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Un accord bilatéral signé pour cinq ans entre le gouvernement mauricien et l’Union Européenne, d’un montant annuel de 1,98 million d’euros, accorde l’autorisation à 86 navires-thoniers de pêche à la senne, à draguer les eaux territoriales mauriciennes. Un quota de 5.500 tonnes leur est ainsi attribué.
Un accord qui reste toutefois en travers de la gorge des petits pêcheurs à la palangrotte, regroupés en syndicat, et d’associations citoyennes engagées, à l’instar de Rezistans ek Alternativ. Une coalition, bâtie autour du syndicat de pêcheurs et de Rezistans ek Alternativ, a décidé de monter au créneau et de faire entendre sa voix critique sur ce dossier, indique le site defimedia.info.
En se référant à ce qui est payé par l’Union Européenne en échange de l'exploitation des eaux territoriales mauriciennes et de sa zone exclusive économique, le porte-parole de la coalition, assène que "Maurice est en train de vendre le thon à 2,28 roupies (0,06 centime d’euro) le demi-kilo à l’UE, alors que le consommateur mauricien en achète à 100 roupies (2,60 euros) le demi-kilo au supermarché. Cela équivaut à une braderie de nos ressources".
Le stock de poissons au large diminuerait dangereusement
Le porte-parole de cette coalition compare cet accord à une pure "aberration" et en réclame le gel, pour que selon lui les ressources halieutiques ne soient plus exploitées de la sorte. Chiffres à l’appui, le porte-parole argumente que le stock de poissons au large a diminué dangereusement, en moins d’une décennie, évoquant une "terrible dégradation". En 2002, la production de poissons hors lagon, principalement le thon, avoisinait 7.021 tonnes. En 2010, elle a chuté à 2.822 tonnes.
2.700 pêcheurs professionnels vivent de leur passion à Maurice, avec une pêche traditionnelle à la palangrotte. Il y a une quinzaine d’années, on dénombrait 15.000 petits pêcheurs qui tiraient leurs lignes pour nourrir leur famille.
Un accord qui reste toutefois en travers de la gorge des petits pêcheurs à la palangrotte, regroupés en syndicat, et d’associations citoyennes engagées, à l’instar de Rezistans ek Alternativ. Une coalition, bâtie autour du syndicat de pêcheurs et de Rezistans ek Alternativ, a décidé de monter au créneau et de faire entendre sa voix critique sur ce dossier, indique le site defimedia.info.
En se référant à ce qui est payé par l’Union Européenne en échange de l'exploitation des eaux territoriales mauriciennes et de sa zone exclusive économique, le porte-parole de la coalition, assène que "Maurice est en train de vendre le thon à 2,28 roupies (0,06 centime d’euro) le demi-kilo à l’UE, alors que le consommateur mauricien en achète à 100 roupies (2,60 euros) le demi-kilo au supermarché. Cela équivaut à une braderie de nos ressources".
Le stock de poissons au large diminuerait dangereusement
Le porte-parole de cette coalition compare cet accord à une pure "aberration" et en réclame le gel, pour que selon lui les ressources halieutiques ne soient plus exploitées de la sorte. Chiffres à l’appui, le porte-parole argumente que le stock de poissons au large a diminué dangereusement, en moins d’une décennie, évoquant une "terrible dégradation". En 2002, la production de poissons hors lagon, principalement le thon, avoisinait 7.021 tonnes. En 2010, elle a chuté à 2.822 tonnes.
2.700 pêcheurs professionnels vivent de leur passion à Maurice, avec une pêche traditionnelle à la palangrotte. Il y a une quinzaine d’années, on dénombrait 15.000 petits pêcheurs qui tiraient leurs lignes pour nourrir leur famille.
















