Un scandale politico-immobilier risque dans quelques semaines d'ébranler en profondeur l'Ile Maurice. Paul Bérenger, chef de l'opposition et leader du MMM n'y va pas par quatre chemins, depuis quelques jours, en jetant un véritable pavé dans la mare.
Sous le feu nourri des accusations, une famille d'origine réunionnaise et ses quatre frères, hommes d’affaires aux passeports mauriciens, qui auraient participé à une fraude immobilière à la Madoff, escroquant au passage plusieurs dizaines d'investisseurs étrangers et une clientèle mauricienne huppée.
Des banques connues de la place seraient même tombées dans le panneau, avec des pertes avoisinant pour l'une d'elles 300 millions de roupies (8 millions d’euros), comme le relate le site defimedia.info.
Biens immobiliers haut de gamme jamais achevés
Les rouages de la combine semblaient bien huilés et auraient rapporté à leur instigateur un beau pactole. Sur le dos de propriétaires spoliés, de nombreux biens immobiliers haut de gamme n'ont jamais été achevés et livrés.
C'est le cas notamment pour 20 appartements et 10 villas dans le nord de l'île. Les futurs acquéreurs ont payé rubis sur ongles et aucun de ces projets n’a été terminé. Et même pire, l'argent amassé aurait servi à la création d'un centre commercial à Trianon, dans le centre de l’île, pour 100 millions de roupies (2,6 millions d’euros), qui lui aussi n'a jamais été complété.
Sociétés-écrans permettant aux étrangers de devenir propriétaires
Des montages financiers élaborés pour mettre en place des sociétés-écrans permettaient aux étrangers de devenir propriétaires sous la forme de l’actionnariat, sans passer par les dispositifs légaux mauriciens. Limitées initialement, les actions sont multipliées ensuite, réduisant à une peau de chagrin leur valeur numéraire. D'autres méthodes illicites auraient été utilisées pour alimenter l'arnaque.
Paul Bérenger, le chef de l'opposition et leader du MMM, allègue que deux personnalités politiques et des avocats seraient également impliqués dans cette fraude immobilière à grande échelle.
Pour les hommes d’affaires réunionnais : Une machination d’un ex-client
Pour les quatre frères réunionnais aux passeports mauriciens, hommes d’affaires à Maurice et incriminés dans ce scandale politico-immobilier, ils crient avant tout à la machination d’un ex-client Sud-Africain, avec qui ils ont eu un litige important sur sept villas construites à Grand Baie.
Le Sud-Africain, affirme avoir déboursé 3 millions de dollars entre 2007 et 2009 (2,3 millions d’euros) pour la construction de bungalows de luxe. Au terme du projet, on ne lui propose qu’un bail locatif et non le transfert des titres de propriété des villas. Ce qu’il refuse sur le champ, ne voulant pas louer ce qu’il a préalablement acheté.
En 2011, l’homme excédé porte plainte, car il n’a pas pu aussi récupérer sa mise de départ, considérée comme un acompte initial, alors que lui estime que les 3 millions de dollars représentent presque la totalité de la valeur des biens et non un simple dépôt.
Mais pour les hommes d’affaires réunionnais détenant des passeports mauriciens, le contrat stipule selon eux que l’acompte n’est pas récupérable. Les hommes d’affaires revendent ensuite les biens immobiliers à d’autres clients. Le lourd différent commercial entre les deux parties sera jugé en janvier 2013.
"Il n’y a jamais eu de sociétés-écrans. D’ailleurs, nous ne vendions rien. Nous ne faisions que louer des propriétés pour une durée de 20 ans. En 2008-2009, c’était autorisé… Aujourd’hui, la loi a été amendée. Ce n’est plus possible et nous ne le faisons plus", déclare un des frères entrepreneurs. Et de clore la polémique sur de possibles soutiens politiques de premier rang, voire d'hypothétiques interventions ministérielles. "Nous n’avons rien eu de l’État, nous avons acheté".
Sous le feu nourri des accusations, une famille d'origine réunionnaise et ses quatre frères, hommes d’affaires aux passeports mauriciens, qui auraient participé à une fraude immobilière à la Madoff, escroquant au passage plusieurs dizaines d'investisseurs étrangers et une clientèle mauricienne huppée.
Des banques connues de la place seraient même tombées dans le panneau, avec des pertes avoisinant pour l'une d'elles 300 millions de roupies (8 millions d’euros), comme le relate le site defimedia.info.
Biens immobiliers haut de gamme jamais achevés
Les rouages de la combine semblaient bien huilés et auraient rapporté à leur instigateur un beau pactole. Sur le dos de propriétaires spoliés, de nombreux biens immobiliers haut de gamme n'ont jamais été achevés et livrés.
C'est le cas notamment pour 20 appartements et 10 villas dans le nord de l'île. Les futurs acquéreurs ont payé rubis sur ongles et aucun de ces projets n’a été terminé. Et même pire, l'argent amassé aurait servi à la création d'un centre commercial à Trianon, dans le centre de l’île, pour 100 millions de roupies (2,6 millions d’euros), qui lui aussi n'a jamais été complété.
Sociétés-écrans permettant aux étrangers de devenir propriétaires
Des montages financiers élaborés pour mettre en place des sociétés-écrans permettaient aux étrangers de devenir propriétaires sous la forme de l’actionnariat, sans passer par les dispositifs légaux mauriciens. Limitées initialement, les actions sont multipliées ensuite, réduisant à une peau de chagrin leur valeur numéraire. D'autres méthodes illicites auraient été utilisées pour alimenter l'arnaque.
Paul Bérenger, le chef de l'opposition et leader du MMM, allègue que deux personnalités politiques et des avocats seraient également impliqués dans cette fraude immobilière à grande échelle.
Pour les hommes d’affaires réunionnais : Une machination d’un ex-client
Pour les quatre frères réunionnais aux passeports mauriciens, hommes d’affaires à Maurice et incriminés dans ce scandale politico-immobilier, ils crient avant tout à la machination d’un ex-client Sud-Africain, avec qui ils ont eu un litige important sur sept villas construites à Grand Baie.
Le Sud-Africain, affirme avoir déboursé 3 millions de dollars entre 2007 et 2009 (2,3 millions d’euros) pour la construction de bungalows de luxe. Au terme du projet, on ne lui propose qu’un bail locatif et non le transfert des titres de propriété des villas. Ce qu’il refuse sur le champ, ne voulant pas louer ce qu’il a préalablement acheté.
En 2011, l’homme excédé porte plainte, car il n’a pas pu aussi récupérer sa mise de départ, considérée comme un acompte initial, alors que lui estime que les 3 millions de dollars représentent presque la totalité de la valeur des biens et non un simple dépôt.
Mais pour les hommes d’affaires réunionnais détenant des passeports mauriciens, le contrat stipule selon eux que l’acompte n’est pas récupérable. Les hommes d’affaires revendent ensuite les biens immobiliers à d’autres clients. Le lourd différent commercial entre les deux parties sera jugé en janvier 2013.
"Il n’y a jamais eu de sociétés-écrans. D’ailleurs, nous ne vendions rien. Nous ne faisions que louer des propriétés pour une durée de 20 ans. En 2008-2009, c’était autorisé… Aujourd’hui, la loi a été amendée. Ce n’est plus possible et nous ne le faisons plus", déclare un des frères entrepreneurs. Et de clore la polémique sur de possibles soutiens politiques de premier rang, voire d'hypothétiques interventions ministérielles. "Nous n’avons rien eu de l’État, nous avons acheté".
















