous le vouliez ou non, ont plus l'âme comorienne que française. Ils sont plus proches des valeurs comoriennes que des valeurs françaises, notamment celles de la République.

Le droit ne suffit pas pour se déclarer "français" il faut aussi autre chose comme un sentiment d'appartenance ou une grande envie de s'intégrer à la communauté d'accueil.

Or, les mahorais qui me sont donnés de rencontrer n'inspirent pas du tout une telle aspiration. Tout dans leur apparence, leurs expressions et leur manière de vivre démontrent une volonté de rester fidèles à leurs racines comoriennes. Leur nature comorienne est dans leurs gênes et c'est quelque chose qui participe de leur identité.

19.Posté par chenn le 03/06/2016 10:51
mayotte fait partie de l'archipel des comores c'est sur . Mais mayotte a toujours voulu etre libre de ces choix on 'est une ile , on a notre mot a dire et a faire respecter on ne peut pas que assisté et ce dire qu'ils on la grande geul et qu'on doit rien dire . on a dit non au reste des comores et oui a la france c'est notre choix donc respecter la . ils ne veulent pa la respecter . doit on faire une referendum pour que la democratie parle? . voulez vous faire partie de l'union de comores ? et on vera notre reponse . les comores nous reclame depui tjr mais pourqoui faire . quesqu'ils on a nous proposé a part nous noyé dans notre vomit ! c injurieux et d'une absurdité sans borne . vous avez deja 3 iles qui meurent a petit feux . pourqoui vouloir de mayotte aussi vous rejoint dans l'enfer que vous vous ete fabriqué . la frnace vous a laissé tranquil vous a effacer vos dettes . donc soyer rationel et laissez nous aussi tranquil restez chez vous . on vous veut pas chez nous pourqoui venez vous ? pourqoui nous reclamez vous ? on a les memes religion meme language meme traditions et alors esque cela sufiit pour qu'on vous considére comme nos frere ? non sa suffit pas et on veu une patrie . DONC UNE IDEE ET SIMPLE DÉVELOPPER VOUS , SAUVER VOTRE POPULATION , FAITES NOUS VOUS ENVIER ET VOUS VEREZ QUE VOUS NOUS VOUDRAIS PLUS MAIS VOUS NOUS NARGUERER ET SA SERAIT TREZ BIEN . ET ON VOUS FELICITERAS .

20.Posté par Gramoune Réunionnais FIER d'être Français ! le 03/06/2016 10:51
Toujours les mêmes propos d'un fonx-zorèye-spécialiste du droit international peut-être-mais pas de l'histoire de France-retraité-sur-rémunéré...,

qui "oublie", comment Mayotte est devenue un territoire français depuis le 25 avril 1841 après avoir été vendue à La France par son propriétaire, le sultan d'origine malgache Andriantsouli, qui voulait la protéger des attaques et des razzias extérieures notamment comoriennes (...) ,

et qu' à l'époque, Mayotte était peuplée de 3000 habitants dont la moitié d'esclaves qui ont retrouvé leur liberté après l'abolition de l'esclavage , 897 chèvres, 84 zébus, 198 moutons, 246 chiens galeux, 123 chats efflanqués et autres bestioles locales, que La France en 1886 met sous protectorat les autres îles des comores qui après référendum deviennent indépendantes en 1973,...

Au travers de l'analyse de leur histoire tumultueuse avec les autres îles des Comores, SEULS les mahorais qui ont votés majoritairement à 2 reprises, leur rattachement à La République Française savent comment leur avenir doit être organisé ....

La France n'a pas à se sentir coupable de ce qui se passe dans ce secteur de l'Océan Indien avec ses anciennes colonies, Madagascar et les Comores, qui toutes 2 ont préférées écouter il y a près de 50 ans, le chant des sirènes indépendantistes venues notamment de Moscou et de Pékin.

La loi française doit être applicable sur l'ensemble du territoire DOM compris et les étrangers en situation irrégulière doivent être reconduit chez eux, les contribuables français qui doivent voter en 2017 seront attentifs aux respect par le Gouvernement en place, de ses règles intangibles pour leur sécurité !!!

21.Posté par Zozossi le 03/06/2016 11:17
@18.Posté par Dignité

-Je ne sais pas ce que sont les "valeurs de la République" dont vous parlez, sinon une formule creuse débitée pour les besoins d'une propagande idéologique visant à exclure sans débat les opposants aux sectaires qui nous gouvernent.
Aucun des royaumes européens ne se réclame de "valeurs de la royauté", et pourtant les libertés y sont aussi bien (sinon mieux) respectées qu'en France "républicaine".

