Maurice : des détenus cultivent des pommes de terre en prison



Photo d'illustration
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Une dizaine de prisonniers d’un centre de détention dans le centre de l’Ile Maurice, implanté à Beau Bassin, a participé à un chantier peu orthodoxe de plantation de pommes de terres sur un terrain de 1250 m2 situé dans l’enceinte même de la prison.
 
Un événement célébré en grande pompe ce vendredi par les autorités pénitentiaires de l’île, avec une journée dénommée pour l’occasion "Fête de la moisson".
 
Depuis juillet dernier, une petite brigade d’une dizaine de détenus jardiniers a bêché, planté et traité ce lopin de terre carcéral d’un nouveau genre. Huit tonnes de féculents ont été récoltées dans le cadre de ce projet expérimental.
 
Une culture vivrière originale, qui a pour but ultime de rendre l’établissement pénitencier de Beau Bassin auto-suffisant en légumes, à hauteur de 80 % et de baisser le coût des dépenses liées à l’achat de légumes pour les détenus.
 
"C’est une des façons d’aider les détenus dans leur réinsertion"
 
Pour le responsable de toutes les maisons d’arrêt de l’Ile Maurice, l’expérience est concluante sur toute la ligne. "C’est une des façons d’aider les détenus dans leur réinsertion et à subvenir à leurs propres besoins", a-t-il confié au site defimedia.info.
 
Ces prisonniers qui endossent les habits d’agriculteurs sont rémunérés très modestement, moins d’un euro par jour, pour ce travail de labour et de collecte de pommes de terre.
 
"Très souvent, les détenus dépendent de leurs parents. De ce fait, en étant productifs, ils reçoivent cette somme d’argent qu’ils peuvent utiliser à la cantine de la prison. De plus, avec l’argent qui est versé sur leur compte, à leur sortie de prison, ils peuvent lancer une petite activité".
 
Avec les retombées positives enregistrées de l’expérience, une extension aux autres prisons mauriciennes est envisagée à terme.

Vendredi 28 Septembre 2012 - 14:17
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1.Posté par reuni le 28/09/2012 15:21 | Alerter
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"C’est une des façons d’aider les détenus dans leur réinsertion" aider les communes ici a la Réunion

2.Posté par noe le 28/09/2012 16:59 | Alerter
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Chez nous les détenus devraient payer le loyer de leur cellule , leurs repas ...
Pas normal que ce sont tj les honnêtes gens qui paient pour eux , ....

3.Posté par JD974 le 01/10/2012 08:26 | Alerter
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Voilà une idée qu'elle est bonne !

" En Hongrie, le gouvernement expérimente une "prison d'été" où les détenus travaillent pour rembourser le coût de leur détention, un programme visant à faire face au problème de surpopulation carcérale mais qui fait tiquer des défenseurs des droits de l'Homme."

Les droits de l'hommistes ont des tics et des tocs : c'est pas la galère les champs ou alors nos paysans sont des galériens.

" Mis en place depuis juin, ce projet-pilote, lancé à l'initiative de l'administration pénitentiaire, concerne une soixantaine de détenus, condamnés pour de petits larcins à des peines allant de trois à six mois de prison, dans l'établissement de Nagyfa, à 190 km au sud de Budapest.

"Notre objectif est d'une part que les détenus remboursent leur coût de détention afin que ce ne soit pas à la charge du contribuable", explique à l'AFP Zsolt Balogh, porte-parole de l'administration pénitentiaire. "D'autre part, nous voulons qu'ils passent le temps de leur détention d'une manière utile", c'est-à-dire en travaillant, afin de faciliter leur réinsertion, ajoute-t-il.

Dans l'établissement de Nagyfa, il n'y a ni chauffage, ni lumière, par souci d'économie. Mais, les cellules sont moins bondées et la vie carcérale plus souple.

"Ici on a quand même un certain sentiment de liberté qu'on a difficilement dans les autres prisons, parce qu'elles sont plus fermées et que la discipline y est beaucoup plus stricte et dure", témoigne György, un détenu d'une trentaine d'années. "Ici on a l'impression de vivre plus près de la société normale".

La Hongrie compte environ 17.000 détenus alors que la capacité officielle des prisons du pays n'est que de 12.600 places, donc l'espace minimum de 3m2 pour un homme et de 3,5 m2 pour une femme n'est pas assuré, indique l'organisation non-gouvernementale TASZ (Association pour les droits fondamentaux).

Selon le programme, les détenus travaillent dans les champs de l'exploitation agricole gérée par l'administration pénitentiaire contre un salaire brut mensuel de 80 euros -- trois fois moins que le salaire minimum -- et doivent payer un euro par jour pour leurs repas.

Les participants au programme pourront faire valoir 20 jours de vacances (dans le centre carcéral) et obtenir des permissions pour visiter leur famille, entre cinq et quinze jours par an.

La prison loue également ses locaux à des entreprises privées, qui emploient les prisonniers pour le même salaire, ce que dénonce le Comité Helsinki, une ONG qui lutte pour le respect des droits de l'Homme.

"L'objectif principal de la détention n'est pas de faire du profit sur le dos des prisonniers car il est prescrit dans la loi que le but de la détention est de réintégrer les gens dans la société et non de les utiliser comme des sortes d'esclaves des temps modernes", estime Balazs Toth, chef de projet au Comité Helsinki.

Si l'expérience fonctionne, l'administration pénitentiaire envisage toutefois d'élargir le concept à tout le pays.

A Nagyfa, la prison d'été fermera en octobre. Mais, l'établissement compte rouvrir l'été prochain, en augmentant le nombre des détenus à une centaine."

Adopter celà pour les diplômés de DOMENJOD cela rendrait service. Les prisonniers de guerre ont aussi travaillé dans des fermes allemandes, puis après 1945 dans des fermes ou des forêts partout surtout au Canada.

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