-Je peux concevoir que, comme vous le dites, "pour faire partie d'un pays ou d'une nation il faut partager sa culture , ses mœurs et ses traditions".
Mais alors, au nom de ce que vous dites, il faut exclure de la communauté française les milliers d'immigrés naturalisés qui, de toute évidence, ne remplissent pas ces conditions.
Auquel cas on viole ipso facto les fameuses "valeurs de la République" dont vous vous réclamez.
Vous êtes donc en pleine contradiction.
Quant aux "valeurs comoriennes" dont vous parlez, je pense que vous seriez bien en peine de me les définir (mais vous pouvez toujours essayer).

-Il est extraordinaire que quelqu'un qui se réclame comme vous de ces fameuses "valeurs républicaines" (c'est-à-dire la liberté pour n'importe qui de venir en France de n'importe où et de devenir "français" de papier) vire à 180° dès qu'il s'agit des Mahorais, que vous décrétez "comoriens" contre leur choix, et à qui vous attribuez d'autorité une "âme comorienne" qui serait "dans leurs gênes" (si j'étais aussi bête que le bolche lambda du forum, je dirais que ça me rappelle les fameuses "zeurléplusombres"…).
Alors même que le fait de revendiquer une âme française pour être un Français authentique vous paraîtrait sans doute le comble de l'"extrémisme", du "rejet de l'Autre", voire du fâchizme le plus nôzéabon.

-Les critères d'Oraison pour "prouver" la "comorianité" de Mayotte sont:

-le même peuplement; mais à ce compte-là, je peux dire que les Belges sont français;

-la même religion islamique; mais à ce compte-là, je peux dire que les Irlandais catholiques sont français;

-les mêmes "intérêts économiques" (?); là, on est dans le grand n'importe quoi car je peux appliquer ce critère à n'importe qui.
Et un "intérêt économique" ne fait pas une nation.
En outre, les Mahorais français prouvent tous les jours, en rejetant les immigrés clandestins comoriens, que leurs "intérêts économiques" sont diamétralement opposés puisque ceux des uns menacent ceux des autres.

-Il est intéressant qu'Oraison fasse l'impasse sur le critère essentiel d'appartenance à une même communauté nationale: l'histoire.
Certes on prouvera aisément que l'histoire commune entre la France et son département mahorais sont récentes.
Mais n'oubliez pas que la Savoie n'est française depuis 1860.
Et surtout que Mayotte n'a jamais fait partie des "Comores", pour la bonne raison que ce territoire n'a pas de tradition nationale, qu'il n'était qu'un agrégat de sultanats fluctuants constitués par des Arabes et auxquels Mayotte n'a été rattachée qu'épisodiquement, et contre son gré.

-En conclusion, les Mahorais savent mieux que vous et tous les Oraison du monde s'ils sont français ou pas.
Leur refuser ce droit, c'est, pour le coup, faire preuve d'un authentique racisme.
Car autant on n'a pas à considérer comme Français des étrangers qui n'en ont ni la volonté ni la dignité, autant le fait que les Mahorais soit d'une autre culture, d'une autre religion, et même d'une autre langue maternelle que la masse des Français ne leur retire pas le sentiment de faire partie de la France (un "cœur français"), qui ne demande qu'à être avivé par la restauration d'une France forte et estimable -ce qu'elle n'est pas encore redevenue.

22.Posté par Jounry le 03/06/2016 12:06
Un groupuscule comorien s’entête à vouloir inculquer aux instances internationales, qui souvent ne connaissent pas Mayotte, l’idée selon laquelle « Mayotte, c’est les Comores ». Ainsi, ses membres parlent-ils de « Retour de Mayotte aux Comores ». Mayotte n’a pourtant jamais appartenu aux Comoriens ! Et puis, pour rien au monde les Mahorais ne voudraient allier Mayotte aux Comores. Ils reprochent aux Mahorais leur choix d’être Français. Pourquoi alors tous ces Comoriens, qui bravent la mort en prenant des embarcations de fortune pour rejoindre Mayotte, veulent-ils à tout prix rester dans le département ? N'est-ce pas parce que Mayotte est française ? Pourquoi alors les binationaux comoriens/français, installés dans les départements français d’où ils revendiquent Mayotte, ne renoncent-ils pas à leur nationalité française ? Pourquoi ne vont-ils pas s’établir plutôt aux Comores ?

J’ai souvent pensé que ce n’étaient que les dictateurs comoriens, issus de familles de militaires et n’ayant pas forcément de bagages intellectuels, qui émettaient ces revendications, alors qu’en réalité d’autres Comoriens sont liés à leur cause. L’argument sur lequel ils s’appuient est que même l’Onu reconnaît l’appartenance de Mayotte aux Comores. Dans les faits, dans les années 70, ils ont profité, en agissant unilatéralement bien sûr, de l’ignorance des dictateurs africains et arabes pour imposer l’appartenance de Mayotte aux Comores. Leurs interlocuteurs lors de ces échanges ne savaient peut-être même pas où se trouvaient les Comores !

Ils sont parvenus à entraîner un certain professeur, qui me semble bien simpliste et prétentieux. Il se base de surcroît sur des données théoriques qui n’ont rien à voir avec la réalité du terrain. Il est sans doute en mal de notoriété et doit faire partie de ces pseudo-intellectuels qui déplorent les frappes françaises menées, suite aux attentats de Paris et au nom de la légitime défense, contre les djihadistes en Syrie : cela serait selon eux illégal au regard du droit international. Ils voudraient donc qu’on laisse ces terroristes s’organiser en toute quiétude et ainsi nous attaquer à nouveau.

Le réflexe qu’ils ont, ces fous de Dieu, quand ils se savent recherchés, est de partir se cacher dans leur pays d’origines, comme si les agents de la CIA ne savaient pas se déplacer jusqu’aux Comores. Ils y sont déjà allés pour déloger des Comoriens impliqués dans un complot terroriste, d’envergure internationale, et n’ont pas fini d’y retourner pour déloger des intégristes puisqu’il y en a encore des tonnes.

Ces irresponsables incitent les immigrés clandestins comoriens à s’installer massivement à Mayotte, parce qu’ils y seraient soi-disant chez eux, ce qui a pour conséquence la déstabilisation de l’île. N’ayant ni propriétés ni revenus à Mayotte, ces sans-papiers occupent de surcroît illégalement les terrains, et beaucoup d’entre eux sombrent dans la délinquance. Ainsi, des voyous, des barbares et des sauvageons comoriens, qui trouvent refuge dans les bangas que certains Mahorais ont récemment entrepris de saccager, terrorisaient la population depuis des années. Les autorités françaises à Mayotte ont toutefois tout mis en œuvre pour que les Mahorais ne soient plus obligés de se faire justice eux-mêmes. « Nous préférons être hors-la-loi et protéger nos familles » avançaient ces villageois pour justifier leur geste.

Les Comoriens revendiquent Mayotte sans la connaître. Quel Comorien n’a en effet pas été surpris, à son arrivée dans l’île, de constater que près 40% de la population mahoraise a comme langue maternelle le shibushi ? Il est à noter que le shibushi est un dialecte malgache parlé dans les villages de Bambo-Est, M'Bouini, Passi-Kéli, M'Ronabéja, Kani-Kéli, Chirongui, Poroani, Ouangani, Chiconi, Sohoa, M'Tsangamouji, M'liha, Acoua, M'Tsangadoua, Hamjago et Dapani.

Mayotte est comorienne, disent-ils, parce que le shimahoré, parler mahorais dérivé du swahili, est proche du comorien. Et le shibushi alors ? Est-il aussi proche du comorien ? Si les Malgaches avaient revendiqué Mayotte sous prétexte qu’une partie de la population est malgachophone, devrait-on la leur céder ? Et puis, combien de pays dans le monde ont des langues communes ou proches, doit-on pour autant les obliger à n’en former qu’un seul ? Doit-on par exemple obliger les pays du Maghreb à n’en devenir qu’un ?

Les habitants de la plupart des pays d’Afrique de l’est ont de plus une culture proche de celle des Comores et parlent aussi des langues dérivées du swahili. Pourquoi alors les Comoriens ne demandent-ils pas à l’Onu d’intégrer le Mozambique par exemple aux Comores ?

Autre argument qu’ils avancent : « On réclame Mayotte parce que c’est dans l’archipel des Comores». Eh bien, les Comores se trouvent bien dans le continent africain et ont leur propre nationalité, non ? Quelle serait leur réaction si on leur avait imposé la nationalité malgache en avançant que Madagascar et l’archipel des Comores sont géographiquement proches ? Je veux qu’ils me disent combien de nationalités coexistent dans l’archipel des Antilles !

Ils ont demandé leur indépendance vis-à-vis de la France parce que, disaient-ils, ils ne voulaient plus être des colonisés, et elle la leur a donnée. Ils refusent parallèlement l'indépendance de Mayotte par rapport aux Comores ! Est-ce logique ? Pour eux, seuls des Noirs ont-ils le droit de coloniser d’autres Noirs ? La France est pour eux un pays colonial et de mécréants ; elle est en revanche non coloniale et est le pays des Droits de l’Homme quand cela les arrange. Et s’ils dépensaient utilement leur énergie en essayant de résoudre les problèmes criants que connaît leur pays, que tout le monde fuit, au lieu de s’entêter à vouloir imposer aux Mahorais leur nationalité, fardeau que de plus en plus de leurs compatriotes comoriens eux-mêmes refusent d’endosser ? « Ce sont eux qui pillent les Comores, et comme pour ne pas être soupçonnés avec la double nationalité, ils viennent se réfugier en France métropolitaine. Ce sont eux aussi qui détournent les millions de dollars qu’accordent aux Comores, chaque année, la France et la Banque Mondiale», affirment certains de leurs compatriotes.

Qu’ils continuent à rêver, à répandre des informations fallacieuses dans les médias et à faire pression sur leurs dictateurs africains mais qu’ils sachent que les Mahorais ne sont pas fous pour mêler leur île au bordel qui règne aux Comores. Croient-ils que ces gens savent mieux que les Mahorais ce qui est bien pour eux ? Il faut être vraiment comorien pour le croire ! Qui voudrait d’un pays dont ses habitants eux-mêmes ne veulent pas ?

Le choix des Mahorais de demeurer Français est d’autant plus juste que Mayotte n’a jamais appartenu aux Comoriens : avant qu’elle ne devienne française en 1841, donc bien avant la colonisation des Comores, elle n’était en effet dépendante d’aucun autre pays. Dans les années 70, alors que les Comoriens ont voté l’indépendance de leur pays (la plupart d’entre eux le regrettent aujourd’hui mais certains ne l’avoueront jamais) les Mahorais ont voté massivement le maintien de Mayotte au sein de la République Française. Il a été proposé par la suite, et à maintes reprises, aux Mahorais de décider par référendum du devenir de l’île. Ils lui ont choisi, à chaque fois et à majorité écrasante, un statut convergeant vers celui d’un Département Français, effectif depuis 2011. Ainsi, l’île a été érigée en RUP en 2014. Ces consultations seraient nulles, d’après les jaloux comoriens, car organisées par la France. N’est-ce pas la France qui a organisé celle qui a permis aux Comores d’accéder à leur indépendance ? Faut-il l’annuler ? (Ce qui ne déplairait pas aux Anjouanais.)

Privilégier la coopération régionale est une solution pour le développement des Comores, qui ne pourra bien sûr se concrétiser sans la bonne foi et la volonté des « élites » comoriennes, qui ont, toutes, voté l’indépendance des Comores avant de partir vivre en Métropole avec des faux-papiers français (c’est une logique très comoriennes !) La France, soutenue par les Mahorais, travaille avec les Comoriens dans ce sens, mais j’ai bien peur que tous ces efforts ne soient anéantis par les dirigeants comoriens, qui ont décidé d’irriter à nouveau les Mahorais.

A l’instar de Punch, je continue à dire ceci aux Mahorais : « Ne laissez pas les autres vous manipuler, gardez la tête haute ! Soyez fiers d’être Mahoraises et Mahorais ! Notre île nous appartient, c’est notre devoir de la protéger ! Nous méritons notre île car nos grands-parents et nos parents se sont battus pour cela. C’est à notre tour de garantir un avenir à nos enfants. »

23.Posté par gabriel le 03/06/2016 14:01
Vers 9h30 ce matin , j'avais invité les ,lecteurs du JIR à lire l'interview de Monsieur André Oraison sur le site de zinfos 974.com , Il est 14h , et le JIR n'a toujours pas publié mon post , Je me demande pour quoi ?

24.Posté par gislorandor le 03/06/2016 14:04
les alloc fam sont un encouragement à faire des enfants pour les femmes qui ne veulent pas travailler et cela a des répercussions sur la montée de la délinquance et de l’insécurité.

25.Posté par disnard le 03/06/2016 14:05
La France n’a qu’à supprimer le droit du sol pour dissuader les mères de famille comoriennes qui abandonnent leurs enfants à Mayotte dans l’espoir qu’ils auront la carte d’identité française à leur majorité étant donné qu’ils sont nés à Mayotte. En attendant, comment font ils pour survivre ? Ils agressent, volent, cambriolent.

26.Posté par gabriel le 03/06/2016 14:25
Réponse à JOUNRY,
Monsieur André Oraison se base sur le droit international et sur la résolution de l'ONU , mais pas sur ses sentiments . Imaginez que toutes les îles de Seychelles , de Thaïlande , de La Chine , De la Corée du Sud ou même du Japon demandent à être français , anglais ou américains voir état islamique , où va t on ?
Madagascar demande que la France restitue à Madagascar les îles éparses , et sur cette question Monsieur André Oraison donne raison ( je ne l'avais pas écrit exprès)
Avant que Madagascar retrouve son indépendance , il était écrit dans tous les documents français " Madagascar et dépendance " et y figurent toutes les îles éparses , Juan De Nova , les , Tromelin devenue cogérée avec La France et l'île Maurice , Bassas da India , Europa , Les glorieuses . Arrive mois d'avril 1960 , juste avant que Madagascar retrouve son indépendance , La France s'est appropriée ces îles sans négociation et sans avoir informé l'état malgache , C'est du vol

27.Posté par goutanou le 03/06/2016 15:05
En effet une réforme du droit de sol est indispensable sans quoi la situation ne changera strictement pas.
A part jeter l'argent par les fenêtres en mettant des gardes côtes,patrouilles de polices,etc...

Bref, les bonnes décisions se font toujours attendre dans ce pays !

28.Posté par Sortons de la France le 03/06/2016 15:12
Votre petit professeur raconte des débilités aussi vieille que lui. ( Durant combien d'année a t il palpé la sur rémunération ce guignol???).

L'indépendance mahoraise peut se faire très rapidement si le peuple le décide, comme l'indépendance à la Réunion peut se faire en quelques jours de combat si le peuple le décide.

Le droit international c'est bien mignon sur le papier en temps de paix mais lorsque qu'un Etat ou un peuple décide de s'en foutre ce droit international est juste ridicule et n'existe plus.

Aller parler du Droit international à Kim Jong-un, Islam Karimov, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Bachar el Assad etc.

29.Posté par mat le 03/06/2016 15:24
pour info Djibouti est perdu pour la France depuis la mort d'Aptidon et l'intronisation de Guelleh... presque 20 ans; faut se mettre à la page!

30.Posté par Une grande voyageuse. le 03/06/2016 15:48
22.Posté par Jounry le 03/06/2016 12:06

L'année dernière, mon travail avec une ONG, m'a conduit pendant 6 mois à Tana; Majunga;Tuléar; Tamatave; Diègo et 2 mois à Moroni et Anjouan pour participer à des missions humanitaires.

Au-delà du délabrement des infrastructures n'ayant pas été rénovées depuis quasiment le départ des colons Français, j'ai été stupéfaite d'entendre en parlant avec mes interlocuteurs ayant la télé pouvant s'exprimer en Français, ou bien avec ceux, de retour pour les vacances, des membres de leurs familles vivant à la Réunion ou à Marseille où ils rêvent tous d'aller vivre , le regret pour eux, de ne plus être sous l'autorité de la France.

L'absence de perspectives que leur offrent leurs hommes politiques qui les dirigent avec leurs clans mafieux en qui ils ne croient plus, fait qu'ils sont prêts à tout pour chercher un avenir meilleur par delà les mers, d'abord à la Réunion, puis en France !

31.Posté par Dignité le 03/06/2016 16:19
@ post 21

Inutile de faire d'aussi longs commentaires pour exprimer vos idées, au demeurant incompréhensibles.

Pour moi Mayotte fait partie des îles Comores au plan géographique, point barre.

De par le monde, il y a de nombreux Etats constitués de plusieurs îles. Et il ne viendrait à aucun de ces Etats de donner l'indépendance à une de ces îles à la demande de sa population.

Mayotte a voulu être française pour des raisons économiques et financières et pour rien d'autre. Elle revendique son statut français quand il s'agit de droits et réclame le droit à la différence quand il s'agit de devoirs.

Son histoire ne s'inscrit pas dans celle de la France et encore moins sa culture et sa religion.

Dans l'intérêt de tout le monde il faudrait qu'elle s'agrège à ses îles sœurs pour former une entité étatique reconnue de tous.

Elle n'a pas d'avenir en restant française car toujours elle sera tiraillée entre ses racines comoriennes et une identité incertaine et mise à mal par les gens nombreux qu'elle dérange.

Quel avenir dans la République pour une île agressée en permanence par des flux de migrants qu'elle ne peut repousser indéfiniment parce que ces migrants font partie de la famille.

Le "trop plein" de là bas débarque ici chez nous amenant avec eux leurs problèmes, leurs soucis, leurs coutumes et aussi leur instinct de reproduction débouchant sur un taux de natalité exponentiel qui risque de bouleverser à terme l'équilibre de la société créole déjà fragilisé.

Je suis très pessimiste sur l'avenir de Mayotte qui aura immanquablement des répercussions sur l'équilibre démographique de notre île.

Je ne suis pas raciste en disant cela, seulement réaliste.

32.Posté par li le 03/06/2016 20:06
@dignité

Ha ha ha

" Elle n'a pas d'avenir en restant française car toujours elle sera tiraillée entre ses racines comoriennes et une identité incertaine et mise à mal par les gens nombreux qu'elle dérange.
Quel avenir dans la République pour une île agressée en permanence par des flux de migrants qu'elle ne peut repousser indéfiniment parce que ces migrants font partie de la famille.
Le "trop plein" de là bas débarque ici chez nous amenant avec eux leurs problèmes, leurs soucis, leurs coutumes "

Et version Réunion ça donne quoi ?
Ha ha ha

Leurs coutumes leur religion leurs langues les empêcheraient d être de bons citoyens français ?
Mais voyons la France est multiculturelle

Et les problèmes sont l'implication de l Etat l application des lois et la fameuse Égalité .

33.Posté par Zozossi le 03/06/2016 20:11
@31.Posté par Dignité

"Inutile de faire d'aussi longs commentaires pour exprimer vos idées, au demeurant incompréhensibles", me dites-vous.

Excusez-moi d'avoir visé trop haut: je ne pouvais savoir que votre faiblesse de langue et d'esprit vous empêchait de comprendre des choses somme toute assez simples, mais recouvrant des domaines divers.

Je vais donc faire simpliste.

-Moi citer à vous des archipels (note: "archipel" vouloir dire "groupe d'îles") partagés entre plusieurs Etats pour vous prouver que vous dire bêtises à propos de Mayotte et Comores.
Corse être française mais pas Sardaigne par exemple (note: "Corse" et "Sardaigne": îles de méditerranée occidentale).

-Mahorais dire Mayotte pas être comorienne.
Vous pas savoir mieux qu'eux.

-"Mayotte dans République": pas avoir de sens.
Comores être république, France aussi.
Vous devoir dire: "Mayotte dans France".

-Vous dire Mayotte être "agressée en permanence par des flux de migrants", mais métropole aussi. Donc vous dire n'importe quoi.

Moi assez simple et assez court pour vous?

34.Posté par Kaloupillé le 03/06/2016 20:40
MAYOTTE ....tout le monde sait que Mayotte est un Pays Musulmans , la FRANCE à eu tort de vouloir absolument d' en prendre pour faire un sol Français , car certains Avocats de l' île de la Réunion ne veulent pas que la France s' installe là bas ( je pense à LARIFOU et d' autres feront un plaisir de savoir que Mayotte redevienne comme avant ...cela évitera de voir ces Gens là qui viennent en France et qui font commerce sur des enfants avec plusieurs Femmes et plusieurs enfants et touchent les Allocations Familiales ou des prestations au R.S.A. ou des Mariages Blancs d'un jour et qui vivent très bien sous couvert de certaines Associations qui leur donnent des faux Papiers sur le Territoire Français dans le but de les exploiter encore mieux et certains Français vivant en France depuis plus de 40 Ans ne peuvent pas avoir une aide correctement avec 2 ou 3 enfants et travaillent du matin au soir sans relâche pour arriver au bout du Mois et payent beaucoup d' impôts... et eux se permettre d' avoir plusieurs Femmes et plusieurs enfants et dire que Mayotte se trouve des chefs Corrompus dans les Tribunaux , qui n'ont jamais su faire évoluer leur Pays à part les Magouille de chacun pour soi .... à bon entendeur !!!

35.Posté par Nassya le 09/07/2016 03:17 (depuis mobile)
Ça me fait rire jaune quand je lis que la France n''a jamais causé de torts à Mayotte... C''est vrai que les réduire sous statut d''indigènes pendant plusieurs générations ce n''est rien. Et accorder le statut de dpt sans ce qui va avec.

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